kuma

an 2

036 - 19/03/08 : petites pièces de test, petit vase

réussie

Poursuite des tests "techniques" (aucune ambition à produire du fini ici)

Deux terres : jaune (en oxydation) fine (80 mesh) Maruni A-45-2 et Bizen E原土 de chez 松山.

Deuxième tentative avec du BFG-44 黒艶消釉 en application plus épaisse (petit vase) : vraiment chouette résultat (couleur, texture, épaisseur) y compris avec coulure. Je vais vraiment explorer cet émail et ses variations. Sur la terre A-45-2

Enième tentative avec du Kairagi de Tougei.com (gris à l'application) : échec.

Première tentative avec du Kairagi de chez Iwasaki (noir à l'application) : échec.

Tentative avec du Kairagi de chez Shimogamo (blanc à l'application) : échec.

Test avec du noir mat 1230 de chez Iwasaki : la plus belle surprise depuis le début de ce projet (voir plus bas).

Test avec du "Soba そば釉" 255-712 de chez 新日本造形株式会社 Shin Nihon Zokei : résultat jaune bulleux intéressant. Je vais le renouveler.

Test avec du "Karatsu 唐津" 255-788 de chez 新日本造形株式会社 Shin Nihon Zokei : résultat blanc sans intérêt.

Test avec du "Bidoro cendre de pin" APG-73 松灰ビードロ釉(灰系) de Maruni : a produit du noir maronnasse avec de grandes fissures. Le verre "vert" requiert visiblement  du temps et surtout... de la réduction. "Bidoro" vient du portugais "vidro", verre.

Test avec du "Shino n°1" de chez Iwasai : peu intéressant dans le dispositif de cuisson électrique, temps court, pas de réduction.

Test avec un blend "Kairagi" recueilli en Corée : 70% Feldspar, 15% calcium (pour émuler les cendres de coquillages), 15% cendres de pin : échec, fonte de la terre de bizen ?

Test avec un blend "Bone Ash Ivory" trouvé sur glazy.org  : 70% Feldspar, Dolomite 30%, Kaolin 25%, Cendre d'os 5%, Bentonite "appelez le bloc" 3% : échec, blanc mat uniforme sans intérêt visuel ou au toucher (avec un keep à 20mn mais bon résultat avec un keep de 10h).

Test avec un blend "Kuan Crackle 1" trouvé dans le livre de John Britt "The Complete Guide to High-Fire Glazes : Feldspar 79%, Whiting 9.5, Silice 9.5, Cendres d'os 2, Bentonite 2 : échec, pas de crackle.

Un touilleur à piles pour café latte s'avère bien pratique pour mélanger ces micro-tests dans des gobelets jetables.

Le four électrique se trouve à l'extérieur. Il n'est donc pas utilisable quand il pleut : au moins 48h de beau temps sont donc requis. Pluie prévue demain et le jour suivant, j'ai donc décidé de faire des tests avec le petit four à charbon 1200°. J'ai utilisé cette fois un autre charbon acheté chez la vieille marchande de combustible près de Hyakumanben qui ne voit plus aucun client depuis que les étudiants et la fac se chauffent à l'électrique. Ce charbon sent bon mais il trahit précisément sa présence par son odeur. Elle m'a vendu du rentan (練炭) précoupé alors que je souhaitais du ogatan (オガ炭), qui est un charbon créé à partir de sciure compressée et dont il existe deux versions, une "molle" (facile à allumer mais qui ne dure pas) et une "dure" (l'inverse) - l'idéal étant de mélanger les deux.

J'ai pu placer trois petites pièces : le noir mat d'Iwasaki, le "Bone Ash Ivory" et le Kairagi "coréen".

Après une heure, j'ai ouvert le couvercle pensant, comme avec mon raku habituel, pouvoir sortir les pièces cuites et en insérer de nouvelles. L'émail n'avait pas fondu sur les trois pièces : les pièces étaient d'un beau orange mais leur surface ne brillait pas à l'inspection sous le couvercle. J'ai donc décidé de les y laisser jusqu'à la fin du charbon. Feu au fond suffisant.

Une fabuleuse surprise : le noir mat d'Iwasaki produit un résultat - très - intéressant. Un noir texturé, épais, mat mais pas terne, sur la terre Maruni A-45-2. La texture est un peu rêche mais il doit être possible de l'améliorer à la paume. C'est la première fois que je ne suis pas déçu par un kuro. Résultat pareillement intéressant sur une terre rouge lisse cuite à l'électrique. Cet émail est l'un des trésors de Kyôto ! L'astuce stupéfiante : pour créer un beau kuro "raku", il faut cuire plus haut que du raku !

L'un des émaux (mais lequel ?!) a fait fondre la terre de Bizen (la pièce s'est "assise" sur son pied et l'ensemble est déformé). L'émail en tant que tel est ici modérément intéressant (un peu verdâtre).

Le Kairagi "coréen" (mais est-ce bien lui, j'ai un doute, il se peut que ce soit le tougei.com car la terre est celle de Maruni) n'a produit aucun kairagi. Juste un transparent avec des zones bleues (belles !) sur les surépaisseurs.

Le Kairagi ne sortirait qu'avec un palier de 10h à 1230° et sur une terre granuleuse ad hoc : Iwasaki m'a vendu une argile "shino rouge" pour cela.

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