20 août 2026 : cuisson 306 (propane 980°)
argile : vingerling K129 sibelco.com : bien trop granuleuse pour des petites pièces. inadaptée
forme : petites théières gong fu cha pour puehr solo (environ 80ml), anse sur le côté, ratio du couvercle assez grand pour faciliter l’entrée et la sortie des feuilles, présentoir/vidoir à feuilles (avec un bec adapté aux petites théières), quelques petites tasses. pièces tournées (une montée)
émail : non émaillé mais « sigilatta » et polissage avec différentes coulures de sigilatta
note : les derniers mois ont été exclusivement consacrés à la fin de l’écriture du roman « comme le soleil dans le ciel ».
la commande de briques et de plaques pour le four à bois de mizuo n’a pas pu connaître d’achèvement ce printemps alors que le toit et les cheminées ont été terminées : je n’avais pas fait à dessein (afin de pouvoir éventuellement déplacer le four) de base en béton. le four posé sur une terre trop meuble a bougé avec le poids des briques. avant de lancer une première cuisson et pour éviter de futurs problèmes, je dois déposer toutes les briques, créer une base cimentée stable et remonter le four. cela a participé à reporter mes créations de céramique cette année.
les pièces de cette cuisson sont les premières de cette année et c’est un échec. je pensais en faire plus cet été à manigod mais je ne dispose ici que d’un four raku à propane : les risques d’incendies étaient trop grands cet été. j’ai attendu les pluies et un jour sans risque pour faire cette unique cuisson : un échec car les belles couleurs saumons/rouges/sombres que j’avais obtenues avec les mêmes matériaux il y a deux ans sont restés jaunasses, maronnasses et sales cette fois ci : une fin de cuisson en réduction est nécessaire pour les beaux rouges mais une réduction produit une épaisse fumée visible par toute la vallée qui dans le contexte de crainte d’incendie était une option que je ne voulais pas prendre. j’ai tenté en fin de cuisson d’ajouter du gros sel dans l’ouverture du four, ce qui a conduit les deux présentoirs situés en dessous à avoir des effets intéressants mais là encore, début de fumée donc annulation immédiate de l’opération.
on peut commander sur alieexpress de nombreux outils de céramistes chinois pour ce types de pièces. ma plus belle surprise : avoir payer 6 euros pour deux morceaux de paille plastique dur à 2 centimes « à monter soi-même ».
j’ai testé cet été toutes mes infusions dans de petites théières solo chinoises. je ne recommande pas yunnan sourcing pour cela.
en revanche, je recommande : https://www.cnteaspirit.com (bon rapport qualité prix)
la « real zisha » de https://www.realzisha.com/ m’a un peu déçue. qualité supérieure (voir les vidéos youtube du site) mais le modèle que j’ai pu obtenir pour le volume que je souhaitais était à gros grain, plus adapté pour des ripe que pour les jeunes sheng que j’aime
si je n’ai vu aucune différence dans le goût du thé comparé avec des gaiwans, la forme et l’élégance des théières participent au plaisir qu’on prend à ses sessions.
en avoir plusieurs permet de varier ses expériences avec les thés et l’humeur. on n’a pas envie de mettre des oolongs verts couteux dans une théière non élégante et pas envie de placer un sheng rustique dans une théière trop raffinée.
je pense que le sweet spot pour une petite théière solo de qualité (autour de 80ml) est autour de 300 dollars.
je compte poursuivre la fabrication de théières de ce type dans les mois qui viennent avec de l’argile de bizen, tamba ou terracotta.
j’ai trouvé intéressante la différence de motivation dans la création de pièces pour gong fu cha comparée à celle pour chanoyu (chawans notamment) : les pièces pour chanoyu sont connectées à un rituel qui dépasse le thé. un sacré sans dieu. mais qui anoblit et exige.
des pièces même techniquement plus belles, parfaites, pour un thé qui ne renvoit qu’au plaisir de la dégustation et du partage manque de ce sacré.
une céramique simplement profane manque de lumière. et redevient un passe-temps.





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