kuma

zeucraille

Poussez votre cri. Ca fait du bien. (Suggéré par MG)

15 textes · sabirs, sur 00h00.com puis sabirs.net

session 1

Cris et sucotements Du vide est sortie la Voix qui s’est faite Verbe en se coupant. De cette coupure est né le premier cri. " A-merde-quel-con ! " Trois composantes du cri : - Le son fondamental émis par les cordes vocales : le son du cor quand il découvre le Con du Sort : ôôhhhh ! - Les résonances qui sont à l’origine du timbre. Se vendent en carnet de 10 cris à 0,5 Euro. Rôô

MG

- AOUH ! AOUH ! WHARGH ! WHARGHHHHHHHHHHH ! - Pourquoi tu gueules comme ça ? - C'est le Sabirateur qui l'a demandé. - Et s'il te demandait d'écrire un texte, tu l'ferais couillon ? - Bien sùr que non, y'a des limites tout de même. - Tu m'ra

PPP

Je veux ici crier ma haine Mon degout, ma detestation De cette engeance inhumaine Que sont les fourmicotons. Ils sont laids, ils sont vraiment betes Ils ne savent meme pas ecrire Ils ont une petite zezette Et ne savent pas se tenir. Le fourmicoton male pue Car il ne se lave jamais Il a beaucoup de poils au cul Il n'arrete pas de faire des pets. Quand a madame fourmicoton Elle se croit belle et sexy Elle porte de vilains chignons Elle est feignasse et reste au lit. Ils vont jusqu'a faire des enfants Qui font l'ecole buissonniere, Braillent, se battent tout le temps Et fument dans les sanitaires. Les fourmicotons parlent fort Et ils ont une idee sur tout Ils n'ont bien sur jamais eu tort Et tout avis contraire est fou. Allons, debout, supprimons les De vivre, ils ne meritent pas Il faut aller tous les noyer A la mitraillette, ta-ta-ta ! Le probleme c'est de les choisir Tout homme ou femme peut en etre un C'est de nous le morceau le pire On est tous le fourmicoton de quelqu'un.

SH

bercrouillou de battocrace !!!!!! j'aime bien pousser ce cri en pleine nature le soir au crépusculealors que les chauves souris commencent leur ballet quotidien

PG

Le Cri, célèbre tableau peint par Edvard M

OK

Nul cri ne saurait être plus touchant, plusrenversant, plus poignant que celui de Munch.On ne peut être que troublé devant un tel spectacle,et ce poème, emprunté à Pierre Sourbron, l'exprimeparfaitement. Le Cri (interprétation de la peinture d’Edward Munch) Sans parents, sans amis, seul avec mes démons, Condamné à la solitude et à l’effroi, Le poids des jours me semble quelquefois si long, Que la tourmente en mon âme dicte sa loi. Egaré dans un monde aux couleurs de l’horreur, J’entrevois au travers de mes yeux horrifiés Les silhouettes maléfiques du malheur, Signe d’une vie à tout jamais condamnée. Aux cris immenses et infinis de la nature, Je sens monter en moi des larmes de douleur, Et assiégé par toutes ses pensées obscures J’hurle à la mort toute mon angoisse et ma peur. Je sens mon visage déformé par le cri, Et ma raison s’évader petit à petit; Ayant perdu tout contrôle sur mon esprit La folie jouit de m’avoir envahi. Pierre Sourbron

PPQ

J'ai été tuée!!!!!! tu entends? tu-ée!!!!!.........oui, tuée!!! T-U-E-E!!!......... crois-moi, bon sang! on m'a tuée!!!!!!!........................... ................... j'ai été tuée.................................................................. .................................................................................................................................

DD

Michel, dit M.G. suggère un exo : des écrits sur des cris, sur un air de colère.Prônons plutôt la compréhension mutuelle, usons d'empathies, prenons comme devise première cette maxime de Madame de Staël : "Comprendre c'est pardonner", et là cela ira. Après avoir jeté cet appel ; dans la Manche, en famille, nous partons le mercredi prendre mes congés annuels limités depuis 20 ans à 55 heures. Pour pardonner la maigreur du séjour, j'avais réservé deux chambres sur la foi du petit livre rouge de M. M., édition 1998, dans un hôtel garanti avec vue sur la mer, donc pas vraiment à l'œil. Carte M. M. N

YL

Mon cri est d'amour et pour vous, il ne s'entend que près du coeur.

SB

session 2

[size=x-large]AAAOUUHHHH... WARF-WARF... GOUZIIIIIIIIIIIIIIIIIIII... FRUT-FRUT...GLOB! UNA DONNAUNA DONNA ![/size] Car j’ai les œufs pleins! J’en peux plus je bouffe la moquette je change de slip 3 fois par jours à cause du dépoitraillage des femmes dans la rue, qu’on voit leurs mamelles à tire-larigot, et leurs nombrils jusqu’au pubis, et leurs culs qu’elles vous balancent sous les moustaches. Alors je frétille de la queue, j’ai le braquemart télescopique. Je mords dans mon téléphone portable pour ne pas hurler quand je vois ces jupes à ras de la moule qui font couiner coquette dans mon kangourou renforcé double armature. Surtout quand je vois ma voisine de pallier qui descend les poubelles tous les soirs à 21h en NUISETTE TRANSPARENTE ! Je la mate à l’œil de bœuf, et bon sang, j’astique le matos contre la porte d’entrée en faisant un tel boucan qu’on dirait une descente de flics au petit matin. Bordel, j’attends qu’elle remonte pour lâcher la purée en poussant un cri de cerf en rut qui n’a pas trouvé de femelle et viole le garde-chasse qui ramassait un champignon. Un matin, je croise ma voisine dans les escaliers : - C’est votre chien que j’entends tous les soirs cogner et japper derrière la porte vers 21h ? - Affirmatif madame, il est très curieux, et il a toujours envie de sortir quand il y a du bruit sur le pallier. - Il a l’air très fougueux. - Certes, et j’ai parfois bien du mal à le retenir. - Vous me le présenterez un jour, j’adore faire des papouilles et des caresses. - AAAOUHHHHHH...WARF-WARF... GOUZIIIIIIIIIIIIIIIIIIII... FRUT- FRUT...GLOB! - Que vous arrive t’il ? - Un souvenir de la Légion qui me revient. - Ah, le sable chaud PPP le Moko

PPP

.. Mon cri n’est pas identifiable. Pris par le sentiment de l’absurdité des désordres de la vie, je cri mon silence. Je cris à pleine voix, de toute la puissance de mes pensées. Je cris parce que je pense à elle, à mon autodestruction constante, à toutes ces fausses vérités et à ma naissance involontaire. Je cris en silence parce que crier ne sert à rien. La vie n’est pas aussi sérieuse qu’elle paraît, elle passe et nous emmène avec elle en toute douceur. Pourquoi crier ? Je préfère faire crier le silence dément de mes entrailles, le néant absolu de mes réflexions inutiles. Ma vie elle-même est un cri. Elle appelle à l’aide avec un couteau meurtrier serré à la main. Plus le temps passe plus le silence devient puissant, plus je cris les décombres de mes amours, les ruines de mon passé, les cendres de mon espoir. Mon essence métaphysique virevolte dans un ouragan d’incohérences, je me laisse bercer par la quiétude infinie, mon cri est subconscient, une omniprésence irréelle qui pourtant existe

CHLA

Louison demanda, avec un air plein d'une assurance trop outrancière pour être, en fait, pleinement sùre elle-même, et l'esquisse d'un rictus gauche sur le côté droit de son visage, ainsi qu'en sa périphérie, évoquant le commencement d'une tristesse comme vouée à la brièveté : "et toi, Adolphe, que penses-tu de la littérature psychologique ?" Adolphe émit un bruit qui, semblant commencer en un franc éternuement, se mâtinait vite d'une sorte de soupir, lequel aurait pu évoquer autant d'aise que d'ennui, si une hésitation étrange ne l'avait interrompu, hésitation marmonnante que brisait un rire d'abord sourd, puis éclatant, et comme réverbéré en une manière de râle (aussi bien, un ronron félin) d'agonie, dont la terminaison en une sorte de claquement de lèvres un peu paternaliste, tout autant que la sorte de sifflement proprement plein(e ?) de persiflage, sans doute, ne semblait que trop cruellement souligner la connotation ironique, et c'est sur cette ironie malheureuse, dont il voyait bien les effets désastreux sur le visage de Louison, qu'il brisa là son éructation à coulisses, ne désirant, à la fin, que revenir à Gaston Lagaffe, dont, décidément, il ne se lasserait jamais - ce qui, en quelque sorte, fournissait en soi à Louison un début de réponse - ce que confirmait (autant d'ailleurs qu'elle aurait pu l'infirmer) l'intonation montante des dernières deux syllabes (mais peut-être y en-avait-il trois) du bruit qu'avait émis Adolphe, avant de, en l'équivalent oral d'un palimpseste à ce bruit même, reprendre pied en un langage plus verbal, ce qui en soit aurait constitué une sorte de concession, mais s'avérait en être d'autant plus une (de concession), compte tenu de son contenu même : "Moi, tu sais..." BOLIK
Bbbbbeuuurkkk ! ! ! Bourse Banquiers Baron Barreau Bâillons Egout Urne Urticaire Usurpateurs Raffles Kepis Knout Knock-out

CLO

Je ne suis qu'un cric soulève le pneu crevé Cri-cri du grillon bègue Le nœud qui se dénoue pousse son cricoÏde Le drôle de brame du criocère Le crissement s'échappe Le criminel maquille son cri même C'est d'un criard tique le critique Cryogénie si tu n'as pas froid aux yeux

CC

Criez après ceux qui crient ! Crions dans les palaces fatigués ! Scribe, cries après ce minus éditeur évitant ton manuscrit ! Cries mais contre la guerre et les conscrits proscrits, qui pour, la vénèrent. Cries Staline comme minet râle. Presse, cries tes remèdes ! L’essence crie comme un vieil indien. Cries ni hier ni à deux mains, pousses un grand hennissement ( B. Lapointe) ou cries blond pour l’étrier. Contre le pain, criez. Otez l’i des cris, les CRS se pointent. Qui crie quête, et qui crée quitte. Qui crie tique, et kiki trique. Et un dernier cri contre la mode.

YL