kuma

un-vent-terre

Inventaires poet-hic.

55 textes · sabirs, sur 00h00.com puis sabirs.net

UN FRIGO EN AOUT Une nature ma Simone, morte ! Eh bien voilà, ils ont trouvé ma grosse Simone. Enfin dans mon malheur, il paraît qu'il valait mieux ne pas être à l'ouverture du frigo. T'y crois toi, un Brandt qui tombe en panne ! C'lui qui a pondu qu'il fallait l'acheter pour pas s'tromper, aujourd'hui, ça me f'rait plaisir de l'trouer ! Ils ont été me cueillir à Fribourg et depuis je croupis. Comme Simone, tiens d'ailleurs. Donc le plan de la placer une fois trucidée en petits morceaux dans le frigo avant de l'éliminer bout par bout, c'est raté. J'étais parti en vacances histoire de donner le change - avec une jambe, pile poil elle en avait d'ailleurs - la longueur de mon sac, j'l'ai enterrée en arrivant dans le jardin des parents. Surpris le vieux quand j'ai pris la bêche " pour l'aider " ! J'avais déjà lourdé ses mains à la poubelle, doigt par doigt, et les paumes d'un seul jet. C'est le chat qu'a bouffé le cœur, les poumons, sa cirrhose, ses reins, 8 jours d'économies Kit et Kat et j'avais laissé tout le reste, sa tête de vache, son buste, bonjour la découpe, putain, les os qu'on a, ses bras de graisse, sa jambe variqueuse, au frais, ça paraissait pas con. Mais j'ai lésiné sur les sacs, j'aurais dû en acheter des vrais au lieu d'utiliser ceux de Cora. Bonjour le retour. Sirènes, gyrophares, ils m'ont fait le grand jeu. En fait ce qui m'étonne, c'est pas l'odeur, paraît que c'était terrible, un mélange de station d'épuration, d'usine de déshydratation et d'ammoniaque, en plus les sacs n'étaient pas terriblement bien fermés, le sang a coulé, un liquide verdâtre aussi, le frigo est marbré maintenant. Elle m'a fait assez chier avec sa cuisine Mobalpa et sa surface de travail en imitation froide comme le marbre. C'qu'est bizarre c'est que Monique ait appelé les flics, ca schlingue toujours dans l'immeuble. Un vrai risque s'ils étaient rentrés dans son gourbi, c'était pas mieux, avec son stock de télés. Enfin, ça, ça pue pas, ou alors juste quand c'est allumé. Paraît que dans mes sacs, y'avait plus que du poison j'ai dit logique avec Simone ! C'est chaud quand même cette histoire de panne ! J'suis con, mais prévenu ! Jean Frigonnard, à Clairvaux, 30 août 1999. Rapport d'autopsie du docteur Kalt, pathologiste de l'hôpital Saint François. Simone Frigonnard, née Banquise, 47 ans, retrouvée ensachée. Confirmation de l'identité par examen de l'appareil dentaire. Décomposition quasi totale des tissus. Os manquant des membre inférieur droit, mains droite et gauche. Viscères sans doute enlevés. La mort date de plus de cinq semaines. Deux balles calibre 36 retrouvées dans le sachet renfermant vertèbres D6, D7, D8 et D9. Dépêche AFP. Macabre découverte à Foix. Simone Frigonnard a été tuée, son corps découpé et dissimulé dans le réfrigérateur familial. Le crime remonterait à plus d'un mois. Un voisin alerté par l'odeur de putréfaction a prévenu la police. Le mari de la victime, seul suspect, a été placé en examen.

CC

C'est incroyable comme peu de choses peuvent se métamorphoser en beaucoup. Il y a comme cela quelques transsubstantiations du quotidien dont on néglige la puissance et le caractère fascinant - et qu'elles soient triviales, voire malodorantes, n'excuse pas le peu d'intérêt qu'on leur porte, à l'exclusion, bien sûr, des plus hautes sphères de la chimie organique. Trois courgettes. Trois malheureuses courgettes livrées à la panne, à l'offensive d'un chaud progressif s'immisçant sournoisement dans leurs tissus sans défenses, infiltrant leur faible carapace d'émeraude pour, au dedans, gangrener insidieusement la tendresse des chairs, investissant enfin avec morgue et arrogance la liqueur de pépins et d'eau claire qui réside au plus profond du cœur. Il aura fallu que la frigidaire tombe en panne alors que, pourtant jeunes et fermes, elles pouvaient prétendre à une petite semaine de repos conservateur pour que me soit révélés conjointement la nécessité si vite oubliée, quand nous en usons presque machinalement, du froid qui sévit dans le bahut ronronnant et la deuxième loi de la thermodynamique, parce que vraiment, ah oui, vraiment, là, du désordre, il y en avait partout Elles avaient coulé. Le concept de coulure est en nous d'une affligeante monotonie : dites " coulure " et, immanquablement, le tracé exaspérant mais rectiligne d'une goutte de peinture surgit à votre perception et ce que vous évoquez là, ce n'est pas le cheminement erratique d'une substance informe s'éparpillant au hasard des rencontres, c'est la simple loi de la pesanteur qui stipule que tout corps soumis à ladite s'écrase à terre par le chemin le plus court nonobstant tout de même et bien sûr les obstacles qu'il trouve sur son chemin désespérément droit. Mais pas les courgettes. Car les courgettes laissées à leur solitude réchauffée une semaine durant sont, justement, soumises au cheminement erratique d'une substance informe s'éparpillant au hasard des rencontres Sauf que de rencontres, là, il n'y en avait pas - et c'est bien le mystère de toute cette aventure. Jugez vous-même. En bas à droite, trois taches brunes et gluantes, produits manifestes d'une décomposition avancée qui avait aussi bien eu lieu en haut (dans le corps même de la courgette), qu'en bas (une fois l'écrasement effectif, une nouvelle phase de métamorphose chimique avait commencé), d'où je déduisis avec probablement un assez fort degré de certitude que le liquide avait dû être vert et aqueux avant de devenir marron et figé - mais passons. Sur la porte même, c'est- à-dire face aux légumes, une projection de matière blanchâtre ornée de quelques microchampignons incontestablement gris. Au deuxième étage à gauche, une sorte de confit de pépins d'une couleur indéfinissable - plutôt glauque, dirais-je - aggloméré en une sorte de figuration parfaite de la prolifération accélérée des bactéries, mitose, partitose, et tout le tintouin compris. Mais comment donc ? Quels obstacles pour l'heure invisibles avaient bien pu concourir à la création de cette configuration s particulière, à cet éparpillement à droite, à gauche et en face, alors que les courgettes, dans leur cercueil défaillant, étaient pour ainsi dire toutes seules et que nulle autre substance présente ne pouvait donc, par le fait, expliquer le phénomène ? Il faut peu de choses pour susciter une vocation - par exemple trois courgettes, et je peux dire non sans fierté que sans elles, alliées à l'acuité peu commune d'une perspicacité sagace, ma destinée de Sherlock Holmes des temps modernes eût été ignorée et tous, et jusque de moi-même. Mais à présent, je suis, entre tous les hommes, en mesure de le révéler : entre le 11 et le 18 août 99, un homme est entré dans mon appartement et, à l'instant exact où il s'apprêtait à commettre son larcin, un tremblement de terre inopiné lui a dérobé brutalement les objets de sa convoitise.Reconstitution. Il pénètre dans l'appartement, se dirige vers la cuisine, le frigidaire, en ouvre la porte, se saisit des courgettes déjà bien ramollies, le séisme ébranle l'immeuble, le frigidaire penche d'abord sur la droite pendant que, d'un mouvement convulsif, notre homme serre dans sa main les courgettes, il tente de rétablir son équilibre, déporte alors son bras vers la gauche puis, dégoûté, lâche enfin les légumes comprimés, s'essuie la main souillée de quelques morceaux de chairs contre la porte, la referme et, maugréant contre l'électricité qui vient de sauter, s'enfuit sans plus demander son reste. Evident, non ?

MB

-"Noir? - Pas de courant - Disjoncteur, clac, oooooooh, et la lumière fut..... Dans la cuisine, ma vielle pendule reprend son bruit habituel et affiche ses minutes, heures, jours. Jours? - ce qu'elle indique ressemble au jour de mon dépa Sabirateur
Bye bye vacances, hello frigo... valises rangees maillot de bain aux oubliettes Bonjour frigo, j'arrive menu a l'esprit autre que celui des restos des plages sablonneuses des eclipses millenaires ARRET, ne pas ouvrir, colle sur la porte du frigo "Maman, n'ouvres pas, c'est une surprise!!!" Je m'arme de patience et d'un masque J'ai souvenance..l'an dernier, la panne... "Maman, fermes-les yeux" La castrophe, je vous le predis Les petites mains ouvrent la porte du frigo Mon nez sens la rose.. Que dis-je des roses rouges, roses et jaunes dans mon frigo Mes yeux reperent des pates, des fromages Du bon pain Du cafe frais, du lait, des yaourts Mes chocolats favoris Sans oublier une note d'amour de mon mari Ecrite a la creme sur un gateau de fete!!!! La panne fut electrique Mais pas de panne dans l'imaginaire de la famille

GS

K-coral Unité de temps : Air frigide du 29 août. Unité de lieu : Une étuve blanche, sombre, bactériologisée : un frigo en panne, presque vide... Unité d'action : ..presque vide : deux bières, échauffées par la panne, s'y battent en duel. Extraits de l'enregistrement audio (boite noire de l'alarme domotique Téfal) : - Va donc eh mal levurée ! - Enfant d'houblon OGM ! - Arrète le french-can-cannette, on voit ton bock ! - Pov Bic de la lambic ! - T'amer picon en slip devant Kanter ! - T'es pas brassée, juste coulée ! - Kronenbourgeoise - Tueuse de Borg - P'tite bière - Demi-demi - Fausse brune - Panaché ! - Limonade ! - Sale Fermenteuse ! - Viens ici que je te chope ! - Taïaut, en avant Stout ! - A la fin de l'envoi, je débouche ! - Kirin-era bien qui Kirin-era la dernière...

SB

fonds de cartable

Inventaire de marché au puces, mais faut bien aller quelque part aprèsl'école, non ? De vieux outils au manche de bois lustré et des fringues militaires. Destee-shirts noirs décorés de monstres, des médailles, une vieille cafetière,quatre verres fragiles dépareillés. Une tite lolita arrogante, juchée surdix centimètres de mousse noire, vêtue de la combinaison rose de son arrièregrand-mère par dessus un pantalon orange. Des bijoux barbares, de lourdscolliers d'ambre ou de lapis- lazuli, de boules d'argent ou d'ivoire, quitransformeront la femme qui les porte en byzantine esclave nue. Des chiens. Une malle. Trois boites chinoises rouges. Des hectares decartons de vieux disques, de vieux livres. Des éléphants de bois fabriqués àla chaîne. Des cadres chamarrés. Un tableau représentant des petits chatsblancs dans une corbeille. Une douzaine de liens de serviette en argent. Des épées. Des jouets cassés. Des bouteilles vides. Des napperons dedentelle jaunie. Une odeur d'encens, de poussière, et d'animaux sauvages dueau zoo tout proche dans lequel dorment des sapajous et un rhinocéros. Unesoupière aux myosotis. Des agates polies et des étoiles de mer, un grandcoquillage pour écouter la mer. Neuf montres de gousset toutes arrêtées àune heure différente. La caravane du marchand de sandwichs à l'omelette et de tartes à lacourgette. J'ai rangé le grenier trouvé ouvert le vieux cartable, s'enoiseaumigratèrent Vers les années passées les petits carnets à carreaux bleues à lignes noires à spirale ou toucousus et les belles plumes, les encriers de porcelaine l'odeur de maroquinerie. Les beaux stylos, de bois d'argent et de laque, d'extraordinaires papiers épais qui donnent envie d'écrire des lettres d'amour déchirantes à l'encre de chine violette une corbeille à papier avec un perroquet dessus trois coupe-papiers dont l'un orné d'un minuscule sabot doré un crayon 2B un petit peu rongé un pinceau avec un seul poil la page pliée cinq fois déchirée d'un cahier sur laquelle une enfantine cursive trace ces mots pleins de sens : "moi aussi" une bille verte un Club des Cinq un malabar mâché.

CAe

A genda U topies F euille O deurs N ostalgie D écimètre D ouble-décimètre E querre M anuels O bjets N otes C rayon A rdoise R ègle T rousse A rgent B louse L ivres E cole ! il y a tout ça S
De ma sacoche crevée Tous mes petits secrets ont filé Sur le trottoir et la chaussée Les passants rigolaient En voyant mes illusions Ratatinées noircies Mes amours perdues Et mes feuilles de Sécu Mes poèmes d'adolescent Pleins de sentiments inavoués Mes questions sans réponse Mes réponses sans théorie Mes théories sans fondement Mon fondement sans fêlure Mes fêlures sans faiblesse Mes faiblesses sans rémission Mes rémissions sans pardon Mais pas de ratons-laveurs Mes clés gisaient là La clé des champs Que j'avais pourtant rendue En revenant de la tangente Avec un cosinus bouché La clé de sol Que j'avais abandonnée En m'envolant du la La clé de mon coeur Usée d'avoir servi A refermer des portes Et toutes les autres Jamais utilisées La clé des songes La clé à molette Pour visser la discipline La clé de l'énigme Jamais résolue La clé désormais inutile De ton appartement Et toujours pas de ratons-laveurs Et puis au milieu de la rue Traînaient mes souvenirs De blondes embrassées De blondes consumées De blondes ingurgitées Des souvenirs de mer Au lait salé d'écueils Des souvenirs de neige Dévalant dans les noires Mes souvenirs de joie De tristesse et de pleurs Et pas un seul raton-laveur Les passants ramassaient Des bouts de ma vie Des bouts de piste Des bouts de saucisson Des bouts de bouts Des bouts debout Sans embout Une machine à laver Une auto déglinguée Un gourbi mal rangé Ils riaient de mes livres rongés De mes habits troués De mes photos jaunies De mes verres vidés Et mes mégots écrasés Mes pantalons trop longs Mes vestes trop vertes Mes chaussettes archi-sèches Étalés ça et là Entre un platane écorcé Et un abribus nettoyé Et même pas un raton-laveur Drôle d'idée de mettre Tout ça dans une sacoche Et sans raton-laveur

POF

La rousse mousse-brousse que je trousse contient un taille-crayon.

MG

Des regards bleus en travers de la classe Des zans tout collants Un trou dans la trousse Une miette Un air faux d'aristo Un coeur gros Des rire-soleils Fluide et Lui Le nez levé par delà les grilles Un ex-libris de la bétise Et beaucoup. L'infini de temps perdu.

SB

referendums

Français, Je te propose un référendum sur la possibilité constitutionnelle d'avoir à la maison, ou dans plusieurs maisons, deuxépouses au moins dont une serait raide folle, ce qui n'est pas bien compliqué à trouver et assez simple à fabriquer sion en a pas dans le coin mais y en a toujours, vous faites pas de soucis, et une autre alors super pas folle du tout laguêpe . Un genre d'opposé. Et là il faudra les présenter ensemble à elles même pour qu'elle se voient et commencer à vivre en équilibre dans lamoyenne sur le mode de celui qui, sans trop de ressources, plante sa tente entre deux rails d'autoroute. Français, ça devrait le faire (à repasser). Il s'agit d'un projet de modification de la constitution que je conduirai avec méthode et selon un calendrier précis. Chacune sera reçue pour mon casting perso et peut m'envoyer une réservation à cette adresse mél de messagerie internet. Nous formerons des sous groupes pour évoquer les problématiques complexement intriquées de la formation du plan de tabledes commissions : la petite commission et la grosse commission. Tout les ébats seront retransmis dans tout l'hôtel. C'est dans la légalité que moi-même j'assume le mandat exceptionnel d'établir un projet de constitution nouvelle et dele soumettre à la décision du peuple. La nation qui seule est juge, approuvera ou repoussera mon oeuvre, mais c'est en toute confiance que je la lui propose Qu'il existe au-dessus des querelles politiques, qu'il existe un arbitre national élu par les citoyens qui ont unmandat public, qui soit chargé d'assurer le fonctionnement régulier des institutions. Qu'il existe un gouvernement qui soit fait pour gouverner, à qui on en laisse le temps et la possibilité. Qu'il existe un Parlement destiné à représenter la volonté politique de la nation, à voter les lois, à contrôlerl'exécutif, mais sans sortir de son rôle Voilà, Français, de quoi s'inspire, en quoi consiste la constitution qui, le 29 septembre, jour de ma fête, la SaintMichel, sera soumise à vos suffrages. Au nom de la France et de mes pulsions libidineuses, dont l'aiguille du mano desquelles s'est pliée sur le taquet dubout tant grande est la pression, je vous demande de répondre OUI à cette proposition simple : Deux femmes par mec : une folle, une pas folle et autant de mecs qu'elles veulent pour celles que personne voudra. Vive la République ! Vive la France !

MG

Madame, Mademoiselle, Monsieur, En plein accord avec l Assemblée Nationale et le Gouvernement, le Président et le Premier Ministre de la République Française sollicitent votre avis à propos de deux problèmes de société qui concernent tous les Français et sur lesquelles deux Commissions parlementaires ont travaillé durant de longs mois. Nous vous soumettons ci-dessous un texte que nous vous demandons de lire avec la plus grande attention et qui sont basés sur les résultats de leurs travaux. Après lecture, nous vous demandons de réfléchir en toute sérénité aux questions posées, et enfin de répondre à ces questions en votre âme et conscience. Votre collaboration franche et loyale est indispensable. Il y va de l avenir de tous. Merci. Premier problème : On sait depuis fort longtemps que le bruit des vagues empêche les poissons de dormir. On sait de plus, mais seulement depuis peu, que les poissons insomniaques sont impropres à la consommation, contrairement à leurs semblables qui ont le bonheur de vivre dans des eaux calmes. Faire dormir tous les poissons, quel que soit leur habitat représente donc un enjeu économique important. Les solutions proposées par la Commission n°1 sont : a) Subventionner des recherches afin de rendre les vagues déferlantes aussi silencieuses que possible, à l aide de tous moyens physiques, chimiques ou autres qu il reviendra aux laboratoires spécialisés de déterminer. b) Mettre au point des boules Quies adaptées aux différentes espèces de poissons concernées et les placer dans leurs ouïes afin qu elles jouissent du sommeil réparateur auquel elles ont droit et qui, de plus, les rendra utilisables dans l alimentation humaine. Veuillez indiquer ci-après la solution qui vous semble la plus souhaitable : a) ou b) Deuxième problème : Il existe un large consensus pour admettre que ce qu on appelle le " problème corse " est lié à l insularité de ce territoire. Pour pallier cet inconvénient, la Commission n°2 propose également le choix entre deux solutions : Remorquer l île jusqu à la Côte d Azur et l y amarrer définitivement. Provoquer une Conférence internationale des pays riverains de la Méditerranée afin d en envisager l assèchement. Il s agirait de démontrer que cet assèchement, loin d être une proposition égoïste venant de la France, aurait des avantages multiples pour les autres nations. La presse a suffisamment parlé de ces avantages pour qu il ne soit pas nécessaire de les énumérer. Ici également, veuillez noter vers laquelle de ces deux propositions va votre approbation : a ou b

EdR

QUESTION N°1 Approuvez-vous l'organisation d'autres référendums ? En cas de réponse affirmative passez à la question N°2. Mais pensez aux conséquences induites par un oui. Songez aux campagnes avec leurs professions de foi débitées sur fond de muzak ouï au rayon congelé du mammouth de Crécy en Boise centre. Songez que vous allez enrichir les imprimeurs qui activeront la pollution, tirant tracts et affiches à gogo ; enlaidiront les piliers des échangeurs et provoqueront la discorde entre colleurs antagonistes pouvant semer la mort sur ce front. Songez qu'un référendum coûte 200MF à la collectivité, soit 13F par électeur allant voter en comptant une moitié d'abstentionniste, soit presque deux litres de carburant!!!! Songez au dimanche au lit, à sommeiller, avec ou Sandra celle en couverture qui se tait le dos rayé. Songez au feuilleton ou aux éliminatoires de pelote basque sur gazon des J.O loupés car la pub est vraiment trop courte pour pouvoir sortir et le magnéto trop compliqué à programmer. Songez au gibier qui vous nargue ailé et rejoint sans pétard le Maroc. Songez à la promotion scandaleuse faite au président dont la constitution fut et est encore élaborée avec des pratiques frauduleuses révélées récemment. Seule consolation : la mise à disposition de panneaux où peut s'exprimer l'expression populaire de peinture sur soi transformant les bas leaders sourds ouistitisexant en moustachus ou borgnes. ( Ca reste sur certains.) QUESTION N°2 Approuvez-vous une action pour refaire un D.O.M. ou un T.O.M., et si oui lequel ? (*) La Grande-Bretagne. ( Petite Normandie) L'Australie. ( Aborigénie Français ) Le Japon. ( Nipponichie ) Sainte-Hélène. ( Nova Corsica ) La Suisse ( Grotte d'or ) Les Pays-Bas : ( les hautes Landes ) Les Emirats Arabes Unis : ( Fin de mer d'Oman ) (*) Cocher avec votre case vide. QUESTION N°3 Voulez-vous refaire un dôme, si oui le ou lesquels ? L'art est fait de rein d'homme, comme la raie pour refaire l'Indo homme. Réf. : airain d'homme. Editions du dos mais des Invalides. QUESTION N°4 Pour repartir sur une voix oubliée par l'évolution, voudriez-vous revenir : - Au paradis, et cette fois ci, n'écoutez pas ceux qui vous conseillent de manger des pommes. - Au stade de la première division cellulaire. - Au stade de supporter. - A l'âge de la chasse, de la pêche, et de la cueillette, le tout naturel et traditionnel. - La veille de la première propriété, de la première monnaie, du premier impôt, du premier travail, de la première guerre clanique, de la première culotte, du premier religieux, de la première morale, du premier esclave, du premier village, du premier étage, après on sait déjà que c'est trop tard. QUESTION N°5 Approuveriez-vous le fait d'inverser le cours de l'existence en entrant dans la vie professionnelle à l'âge de cinquante ans et en s'arrêtant définitivement à quatre- vingt-dix ans.

YL

- Doit-on rendre la bière obligatoire ? - Etes-vous pour que le barbier du village, qui rase exclusivement tous ceux qui ne se rasent pas eux-même, porte la barbe ? - Cuisine : me voulez-vous comme chef ? - Voulez-vous instituer l'&e

SB

anniversaire

DONNEZ-MOI DES CADEAUX A MON ANNIVERSAIRE : Un beau bateau Un bon gâteau Une neuve auto Une grosse moto Une ado Avec des gros Lolos Un bon bordeaux Toute la collec de Pratt Hugo Des billets (gagnants) de loto Moins de boulot Voyage à Rio Par ici la naiemo Plein de billets, des gros Pour une année en trop. ET MOI, CHAQUE ANNEE, JE VOUS DONNERAIS CEUX-LA : Le présent que je voudrais faire C'est plein de bonheur sur la terre Du beau temps pour toute l'année La santé pour tous les bébés Le cadeau que je veux donner Quand l'avenir ne semble pas Surgir sous les sombres nuées : Un éclair de sérénité Ce don accepte-le, toi qui Doutes en permanence de toi Et des autres : toi-même, chéris- Toi, les autres tu aimeras. Facile à dire, ce cadeau-là ! Mais de demain j'ai toujours peur ! Alors pour toi mon frère, ma soeur Mon cadeau : la confiance en toi. PEUT-ETRE QUE JE M'EGARE ? LES CADEAUX QUE JE DIS VOULOIR DONNER SONT-ILS CEUX QUE JE VEUX RECEVOIR ? ET CEUX QUE J'AIMERAIS AVOIR JE VOUDRAIS LES DONNER, VA SAVOIR ! EN TOUT CAS : LES CADEAUX QUE VOUS POUVEZ GARDER : Vos idées Votre intérêt Vos opinions Votre persuasion Votre éducation Vos impressions Vos conseils Vos merveilles Votre petit cadeau pas cher (Parce qu'on ne va pas chez les gens sans un petit cadeau pas cher) Votre force de caractère Votre présence d'esprit Vos saillies Votre humour qui fait mal Votre moral Votre féminine prestance Ou votre mâle assurance Vos diplômes d'ingénieur Vos qualités de coeur Votre situation de fonctionnaire Votre évolution de carrière Bref tout ce qui vous fait dire : "Je suis formidable !" Alors que c'est MON gâteau sur la table ! ALORS FOUTEZ-MOI LA PAIX !

SH

> Un-vent-terre d'amie-vers-suaire " Salade de Fruits, jolie, jolie, jolie, tu plais à mon père, tu plais à mamère ". Née le 29 février d’une année bissextile, le quanniversaire de Saladede Fruits lui permet d’espérer : à 4 ans une orange, pour apprendre combien la terre est ronde et bleue commele ciel à 8 ans un pamplemousse, pour imaginer un monde plus vaste à 12 ans deux cerises en parure et pour cracher leur noyau au plus haut à 16 ans une figue pour faire bonne figure sans acné, avec santé à 20 ans une pomme pour renouveler le genre à 24 ans des airelles pour voler de ses propres ailes à 28 ans une groseille à maquereau pour son goût suave et sa dure peau à 32 ans un ananas pour dire toujours et na et na à 36 ans un corossol pour rouler encore au sol à 40 ans deux pommes d’amour à 44 ans une fraise des bois pour ne pas prendre de poids à 48 ans des raisins pour élaborer un vin fin à 52 ans une banane pour flamber encore un peu à 56 ans une mandarine en espérant toujours trouver un mandarin à 60 ans une grenouille à transformer en pomme de rainette à 64 ans une pêche d’enfer à la peau si soyeuse à 68 ans un pruneau d’âge serein à 72 ans le citron d’Edouard Manet, belle huile sur petite toile à 76 ans une girandole de caramboles pour faire une farandole à 80 ans une compote de pommes à la canne-lle à 84 ans une grenade aux pépins à dégoupiller et au jus à laisser ruisseler à 88 ans une olive verte à 92 ans une noisette pour retrouver la couleur de ses yeux à 96 ans une bergamote pour se souvenir de la pépinière à 100 ans un pépin de pomme à planter à 104 ans une douce euthanasie, dernier fruit défendu

CC

Pour Noël, manque de bol, comme cadeau, j'ai eu une femme. C'est un peu ma faute, j'aurai dû me précipiter sous le sapin avec les autres lors de la distribution générale, mais j'étais resté à discuter devant le buffet avec une cousine que j'avais pas revue depuis longtemps. Elle me rappelait un souvenir de jeunesse, quand on jouait au docteur sous la tente et qu'elle se moquait de moi, parce que j'arrivais pas à dire 33, à cause d'un disgracieux appareil dentaire et que je prononçais :"crankroi!" Ce qui entre-nous, ne m'avait pas empêché d'explorer sa grotte intime à la lampe de poche, m'empressai-je de lui rappeler d'un air lascif en suçotant une olive. Toujours est-il, que quand je suis arrivé sous le sapin, tout le monde s'extasiait devant son cadeau, il ne restait qu'un gros paquet que j'ai ouvert avec fébrilité, mais déception après ouverture, c'était une femme, et c'était pour ma pomme. Tournant le dos à ce cadeau empoisonné que je comptais oublier discrètement sous le sapin, au moment du départ, je me dirigeai vers le buffet pour reparler avec la cousine de cette fameuse double labiale à succion différée, que je lui avais logée dans le triangle à pine-oïdal pendant qu'on jouait à Robinson Crusoë et que je l'appelais Vendredi, mais mon con de frère m'a rattrapé par le bras et m'a dit: " Oublie pas ton cadeau, vas-y, prends le, c'est pour toi. Je parie que t'en avais pas" Comme si j'en avais besoin! J'aurai préféré un téléphone portable, mais bon! Franchement, quel manque d'imagination. Je sais bien que la " femme " est à la mode en ce moment, et que beaucoup d'hommes en ont une, mais tout de même, on peut pas dire que dans la famille, ils se soient beaucoup creusés les méninges pour trouver un truc original. J'ai pas osé refuser, ils se seraient vexés ces andouilles. J'ai fait mine d'être ravi, mais franchement, je me demandais bien ce que j'allais pouvoir en faire. La refiler à un pote, mais lequel? J'en avais déjà peu, c'était pas le moment de les perdre. Bref, j'ai ramené mon cadeau chez moi, et je l'ai rangé dans un coin. J'ai essayé de jeter un coup d'œil sur le mode d'emploi, mais c'était trop compliqué et en plus c'était écrit en tout petit. Une femme! Vraiment le genre de truc inutile dont on a bien du mal se débarrasser. Tel que je me connais, je vais oublier de l'arroser et elle va se dessécher. Si le Sabir avait pas son chat, (lequel, j'imagine, doit être tout pelé à force de se faire lustrer le poil) je la lui aurais bien offerte à la soirée du 6.Il y aurait vu que du feu, elle est comme neuve. Elle a pratiquement jamais servi. PPP deux seins valant un!

PPP

Simple j'aimerai aller sans retour. Avare j'aimerai hériter des hérités. Bègue j'aimerai un rabais sur l'SFR. Irradié j'aimerai être retraité à La Hague. Robot j'aimerai un rabot à ongle. Simple je détesterai hâler sans retour. Avare je détesterai hériter de l'Erythrée. Bègue je détesterai un rabais sur l'essai de Deferre. Irradié je détesterai être retraité à La Hague. Robot je détesterai une robote à angle. Simple Joffre un aller hâler sans retour. Avare j'offrirai aux héritiers les déshérités de l'Erythrée. Bègue j'offrirai un rabais sur le laissez faire. Irradié j'offrirai un être retraité à La Hague. Robot j'offrirai un héros beau à l'oncle. DES FETES : ASSEZ!

YL

Cadeaux souhaités : omniscience, omnipotence Cadeau à offir : idem mais simultanément aux miens

SB

les maris de ma tante

Ma tante Gilberte a plus d'un mari (poême coquin) Un mari couches-toi là Qu'elle monte les soirs de grands vents En prenant soin d'enlever ses dents Hennissant à la lune Jusqu'à ce qu'il en perde du volume Un mari de Bourgogne Avec son gros pif d'ivrogne Qui sans vergogne La varlope sous les pognes Un mari officiel Loin de l'amener au 7ième Ciel Un mari d'occasion Pour essayer d'autres positions Un ex-mari dans les assurances Qui utilise le condom Un autre à l'hospice Qui après avoir pris son viagra y va d'une belle pisse bien droite Mata Hari des jeux d'alcôves Elle fait l'envie des pauvres Ma tante Gilberte a plus d'un mari

PCM

Ma tante eut quatre maris, tous marris d'être maris dema tante : Le premier sous la tente rencontra ma tante, et,trente ans, une patente, des tentacules et plusieurstentatives de suicide plus tard, tenta de ne plus enêtre le détenteur. [de ma tante...] Le second quant à lui la rencontra un lundi. Lemardi qui suivit, il s'en fit une amie, le mercredi ildevint son mari, le jeudi elle lui raconta sa vie, etle vendredi il s'enfuit! Le troisième était une crème. Patissier de sonétat, il lui faisait des babas. Mais ressemblant viteà une religieuse, elle décida en un éclair de luifaire faire Paris- Brest. Et le quatrième me direz-vous? Eh bien, c'était unfou : Nuit de noces à Corfou, Bijoux, Sous, beaux cailloux,soupes aux choux... En Aoùt, ce roux ruiné prit ses poux, son hibou et sonloup et quitta pour toujours la tante d'amour... Aujourd'hui, parfois verte de rage, bleue de peur ourouge de honte mais plus souvent rose de bonheur, matante mélange les couleurs avec un peintre ébène :buvant un petit noir au bord d'une plage de sableblanc, les pieds lèchés par une mer turquoise, ilsvoient la vie en rose... [PS : bisous à JS et MP s'ils me lisent]

PP

Monsieur le Directeur Général, je vous serais très reconnaissante de prendre en considération la demande de ma tante qui souhaiterait jouir d'une pension bien méritée au regard de son observance du cahier des charges de la Maison, poursuivie tout au long de sa vie quant au choix de ses maris, dont je me permets de vous joindre la liste qui me semble en effet absolument correcte : deux homos un Britannique un Noir des Départements et Territoires d'Outre-mer un Noir n'appartenant pas à la catégorie ci-dessus une femme battue un handicapé moteur un handicapé mental un ex-membre d'Action directe un Juif rigolo un troisième âge un quatrième âge un Arabe présentant bien le journal de la mi-journée un Corse un chasseur Girondin un acteur de X un philosophe qui se déplace sur le terrain une fourmi un Japonais un drogué un accidenté de la route un psychanalyste du service public un ex-fumeur une minorité ethnique quelqu'un de la Maison un ancien possesseur de Pittbull repenti un français moyen un styliste un pèlerin d'Emma

DD

TATA A AMIS Je viens vous conter l'histoire véridique de ma tante Micheline dont je tairais le nom de famille par respect pour sa mémoire. Elle est née durant les années folles, d'une liaison entre une ancienne serveuse d'un bar du Havre, et un exploitant de cinéma ambulant de trente ans son aîné. Elle vécut les premières années au milieu d'un ménage à trois, formé de ses géniteurs et de la femme régulière du père, et des autres enfants du couple. La multiplication des salles fixes les fixa, les faisant devenir concessionnaire d'une marque de camionnette, qui tomba en faillite à la veille du dernier conflit mondial. Ils déménagèrent et se firent éleveur de canard dans une ancienne écurie de pur-sang devenue inutile avec le conflit. A la libération, libérée, tata fugua et suivit l'armée américaine pour ramener un an plus tard, amère une fille, prénommée Monique. C'est le premier oncle, celui d'Amérique, soldat inconnu, que l'on imagine par exemple avoir survécu, ayant dirigé une compagnie de soda, et qui mourrant bientôt, recherche cette femme et ses descendants pour les dédommager grassement de son attitude passée. C'est l'attente de l'oncle. Le deuxième oncle, tonton Georges était un petit colosse mesurant cinq pieds avec des pectoraux féminins qu'ils pouvaient agiter sur demande. Ma grand-mère, vivant en concubinage avec un militaire de carrière de dix ans son cadet, bien introduite dans ce milieu et grâce à sa camionnette, put obtenir un marché un peu particulier : les droits pour dégager des champs de bataille par le biais du service des domaines. L'élevage en peu de temps se transforma en chantier de ferraille, tout en métamorphosant le matériel militaire en remorques agricoles ou en tracteurs madmaxiens. Tonton Georges embauché à cette occasion forma durant dix ans avec ma tante un couple volcanique avec sept enfants et des scènes sans cesse. Puis lassé d'être enlacé par ce ferrailleur elle partit le faire plus loin avec un représentant qui se suicida se pendant quand la surprenant prise par ailleurs par un autre. Puis vînt le tonton de la Somme, car en 1968, après une période de totale rupture de plus de 10 ans, nous la revîmes. Pour moi, je découvrais, cette tante mythique en lui rendant une visite au tabac d'Albert qu'elle tenait depuis peu. L'oncle que je vis était plus âgé et ne respirait plus trop la santé, par contre la tante un poil enrobée était ensorcelante et resplendissante. Le pauvre homme devenu impuissant se suicida d'une ultime décharge en apprenant dans le journal que le curé, ultime oncle éphémère, était l'amant de sa compagne.

YL

En première noce, ma tante épousa les frères siamois Adolphe et Benito. Elle est devenue bilingue par la force des choses, mais l'histoire ne dit pas en quelle langue elle criait pendant l'orgasme. Hélas pour elle, la guerre sépara les deux frères qui périrent chacun de leur côté, laissant une femme éplorée et tondue à la libération par de courageux résistants FFI. C'est à cette occasion qu'elle rencontra, puis épousa son bourreau, le commandant Raoul, dit la " Tondeuse " qui succomba devant son charme, et a une crise cardiaque pendant un débat télévisé qui opposait Georges Marchais à Love Amour. Depuis elle est pacsée avec son chien Pol Pot et coule des jours heureux dans son petit pavillon de banlieue. Certains soirs on entend les jappements de l'animal et les cris de sa maîtresse mêlés qui montent jusqu'aux étoiles. PPP pourvou que ça doure !

PPP

Deuxième acte de La Périchole d’Offenbach : Don André Conduisez-le, bons courtisans, Et que cet exemple serve, Dans le cachot qu’on réserve Aux maris ré Aux maris cal Aux maris ci Aux maris trants Aux maris récalcitrants. Si la Périchole était ma tante, mes oncles composeraient ces charades d’unvent terre: Mon premier éprouve du plaisir, ré, parce que réjoui Mes deuxièmes vivent dans le sud de la France, cal, parce que lescalissons d’Aix- en-Provence Mon troisième éveille votre amour, ci, parce que s’i’ vous plait Mon quatrième coupe les cheveux, trants, parce que transitif Mon premier n’est pas Comte, ré parce que rééduque Mon deuxième n’est pas mort, cal, parce que Calvi Mon troisième jette des ovins, ci, parce que Le silence des agneaux Mon quatrième change de peau, trants, parce que transmue Mon premier sent trop le produit ménager, ré parce que répulsif Mon deuxième aperçut mon troisième, cal et ci parce que calvitie Mon quatrième a changé de nom, trants, parce que pénétrant Mon premier émet un vent, ré parce que répète On veut faire exploser mes deuxièmes, cal, parce que décalaminer Mon troisième éructe, ci, parce que sirote Mon quatrième émet aussi un vent en se baignant, trants, parce quetrempette à l’eau Mon premier abandonne, ré parce que récapitule Mon deuxième bouquine, cal, parce que kali Mon troisième représente une vérité historico-patronymique, ci, parce queCicéron c’est Poincaré Mon quatrième entretient bien sa voiture, trants, parce que transgresse Mon premier manifeste, ré parce que réclame Mon deuxième enlève, cal, parce que calotte Mon troisième cuit plusieurs fois, ci, parce que circuit Mon quatrième compatit, trants, parce que tremplin On soigne mon premier manifeste, ré parce que récompense Mon deuxième couche sa fille le soir, cal, parce que Calmiflorine au lit Mon troisième aime les agrumes, ci, parce que six scies scient sixcitrons Mon quatrième élabore mon premier, trants, parce que transférer

CC

Joe et son taxi

SB

toasts a la marine anglaise

Sur l'air de Lundi des patates... lundi : des patates mardi : des patates mercredi : des patates jeudi : des patates vendredi : des patates samedi : des patates dimanche : feuille blanche (eh oui, c'est lourd les patates, mon inspiration s'en ressent)

RP

Le toast du Lundi. Lundi c'est le jour de la Lune, c'est le jour des gens qui sont dans laLune, le jour des marées, le jour des plages normandes et des MontsSt-Michels, le jour des pleines Lunes et des loups-garous, le jour des lunesde miel et de confiote de coings, le jour des jeunes mariés aussi... LeLundi, on lève un toast aux mystères de l'Amour et aux mystères en général. Le toast du Mardi. Mardi, c'est le jour de Mars, le jour de Et-ça-repart, le jour des Snickerset des Bountys et des Twix, c'est le jour du dieu de la guerre, c'est lejour des chars soviétiques et des obus non explosés à marquer d'un petitdrapeau et à signaler par téléphone , le jour de la planète rouge, deschoeurs de l'Armée rouge (encore elle), de la viande rouge et du vin qui nel'est pas moins... Le Mardi on lève un toast à tout ce qui fait mal (auxoreilles, aux dents, à la tête, aux côtes...). Le toast du Mercredi. Mercredi, c'est le jour de Mercure. Là ça devient dangereux. Le mercure, onle sait, est un métal lourd. Il y a des gens lourds, ceux qui raccontent desblagues lourdes, le mercure, lui, est bien pire : non seulement ses blaguessont vraiment très très lourdes, mais en plus elles ne font rire personne.Le Mercredi, on lève un toast aux poids-lourds vainqueurs par KO. Le toast du Jeudi. Jeudi, c'est le jour de Jupiter. Le jour des taches rouges, des taches engénéral. Le jour des poudres à lessives qui lavent plus blanc que blanc mêmequand le linge est noir, le jour des pubs, des arnaques financières, le jourdu fric, quoi. Le Jeudi, on ne lève pas de toast, on a pas les moyens. LeJeudi, on lève la main et on vote à droite. Le Jeudi on supprime 30 milleemplois. Le Jeudi on passe son tour. Le toast du Vendredi. Vendredi c'est le jour de Vénus. Le jour de la beauté, de la grâce, le jourdes jolies filles qui marchent nues sur la plage, le jour des poiresWilliams, le jour de l'étoile du Berger, aussi. Mais le Vendredi, avanttout, c'est le jour où on mange du poisson. Le vendredi, donc, on ne lèvepas de toast non plus, on le mange. Avec du saumon dessus. Le toast du Samedi. Samedi c'est le jour de Saturne. Le jour des anneaux et de leurs seigneurs,le jour des ours et de leur Jean-Jacques, des Teddy-Bears, le jour despetits canards jaunes, du saturnisme, des plombs et de ceux qui les pètent,le jour des silences (ça turne !), du silence des anneaux et des brebiségarées. Le Samedi, on lève un toast aux moutons et on les compte, pour nepas tourner en rond toute la nuit. Le toast du Dimanche. Dimanche, c'est le jour du Seigneur (pas celui des Agneaux, l'autre). C'estle jour de la paix, du calme, du repos, du farniente, des doigts-de-pieds enéventails sous les cocotiers à boire des coquetails, de la grasse-matinéepassée à ronfler pendant le sermon. Le Dimanche, on lève un toast à l'aided'un treuil éléctrique, pour ne pas se fatiguer. Le toast du 30 février. Le 30 février, on ne lève pas de toast, on va voir un psy.

OK

Lundi : Je m'enivre au courage et à la volonté des alcooliques en cure de désintoxication. Mardi : Aux maris des femmes battues, parce qu'elles le valent bien. Mercredi : Aux malheureux de la Baie de Somme, parce que une inondation pareille, ça s'arrose. Jeudi : Aux ouvriers de chez LU, dont j'achète maintenant tous les produits de la marque. Vendredi : à Xavier, mon meilleur ami, dont je me tape la femme Samedi : Aux lions qui rêvent de se bouffer le dompteur. Dimanche : à tous ceux qui ne trinqueront jamais avec moi, car ils flattent ma misanthropie. PPP et tchin ! aux femmes faciles, car il n'y a qu'elles qui veulent de moi !

PPP

Ils sont très bien ces toasts anglais, il suffit de les traduire, moi, ça me va très bien : Lundi : nos slips à la mer : vive nos foufounes marines et iodées! mardi : nos hommes (les vrais) mercredi : nous-mêmes : pas mieux! jeudi : des bons coups et une saison pourrie pour rester au lit : bien pensé vendredi : des partenaires qui en veulent et quoi? samedi : doux coeurs, aaahhhh!.... et leurs femmes ? non! qu'elles restent à nevers, les mites! dimanche : les absents ont toujours tort. Je me garde un toast-joker, ça peut toujours servir. Et vivement lundi prochain qu'on remette ça!

DD

Lundi : A Pi (toast de mathémathiciens égyptiens adorateurs d'un boeuf dont la circonférence vaut 3,1416) Mardi : A + (toast de mathématiciens pas nécessairement égyptiens) Mercredi : A - que (toast de mathématiciens sceptiques) Jeudi : A Laëgrand (poète breton trop peu connu) Vendredi : A Méçansepasserapacomça (Divinité aztèque) Samedi : A la bourguignone ( toast en usage chez les boeufs) Dimanche : A ta soeur (toast en usage chez les zouaves, la main gauche sur la couture du pantalon) et Last but not least, comme disent les Grands Bretons, Aux Niçois qui Mali pensent (toast de réserve pour les semaines qui comptent 8 jours)

EdR

Les lundis Portons un toast aux inlassables scribouilleurs de la terre entière qui, jouraprès jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année,réalignent leur prose débilitante sur la peau de chagrin usée d'un quelconquebout de papier amer en passe de devenir transparent et de les avaler comme lamort les bouffera sans rien d'autre à léguer que les sédiments osseux de leurcarcasse inanimée Les mardis Portons un toast à tous ces ratés de la littérature en puissance qui pullulentsur le net en quête d'une identité de rechange à la leur, engoncés dans leurmédiocrité latente qu'ils dissimulent sous le couvert de pseudonymes pasvraiment géniaux supposés les couvrir d'un anonymat fulgurant, mais en faitque le chiche miroir de leur petitesse existentielle inavouée dissimulée dansle poing serré de la larme qui leur fend le gosier en permanence Les mercredis Portons un toast à la mondialisation de l'écriture, au processus créateurendigué dans une odeur de pet proprette pasteurisée afin qu'il coule avecaisance dans l'œil imberbe du lecteur lobotomisé moyen sans risque de ledéprogrammer et de bousiller ses synapses fragilisés par un lavage de cerveauopéré en sourdine depuis sa nuit des temps, dans cette opération tentaculaireet démentielle enrichissant sournoisement les riches et appauvrissantsauvagement les pauvres. Les jeudis Portons un toast aux concours canins carnavalesques de ces enculés de premièrede notre littérature préférentielle qui se haranguent entre eux en se serrantles fesses que de leur péteux poudrés et parfumés ne s'échappe le fatras sesoie froissée résultant de ce gaz lacérant d'une balafre d'excrémentsmollasses leur caleçon alors qu'ils pérorent pointus et émus au micro devanttous ces dignitaires et autres parvenus de la culture Les vendredis Portons un toast aux instants volés, au temps qui passe, pour tout ce que nousécrivons et qui ne se rendra jamais ailleurs que dans notre propre regard,parfois ébahit, parfois déçu, mais toujours accroché à la subtile musique desmots qui courent sur l'écran ou sur le papier dans un enchevêtrement dephrases sorties toutes droit du néant et propulsant des lettres, des mots versune vie, une identité unique, majestueuse, royale et pas assez célébrée commela fête grandiose qu'elle devrait être Les samedis Portons un toast à la résonance des mots, à ce doux remugle qui les animentsur le papier et propulse cette giclée d'adrénaline pure dans nos veines,agitant notre plume d'une faconde née créatrice et sans compromis d'aucunesorte avec l'instant présent qui voit naître à la réalité ces grands élans deprose et de poésie que nous léguons au silence qui a tôt fait de les happernous rejetant sans ménagement sur d'autres rives d'autres regards à explorer,à humer, à toucher, à béatifier de notre présence Les dimanches Portons un toast à ces quelques lecteurs vous ayant lu, ayant trouvé écho àleur propre écho à travers vos mots et vous donnant foi et confiance en cegeste posé au quotidien, jour après jour, semaine après semaine, mois aprèsmois et année après année dans la solitude totale, dépouillée, emplie d'effroiet de silence, de remises en question et de découragements perpétuels, animéque par le rêve qui vous porte et vous soulève au-delà votre condition vers lamort brutale et bête, vers votre fin, votre dernier paragraphe, votre dernièrephrase, votre dernier mot, votre dernière image volée à la vie

PCM

LUNDI : Large lèche. Lamelles de lépiotes, de lactaires et de lycoperdons. Jus de lime. Boisson : limonade. MARDI : Morceau de miche tirée de la maie. Magret de malard ou de mauvis macéré dans la marmotte et lematon. Un tour de malaguette. Boisson : matricaire. MERCREDI : Sur la mense, une miche de pain de méteil. Morceau de meunier accompagné de meuniers. Boisson : un meunier (ou un merlon). JEUDI : Une tranche de pain cuit en un jadot. Joue de jeune jardinier. Jamerose et jaque en accompagnement. Boisson : Juliénas. VENDREDI : Vache farcie de vinette, relevée d'un verjus. Parsemer de vaccinium. Boisson : un vieux vin. SAMEDI : Sanglier saisi. Saugrenée relevée d'un saupiquet en accompagnement. Boisson : Sauternes. DIMANCHE : Escalope de dudong daubée dans des drupes. Boisson : du Dubonnet.

JCM

Entre ministres : Lundi : à ma mairie ! Mardi : à mon syndicat de communes ! Mercredi : à mon conseil général ! Jeudi : à mon conseil régional ! Vendredi : à mon assemblée nationale ! Samedi : à mon conseil européen ! Dimanche : à Marianne, ma maîtresse sadique qui m'humilie tant. Entre maîtres du monde : Lundi : à la déréglementation universelle et à la disparition des états ! Mardi : à la suppression des syndicats ! Mercredi : à la suppression des charges ! Jeudi : à la limitation de la concurrence ! Vendredi : à la dictature des marques ! Samedi : à la consommation obligatoire ! Dimanche : à nos cassettes et à nos trous de chaussettes ! Entre mafieux Lundi : aux cigarettes libérées des taxes d'avides états ! Mardi : aux alcools délivrés des rançons fiscales ! Mercredi : aux poudres blanches des tropiques ! Jeudi : aux armes etc! Vendredi : aux filles de l'Est, compensant les délocalisations ! Samedi : aux contrats pour tueurs sensibles ! Dimanche : à notre sainte mère l'église ! ( chute )

YL

LUNDI : à tous les LUNatiques DIfformes, MARDI : à tous les MARgoulins DIarrhéiques, MERCREDI : à tous les MERdeux CREDItés, JEUDI : à tous les JEUnets DIscothéqués, VENDREDI : à tous les VENdus RhEDIbitoires, SAMEDI : à tous les SAccageurs MEDIsants, DIMANCHE : à tous les DIsjonctés MANCHots. LUNDI : à tous les Laborieux Unijambistes NaÏfs et Dépourvus d'Intelligence, MARDI : à tous les Malheureux Aptères Réduits à Demeurer Immobiles, MERCREDI : à tous les Minables Efflanqués Repus avec un Croùton Ramolli Enfoui après une Digestion Interminable, JEUDI : à tous les Jaloux Epouvantés par les Usuriers Dénaturés et Implacables, VENDREDI : à tous les Vertueux Erudits Noués à leur Dictionnaire pour Rendre avec Exactitude leur Dissertation Imperfectible, SAMEDI : à tous les Salauds d'Anonymes qui Médisent avec Effronterie des Délicats Innocents, DIMANCHE : à tous les Diaboliques Informateurs qui Mentent avec Acharnement aux Nuées Candides par des Homélies Emphatiques.

IPR

Tous les jours, à toutes heures : à la jouissance éternelle

SB

bilan 2001 voeux 2002

Ils sont drôles, eux, avec leurs jeux d'écriture contraints (eux, parce que vous y croyez, vous, à l'intégrité et l'unicité du Don Sabirador ? Ils seraient du genre société secrète, eux, à se réunir dans des cryptes baroques de goùt moyen, encampuchonés lecteurs d'entrailles d'onyx, trouvant dans la divination les sabirs à venir, en avalant du gros thé). Et puis à nous prendre pour des poètons en charentaises, des randonneurs ou des facteurs (quand ce n'est pas adolescent adepte de l'épistoliation /s Saône correspondance (de gare timbrée)), ils en oublieraient presque qu'être inventoriste, aussi, peut être art, mais un art où la liberté des formes est telle qu'entre compter les pois chiches, les carats ou les russeries, on enjambe la littérature de l'épigramme à l'ode en kilovers ou le roman cale-porte. Inventorier, oui, mais on n'inventorie que des marchandises, oui, mais lesquelles ? Inventorier, c'est inventer des listes, et donner du sens aux listes, et finir ses phrases. (Plus loin) D'un commun accord avec l'autre rive du ruisselet coulant au milieu, la surcontrainte serait fournie par un magasin Habitat. N'allez pas croire que le sabir est pour moi corvée, mais samedi dernier, c'est à dire avant-hier, lorsqu'il m'échut la tâche de collecter la liste nécessaire à son élaboration, j'étais déjà suffisamment loin de chez moi quand je réalisai l'absence totale en ma main droite de tout instrument d'écriture ainsi que du minuscule dé rouge qui me sert usuellement d'espace de probabilité discret de poche. L'emprunt d'un stylo noir et d'une calculatrice traînant sur un bureau du magasin susmentionné dans lequel je me trouvai maintenant, ainsi que l'application t|->4t(1-t) semblèrent résoudre la première partie de notre problème consistant en le calcul d'une promenade, entre les vases et les poufs bariolés, façon jeu de l'oie. Promenade dont les étals- stations devaient me fournir une liste de noms d'objets, par dessus laquelle on jetterait de grandes toiles rouges, et des cornes et des mouflons. (Plus loin, ce qui fut dit fut fait) DUFFEL. Les fùts de ces eaux de vie, Yves, Ed osaient se les lamper, les soirs. Rats au sel et paons, les gens mangeaient aux - ente, ouvre l'oeil - agapes sabirs. Ris bas, pagaille, leur voùte en haut ! TRIBECA. A la ferme aux sabirs, nouvelles poules qui des dents brisent l'isostaticité de la liaison basse-cour / canards à trois pattes. Pour l'an prochain, révision des classiques, faute de quoi autant de sabirs que de variétés de roses sèmera le trouble chez les sabiracteurs, nez avancé. Un bon vieux lipo, foi d'animal ! INDO. ESTE. Eastern-Western, et si l'on arrêtait de mater des films made in Bollywood ; Et si on se faisait l'Inde par la route en combi Volkswagen ? CONTOUR. ORBIT. On a tourné autour du pot, et, potaches, dansé autour de la potée, potion potentiellement potagère. Orbit au potard : potiche ou potentat ? ACERO. On ne sait plus calculer en nos terres ventées. Une année à venir, moins de musique baroque et moins de calcul symbolique sirupeux. IRRADIAL. TRAY. Parce que ce fut une année pleine de vaches, et qu'en émigrant sur la lune cornes sur corde tendue, elles, mimant ensuite par le ballet de leurs troupeaux des tâches sombres et tâches claires, nous aurons une lune vachetée, une lune avec des pis rosis. SHIZUKA. Nous ne nous couperons plus les cheveux, et nous ne tondrons plus la pelouse. Le gazon a lui aussi son droit à ne pas prendre des allures de skinhead. MAURICE. Et la moustache, et les ailes de pigeon pour m'ouvrir les portes, j'en garde quel souvenir ? A faire : des miroirs sur les murs des couloirs jaunes, des colombiers aux portes, et nous nous connecterons par volatiles interposés. RFC1149. JUKES. De Duke à Fluke, en substitution, penser peut-être que le voisin ne supporte pas l'onde d'un gamelan. SATURN. HOLST. Planétaire planer-terre, halo posé à l'opposé. On a photographié le soleil au travers des bambous. L'an prochain, on traversera le soleil. "Another dimension, another dimension..." BASILICO. Ne plus croire en les dames qui ressemblent à des dessins qu'on a vu dans les salons de Dieu. Du moins, ne plus leur envoyer d'ambassadeurs, même pour leurs cheveux. SERAFFITO. MAGNA. Petit et joli, je remplis des mains et je glisse dans les poches. Plus tard, cet an, je serai grand et beau, et je remplirai des cœurs et glisserai dans des vies. Objet-Gens.

OG

BILAN 2001 Les nostalgiques du général et de son successeur, se souviendront d’un hôpital tuant ses malades, et d’un porte-avions inoffensif dans le Pacifique. Les débitants de pompe et les bottiers picards, noyés sous un afflux de commandes se souviendront d’un bilan record en liquide. Les salariés d’une kyrielle de grosses sociétés se souviendront du facteur leur faisant signer le récépissé de leur licenciement. Les organisateurs de négociation de l’administration centrale se souviendront avoir beaucoup travaillé. Les Toulousains habitant derrière le ventre de la ville ( dans ce cas sous les abris ) se souviendront de l’air d’un temps coupant le souffle, quand leur engrais à haricot d’une filiale âgée d’Elf les secoua d’un pet trop chimique, tel un gaz des marais. On se souviendra que le bouton de la guerre au proche orient est sur la position Char ON alors que les vierges commencent à manquer au Paradis. Dans leur parler, on dira de l’état français, abonné aux promesses de minuit, qu’il trompa leur île d’amour, causant la mort des bavards, bien que les Corses envient les corps en vie. David Douillet se souviendra avoir pris trente kilos à force d’être servi à toutes les sauces. André, celui que Charles tâtait à la porte du garage se souviendra avoir été entraîné par une mer de gaieté dans un jardin extraordinaire. Les supporters se souviendront du TGV permettant à ceux de l’OM ou du PSG de prolonger la troisième mi-temps de façon à mieux se connaître sans arriver en retard au bureau le lendemain. Les dieux tutélaires ovins d’outre Manche se souviendront avoir été honorés comme jamais ils n’espéraient l’être, attendant toujours la requête du grand sorcier britannique. Les Parisiens se souviendront que pour sauver leur cité du naufrage et des inondations, ils firent appel à un expert spécialisé, de là Noé. Les Serbes se souviendront avoir expédié leur maître mis à bas dans le pays correspondant. Les Italiens se souviendront avoir confié les clefs de Rome à un cavalier surtout dans ses manières. Les courbes de l’audimat se souviendront qu’elles dépendent souvent des formes généreuses d’une blonde comme celles des rentrées de blé. La justice se souviendra du pouvoir magique l’exécutant d’une abracadabrantesque pschichitterie. Les torturés se souviendront que leur tortionnaire après avoir trouvé les maux pour les faire parfois parler a trouvé les mots pour ses aveux. Gare à ceux qui oublieront la disparition de Garcimore. Le trésorier de la plus grande société sportive espagnole se souviendra qu’il aurait pu acheter un airbus A321 ou 360 Ferrari au lieu d’un simple bipède. Les profs de pilotage se souviendront d’élèves séchant les cours au début et en fin de stage mais attentifs entre deux. On se souviendra que pour contrer la publicité clandestine faite au pétrole lors des différentes catastrophes qu’il provoque, les producteurs de charbon, mal conseillés auront voulu promouvoir un combustible délaissé par la distribution postale d’échantillons. Les barbiers afghans se souviendront avoir dù raser de vieilles femmes masquées auparavant. Les marmottes de la même région se souviendront avoir eu du mal à trouver le sommeil cet automne. Les Argentins désargentés se souviendront que l’argent dollar régentant les a rejetés, tandis que les oropéens devront jeter leur anciennes devises. ANNEE 2002 Comme 1991 , calindromique.

YL

- Reprendre ses rêves dans l'ordre de l'infaisable et s'y ateler - Ecrire à tous ceux qu'on a pas vu depuis longtemps - Pas se laisser aller à voir les choses realistement quand on est pas fait pour ça - Aller retrouver Penju à Dharamsala - Al

EM

Année 2001. Constat : Rien, des nèfles, zéro, nada, keudchi, balpo, podzob, nib, que dalle, néant ! Pas ça ! (pour illustrer cette expression, incérer l’ongle d’un de vos pouces sous les dents de devant de la mâchoire supérieure. Fermer le poing, qui doit demeurer bien roide. Puis d’un geste vif, retirer le pouce tendu de sous les dents et l’arrêter au niveau de la bouche à une vingtaine de centimètres du visage. L’ongle du pouce, qui vient d’être ainsi délogé soudainement de la paroi des dents, doit faire entendre un bruit sec qui peut varier de tonalité suivant qu’on garde la bouche plus ou moins ouverte pendant l’opération) Année 2002. Résolutions : Arrêter de fumer après l’amour si je trouve une femme, sinon, je m’en branle ! Trouver la combinaison gagnante de ce putain de loto, sinon je reste gueux entre les jambes. Essayer d’en foutre le moins possible au boulot, afin de réussir à battre le tamponneur Corse du service courrier, à qui l’on décerne le Ramier d’Or chaque année. Trouver le moyen d’ouvrir mes shakras, sinon ça sent le renfermé et je vais encore puer du bec. Me faire offrir un téléviseur en espérant qu’on m’en donne une avec télécommande, car j’en ai marre de devoir me lever toutes les cinq minutes. Mon canapé n’en peut plus et moi itou (Avis aux âmes mateurs). Changer ma voisine d’en face qui est un vrai tromblon, car je passe de plus en plus de temps à me faire reluire quand je la guigne en train de prendre sa douche. Dans le même ordre d’idée, acheter une longue-vue fixée sur un trépied, parce qu’avec les jumelles ça tremble trop, et au moment de l’orgasme j’ai l’impression de voir un film expérimental, et je me la cogne partout. Ecrire le prochain Goncourt pour pouvoir dire encore plus de conneries que Houelbecq dans les médias (élémentaire, Sir Particule !) et puis payer quelques dettes que j’ai dans certains lieux clos (pour les cruciverbistes : E.T. la désigne du doigt, en 6 lettres). Ne pas rencontrer le grand Amour, car il faudra nettoyer, repeindre, ranger mon appartement, acheter des meubles, de la vaisselle, refaire ma garde-robe et apprendre le savoir-vivre pour plaire à la Dame, sinon elle fera la moue et prendra n’importe quel prétexte pour me fuir au plus vite et c’est tant mieux ! Continuer à Sabirer, sinon j’écris plus une ligne et je me flagelle devant la page blanche du roman que je ne commencerais jamais. PPP les maux pour le dire !

PPP

Petite note de papier quadrillé déchirée en haut à gauche, collée sur mon frigo : " Larmes : Un baiser par oeil brouillé Plaintes : Une larme par lamento Blessés : Un pardon par pansement Présent : Un pensée pour le passé Passé : Une lanterne sur le pavé Futur : Un coup de pied pour chaque erreur Imbéciles : Un mépris par méchanceté Mots : Un bâton par barbarisme Oiseaux : Pfiou, toutes les cages à ouvrir"

JE

- l'absurde - l'absurde - Comme un chêne

SB

la ou conduit l'ivresse

un mal aux cheveux à boire du Pétrole Hahn des vapeurs de vin à rendre tokay des propos incohérents à se noyer dans un verre d'eau des roulés-boulés sous la table en noyer, sous un verre d'eau des vapeurs de cocktail à assomer un colonel une libido effrenée à voir des geishas au fond de tous les verres des vapeurs de bière à voir les Leffe en rose des maux de foie à ne plus rien voir si rose et une bonne gueule de bois, en cognassier véritable, pour ceux qui se seront bourrés comme des coings

HCH

Frédér-Hic fait encore son c-hirc ! Le v'là dans un resto c-hic à exiger son fr-hic en p-hic-ant sa crise d'hystér-hic... Pourtant, c'est un bon fl-hic. Mais il se p-hic au Beaujolpif,et son t-hic, c'est de p-hic-oler en des lieux c-hic-s, et, rond comme une barr-hic, de pas vouloir lâcher son fr-hic... Hic-onoclaste amphat-hic, il vomit (s- hic) sur les mannequins famél-hic-s, héro-hic-s, raides comme des p-hic-ets au bras de gros rub-hic-onds card-hiac-s qui s'enfilent l'alamb-hic... Il inv-hec-tive les grosses diabét-hic-s accompagnées de g-hic-olos quasi-squelett-hic-s qui s-hec- ollent des tifs acrobat-hic-s sur un crâne cadavér-hic... On le flanqua donc, c'était fatid-hic, à la c-hirc-ulation. J'vous dis pas le traf-ic !

LP

L'ivresse conduit à gauche dire la vérité se trouver beau aimer tout le monde le dire bien fort rire s'ennuyer pleurer s'allonger sur le macadam trouver le monde mou, merveilleux et conciliant enfin tout comprendre mais surtout l'amour avoir le hoquet comme Aristophane être bavard plus exactement avoir plein de choses à dire palper les autres avec insistance bien voir que ça leur plait trouver lamentable le saoulard d'en face avec ses chaussures à bascule boire encore en avoir marre de tous ces cons avinés qui ne comprennent rien chercher encore quelqu'un qui vous écouterait se consoler dans un face à face sublime avec la nuit sentir le tragique de ces petites fenêtres éclairées si tard comprendre qu'on est vraiment seul profiter de cet instant de vérité que seules l'ivresse et la nuit vous dévoilent se sentir immensément poète se casser la gueule dans la porte-fenêtre proférer un juron indigne de soi tomber sans se faire de mal fermer les yeux partir ailleurs DD

DD

HIC TRANSAT Sùr qui f’zait chaud sur c’transat à midi au mois d’aoùt ! Sùr qui f’zait soif sur c’transat ! Alors j’crois qu’j’ai bu : un pastis par ci, trois vodkas par là, cinq Cinzani ici, six Saint-Pourçain, huit daÏquiris ou dix astis, j’sais plus ! Alors j’crois qu’j’ai vu sortir du mur : UN Alligator du Kalahari qu’à Caligary Harry, à tort, mardi battait à mort UN plus UN Bisons bisontins bizutant au savon un saxo saxois au boxon saxon TROIS Capucins cajuns chafouins chiquant du sainfoin pour la Saint Frusquin QUAT’ Dindons dodus d’Issoudun dont dînait Dody, la doudou dandinant du dos du doux Dady CINQ Faisans valaisans faisant, vaillants forbans, un fort ban à Faizan SIX Gnous d’Ougarit au gabarit maoux goùtant au vit d’un pou ripou dans l’igloo d’un zoulou SIX plus UN Hotus foutus, farcis au tofu, bouillis aux choux fourchus HUIT Ibis d’Ibiza irritant un doux Hindou aux doux seins sans son saindoux DIX moins UN Jacots aux jabots rococos jacassant un cocorico coasssant DIX Karaculs cubains caracolant sans collants dans la casbah d’Akaba DIX plus UN Lamantins du Tonkin poursuivant à Pantin Quentin, l’amant tintant d’Armand SIX plus SIX Moutons mormons morfondus, dont Tonton Tony tondit, dit-on, l’amont HUIT plus CINQ Narvals amiraux admirant à Narvik la rani d’un anar miraud VINGT moins SIX Ouistitis jouissifs du pif juchant un whig poussif sans calcif DIX plus CINQ Poulains pisans passant par l’Ain sans qu’un pissât par là DIX plus SIX Quangourous couillus au court cou roux coursant, sans courroux, un gourou goulu VINGT moins TROIS Ragots cathos au calicot trop gros du haut du dos DIX plus HUIT Sapajous pas jojo jouant du banjo aux barjos du Bal à Jo VINGT moins UN Tamarins marrants aux caftans marins d’astrakan ramant dans un mazagran toscan VINGT Urubus barbus un abri-bus, buvant du vin bourru VINGT plus UN Vautours hautains volant haut tôt au matin autour d’ la tour d’Autun VINGTCINQ moins TROIS Wapitis Inuits du Puy huilant la nuit l’huis du puits VINGTCINQ moins UN Yacks All Black saisis au colbach, à Tolbiac, par un amok Ouzbak VINGTCINQ Zizis zinzolin zinzins, zinzinulant Tonton Tintin d’un tintouin tintinnabulant Oui mais tout ça m’donnait soif, alors j’crois qu’j’ai bu : un galopin, trois ratafias, cinq-six lambics, plus dix wiskis ! Alors j’crois qu’j’ai vu bondir du mur : VINGTCINQ Zozios fluo du zoo d’Oslo glougloutant du goulot VINGTCINQ moins UN Yaourts tabouls d’Istanbul distrayant à Kaboul dix lions mabouls VINGTCINQ moins TROIS Wikings d’Hasting, d’Asti schlass, astiquant à l’anthrax l’asticot d’ Astianax VINGT plus UN Varans vaudois aux doigts froids qui vont droit à l’octroi à Rocroi VINGT Urus dans un bus d’URSS conduits sur Uranus par Ursus, fils d’Horus VINGT moins UN Taulards tatars au tarin taurin tartinant un gratin au lard DIX plus HUIT Snarks dans un snack kanak chassant un cornac Ostiak du Haut-karabakh VINGT moins TROIS Raminagrobis tous gris, gros matous qu’Olga au doux minou a nourri au nougat mou DIX plus SIX Quasimodo poursuivant à moto un moutard braillard Boulevard Victor Hugo DIX plus CINQ Porc-saluts passant par Port-SaÏd, tirant à bout portant du boudin blanc du bout d’un banc sur un tyran d’Iran VINGT moins SIX Okapis d’Atica accros au tapioca sous un tapis moka tapis, saouls HUIT plus CINQ Nagas gagas du manga, gavant d’agar-agar un gars fada d’agaric SIX plus SIX Marsupilami sans soins laminant un marsouin pour savoir où l’ami Marc l’a mis son salami DIX plus UN Lulus d’Honolulu sortant cul nu du lupanar à Cucuron pour alunir, ronds, à l’O.N.U. DIX Koalas d’Oklahoma, accros au Coca, qu’au Ladakh calotta Colas DIX moins UN Jabairwock mastoc fourguant à Woodstock un stock d’airbags à un jobard à l’air toc HUIT Ichtyornis aux pifs pourris d’un ichor suintant, honnissant un oto-rhino niçois SIX plus UN Homards cossards bossant au noir au manoir d’un cornard sans costard SIX Godzila hilarant gongorizant d’un god odorant Lady Godiva, diva du gorgonzola CINQ Fourmilions lyonnais adorant Lili aux mil lys au four du « Lion d’Or » à Oran QUAT’ Dahus bannis du bachot pour chahut au bahut du dab à Huc TROIS Chats-huants mutants chahutant un anchois chouan à Huan UN plus UN Basilics aux airs loustic taguant au bic « Viva Moustic » sur un cockpit du « Titanic » UN Axolotl palot qu’Albot, poulbot du Lot, boulotta tôt au labo plus un graton-lavoir

JLPa

à ramener une femme chez soi, la tirer comme il se doit, et le matin au réveil, trouver à ses côtés un truc genre Annie Girardot avec une haleine à décoiffer un boeuf qui vous dit : « t’es ki toi ? » à passer la soirée malade dans les gogues, le froc baissé, la tête sur les genoux pendant que des connards viennent frapper à la porte en se plaignant pour leurs besoins... - Va chier dans l’évier, salope ! je réponds. à se trouver spirituel dans les soirées, amuser la galerie, mais personne ne vous rappelle jamais, alors on rentre seul et on se tire sur l’élastique. à raconter des conneries, et les regretter amèrement le lendemain, en sirotant un Doliprane 1000 et deux témesta. à se fâcher avec un ami de longue date parce qu’on a peloté les nichons de sa femme. à danser comme un fou sur des rythmes techno à la noix alors qu’on est déjà un vieux con mais il n’y a que les autres qui s’en aperçoivent. à avouer qu’on est pour la peine de mort, même si c’est pas vrai, histoire de faire chier la maîtresse de maison qui vote socialiste. à reluquer toutes les jeunettes en imaginant qu’on a une chance de les soulever, mais au bout du compte on se tape une vieille radasse et en plus on paye le taxi et le lendemain on prétexte un repas de famille pour qu’elle mette les voiles aussi sec, alors qu’elle aimerait bien remettre le couvert. à dire des choses magnifiques à une femme, des bouts de poèmes ensorceleurs, en bref passer pour un grand romantique et puis lâcher une caisse dans le lit après une citation de Mallarmé. à se sentir à l’aise en société alors qu’on a des chaussettes trouées, un slip douteux et qu’on commence à sentir sous les bras. à dormir avec un doigt dans le cul histoire de s’imaginer qu’on est pas seul au monde. à croire que la Vie peut être gaie un instant, alors que les problèmes reviennent au triple galop une fois dégrisé et qu’en fait on a toujours misé sur le mauvais cheval. PPP Licence IV

PPP

Encore une ! Sept fois qu’elle le passe, ce sacré permis ! Ils ont fini par lui donner Faut arroser ça ! Elle tremble, n’en revient pas. Absinthe lui caresse le dos. Allez, c’est ma tournée ! Elle n’a rien mangé depuis la veille Le trac. Absinthe parle fort. Ben oui, faut arroser ça, c’est la coutume Encore une ! Elle rêve de voyages, ira au ciné, au super marché, voir sa mère Absinthe rit jaune Elle va lui piquer sa voiture, dérégler son siège, ses rétro On remet ça ! Elle a chaud. Ses yeux brillent. Absinthe rumine Va y mettre des coussins, des rideaux La dernière ! Elle ricane, louche. Absinthe fulmine Va perdre les clés, l’envoyer dans le mur La der des der ! Elle tangue, s’accroche. Absinthe explose. Cette fois, elle a dépassé les bornes ! C’est sa tournée ! Elle tremble. Clo

CLO

Un dieu jovial Avec de belles bacchantes, à poil Des festins, des orgies, des bacchanales Et un raton-noceur Une paire de testicules, ceux de Noé Une hilarité déplacée Un fils maudit, déshérité Et un raton-buveur Un envahisseur venu de Ninive Une intrépide Juive Une décollation définitive Et un raton-cuveur Des contes de la folie ordinaire Les fleurs du mal de Baudelaire Les alcools d'Apollinaire Et un raton-viveur Une javanaise Une jamaÏcaine Marseillaise Une gitane éternelle, ne vous déplaise Et un raton-chanteur

HCH

A quoi donc mène l'ivresse ? A rien. Ou presque rien. A la vie, à la mort, A l’est d’éden, A la claire fontaine s'en aller promener, A bicyclette, A cheval gendarme, à pied bourguignons, A pied, à cheval, en voiture, et en bateau à voile, A l’enseigne de la fille sans cœur, A la pêche aux moules, A l'ombre des maris, A l’arrière des berlines, A l'hôpital Velpeau, A Joinville-le-Pont, A genoux, A ta santé A tâtons, A jeun, A chanter, à beugler, à hurler, à traire de mauves génisses dans leur nid-bar perchées, à pratiquer un langoureux tantra entomologique, sous le regard complice d’un éléphant couleur pétale, à déposer un voile diapré sur l’émail clair des goguenots, à déambuler nu à la suite d’un mauvais raton-laveur, à le pourchasser à cor et à cri sous les bahulées d’une meute de tritons irisés, à exhiber au soldat inconnu son je-ne-sais-quoi, son presque-rien et son rien. A quoi ? A dada.

JBZ

Livraison à toute heure, la tâche n’est pas facile. Un homme de petite taille, comme on dit maintenant, devant livrer d’urgence une caisse de vin vida quelques bouteilles pour les rendre moins lourdes. Stratagème un peu niais : c’est vous vous en doutez en bien mauvais état qu’il arriva au port. Moralité Nain portant les flacons, fourbu connaît l’ivresse.

GRR

en dictionnaire, de sept en sept, l'ivresse conduit au jable, rainure pratiquée aux extrémités des douves d'un tonneau pour fixer les fonds, au jacaranda, arbre d'Amérique tropicale, à la jachère, état d'une terre qu'on laisse reposer en ne lui faisant pas porter de récolte, au jacquard, nom donné au métier à tisser dans le droit fil, à jacter, au jaillissement, à toute heure, en toutes choses, à la jambe, au jangada, radeau de bois et du Brésil, au japonisme, au jardin, à jargonner, à la jarretière, sans ordre, à jaspiner (encore), au jaunâtre, couleur de foie, au javanais, à la javellisation, à la jeannette, le " narcisse des poètes ", au je-m'en- fichisme, aux jérémiades, au jésuitisme, au jettatura, le mauvais œil, à la jeunesse, à se monter le job, au jocrisse, au joint, au joker, au jonchet, à la jota et à trois temps, à jouer, au jouisseur, à la joute, à la jovialité, à la jubilation, au judiciaire et au jugement, au jujube, fruit du jujubier avec lequel on concocte des remèdes contre la toux, aux jumelages, à la jupette, du jurement, imprécation sacrilège au juron, jusque au juste-milieu très juteux, au kabuki, au kaléidoscope produisant d'infinies combinaisons d'images aux multiples couleurs, au kamikaze, au karaté, au kéfir, à la kermesse, au khédivat, au kief et à vos cas biliaires!

CC

... des profondeurs, aux fondeurs d'or, à l'or des Incas, aux catastrophes, aux strophes déliées, aux liaisons dangereuses, osseuses en tous genres, au genre qu'on se fait, aux faits divers, aux versions latines, aux tinettes et autres tonnelets, aux lézards mordorés, aux réactifs, aux tifs coupés, au pétrin, au train d'enfer, en fermeture, en turgescence, en sens développés, et périssables, en sable de mer, aux mercenaires, aux nerfs de guerre, au guère de bien, au bienséant, en ses embellies, aux lits et aux délits, aux indélicatesses, aux tessitures, aux urgences, aux gens d'hier, à l'air de rien, aux riens du tout, à Toutankhamon, au Mont d'Athos, aux toasts de fête, aux faîtages, aux âges canoniques, à niquer ta mère, en émerveillement, en mensonges éhontés, en thé au citron, aux troncs à vider, dévergondés, dépucelés, les frondaisons, en zoniers de toujours, jours d'ivresses, en ivresse de pros, aux profondeurs, en heure et en minutes, en ut majeur, en joueur de fond, foncièrement mauvais, aux vessies pleines, aux plaines du Nord, aux Normands et à leurs drakkars, au car en sac, en sac à viande, en viande hachées, aux chais de Bourgogne et sans vergogne, aux oignons frits, aux fritures salées, aux léthargies, au gît en croix, au croissant beurre, en beurre tout doux, en douces douceurs, en Sœur Marie-Madeleine, en laine à carder, en déboussolés, les aiguilles au carré, ré du piano, noces de Cana, de narcotiques, au tique à bois, de boissons fraîches, à l'échiquier, de quiétude, d'études loupées, en pénicilline, aux linéaires, aux aires à vendre, au vendredi, d'ivresse, et vraisemblablement, aux mandibules, aux bulles de savon, aux savons gras, en gratitude, Tudieu !

CC

L'ivresse délivre L'ivresse ment L'ivresse chante L'ivresse des livres m'enchante. L'ivresse conduit aux bons grains qu'il faut séparer de l'ivraie Il n'est pire ivresse que celle qui s'endort. Tant va l'ivresse à l'eau, qu'à la fin elle m'agace. Une ivresse avertie en vaut deux. Quand il n'y a plus d'ivresse, il y en a encore. Abandon d'ivresse fait larron sans fesse. L'abus d'ivresse est sans modération. Qui va à l'ivresse perd sa laisse. Tant va l'ivresse à l'eau, qu'à la fin elle s'irise.

CC

Où conduit l’ivresse Elle conduit au pire en laissant croire au meilleur Elle conduit au port où se noient les marins perdus Elle conduit au poste car conduire dans son état est interdit Elle conduit au rhum où mènent tous les chemins Elle conduit à un degré toujours supérieur d'alcool et de conscience Elle conduit au lendemain sans que la nuit ne pèse Elle conduit au vertige délicieux ou critique Elle conduit aux serments que l'on brise sitôt debout Elle conduit le pieux à douter et l'incroyant à croire Elle conduit dit Debord au vrai goùt du passage du temps Elle conduit au cycle du buveur de Saint-Ex Elle conduit à embellir le décor et les figures Elle conduit aux mauvais souvenirs que l'on tournera en bonnes histoires Conduit-elle à la mort ? Pas plus que toute autre vie ADC

ADC