AKOIKIPENSE LE JEJE DE GHIRLANDAIO ?
De notre correspondant à Florence (Agence Sabir Presse, A.S.P.)
Une importante découverte archéologique qui intéressera tous les amateursd'art
vient d'être faite dans les laboratoires de la Galerie des Offices.
On pensait communément que le célèbre tableau de Ghirlandaio
représentantSaint Jérôme évoquait la transcription de la Bible.
Cette conviction était basée sur un texte de Saint-Jérôme lui-même, disantceci:
Mon ami Ghirlandaio a insisté pour me portraiturer en train de travailler àl'un
de mes ouvrages etc...
Or, deux éléments importants ont mis à mal cette hypothèse.
La première est que l'on vient de s'apercevoir que le texte en questionavait été
écrit à l'aide d'un traitement de texte par ordinateur et ilsemble (je dis bien il
semble) que cette technique de travail n'avait pasencore été suffisamment
vulgarisée pour que Saint Jérôme pût l'utiliser.Deuxièmement (et c'est peut-être
le plus important), des techniquesextrêmement poussées d'analyse scientifique
ont permis de déchiffre le textequi figure sur le tableau.
On distingue nettement ( grâce à une analyse aux rayons Y sabirisés à l'aided'une
technique encore secrète) le texte suivant:
ne pas oublier (souligné):
une botte de poireaux
une livre de beurre
des raviolis
passer chez le coiffeur (barbe)
entretien des sandales
aller saluer la grosse Louise
Cette nouvelle ne pourra que réjouir tous ceux que passionne l'histoire dela
peinture aidée par les découvertes tecnologiques contemporaines.
Je dois ajouter qu'une autre raison milite contre l'interprétationtraditionnelle: St
Jérôme a vecu un millénaire avant Ghirlandajo)
tableau-ide
Explication farfelue d'un tableau célèbre.
"J'étais mieux, l'an dernier. On m'avais mis un chapeau. Je sais plus où il est ce
chapeau, d'ailleurs, il était beau, Miranda a du le jeter. Heureusement qu'elle ne
fout plus les pieds dans mon laboratoire. T'imagines pas un peu qu'elle me perde
mes ciseaux, ou bien mes lunettes. Oh la la, dire que ce soir il va falloir que je
distribue tous les jouets aux enfants de l'orphelinat ! Heureusement, de poser, ça
me détend un peu. Je sais pas si de là-bas on voit qu'il n'y a pas de feuille sur le
pupître..."
Ze suis bien soulagé de n'être pas oblizé de parler.
J'ai plusieurs propositions à vous faire...
Tout d'abord :
"Ai-je bien fermé la gaz ?"
ou bien
"Quand est-ce qu'on mange ?"
Mais mes supputations se porteraient plus vers :
"Bon, Noël dernier, j'ai distribué 33 milliards de cadeaux. Etant donné que la
population mondiale augmente d'environ 10% chaque année, le nombre de
cadeaux va encore augmenter pour Noël prochain de 3,3 milliards. Mais il faut
aussi voir que une partie de cette population sera devenue adulte (c'est-à-dire,
qu'elle ne croira plus au Père Noël, en moi quoi) donc il faut agir en conséquence
et donc rayer cette partie de la liste de notre comptabilité. De plus, les rennes
commencent à se faire vieux et vont donc moins vite. Sachant que..."
Mais on pourrait faire dans le farfelu :
"Si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer... Peut-être d'une toute autre
manière"
Ou encore :
"J'ai l'idée dans mon esprit d'un être parfait, qui n'a aucun défaut : beau
intelligent, infini et éternel. Comme j'en ai l'idée, il doit bien exister quelque
part... Donc Dieu existe et c'est MOI."
C'est vraiment trop injuste. Elle n'avait pas le droit de me priver de dessert. Si
c'est comme ça, j'rangerai pas ma chambre.
le doge leonardo loredan par bellini
Antoine Skrela de l'Ovalie (15 février 1489-15 février 1588), français, né à
Bordeaux, mort à Bayonne d'une crise cardique l'année de ses quatre-vignt-dix-
neuf ans.Antoine Skrela de l'Ovalie, magistrat à la Haute Cour du Roi de
Bordeaux, est surtout connu pour avoir prophétisé la naissance du rugby. Son
passe-temps favori consistait à jouer au ballon avec ses chiens en leur faisant des
passes vers l'arrière. Il faut souligner tout le mérite d'Antoine Skrela à une
époque où les ballons, en argile, se brisaient plus souvent qu'ils ne parvenaient au
bout du terrain. On le prit d'ailleurs pour un fou, ce qui ne laissa pas de l'étonner
car qui est saisi de la révélation prophétique ne peut comprendre les railleries des
incrédules (ce qui explique pourquoi il a l'air constipé sur la photo). Quelques
siècles plus tard, à la naissance effective du rugby, son arrière puissance n petit-
fils s'écria : je le savais! Bravo pépé! A noter : la descendance d'Antoine lui fut
fidèle. On retrouve un de ses arrière puissance n petit-fils, Jean-claude Skrela,
dans le staff de l'actuel XV de France.
L'effigie en cire de Martial Sélénier a été dévoilée hier au Musée Nationaldes
Effigies en Cire (cliché ci-près). Réalisée par Amédée Ploum, l'effigieen buste
ressemble exactement. Au cours de la mondaine soirée qui a suivil'inauguration,
Martial s'est à moitié caché derrière la table du buffet.
Il aurait pu longtemps tromper son monde sans un pet malencontreux. Le
fameuxcomédien s'est aussi illustré par ses saillies libidineuses, souvenir
desonrôle dans Esprit de Sexe, 65456 représentations dans le monde entier.
Le célèbre sourire, largement dessiné par le cireur de face, a étéparticulièrement
louangé. En revanche, on a entendu quelques observationscar, pudeur du cireur
ou frilosité du Musée, l'effigie en buste del'artistene montre pas sa fameuse
bandaison, attestée par 65456 passages à latélévision.
Martial Sélénier se présente désormais à la postérité dans le costume duRoides
Cons. Il a interprété ce rôle durant 65456 fois à la scène et, encoreplus souvent, à
la ville. A 57 ans, c'est une belle consécration pour celuiqui a commencé, obscur
hallebardier, en 1967. Martial Sélénier est né àTarbes en 1946 d'un père
archevêque et d'une mère inconnue. Très tôt, il s'est engagé volontairement dans
la 3ème compagnie des Grands Mamamouchis.Sous les ordres du regretté
Capitaine Tracasse, il a joué tout lerépertoirecomique finlandais. Plus tard, il
connut la célébrité cinématographique autemps de la Nouvelle Blague.
En 1994, sa carrière prend un nouveau tournant. Au sortir de la pièce Talcau
Kilt, le critique Ernest Marillon s'écrie : "Totalement dramatique !".Dans cette
pièce se déroulant dans le noir, on y voyait Martial sous unnouveau jour. Dans cet
exercice, Martial excella durant 65456 ténébreusesreprésentations.
Le Musée National des Effigies en Cire n'a pas refusé de célébrer lecomédien,
malgré ses ennuis judiciaires. Martial Sélénier risque en effet 5ans de prison pour
fausse monnaie. On lui reproche d'avoir fait passer65456mauvaises pièces.
Surnommé « l'homme au 65456 femmes », Martial s'est mariéla semaine passée et
pour la 23ème fois avec Cynthia de Jument, sa plusnoble conquête.
Son effigie ne montre pas le jeu outré du grand comédien mais rend comptedesa
stature, de son regard et de son inoubliable sourire. Martial Sélénierencire est
visible tous les jours sauf le mardi de 10h à 19h avec un nocturnejusqu'à 22h les
lundis, jeudis et samedis, entrée 40F, enfants de moins de12 ans, étudiants,
chômeurs, écrivains, intermittents du spectacle,militaires et retraités, 39F.
Eh oui, même à la techno-parade, il fait la gueule Alain Juppé !
je suis le roi des escargots
ma coquille est mon destin
ma bave mon festin
je suis le roi des escargots
mon temps n'est pas le vôtre
votre vie un battement de mes cils
et le bleu derrière moi
la lueur de votre manque
je suis le roi des escargots
et demain serai...
plus que vous.
les aveugles de brueghel
LA PARABOLE DES AVEUGLES.
Ce tableau longtemps attribue a Bruegel dit le braillard, est en faitla copie d'une
toile perdue que le peintre vit lors de ses nombreuxvoyages dans le temps et dont
il changea certains details pour etrevendable a son epoque.
La presente oeuvre visionnaire, fort bien composee par ailleurs, et dontla
delicatesse chromatique fait toujours reference, a longtemps ete lucomme le
fameux episode conte par saint Matthieu. D'autres y ont vu ledestin humain
aveugle par ses passions.
En realite, l'auteur original, ivoirien de naissance, celebre par sonchef d'oeuvre
"Les iris" et ses pots de pierre a peint la sortietragi-comique de six aveugles,
pupilles de la nation costumes al'occasion de l'exposition au Louvre,
( reconnaissable a sa pyramide agauche au second plan ) "Cent flamands
pompiers". Ils venaient derecevoir a l'issue d'un champagne d'honneur, du
president effemine duLions club de Paris, un chien guide collectif. Effraye a la
sortie parun pitbull, l'accompagnateur canin s'echappa provoquant la chute
dupremier dans le bassin au milieu des lentilles d'eau et le desequilibredes
suivants.
Pour l'anecdote, l'animal valant dresse huit millions legers, ne futjamais retrouve.
En opposition totale, l'eminent historien du sport, de Monfort N.,evoque dans son
encyclopedie pedestre, les premiers jeux paralympiquesqui eurent lieu en 1568 à
La Haye. Une seule epreuve constituee d'unecourse de relais avec obstacles
ancetre du cross-country fut organisee.La chute du favori de l'Infante au moment
de la transmission du temoin,occasionnant la disqualification de l'equipe
espagnole fut immortaliseea la grande joie des peintres locaux courbes sous la
dominationiberique.
Trop peu de citoyens sont conscients qu'à la périphérie de chaquebourgades
françaises se promènent des quantités de "personne àdéficience visuelle".
Comme le montre ce témoignage pictural, ces aveugles courent le dangerde
glisser sur des excréments d'origine animale.
Le ministère de la gestion de l'environnement des handicapés en zonerurale a
donc décidé de munir chaque village de deux véhiculesmotorisés qui permettront
de détruire les déjections dangereuses.Ces véhicules seront conduits en priorités
par des personnes àdéficience auditive dans la mesures des effectifs disponibles.
Jdu
Photo bien sûr, malgré les apparences, de Kriss Marker, dit le Vieux! par ces
jeunes crétins de critiques que je leur balancerais dans la figure ma main fermée
( c'est poing au féminin) , celle qui donne des claques et celle qui a une bague en
forme de VIH avec des pointes partout qu'ils ne pourront plus approcher leur
lippe glauque de minet du moindre verre de mousseux aux vernissages pendant
un an au moins... Aaahhhh!! ça va mieux!!
Bref, commandité pour filmer le défilé de Théo-Phil Gaultier, l'objectif acéré et
percutant de Kriss Marker a su saisir toutes les connotations culturelles de ce
spectacle pour mieux les dénoncer. En effet, Théo-Phil Gaultier, poussant
toujours plus loin le "respect des différences", après les viocques et les peds,
pardon, les mal-jeunes et les mal-hétéros, a présenté sa collection 2002 par des
très-très-mal-voyants. Toujours dans le vent du bon sens, ou l'inverse, Gaultier a
fait déplacer la jet-set parisienne dans un lieu mal-habituel , mal-habitué et ... je
ne sais pas si je dis mal-habité, si ça va être correct ou incorrect, pfff! chiant!...
Vous avez reconnu Millau et le bord des fameux Causses. Une ligne de vêtements
en hommage à José Bové, avec la touche bisexuelle du maître bien sûr.
C'était risqué de faire défiler ces modèles d'un type nouveau au bord des Causses,
d'autant plus qu'il y avait le choix : dans le fond, on reconnaît très bien un
paysage de Corot et toute personne de bon goût aimerait bien se promener dans
un paysage de Corot. Plus près un arbre de Théodore Rousseau qui se vend encore
bien, et puis un bout d'étang où, avec un peu de chance, aurait pu se baigner une
copine des déjeuneurs sur l'herbe. Non, notre créateur a préféré ériger un
pastiche de Pyramide du Louvre en fumier compacté, lourd clin d'oeil à sa prise
de distance d'avec les autres défilés. C'est pas très malin, et Marker a su cadrer
dans le même plan toutes ces contradictions.
Caractéristique de son travail : ses photos si spontanées arrivent à être
composées comme un tableau!
On retrouve ainsi la classique opposition de la gauche( terrestre, vaniteuse) et de
la droite (divine, paysage de pénitence et de rédemption ) où le regard aboutit en
fin de parcours oculaire. De ce qui peut passer pour un défilé de mode encore
réussi à gauche, passant devant la fausse pyramide parisienne, symbole de luxe,
de luxure, de fausseté et de socialisme, l'oeil aboutit à la chute et à la déchéance,
punition divine à droite, la cassure se situant à la hauteur exacte de l'église de
l'arrière-plan! Jusqu'à la chute dans la mare qui peut laisser espérer une
rédemption baptismale.
A noter que le photographe a saisi le moment où Gaultier lève les yeux vers
l'objectif, ainsi que se représentaient les peintres de l'époque au milieu d'une
foule : celui qui regarde le spectateur. C'est absolument génial!...
Ah! non, c'est pas vrai!... mon fils arrive derrière moi, jette un oeil à tout ça et me
dit : "mais tu ne vois pas que ce sont des nazes au salon du Bourget qui s'amusent
à faire l'avion en regardant en l'air, si bien qu'ils se scratchent sur Patrick Fiori
qui fait tous les salons du Bourget." !!!!!!
Bien sûr, il fait des études, et normalement j'ai rien à dire, mais j'ai quand même
bien reconnu Paulo des Trobadors avec sa cabrette et la casquette de Top Gun
qu'il avait ce jour-là à Millau!!
En ce dimanche 22 octobre de l'an de grâce 2000, sur le coup de midi, six joyeux
lurons s'en revenaient de la messe. Enfin, pas exactement de la messe, mais du
bistrot de la place de Trifouillet lez Burettes, dans la Creuse, où ils avaient
l'habitude de passer la troisième mi-temps de l'eucharistie, si ce n'étaient les deux
premières, comme chaque fois que leurs épouses respectives manquaient à leurs
devoirs religieux, trop occupées à s'enlever les morpions avec une pince
monseigneur, grâcieusement offerts (les morbachs pas la pince) par le curé de la
paroisse, le dimanche précédent.
Pas de bol (ou parabole ?), z'étaient tellement bourrés qu'ils n'y voyaient plus
clair. Le premier gugusse est le plus atteint (normal : au Ricard pur dans des
verres à bière...), il ronfle dans le fossé. Le deuxième, lui, vétérinaire de son état,
pense qu'il a affaire à un client, en oublie les notions de secourisme apprises chez
les louvetaux 40 ans auparavant, et soupèse les testicules du premier pour tester
ses réflexes. Le troisième s'est apparemment étalé un peu avant puisque son
manteau est plein de bouse de vache. Le quatrième beugle "Minuit Chrétien" à
tue-tête parce que le clocher vient de sonner douze fois et comme il croit qu'il fait
tout noir, il se trompe de douze heures. Quand au cinquième, il ferait bien de
relever son chapeau, ça irait déjà un peu mieux.
Le dernier enfin, l'instituteur, sait que si sa tête suit une courbe parabolique
d'équation "y égale racine carrée de (- x)" pour x compris entre - 5 (sa tête) et zéro
(la tête du premier), elle rejoindra en un temps T=v/a le fossé de coordonnées
(0,0).
Cette célèbre photographie de William «Eye-Bill»Breughel fut impressionnéele 14
juin 1907 à Chicago. Fixées à l'huile d'olive première pression àfroid, les couleurs,
peintes à la main sur un positif noir et blanc, se sontpastellisées au fil du temps.
Bien dans le style de l'artiste, cette épreuveprésente un panorama
extraordinairement réaliste d'une ville et d'uneépoque.
La photo représente quelques notables de Chicago étonnés par Robert Houdiniqui
vient de réussir son fameux tour de l'Escomplette. Cette illusion,jamais élucidée,
se déroulait en plusieurs étapes. On commençait parmenotter Robert Houdini.
Ensuite, après avoir recouvert sa tête d'un masquede fer du XVIIe siècle, on lui
mettait les pieds dans des seaux de cimentfrais. Enfin, Houdini était attaché à
une escarpolette, elle-même immergéedans une barrique de whisky de
contrebande. Le final, voyait Houdini,propulsé hors de la barrique par l'élan de
l'escarpolette, effectuer unquadruple saut périlleux lifté et se réceptionner, tête
en bas, sur un doigttendu. On comprend que le conseil municipal en reste baba.
Robert Houdini n'est pas visible sur la photographie. En effet , étant passé trop
vite pourse fixer sur le film, il doit probablement terminer son tour hors champ.
A l'extrême droite, le maire de Chicago, Gerald Ford l'Aîné, a reculé desurprise et
est tombé en arrière dans l'Illinois. Son premier adjoint, JohnFayott, se précipite
pour l'aider. Ce John Fayott est renommé dans l'histoire pour avoir théorisé la
pratique politique du culilèchage. Lesélecteurs appréciaient énormément Gérald
Ford l'Aîné. En effet, ce derniercommettait gaffe sur gaffe et chutait
fréquemment. Son action politique serésuma à instaurer la division des tâches
dans l'administration municipale.Avec 14 fonctionnaires (donc 14 emplois) au lieu
d'un, la mairie de Chicagopouvait enregistrer 0,78% de formulaires en plus. Gain
marginal soit, maisnéanmoins réel. Homme d'esprit, il résuma sa théorie en une
formule : Chacun à sa place, Chicago chicague et le maire maire. »
Plus loin, on aperçoit les frères Maranello, respectables dirigeants desracleurs de
vaches, des pizzaioli napolitains, des blanchisseuses à dollars,des repasse-à-froid,
des racketteurs de récré et des vend-la-mort-en-poudre.Bref, au moment de la
prise de vue, ils étaient les deux plus grosnégociants de Chicago. Un peu plus
tard, un policier nommé Eliot-WyattWilderness-West les arrêta pour s'être
mouché en public dans la manche d'unedame qui descendait du capitaine du
Mayflower. Ce crime ne pouvant resterimpuni, Dino « F40 » Maranello fut envoyé
au pénitencier de Chanter-Chanterpour 465 ans car, il y avait récidive. Il y est
toujours bien qu'il aitréussi à gagner au poker 237 ans de remise de peine. Enzo «
Grappa »Maranello écopa d'une condamnation plus légère. Privé de l'intelligence
deson frère, il termina piteusement sa vie, ivrogne et pustuleux, en lavantdes
voitures à l'intersection de l'avenue 6 (« Sex » dans l'argot local) etde la
352435ème rue.
Les deux derniers personnages représentés sont, en premier, Jack Addy et,
ensecond, Joe « Batman » Robin. Jack Addy, devenu milliardaire grâce à des
OPAà la bourse des produits agroalimentaires, doit principalement sa célébritéà
l'adoption d'un jeune orphelin nommé Orson Kane. L'adoption aura lieu
unetrentaine d'années après la photographie. Joe Robin étaient le
meilleurbatteur de l'équipe de base-ball Chicago Supers. On le disait capable
d'envoyer la balle sur la lune. En 1974, l'équipage d'Apollo LXXIV rapportaune
balle de base-ball, trouvée sur le Plateau de la Sérénité.
En arrière-plan, on aperçoit le bâtiment des abattoirs (la deuxième tour n'avait
pas encore été construite). William Breughel est né aux Pays-Bas.Alors qu'il était
très jeune, sa famille émigra aux Etats-Unis ; Laconstruction d'une bretelle sur la
digue d'Hooverdam, réduisit à la taille d'un timbre-poste leur champ de pommes
de terre. Le jeune William développatrès tôt un sens aigu de l'observation qui lui
permit d'obtenir des bonspoints en dénonçant ses petits camarades. Devenu
grand, il devint reporterau Chicago Chronicle. Ensuite, il ouvrit son propre studio
et, entremariages, communions et photos de classes d'école, il développa son style
siparticulier de peinture sur positif. Cette photographie, une des premièresde
l'artiste, mérite toute votre attention.
Au royaume des borgnes, les cyclopes sont en avance.
Ce tableau-ide de la fin du XXème siècle, peint un jour d’été et demétéorologie
incertaine par Pablo Citroën ? dit Pabo, illustre la vacuité ducheminement
humain. Foin de vanités, les têtes sont pleines, mais les allureshagardes et les
bâtons de bois mort symbolisent la perdition.
La diagonale du fou pensée par l’artiste véhicule cette composition en
deuxmondes. La vie terrestre est exprimée par le village, par ces bâtisses où
seulle lierre s’attache, une force tranquille en émane. La vie souterraine
estesquissée en une brèche ouverte sous les pieds de ces peu voyants, la lézardey
triomphe, l’effondrement est inéluctable. La cohorte foudroyée s’apprête
àbasculer, l’un des hommes déjà est au sol, renversé par le désir, sesprochains
sont dans la même désespérance. A noter que les chaussettes blanchesbiaisant
l’oblique traduisent l’aveuglement des hommes devant la mannecéleste.
Erratum : en lieu et place de "désir ", il convient de lire : "âpreté dumonde".
Le Grand Embouteillage L’année du cinéma 1980, n° 4
par Luigi Comencini
A l'origine de ce film, il y a un tableau, la Parabole des aveugles de
PieterBrueghel qui se trouve au musée national de Naples. La parabole illustre
unverset de l'évangile selon saint Matthieu: "Si un aveugle conduit un aveugle,ils
tomberont tous les deux dans une fosse." Dans le tableau de Brueghel,
sixmendiants aveugles avancent, s'appuyant l'un sur l'autre, dans un
paysagedésert sans personne pour les aider. Le premier tombe dans une mare et
ledestin des autres est tracé. Le drame est créé par la marche de ces
malheureuxvers la mort, dont ils ont le pressentiment. Symboliquement,
apparaissent auloin une église et son clocher, bien stables dans la nature. J'ai
longtempspensé utiliser le tableau de Brueghel pour y inscrire le générique du
film.J'y ai renoncé parce que mes aveugles n'ont pas, comme ceux de Brueghel,
lepressentiment de leur fin tragique et qu'à la place de l'église, il y a uneusine de
produits chimiques dont sortent des fumées multicolores, inquiétanteset
mystérieuses
Les aveugles
Baudelaire
Contemple-les, mon âme; ils sont vraiment affreux!
Pareils aux mannequins; vaguement ridicules;
Terribles, singuliers comme les somnambules;
Dardant on ne sait où leurs globes ténébreux.
Leurs yeux, d'où la divine étincelle est partie,
Comme s'ils regardaient au loin, restent levés
Au ciel; on ne les voit jamais vers les pavés
Pencher rêveusement leur tête appesantie.
Ils traversent ainsi le noir illimité,
Ce frère du silence éternel. O cité!
Pendant qu'autour de nous tu chantes, ris et beugles,
Éprise du plaisir jusqu'à l'atrocité,
Vois! je me traîne aussi! mais, plus qu'eux hébété,
Je dis: Que cherchent-ils au Ciel, tous ces aveugles?
Aveugles au Monde :
Ca crève les yeux !
Sur l'Avenue de la raison suffisante,
causal un noeud coulant au cou,
Souriants-nez-en-l'air :
L'humanité chemine.
"L'épaule du d'vant est toujours ferme, alors qu'est-ce-t'a ??"
Automatise
Autobétise :
Les Ténèbres toujours sont claires
à celui qui n'y voit que du feu.
Nobel du trop-voyant ?
Tribu d'oedipes dont les couilles phalscopiques ont mérité leur viol antuniversel ?
Quels aveugles ?
Pour l'amour du Père Noël
Pour l'espoir d'une paume tombant sur un sein
Pour la foi du libre-arbitre
Les hommes toujours ferment les yeux.
le jardin des delices de bosch
J'aurais jamais du manger ces fayots ... Putain d'OGM !
A Monsieur J. Bosch,
Artiste peintre.
Monsieur,
Permettez-moi, avant d entrer dans le vif du sujet, de vous rappeler quelques
points d histoire : Il y a deux ans, je vous ai demander d exécuter mon portrait,
ma femme ayant émis le désir de garder de moi un souvenir des années heureuses
que nous aurons passées ensemble lorsque Dieu m aura rappelé à Lui. Avant de
vous connaître, nous avions demandé à l un de vos jeunes confrères d effectuer le
même travail mais représentant ma chère épouse. Il a fort bien rempli son
contrat : ma femme est représentée, assise devant un paysage toscan, les mains
croisées sur le ventre, un sourire énigmatique aux lèvres& Ce jeune artiste
restera sans doute inconnu, mais je ne serais pas étonné si, dans un avenir plus
ou moins proche, un autre peintre s inspirait de ce portrait pour en faire une
Suvre mondialement célèbre.
Pour en venir à notre sujet, c est à dire la commande de mon portrait, je vous
rappelle que j avais eu, en rêve, la vision d un fort beau tableau tout à fait
imaginaire, représentant un Prince dont le nom m échappe ( Sardane au poêle ?&
Sardine à poils ?&Tartine à moelle& ?), Prince représenté mourant sur son lit,
entouré de jeunes beautés légèrement vêtues et dansant lascivement autour de
lui. Nous étions tombés d accord sur ce thème, avec comme titre " Le jardin des
Délices ", moyennant le fait que le Prince aurait mon visage et que toutes les
créatures l'entourant auraient le visage (sinon le corps, hélas !) de ma bien aimée
épouse. Ceci, bien sùr pour ne pas provoquer de sentiments de jalousie de sa part
et ne pas choquer sa délicieuse pudeur.
Or, que vois-je sur le projet que vous m avez fait parvenir ?
Au lieu d un jardin de délices, c est un enfer que je contemple.
Des animaux et des objets informes et horribles entourent mon visage. Vous m
avez mis sur la tête une sorte d assiette sur laquelle se trouve une cornemuse
démesurément grande et se promènent des personnages de dimensions
ridiculement petites dont on se demande d où ils peuvent provenir.
Serait-ce Monsieur Copernic dont tout le monde parle qui aurait imaginé ces êtres
vivant sur Mars ou Jupiter ? ? ?
Mon visage apparaît au milieu de tout ce fatras, et on comprend que vous lui ayez
donné un air effaré, perdu qu il est dans ce capharna
J'ai jamais pu saquer les peintres allemands, et Jérôme Boche, encore moins, pas
plus que Helmut Fr
" Quoi ? Ma gueule ?
Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ? "
PARIS. Après les révélations sur l'état de délabrement de certainslocaux de
l'Hôtel de Ville, un nouveau scandale sanitaire émeut lanouvelle municipalité : la
découverte mardi dernier, au "Jardin desDélices", d'un salon privé infesté de
vermine.
Chez les clients de ce bar-karaoke d'inspiration burgesso-kubrickienne,très prisé
de la "bourgeoisie bohème" comme on l'appelle, laconsternation le dispute à la
colère : "C'était la première fois que jevenais et j'en suis encore tout retourné",
s'exclame Jérôme B. qui est àl'origine de la stupéfiante découverte. C'est en
cherchant en vain lestoilettes que ce client a fait irruption dans ce salon à l'écart
dansl'aile droite de l'établissement. S'avouant "désorienté par l'exubérancedu
décor - et quelques verres", d'autre part pressé par l'urgence, il afini par ouvrir
des portes au hasard. En actionnant l'interrupteur de lapièce à l'extrémité du
couloir, une vision dantesque s'est offerte à sesyeux : "Sur le moment, je n'ai pas
réalisé où j'étais. Le salonressemblait en gros au reste de la boîte, un amas de
trucs bizarroÏdes,un peu sombre. Et puis j'ai vu les tables éventrées, les
siègesdéglingués, une espèce de cornemuse moisie [...] le tout grouillant devers,
d'acariens et d'homoncules, certains d'ailleurs très affairés.""De tels errements
sont inadmissibles" a déclaré la responsable desservices d'hygiène municipale, qui
a pris des mesures pour faire fermermomentanément le bar. De leur côté, les
gérants plaident non-coupables :"Notre établissement est fréquenté et réputé
depuis des années ; nul nes'est jamais plaint de la propreté ni du service. Le salon
en questionest réservé à des soirées particulières et fermé au public.
Cettepersonne n'avait rien à faire là." Et de souligner que Monsieur B. apris le
temps de se soulager dans une mandoline avant de quitter lapièce en poussant les
hauts cris.
Je m'en doutais bien que cette histoire finirait mal. D'ailleurs ça faisait longtemps
que ça couvait, depuis le jour, en fait, où le père Dubusquet avait gagné le
concours de l'enfoncée de bras dans le nez. Ce que Tamar n'avait pas du tout
aimé, c'était quand le vieux Dubusquet avait exigé que l'autre lui lèche la morve
bleuâtre qui lui dégoulinait le long des poils des avant-bras. Jusqu'au coude, y en
avait.Il avait dù faire ça devant tout le monde, la honte. Il en chialait, Tamar, un
dur pourtant.
" Laver l'affront",il arrivait à siffler dans ses larmes entre deux lampées gluantes,
" me payer ça un jour".Moi j'étais gamin à l'époque, mais je sentais bien qu'il se
passait quelque chose de grave, que rien ne serait plus jamais comme avant au
Jardin des délices.
Le vieux Dubusquet a fini par casser sa pipe quelques années plus tard, puis
Tamar père un peu après.Entre les Tamar et les Dubusquet, depuis cette affaire-
là, ça se méprisait. Quand ça se croisait, ça se jetait des regards tranchants
comme des lames de hallebarde. Mais la plupart du temps, ça préférait s'éviter.
Valait mieux, du reste.
Alors quand l'autre jour on a appris au Jardin que Martin, le fils Tamar, avait
lancé un défi, comme il avait dit, à Dubusquet le Jeune, j'ai tout de suite pressenti
que ça allait faire un sérieux grabuge. J'ai rien dit, on m'écoute jamais.
Trois jeux de bonne société entre honnêtes gentilshommes, il a présenté ça comme
ça, le gars Tamar. Jaquet, dés et garbiloute, un jeu de cartes très en vogue par
chez nous.Bingo, il a fait le Dubusquet.
Il avait organisé les choses comme il faut, Martin Tamar. Il a fait venir un
orchestre avec cornemuse, chanteuses et tout le tremblement. Nous, les costauds
du Jardin, on a installé un grand métronome au milieu du Champ aux Kermesses
pour que le temps soit équitablement réparti entre les deux joueurs, qu'il n'y ait
pas d'embrouille.La veille au soir, on a vu arriver Salvatore Molinos, le juge
interjardinal pour tout ce qui est concours. Lui, on le connaît, et on connaît son
tarif: après chaque partie, une pucelle du Jardin. On sait comment ça marche: on
arrête le métronome, on lui fourre une petite jeune dans le bec, et un temps après,
notre damoselle lui sort du fondement dans une jolie bulle bleue, fraîche comme
une rose. Un marrant, Molinos. Mais quand il ordonne de reprendre le jeu, qu'il
ferme les paupières à moitié et qu'il se met à dodeliner sa tête de piaf aux aguets,
attentif aux moindres gestes sous son faux air endormi, là ça rigole plus du tout.
Avec les copains et les filles du Jardin, on avait décidé de faire beau temps
pendant toute le durée du défi, comme on avait fini par appeler ça. On avait
apporté de quoi baffrer, avec des barriques de vin rouge et d'hydromel.Bref, tout
réuni pour passer 2,3 jours de fiesta comme on aime, au Jardin des Délices.
Seulement, va savoir pourquoi, moi je la sentais mal cette affaire. C'est ce que je
pensais, mais j'ai rien dit à personne, personne m'écoute jamais.
Pour le jaquet, je peux rien dire. ça avait l'air correct, des belles parties, en tous
cas. à 47 partout, après sa quatre-vingt-quatorzième pucelle, donc, le juge
Molinos, du haut de sa chaise de juge et sur son ton solennel qui impose le
respect, a lancé comme ça:"Pour le jaquet, c'est match nul, les gars. D'ailleurs il
serait peut-être grand temps de faire bombance. J'ai dit."
Alors on a fait bombance.
C'est le lendemain en fin d'après-midi, aux dés, que ça a commencé à déraper.
Jusque là, ça jouait plutôt serré, et je peux même dire que comme on commençait
à s'ennuyer ferme, on avait plutôt tendance à se regrouper autour des tonneaux
d'hydromel au lieu de suivre la partie. Mais quand le dé de Tamar est resté en
équilibre sur un angle, les six faces en l'air, qu'il a soufflé dessus d'une certaine
manière, que c'est tombé sur 5 et que ça lui a fait une double mignardise qui
battait l'écaillère simple du fils Dubusquet, on a laissé tomber nos chopines et ça
s'est mis à chauffer.
Parce que sur son perchoir, là-haut, Molinos a déclaré le coup non valable. Il l'a
mal pris, le fils Tamar.
" Tu vas voir comment je vais l'affront du coude de mon père", il rageait.
" ça va mal finir tout ça, je me disais en moi-même, ça va mal finir."
Tamar a glissé quelques mots à l'oreille d'Aimé Sagé qui est parti en galopant à
travers le champ. Dubusquet a fait de même avec Marinus Van der Poost, lequel
s'est mis à son tour à cavaler sur le champ.
Dubusquet a demandé un temps mort pour demander conseils à sa coche, une
cochonne de bonne soeur ventrue. Nous, pour tuer le temps mort, on s'est renfilé
des rasades d'hydromel et on a commencé aussi à se chauffer les oreilles. Y avait
ceux qui trouvaient que le coup de Tamar était régulier, et les autres; d'un côté
les pro- Tamar, de l'autre les pour Dubusquet. Les chanteuses et les types de
l'orchestre perdaient leurs notes et leurs harmonies, ça devenait un bordel
monumental.
Comme ça se mettait à barder de tous les côtés, le juge Molinos, de sa voix de
stentor qui a fait sa renommée à des lieues à la ronde, a déclaré comme ça:" Pour
les dés, les gars, on arrête là, et je décide que c'est match nul. On se retrouve
demain au chant de l'émeu pour la dernière épreuve: la garbiloute. Soyez en
forme. Et maintenant, si on faisait bombance?"
Nous, on demandait que ça, et ça a sérieusement détendu l'atmosphère. Alors on
a refait bombance. Mais moi, je ne pouvais m'empêcher de penser que toute cette
histoire finirait par tourner vinaigre.
Est-ce que Dubusquet a manqué de discrétion en sortant la dame de pique de son
entrecuisse?
Est-ce que Tamar a vraiment crié "Volaille d'Or" en abaissant ses cartes?
Toujours est-il que les dernières paroles de Tamar furent pour moi. La dague de
Dubusquet fourageait dans son coeur d'une d'une façon qui laissait présager une
mort très immédiate. Les bras en croix sur la large table de jeux, les yeux à deux
doigts d'exprimer leur dernier soupir, dans un ultime souffle de vie, Tamar
parvint à hurler cette phrase qui résonnera à mes oreilles jusqu'à mon ultime
instant: " Loulou, grouille-toi d'aller voir les Trois Pochtrons et fais leur un topo."
à ces mots, Dubusquet cessa son fouraillage dans les organes intimers de son
adversaire et, me transperçant de son regard de fauve sanguinaire m'adressa ces
mots dont je me souviendrai encore à l'heure de quitter ce monde: " Et n'oublie
pas de leur amener une bombonne d'hydromel."
Sur ce, Tamar décida qu'au point où il en était, mieux valait trépasser une bonne
fois, comme ça ce serait fait. Dubusquet regagna le giron de sa cochonne de
religieuse qui s'empressa de remettre bon ordre à sa raie au milieu et laver la
dague rougie.
Quant à moi, n'écoutant que l'aveuglement de mon courage et de la double
mission qui m'avait été confiée de façon aussi pathétique, ignorant superbement
le juge Molinos gavé de pucelles, muni d'une bombonne d'hydromel que je me
hâtai d'emplir après avoir joué des coudes au milieu de la cohue de mes
camarades saisis par une folie hystérique, je traversai en longues enjambées
échevelées l'orchestre désormais irrémédiablement cacophonique.
Le fleuve est gelé, c'est bien malin; tous les pingouins à patin sont déjà loués, c'est
bien ma veine.
En face, juste en face, dominant la rive telle la girafe au-dessus d'un terrier de
scolopendres, se dresse l'antre des Trois Pochtrons. Oeuf blanc façon hommelette
et mouvant, dont les pieds sont des troncs engoncés dans des barquasses en bois
de jujubier qui dérivent au fil de l'onde. Là est le but de ma mission, là est mon
destin et celui de mon peuple.
Un bord-bord vient à longer la rive d'où je contiens à grand peine mon impatience.
Le conducteur repu et bronzé, dans un judicieux instinct de survie, ne cherche pas
à contrarier mes yeux exorbités et mon glaive affùté. Fendant la bise et la glace,
le bord-bord me dépose sur la berge opposée.
Ma bombonne sur l'épaule, perdant l'haleine et la raison, je gravis les échelons
qui conduisent à l'antre des Trois Pochtrons, d'où me parviennent déjà des rires et
des lamentations parmi lesquelles: "Il va bientôt nous la ramener cette
bombonne?"
Au loin, tout près, déjà les villes brulent. à portée de vue, l'horizon sent l'homme
pourrissant, les grands couteaux sont aiguisés, qui se rapprochent. La tête
encapuchonnée, un instant en arrêt au milieu de l'échelle, en mission pour sauver
l'humanité jardinière, j'apporte une bombonne d'hydromel aux Trois Pochtrons
attablés." Triste temps, Loulou, je me dis. C'est mal barré."
Tableau-ide flemmarde
(comme quand on a pas bonne mine et que l'on met de l'anti-cernes, j'ai privilégié
la forme)
J'Avoue Rire Des Images Nues
Des Etres Souffrants
Des Eléments Leur Infligeant Ces Etranges Supplices
à
Vouloir Imaginer Cet Enfer
Vivre Est Redevenu Très Underground
Encore Merci ô Redécorateur En Jardins
J'En auRais Oublié Mes Ecstasies
Bientôt On Sera Complètement Hilares
et
L'Enfer Nous Fera Enfin Rire
Le jardin des délices.
Volet intérieur droit, baptisé "l'Enfer".
Ce panneau dù au coup de crayon d'H.B, (Hiéronymus Bosch ), peintre flamand, à
la pointe du moyen âge finissant, décrit les enfers artificiels de façon précise.
Oralement, l'Enfer est opposé à l'acier rapide comme le radis l'est à son contraire
mais l'évidente vérité, se trouve dans la Divine Comédie de Dante, elle est brodée
de fins fils,mots dits du nord de l'Italie.
Mais selon certains, cette œuvre ne serait qu'un avant projet de carte de vœux
d'un ancien conseiller à la cour. Ce dernier revenant à la vie après un sacré coma
( cas rare ayant échappé au marbre funéraire ) avait finalement opté pour un
paysage enneigé, d'un concurrent moins extravagant.
Cut cut de Michel Berger, pour l’enfer du musicien
Ne me dites pas que ce garçon était fou
Il ne vivait pas comme les autres, c'est tout
Ne me dites pas que ce garçon n'valait rien
Il avait choisi un autre chemin
ça nous dérange, ça nous dérange
Sur ses deux pieds, c’est étrange
C'est peut-être un détail pour vous
Mais pour moi, ça veut dire beaucoup
Quand les trouillards sont à genoux
Les soldats sont au garde à vous
Et pour quelles raisons étranges,
Les gens tiennent à leurs rêves,
Et pour quelles raisons bizarres,
Son image a marqué ma mémoire,
C'est peut-être un détail pour vous
Mais pour moi, ça veut dire beaucoup
Psy, Psy, Psy, Psychotique (sur l'air de Célimène)
pollock
Chéri, c'est dégoùtant ! Le gamin a vomi dans la litière du chat, il a TOUT
recraché : les oeufs au plat, les morceaux de thon, la sauce tomate... Franchement
à chaque fois que tu lui fais la cuisine c'est la cata, je peux pas te faire confiance,
c'est moi qui dois tout faire ici...
Tout et rien Coulures. Pistes, pisses, rixes. Passes, traces, crasse, strass. Point.
Point G. Point t’y es ! Pointillé Qui a encore foutu d’la peinture sur mon lino ? ! !
Il s'agit ici d'une version numérotée de la série commencée par Pollock en fin
1951, et peinte à l'asile d'Orlando lors de son internement pour dé triplement de
la personnalité avec comportement aggravant, alors que certaines expériences
étaient tentées à sa demande pour tenter de mettre un terme à ses délires
contrôlés dits "drippings série 5 et 6". "Convergence 1952" - acrylique sur toile - a
été annotée au dos, commentée sur notes jointes et léguée par reconnaissance
avec dédicace à un mécène fidèle des travaux de Pollock, dont nous entendons
tristement le nom aujourd'hui dans les médias sous le nom de Rhaël (Rahel?
Raël?), un grand homme de l'art victime d'une usurpation d'identité. Ces notes de
Pollock révèlent qu'après un séjour d'une semaine dans la propriété du Sieur
Raël, en Floride, il a perdu la mémoire (je cite): "peu de temps, relate-t-il, mais
suffisamment pour avoir gardé l'impression d'un voyage dans l'espace, et la
sensation d'être observé, analysé, examiné, en quelque sorte. Le retour sur terre
m'a plongé, dit-il dans la plus grande perplexité, m'imposant bien malgré moi des
visions de forêts, de végétation touffue tandis que je me balançais dans le vide
lors de mon transfert dans une sorte de coupe géante" (fin de citation). Au dos de
la toile : un commentaire du Docteur A. D. Hopkins en marge stipule que l'objet
était consigné comme pièce à conviction n
Quant en 1952, Jackson Polloch lance la dernière touche à son tableau, il décide
de ne conserver que l'acronyme du titre qui s'est imposé à lui au fil de ses
projections et ce qui représentait à l'origine ses Confidences obsessionnelles niant
verticalement l'envers de la réflexion, gravitant énergiquement néanmoins
carrément émergentes. Cette œuvre se détoile davantage aujourd'hui à la lecture
du " dictionnaire des onomatopées " de Pierre Enckell et Pierre Résau, déjà vanté
par Pierre Georges dans le Monde du 17 janvier 2003 " Mâcheur de sucre ".
Longtemps dissimulée sous son titre plus anodin de " Convergence ", cette
création est dans la mouvance des tableaux sonnants et résonnants entrepris dès
l'aube de la création, quand les arts n'étaient pas encore premiers, quand les
peintres rupestres faisaient déjà claquer les sabots des chevaux et qui furent
poursuivis au fil des siècles par des artistes pour lesquels formes et couleurs
engendraient accord et musicalité. L'onomatopée " c'est plus qu'un bruitage, c'est
le son et l'image et le rêve à la fois ", les traits de Jackson Pollock sont ces
créations picturales suggestives, cet engagement à rythmer en points, éclats et
signes. Cette œuvre est traces, pattes, mains, une figure en somme, non point "
dénaturée " mais élaborée, orientée, toute en résonances et en suggestions. Toutes
ces références au corps inscrivent le geste de JP, la manière dont l'artiste est "
imprimé " par ce qui se passe dans et autour de son œuvre, lieu de rencontre et de
construction. " Trouvailles de l'imaginaire populaire, trouvailles à répétition ",
osons comparer le geste de Pollock à la recherche d'autres onomatopées, dans sa
quête d'un véritable discours à l'entendement visuel et sonore, à la croisée de nos
sens.
Convergences 1952 Jackson Pollock ( 1912-1956 ) dans son style très imitable,
persévère ici dans l’épanchement, fruit de la collaboration entre l’énergie de son
âme et l’animalité de son corps. En pleine maturité l’artiste nous livre une page
ouverte de son inconscient survolté, capté par les tressaillements de ses membres
sans cesse en mouvement, formant un sismogramme intime de ses obsessions. Il
prit la fuite comme message du fondement, l’écoulement comme générateur et la
toile comme miroir de ces profondeurs intérieures. Pour comprendre l’essence de
son message obnubilant, décliné en de multiples fréquences, il faut savoir que
cette figure confirmée de l’art abstrait nord-américain, possédait une mémoire
hors du commun dont les plus anciens souvenirs semblaient remonter à une
période prénatale. Ainsi il vit le jour de sa naissance, le tapis vert du salon s’orner
de volutes bicolores, durant une valse tardivement accordée par sa mère perdant
ces eaux, à son amant fraîchement poignardé, par un père buveur et jaloux
revenu trop tôt. Cet événement fondateur, graine d’obsession n’alla qu’en
croissant en croisant les différentes étapes d’une existence agitée comme un
cocktail. « Lange, j’ai six cacas ! » Fut son premier trait, qu’il lança à sa couche
admirant son méconium retenu depuis longtemps. Durant l’hiver, il se livra
frénétiquement au piping, sur la pelouse enneigée de sa mère tout en la tétant
sans cesse, pour finir avant le dégel sa première œuvre, représentant de façon
prémonitoire les tranchées de la future grande guerre. On ne négligera pas ses
œuvres de jeunesse telle la série des mouchoirs illustrant sa période verte, dont le
souffle restait sa source d’inspiration. Sa mort fut à l’image de sa quête, voulant
utiliser le goudron de la rue comme nouveau support, il perça les différents
tuyaux d’huile de son auto, et avant de prendre le volant, saoul comme
d’habitude, il zigzagua, mais après avoir écrasé un chien pour apporter une tache
rouge dans sa composition, il dérapa et sans frein partit en tonneau pour finir en
bière. Seule la police locale possède une trace de son ultime œuvre sous la forme
d’une photographie floue annexé au constat BX- 345.1956.
Ces lignes sont jetées sur la surface, posée sur le sol, par une technique nommée
le dripping. Ce procédé consiste à faire dégoutter ou couler la matière sur la toile
dans un geste continu à l'aide d'un bâton ou tout simplement en perforant le fond
du pot de peinture. Les différents réseaux de drip se superposent les uns aux
autres et s'entremêlent dans un tout homogène. Il n'y a plus de rapport entre une
figure plaquée sur un fond ou toute notion de perspective illusionniste et le
résultat pictural. Cette technique ne relève plus de la tridimensionalité. "Le drip
de Pollock critique toute l'histoire du savoir-peindre qui se réduit depuis la
Renaissance à savoir bien représenter." Mais la quantité de matière sur la surface
finit par créer par elle-même une troisième dimension, ce qui affirme une certaine
illusion de tridimensionalité. De plus, pour rejeter toute forme d'interprétation,
Pollock insiste par ses titres (par exemple : Number 1, Number 32, Number 2) sur
l'abstraction de ses œuvres. PPP Jackson Pov'loque