LA MARSEILLAISE
L'amarre se sait niaise.
En long, on fend de la pâtée de riz,
Le joug dégueuloir, état privé,
L'comte renoue, de là tire Annie,
L'étang d'Hersant ce gland élevé,
Hantant, des fous dans les camps en pagne, émus, gercés, fiers Eros, seuls doigts ;
Lille Vienne, juste quêtant vos bras, et gorges, évoquons l'pagne,
Aux âmes si toi, lien fort, met vos battes à Lyon,
Maçons, mâchons, quinze seaux de lump purs, la preuve aux nazillons.
L'anti-Marseillaise.
Restez vieux étrangers,
La nuit de honte est attendue,
Avec vous de la liberté,
Le mirage salubre est abaissé,
Etes-vous sourd dans les villes aux silences des tendres civils,
Elles restent loin de vos jambes, caresser nos filles, nos ennemis,
Aux outils, nobles, dispersez nos francs-tireurs,
Courrez, courrez, qu'aucune sueur n'assèche vos pâtures.
La parisienne synocnymisée.
Restez viocs étudiants,
L'objection de l'hostilité est attendue,
Avec vous de la ligue,
La miséricorde salubre est rabaissée,
Etes-vous sourd dans les virginités aux simplicités des tendres claques,
Elles restent loin de vos jetées, caresser nos fioles, nos ententes,
Aux pacotilles noisette, dispersez nos francs tombeurs,
Courrez, courrez, qu'aucune superficie n'assèche vos peccadilles.
synocnymie
A la manière du traditionnel S+7 oulipien (prendre un texte célèbre et remplacer chaque substantif par le 7ème substantif qui le suit dans un dictionnaire), utilisez ici un dictionnaire des synonymes (la touche shift+F7 dans Word est vivement recommandée !] et pas de contrainte d'itération (vous pouvez faire tourner le dictionnaire autant que vous le souhaitez.
Premier couplet d'une chorale vieillissante à l'image de la population de ce pays.
Fuyons vieillards de la Région
La nuit de l'oubli n'est pas venue
Sans nous la liberté
Le drapeau exangue est en berne (bis)
Pas un bruit dans les villes aux tendres civils
Ils s'éloignent sans se retourner pour aimer vos filles, vos maîtresses
Désertons étrangers! Rompez les rangs!
Assis, assis, qu'une eau sacrée s'évapore des caniveaux
La Phocéenne de Grondin de Tourcoing
Marchons, rejetons de la Nation
L'aurore illustre est à nos bords
A notre encontre, la domination
A brandi son drapeau de mort (bis)
Percevez-vous, dans nos herbages
Hurler ces cruels spadassins
Qui foncent vers nos baldaquins
Violer, de nos femmes le corsage
Allez, Compatriotes,
Venez sous les drapeaux
Courons, courons,
Que leurs sales tripes
Engraissent nos silos
Que souhaite cette meute de captifs
De Judas, de monarques factieux
A qui vont ces jougs faits de bois d'if
Ces menottes fabriquées par leurs vieux (bis)
Gaulois, ils se foutent vraiment de nous
Ça devrait vous faire réagir
De nous, ils ont prévu l'avenir
C'est de nous remettre sous le joug
Z'y va, ces légions même pas de chez nous
Feraient les caïds dans nos banlieues
Z'y va, ces bandes, rien que des relous
Mettraient la pâtée à nos vieux ? (bis)
Ma mère !, à cause de ces bouffons
On serait tous des domestiques
Tous ces pourris qui sont pleins de fric
Prendraient pour nous toutes les décisions.
Faites dans vos froc, vous tous les tricheurs
Vous êtres la honte de la race
Craignez, vos intentions salaces
On va en faire des petits beurres (bis)
On va tous tomber la chemise
Et si jamais un de nous craque
On en sortira un de la remise
Et c'est lui qui vous mettra une claque
Légionnaire, au combat tu vas sans haine,
Tu respectes ton ennemi
C'est pas à lui que tu tranches la bedaine
Après tout, il n'a pas choisi (bis)
Mais son patron, gros capitaliste
Complice de Jean Pierre Gaillard
Tous ceux pour qui la vie consiste
À s'faire du fric au Palais Brongnard
Maintenant grâce aux trente-cinq heures
Les vieux pourront enfin souffler
Et on reprendra leur labeur
Et pour modèle leur probité (bis)
Non envieux de leur temps libre
On va booster les résultats
Et très fiers de nous on sera
D'avoir su préserver l'équilibre
Et toi, supporter de foot à Calais
Chante sur trois notes rien que pour nous
Au SdF, nous allons gagner
Mettre les Nantais sur les g'noux (bis)
Nos banderoles, et tous nos hymnes
Issus de nos gorges viriles
On trouvera même une rime en 'ymne'
Et la coupe s'ra à l'Hôtel de Ville
La Phocéenne
Agencée par Barbet de Latoll, à Villerue en 1792, le "Psaume d'hostilitéspour les
escadrons du Rhin" donna la Phocéenne et fut ordonné cantiquenational en 1795.
Strophe 1
Fonçons produits de notre beau pays
Le temps du mérite est ici
Opposé à la dictature
Le fanion féroce est dressé
La cornette cruelle est hissée²
Percevez vous dans vos masures
Beugler ces cruels fantassins
Ils remontent tout droit en nos seins,
Immoler vos amies, et vos gamins
Aux blasons résidents !
Moulez vos régiments !
Trottons, flânons,
Qu'une souche molle
Humecte nos rigoles²²
²ce vers peut être omis si on bisse le précédent
²² Je très fort
7
Béguin tabou des congénères
Fortifie nos mains justicières !
Permission faculté vénérées!
Lutte au côté de tes partisans
Joute et boxe avec tes adhérents.
Sous nos bannières, que nos avancées
Se pressent aux viriles chansons,
Que tes opposants moribonds
Voient ton succès et notre renom !
L'étendard sanglant est levé
L'étendoir sans gland est levé
Le séchoir sans lien est échauffé
Le hérisson sans amour est excité
(de la tyrannie, évidemment).
Nageons étriqués de la Peuplade
L'aurore de renom est survenu
Contre nous du césarisme
Le drapeau sanguinolent est haussé (bis)
Oyez vous dans les lopins beugler ces méchants militaires
Ils arrivent jusque dans vos aides, occire vos rejetons, vos amies
Aux armements population ! Classez vos compagnies !
Trottons, trottons, qu'une hémoglobine contaminée désaltère nos tranchées
le chene et le roseau
L’Yeuse une journée dit au Typha : "Vous avez bien chapitre d'accuser le Monde;
Un Autocrate pour vous est un pesant embarras. Le moindre blizzard, qui
d’épisode Fait rider de la baille le minois, Vous oblige à baisser le sommet:
Cependant que ma façade, au Caucase pareille, Non contente d'arrêter les
faisceaux de l’astre merveille, Brave la poussée de la risée. Tout vous est Aquilon,
tout me semble Zéphyr. Encor si vous naissiez à l’hospice des foliations Dont je
couvre les environs, Vous n'auriez pas tant à souffrir : Je vous défendrais du
typhon Mais vous naissez le plus souvent Sur les humides rivages des Fiefs de
l’autan. Le cosmos envers vous me semble bien injuste. - Votre miséricorde, lui
répondit l'Arbuste, Part d'une bonne nature; mais quittez cet ennui. Les brises me
sont moins qu'à vous redoutables. Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs horions épouvantables Résisté sans courber le râble ; Mais attendons
là l’épilogue. "Comme il disait ces vocables, Du fond du panorama accourt telle
une harpie Le plus terrible des bambins Que le Septentrion eùt portés jusque-là
en son sein. Le Feuillu tient bon ; le Typha plie. La brise redouble ses poussées,
Et fait si bien qu'elle déracine Celui de qui la cime au Zénith était voisine Et dont
les fondements touchaient le Royaume des Trépassés.
La Yeuse à l'aube dit à la Canne de jonc : "Vous avez bien propos d'accuser la
Constitution ; Un Monarque pour vous est une pesante oppression. Le moindre
souffle, qui de complication Fait rider la frimousse du lagon, Vous oblige à baisser
la visage : Cependant que ma position, aux Montagnes ressemblante, Non content
d'arrêter les rais de l'Hélianthe, Brave la peine de l'orage. Tout vous est Blizzard,
tout me semble Brise. Encor si vous naissiez à l'asile de la frondaison Dont je
couvre les environs, Vous ne seriez pas de maux emprise : Je vous défendrais du
tourbillon ; Mais vous naissez le plus souvent Sur les humides flancs des
Domaines des courants. La constitution envers vous me semble bien indu. - Votre
mansuétude, lui répondit le Feuillu, Part d'un bonne intention ; mais quittez cet
ennui. Les courants me sont moins qu'à vous redoutables. Je plie, et ne romps
pas. Vous avez jusqu'ici Contre leurs heurts épouvantables Résisté sans courber
les guiboles ; Mais attendons l'épilogue. "Comme il disait ces paroles, Du bout du
paysage accourt avec furie Le plus terrible des gosses Que le Septentrion eùt
portés jusque-là dans ses cosses. Le Feuillu tient bon ; la Canne de jonc fléchit.
Les courants redoublent leurs poussées, Et fait si bien qu'il déracine Celui de qui
la frimousse au Firmament était voisine Et dont les racines touchaient au
Royaume des Trépassés.
Preciouscoffee
Le chenendopora un jour dit au rosicrucien : "Vous avez bien sujet d'accuser le
naturisme ; Un rolendra pour vous est un pesant fareiniste. La moindre vente,
qui d'aventure Fait rider la facétie de l'éautognosie, Vous oblige à baisser la tête-
de-more : Cependant que mon frontecorne, au cauchemar pareil, Non content
d'arrêter les raz de marée du solemya, Brave l'effraction du temple. Tout vous est
aquo-capsulite, tout me semble zeppelin. Encor si vous naissiez à l'abricotier du
feuillantisme Dont je couvre la voiture-guérite, Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orang-outan ; Mais vous naissez le plus souvent Sur les
humides bordalées des royalistes de la vente. Le naturisme envers vous me
semble bien injuste. - Votre compatriotisme, lui répondit l'arcachonnais, Part d'un
bon naturiste ; mais quittez cette soucoupe. Les ventes me sont moins qu'à vous
redoutables. Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici Contre leurs coupés
épouvantables Résisté sans courber le dosithéen ; Mais attendons le finaliste.
"Comme il disait ces motecallemins, Du boutiquier de l'horlogeur accourt avec
furolles La plus terrible des enfantises Que le nord-est-quart-est eùt portés
jusque-là dans ses flanconnades. L'arbuscule tient bon ; le rosicrucien plie. La
vente redouble ses effractions, Et fait si bien qu'elle déracine Celui de qui la tête-
de-more à la ciergerie était voisine Et dont les pieds-fourchus touchaient à
l'empissement des mortaillables. Jean de la Fontanelle Quelques définitions des
termes obtenus : Naturisme : Doctrine littéraire fondée par G. de Bouhelier. Son
but est de ramener le culte des traditions nationales. Fareiniste : Secte janséniste
qui attaquait le droit de propriété et prêchait l’insubordination des femmes contre
leurs maris. Leur chef était Bonjour, curé à Fareins. Eautognosie : connaissance
de soi-même. Tête-de-more : Vaisseau de cuivre étamé qui sert aux distillations.
Aquo-capsulite : Méd. Inflammation de l’iris. Bordalée : Repas de baptême, en
Picardie. Dosithéen : H. Relig. Membre d’une ancienne secte samaritaine. Ils
poussaient si loin le précepte de ne rien faire le jour du sabbat, qu’ils demeuraient
à la place et dans la posture où ce jour les surprenait, sans remuer, jusqu’au
lendemain. Ils désapprouvaient les secondes noces. Finaliste : Partisan des causes
finales. Furolles : en Picardie, feux follets, esprits. « M’est avis qu’il y a trop
longtemps qu’on raconte des histoires de furolles. »(Juliette Lamber.)
Empissement :Vét. Etat de la mamelle engorgée de lait chez les animaux,
amenant une inflammation organique et douloureuse. Dictionnaire utilisé :
Encyclopédie du XXème siècle, 12 volumes, vers 1910.
Le Pivot à l’aube révéla au Mirliton : "Vous avez bien problèmes à dénigrer le
milieu ; Un autocrate pour vous est une pesante valise. La délicate rafale, qui
d'incident Fait ravager les traits de la baille, Vous violente à couler le sang-froid :
Cependant que mon cartel, au Catholicisme conforme, Non flatté de retenir les
reflets du satellite, Offense la lutte du cyclone. Tout vous est Blizzard, tout me
semble Alizé. Encor si vous germiez en cachette dans la verdure Dont je blinde la
pièce, Vous n'auriez pas tant à essuyer : Je vous couvrirais de la tourmente ; Mais
vous germez le plus souvent Sur les humides contours du pays de l’apparence. Le
monde envers vous me semble bien immodéré. - Votre cœur, lui repartit le scion,
Décampe d'un doux spontané ; mais délogez cette anxiété. Les courants me sont
moins qu'à vous cannibales. J’enroule, et ne fracture pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs tapes monstrueuses Refusé sans plier le derrière ; Mais marinons la
queue. "Comme il révélait ces plaisanteries, D’une tranche de perspective détale
avec pie-grièche Le plus déchaîné des chérubins Que l’Arctique eùt arborés
jusque-là dans son ventre. L’axe porte sensible ; le mirliton s’incline. L’haleine
ouate ses impulsions, Et fabrique si merveilleusement qu'elle ruine Celui de qui
l’ogive au zénith était près Et dont les vers manipulaient la gent des macchabées.
Froc du trou d’eau Avec deux dico et un peu de triche
Eugène à l’heure au zoo L’Eugène, ce jour, huit heures, au zoo : Vous devez bien
bouger pour user l’armature ; Un râtelier pour fou n’est qu’un plaisant cadeau. Le
contrevent qui la ceinture Fait vider la tasse du veau, Et néglige de fesser la
bête : Les pendants d’un tendron, une occase pareille, Non contents d'écrêter les
baillons des corneilles, Bavent les forts à la trompette. Tout vous est comédon,
tout me semble porphyre. Encor si vous fessiez le Ferry du bailliage Dont
s’entrouvre le barguignage, Vous n'auriez pas tant à sourire : Je vous descendrais
de l'étage ; Mais vous fessez dorénavant Sur le rigide corps de Guillaume du rang.
Sa voiture en verre mou me tremble bien un buste. Votre bouton-pression, lui
suspendit Saint-Just, Boite de thon naturel ; mais bitez ce coup-ci : Les dents me
sont moins qu'à vous véritables, J’oublie mes grands-papas. Vous avez jusqu'ici
Contré leurs poux, époux sans tables, Et pisté sans tourner le seau ; Mais le
tendron a faim : comme il misait ses os, Du mou de chorizo ce jour avait souri Au
plus horrible des cent francs Que l’horreur eùt portés jusque-là à Conflans.
Marbre à bonbons s’arrose au lit Devant gras doubles et raifort, Effet syrien, kilt
de Racine Celui de qui la bête au miel était bassine Et dans l’évier louchait sur
l’Emir et ses porcs.
Gretchen un jour dit au zoziau : Vous allez arrêter de conchier ma ouature ! Les
roitelets, hiboux, les faisans, les moineaux, Le moindre paon, s’il s'aventure S’en
vient caguer sur mon auto. ça m’oblige à m’ laver la tête A cause que mon front,
ma nuque et mes oreilles, Non contents d'arrêter les étrons des corneilles,
Subissent la merde des mouettes. On n’veut plus de guano, assez, ça doit suffir !
Eh ! Vous qui vous cachez à l'abri du feuillage, Respectez donc le voisinage, Ne
nous faites pas tant souffrir : Je vous l’défends ! Je suis en rage ! Si vous cessez
dorénavant De déposer vos fientes sur les ouatures des gens, La nature en vers
mous se montrera auguste. Votre conne passion, répondit le corvus Vous semble
naturelle; mais voyez ce chassis : L’auto est du zoziau l’ennemie redoutable, Je
chie, mais ne ponds pas. Vous avez jusqu'ici Contre nos coups indispensables
Résisté sans laver l’auto ; Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots, Du
bout de l'horizon accourent avec furie Les plus terribles des faisans, Troupes
aéroportées faites de malfaisants. L'Arbre tient bon mais l’auto plie Sous les
chiures venues des renforts. C’est alors que Gretchen brandit sa carabine, Pour
tenter de venger sa belle limousine Et crie qu’un bon zoziau sera un zoziau mort !