AVOIR LE CUL BORDE DE NOUILLES
ORCHIDOBIROTOLOGIE* (science de la couille et de la brouette) Une fois de
plus, je me suis laissé aller à gamberger hier soir en prenant mon potage. C'était
un brouet clair et léger - il faut bien de temps à autre "rincer le fùt" -, et je me
dis : "le brouet, le brouet, ne serait il pas par hasard le mâle, ou le rejeton, de la
brouette. Un brouet n'est après tout qu'un petit bouillon. Et ça m'a fait penser au
célèbre Gode Froid de Bouillon, tombé lui aussi dans la marmite quand il était
petit et ne s'appelait encore que Gode Froid de Brouet, à ne pas confondre avec
Juliette Brouet, égérie de notre grand Victor, le fervent adepte de la "brouette
guernesienne" et autres figures de style...Mais, comme Rididine me le fit
remarquer fort à propos, un Gode Froid, même de bouillon, ça doit pas être très
agréable. Que ce soit dans le gaspacho ou la soupe glacée aux moules, ce serait
idiot d'y mettre un gode, c'est carrément aussi con qu'une "couille dans le potage",
d'autant plus que si ledit potage est au vermicelle, c'est un coup à se retrouver "le
cul bordé de nouilles". Ce qui nous ramène à ce bon Gode Froid tombé dans la
marmite avec toute une bande de ses copains homos croisés, et qui en sortit "nu
bordé de couilles". Mais dans le brouet, même clair, il convient d'infuser un petit
bout de viande, qui n'a nul besoin d'être de bonne qualité, une méchante carne
suffit pour donner du goùt. Cette petite carne peut alors être un carnet; donc pas
besoin de prendre de l'onglet, même si le bouillon fait froid aux doigts, car l'onglet
un carnet, ça ne va pas avec le gode froid. Or nous savons tous qu'un carnet, ce
n'est rien d'autre qu'un petit calepin. Or, s'il ya un petit qu'a le pain, y a
forcément un petit Calvin - et on ne proteste pas ! - puisqu'il est de tradition dans
notre Limousin de verser un peu de vin dans le reste de bouillon au fond de son
assiette calotte. Celà s'appelle chabrot ou chabrol, et c'est très réconfortant.
D'ailleurs, ne parle-t'on pas de "Fort Chabrol" ? C'est bien la preuve... Mais si on
le prononce chabrot, ça nous ramène à l'anglais BROTH : brouet. Mais en anglais,
a brother n'est pas celui qui prépare la soupe, ni a brothel le récipient ! Et il y a ce
vieux proverbe : " Too many cooks spoil the broth!"( trop de cuisiniers gâtent le
bouillon ), lequel se peut contrepéter en "Too many spooks coil the broth", tant il
est vrai que trop de fantômes feraient tourner (enrouleraient) le bouillon, tandis
que "too many coils spook the broth" nous renvoie ( vous voyez comme tout ceci
s'enchaîne avec la plus implacabe et la plus harmonieuse des logiques !) à notre
propos d'il n'y a guère, puisque "trop de stérilets (coil ) effraient le bouillon" a bien
un rapport de causalité avec la "couille dans le potage". Car s'il y a couille, il y a
coil; mais si n'a gode, pas gode, sauf peut-être dans quelque soupe kasher aux
couilles d'hirondelle ( dont les yeux à la surface du bouillon sont justement
célèbres, ne dit-on pas de certains matins au réveil pénible que l'on a "les yeux en
couilles d'hirondelle") et rouleaux de printemps, dont la "con - figue - hure à Sion"
hardiment phallique nous ramène incontinent ( si l'on ose ainsi "sexe primer" ) à
notre Gode Froid de Brouet, dont le fils Pascal inventa dit-on le petit véhicule de
charroi qui porte désormais son nom : la brouette. Par contre, on se perd en
conjectures sur la raison profonde de la seule roue de la brouette, alors qu'il y a
normalement DEUX yeux, et donc DEUX couilles d'hirondelle. Sans doute Pascal
Gode Froid de Brouet imposa-t'il à sa brouette cette curieuse forme de semi
castration en hommage à la mémoire de son père, tombé je le rappelle dans la
marmite quand il était petit, et qui parlait toujours d'UNE couille dans le potage,
et non de deux...Voici donc énoncées avec véhémence quelques vérités de la
science orchidobirotologique, et tout ce qu'on pourrait vous dire d'autre ne serait
que vile menterie et billevesée outrecuidante. Elle est pas belle, la vie ? Jacques
Theillaud le 14 Merdre, an 129 E.P. Saint Sphincter, profès. ( 31/05/02 ère
vulgaire)
spression
Cul : n.m. Se dit de l'arrière d'une bouteille.Nouille : n.f. Personne peu
dégourdie.Ex: "Avoir le cul bordé de nouilles" ---> Baptiser un navire à l'aide
d'une bouteille de champagne tenue par le col...
La vulgarité de cette expression n'est qu'apparente.
En effet, le mot "cul", s'il est (ou était encore il n'y a pas si longtemps) considéré
comme "malséant" quand précisément il désignait les deux dernières syllabes de
cet adjectif, était cependant toléré et même utilisé sans aucune réserve dans des
expressions comme "cul-de-jatte", "cul-de-basse-fosse", "cul de bouteille", "cul-de-
sac" etc.. Par contre le mot "couilles", et cela malgré la libéralisation des mours et
du langage que nous connaissons depuis quelques années, n'est encore utilisé
qu'avec prudence, dans un contexte et avec des interlocuteurs(trices) bien choisis.
En fait, l'expression originale était: "Avoir le nu bordé de couilles". Chacun
connaît la signification symbolique de cet attribut masculin. Il suffit de se
rappeler que Casanova avait la réputation d'en avoir trois et que, à l'opposé, Adolf
Hitler aurait été monorchide... Il était donc logique qu'avoir "le nu bordé de
couilles" signifie avoir beaucoup de chance (en amour, en particulier). C'est par
une certaine pudeur que l'on a transformé l'expression un peu trop triviale à
l'aide d'une facile contrepèterie.
Siméon VII, pape médiéval, avait pris le pli dans son âge enfantin, de ripailler
avec cardinaux et évêques. Les journaux à scandale de l'époque laissaient
entendre que se joignaient à ces orgies des enfants de choeur de tous sexes.
Lors d'une de ces fêtes, Siméon VII, qui avait un peu abusé du vin de messe, fit le
pari de grimper au lustre et, de là-haut, de bénir ses compagnons en leur pissant
dessus."Non chichum!", lui dit l'abbé Lard, son fidèle suivant.
Mais aussitôt dit, aussitôt grimpé. La gastronomie brillait alors par sa richesse et
l'embonpoint du souverain pontife en témoignait. Hissé par une escouade de
gardes suisses qu'on venait d'introduire à cet usage dans la sacrée salle à manger,
il atteignit la roue de charette à laquelle on avait fixé des bougies pour éclairer la
pièce. De ses robustes bras, il s'y suspendit et les gardes, sottise ou malignité,
crurent qu'il avait une bonne assise et s'en retournèrent à leurs besognes
habituelles.
Ainsi abandonné, Siméon battit des jambes en poussant des cris de goret. de goret
infaillible, il va sans dire. En bas, le conclave s'esclaffait:"hip, hip, hip! I' tomb'ra;
hip, hip, hip! I' tomb'ra pas!" On battait des mains, on claquait de la semelle, on
rotait, on vomissait à l'occasion.
Seize pieds au dessus, sa sainteté oscillait, la soutane en corolle. Seize pieds, se
disait-il, c'est plus qu'Alexandre. Il frissonna et la moire de son vêtement en eut
davantage de reflets. Pour le coup la malchance, ou Lucifer, s'en mêla: il fut saisi
d'une furieuse envie de se gratter le fondement. Il résista tant qu'il put, se
tortillant plus encore à la grande joie de l'assistance. Puis, n'y tenant plus, il
lâcha le lustre d'une main pour soulager sa démangeaison. Mais l'autre bras le
trahit et il s'effondra dans un vacarme assourdissant au milieu des victuailles.
Chacun crut son heure arrivée et d'aucuns mijotaient déjà une bonne vieille
campagne électorale de derrière les fagots. On vit bientôt émerger son crâne
luisant et sa face rubiconde. Il était tombé dans une énorme marmite de
spaghettis. En ce temps-là, la nouvelle cuisine n'obligeait pas à les servir al dente
et il leur dut la vie sauve.
L'abbé Lard, cauteleux, s'écria:
"votre sainteté l'a bordé de nouilles"
car sa culture assez courte lui faisait ainsi nommer toutes les variétés de pâtes,
du canelloni à la lasagne, de la coquillette au macaroni.
"Et qu'ais-je donc, mon bon ami?" s'enquit le pape.
la salle, hilare malgré la déconvenue de certains, s'écria en coeur:
"le cul, le cul! Il a le cul bordé de nouilles!"
Cette anecdote est restée ignorée des historiens, à l'exception de Daniel-Rops qui
avait ses petites entrées au service des archives de l'église une, romaine,
catholique et apostolique.
Juste après de l'injection faite à Irma, dans une célèbre lettre à Grodderche,
Freud insista lourdement sur l'interprétation de ses rêves perso.
Ainsi il rêva que, lors d'une séance particulièrement intéressante d'analyse
d'hystérique anale +, se réveillant, il se trouva en un tel état d'érection qu'il dut
manoeuvrer pour sortir de sa patiente, puis de son cabinet, puis dans la rue, puis
d'Autriche.
Sur le chemin d'Ascona, il mangea des nids avec Ferenczouille, puis surfant sur le
Lac Majeur, des nouilles avec Ferenczi.
Associant nouilles à paire, puis paire à Fliess et Fliess à ses seins, il construisit la
Paire, le Fliess et l'assassin. Est ce pris, est-ce empris, est-ce épris dans ce
tourment, cette tourmente, cette tornade qu'il condensa bêtement une gigue
locale, une sardane du Pô et, tout en dervichetournant en murmurant quelques
balbucinants, laissa tomber un écu dans les nouilles à Sandor juste avant qu'il ne
s'endorme.
Se réveillant de ce somme dans son rêve de son sommeil de sieste, il resta comme
médusé, se mit en transe dimanche et dessina en automatique, sur une nappe, ce
beau portrait d'une inconnue, une étrange napolitaine.
On connaît ce rêve croqué sous le nom de : le rêve de l'écu bordé de nouilles.
Voici d'ailleurs le dessin original "l'écu bordé de nouilles" redessiné par moi pour
vous.
Tout ce que vous diront les autres, c'est des conneries, c'est de là que ça vient.
M "Sanddeck" M
Cette expression a été employée pour la première fois dans le milieu théâtrale au
cours de la première moitiée du XXème siècle.
Elle a pour origine Jean Anouihl le célèbre dramaturge, grand pédéraste devant
l’éternel, mais surtout le soir dans les nombreux backrooms du quartier du
Marais, et qui avait pour habitude de distribuer les rôles masculins, tant
convoités, de ses dernières créations, à ceux qui acceptaient ses avances, surtout
venant de l’arrière. Et il filait grand train, dit-on !
- Je ne comprends pas, cet acteur est nul à chier !
- Oui, mais il a eu le cul bordé par Anouihl
in Le Trou du Souffleur, Mémoires par Anne N
Cul de ma nouille bordé de tildes ou cul de Mathilde bordé de nouilles ? Ah !
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Existe aussi en version hard.
Tout ce que vous diront les autres, c'est des conneries, c'est de là que ça vient.
M "le cul mais nique" .G
Expression pittoresque datant du début du siècle dernier.
Se dit de certains vagabonds aux cheveux longs devenus des fripouilles, anciens
ouvriers extracteurs de houille, qui, chassés par la nouvelle ère industrielle se
réfugiaient dans les villes, s'accroupissant sous les gargouilles des architectures
Nouveau Style appelées péjorativement " Style Nouille " afin d'y confondre leur
épaisse chevelure qui pendouille dans les volutes de pierre jusqu'à pouvoir
s'asseoir dessus pour protéger leurs couilles d'éventuels projectiles tirés par les
patrouilles de police, mais surtout nourrissant le secret espoir d'échapper à la
vigilance sans cesse croissante de ces andouilles armées.
La plupart des policiers s'en revenait bredouille, trompés par la nouille
architecturale dissimulant parfaitement la chevelure de ces crapules. D'où
l'expression " Avoir le cul bordé de nouilles " autrement dit, " avoir de la chance ".
Les plus zélés d'entre eux pour semer l'embrouille - si tant est qu'il fut possible
d'en rajouter - babillaient tels des oiseaux au nid qui gazouillent, tandis que
d'autres plutôt arsouilles, poussés par le vice et l'ennui, chutaient ivres à l'état de
dépouilles, au pied des piliers. On eùt dit des grenouilles aplatis.
du vieux français "ézcu", du picard "bourder" et du grec "oeneuille", modifiée en
"onuyeue" expression attestée dès le XIIeme siècle.
L'oeneuille était une espèce rare, aujourd'hui disparue, de trèfles à 5 feuilles,
répandue sur le pourtour méditerranéen. A la suite de la 1ere Croisade et de la
création du Royaume Franc de Jérusalem, Godefroi de Bouillon instaura en 1102
le droit, pour les chevaliers les plus vaillants et hardis, d'orner l'orle de leur écu
d'une bordure d'oeneuille. Peu nombreux furent ceux qui revinrent de croisade ;
ils furent, eux et leur descendance, regarder comme bénéficiant d'une protection
particulière de la Providence. L'expression " avoir l'ézcu bourdé d'oeneuille"
désignait à la fois un noble de la lignée des chevaliers honorés par Godefroi de
Bouillon et un combattant audacieux et chanceux. L'expression s'est conservée
surtout dans ce second sens : "J'ai cogneu une dame ayant marié un fort grand
seigneur et fort jalouz et ombrageux, qui donnait souventes fois jo
Quand le sabir de la semaine invite à se replonger dans les classiques : "Y en
avait dans les pâtes" de San Antonio :
"C'est l'histoire d'un type, au restaurant, qui fait une scène d'enfer au maître
d'hôtel parce qu'il vient de trouver un poil dans ses nouilles. L'après-midi de ce
même jour, le maître d'hôtel va dans un clandé et aperçoit son client en train de
faire minette à une pensionnaire. Il prend le gars à partie : - C'était pas la peine
de crier si fort pour un poil dans les nouilles quand on fait ce que vous faites ! lui
dit-il. Le client s'interrompt et riposte : - Je crierais plus fort encore si je trouvais
une nouille dans ces poils ! Le grand Maurice Chevalier passait pour être plutôt
ladre. Un soir qu'il donnait un dîner chez lui, le maître d'hôtel lui demanda à voix
haute et intelligible s'il devait passer les fromages. Et Maurice Chevalier s'écria :
- Quelle idée ! Y en avait dans les pâtes ! Un jour, dans un restaurant, à
l'étranger, j'ai trouvé un gros morceau de phare de voiture dans mon assiette de
spaghettis, ce qui m'a rendu perplexe. Je n'ai rien dit, mais je ne l'ai pas mangé.
On ne peut imaginer tout ce qu'il y a, parfois, dans les pâtes ! Lis ce bouquin, tu
t'en rendras compte !"
Deux versions :
Spéciale dédicace à Thierry, seul locuteur que je connaisse de cette expression née
à la suite d’un souper fort bien arrosé dans un restaurant fort côté, le critique
gastronomique présent ce soir là ayant immortalisé la formule dans une sagace
critique : « Et quand Ragueneau a levé le couvert sur cette rotondité si parfaite,
ces délicieuses pâtes aux neuf œufs enchâssant le cœur d’un croupion d’oie
sauvage, charnu à souhait, le plaisir des yeux, l’olfaction du nez étaient déjà
intenses. Mais c’est au palais que fut donné l’extase de goùter cette subtilité, ces
associations de suave et de déroulés alanguis, de tendreté et d’humeur réunis et
je crois, à n’en pas douter, que toujours bienheureux sera celui qui dégustera ce
mets. S’il vous plait Monsieur Ragueneau, conservez le longtemps sur votre carte
des sens ». Le verbe possessif est venu conforter l’expression et donner grâce et
félicité à tous ceux qui ont la faculté d’avoir le cul, le leur, celui d’une bécasse ou
d’un perdreau, bordé de nouilles, quelles soient italiennes ou chinoises.
L’expression « avoir le cul bordé de nouille » est issue d’un verbe tronqué, d’une
contrepèterie et d’un verlan plutôt faciles : il s’agissait à l’époque d’ «être nu et
débordé de couilles » pour vivre heureux et disposer de toutes les bénédictions du
monde. L’Adam de Cranach en est un parfait témoignage, Michel Ange a ainsi
croqué plusieurs Apollon, toujours heureux et fort chanceux même si fort
exposés ; c’est peut-être César, quelques siècles plus tard, qui, avec son Centaure,
est allé au plus près de cette expression avant qu’elle ne redevienne possession, et
que seul le cul soit bandé tandis que les nouilles s’esclaffaient. Quand l’art
confesse sa turgescence, les idiotismes se vulgarisent.
Cette expression prend racine en Egypte où il était d’usage de rémunérer les
architectes ayant tenu leur délai en les couvrant de pièces d’or alors que les
retardataires récidivistes passaient à table, à dessein de se mesurer aux sacrés
sauriens.
Le versement des honoraires s’effectuait sur le chanceux prosterné, et culminait
au niveau inférieur de la raie du postérieur.
Les commerçants Génois reprirent ce mode de paiement en l’appliquant aux
capitaines ramenant à bon port les nouveautés exotiques.
Nu sur le quai, le marin vernis célébré, recevait alors sa prime en nouilles,
fraîchement introduites dans la pays de la botte.
D’après un critique d’art, l’origine de cette phrase serait à rechercher à Paris au
début du siècle dernier. Ninon Niwi, modèle la plus courue de l’art nouille,
exigeait que les artistes ayant la chance de la croquer soient aussi nus qu’elle
durant les poses.
On parla de nu bordé de couilles qui se transforma en ce que vous savez.
Pour ma part, j’ai recherché la vraie version en inspectant la cuisine pour
reconstituer la scène. Je commençais en faisant chauffer de l’eau pour cuire les
éléments devant entourer selon l’expression mon cul.
Mais devant l’absence de sel, je trouve dans l’armoire un ersatz conseillé pour
accompagner les pâtes, c’est ma chance ; il se présente sous forme d’un dé sur
lequel on peut lire la marque Kubor.
Expérience terminée.