SA-BIR
Boire ou conduire
Avoir à choisir entre sa Saab et son Byrrh.
Faire le plein ou l'être c'est la question à laquelle on s'intéressa.
Faisons parler les mots en se servant des contraintes connus des scribes
bourreaux du sabir.
Freiner sa consommation en Lockeed ou hausser celle en liquide pour rattraper
celle d' Odessa.
Errer sous la lune dans la polo douce ou en bleu, finir dans le bus rue blanche, un
quart de rouge mais avant on bossa.
Nu-Pieds, à la queue en quête de boissons ou en samba, dont la sirène de sa voix
rythme en queues de poisson une salsa.
Voyager en Alpha Roméo ou Juliette avec ses hommes et gars au rhum, sur un
clipper matant Thalassa.
Champagne aux chandelles puis tchatcha et clic clac ou cric-crac sans chichi ni
chant d'elle mais champony qu'on renversa.
Sortir les chevaux de sa mustang et leur vignette ou rester au chevet et s'amuser
tant de ses vignes à s'ébaubir.
Grisé et latexé croire faire crier Micheline une escort girl ou faire gueuler l'escort,
et crisser le Michelin sur la plazza.
Pique-nique épicurien à picoler une piquette pour pique-assiette ou pick-up
picaresque, pick-up à fond à Kinshasa.
Selon Dolto, imposer tôt le pot d'échappement ou des babies, et des petits pots
chat piment sauce Bokassa.
Tapi au volant de son espace aux ailes usées ou planant un coup dans l'aile, sur
un tapis volant en poils de babiroussa.
Piquer dans la moiteur des olives au cure-dent ou des pointes avec ce moteur, qui
délivre les cardans comme un forçat.
Saturer car à chaque heure son shaker ou se muer en tueur à cent à l'heure,
défiant les radars des sbires.
Vider des verres puis les bouteilles, ou vider le réservoir puis les stations, jusqu'à
Canossa.
Etre coincé dans les bouchons avec sa tire ou sortir son tire-bouchon pour qu'on se
décoinça.
Trinquer au troquet du coin ou troquer le train au quai contre une ceinture, avant
les bretelles que l'Equipement tissa.
Rover de fortune et R20 qu'eut le buteur débutant ou gros verre de forte prune, et
air à vin qu'en chœur on ressassa.
Des doubles rations avant l'agression ou des accélérations pour doubler, et voilà
on transgressa.
Avaler les kils au mètre au zinc ou les kilomètres au sans plomb, tel un cuivre
pour la faire vrombir.
Biture bocks en stock à Lens ou bitume Buick et stick sur l'autoroute du Nord en
passant el condor pasa.
S'enivrer pour la secousse de la reprise ou pour éviter la reprise des secousses, ou
que cela s'espaçât.
Coupé sport dopé top des surannées vingt ou au dépoté un vin coupé de ce porc
d'une année, dont on se désintéressa.
Un coup de Claquesin au bar ou un coup de Klaxon au malabar qui nous
embarrassa.
Balancer le carburant pour les pistons ou lancer haut car bourré un pisse-t-on qui
éclaboussa.
Partir confiant dans ses étriers de frein ou revenir méfiant après le coup de
l'étrier qu'on dût subir.
Manier jusqu'à Nice le lave-glaces ou maniller avec l'anis jusqu'à l'aveu qui glaça.
Couper le drapeau d'un grand prix avec sa fiesta ou la faire d'une coupe du
champion papa fissa.
Déboucher les soupapes sur le circuit ou le Châteauneuf du pape qui saoule et
cuit le sire dont on se débarrassa.
Saint Christophe pour le couvert ou saint Vincent pour le clos. Quel saint gère ces
coups durs chez Axa ?
Tels les stars vouvoyer les dieux en DS ou s'abreuver d'un nectar idéal qui tel
Rama de A à Z, tout surclassa.
Driviner de harissa et de mets ersatz livrés à Maïté, et quelques beers ou hérisser
la medersa étant ivre à l'aït el-kébir.
Boudons l'auto, et avec Bouddha rejoignons le divin supérieur avec le petit
véhicule samsara, garé à Lhassa.
N'adhérons pas à la colère, et ôtons ce mot qui eut été nommé ici en anglais par
Bobby : ire.
sab-rime
Ecrire un texte avec des rimes imposées.
Heureusement qu'il y eut Sassa.
Nous nous connûmes à Odessa
Un peu avant Barbarossa.
Il était membre des SA,
Ami de Roehm et de sa
Clique de voyous. Sassa
Avait grand coeur et chassa
Vite la haine et déboursa
Quelques pfennigs. Il avança
L'argent. Tout se passa
Comme dans un rêve, et ça,
C'est plutôt rare. Quand Odessa,
Disparût au loin, le visa
officiel qu'acheta Sassa
Nous fût précieux. Fissa,
Le kapo silencieux glissa
L'or et le collier qu'il lissa
Et enfourna dans sa
Poche de vareuse grise. "Ca, ça, ça
Ca, allez !!!" Il lança
Vers nous 4 ausweiss à
Utiliser à la frontière? Ma Sa-
rah tremblait. L'aîné massa
Sa main pâle et nous passâmes.
Denn, Sabir
Willst du ein bier ?
Ca, comme qui dirait, l'avait fait s'estourbir
Qu'un beau matin l'ombrageux satyre transgressât
De son discours bifide, de sa langue de sabir
Le silence enamouré de celle qu'il engraissa
« Satrape, lui lança t il comme pour le faire vrombir
Tu t'amènes, sale type, avec ton Moi et ton Ca
Tes sombres lunettes, ta sinueuse dégaine de sbire
Pour à mon Annie faire dire que tu t'empressas
Belle enfant paisible, disait il a son verre de Byrrh
Chère âme, fallait il que follement il t'embrassât
Pour quat'pois chiches à la confiture de Bekbir
Pour un sourire convulsif que l'ordure te glissa
La crise, le malaise ne cessaient de l'ébaubir
Au cinquième verre de Byrrh, il s'affala fissa
Dans les tréfonds moites de ce salon de Kébir
Où à la lumière de Ses yeux il en pinça
Presqu'évanoui , mâchant ce qu'il avait dû subir
Il songeait qu'avant de sortir elle se déchaussa
Et soudain, enrhubée, de lui dire dans un soubir:
« Restons ici prenons un grog et des saboussas »
Dans son pouf elle serrait très fort son casibir
Enlacée dans des draps dont la soie, tard, crissa
Electrique et perfide, la nuit son mal embire
De la pointe de sa langue pourtant elle l'embrassa
Au matin, le danger passé la grâce s'adbire
En sa glace électronique une mèche s'esquissa
Traînante et rêveuse de loin il l'entend gébir :
« Je suis à vobir, je me sens cobe ci cobe ça »
Puis vint le moment où il lui fallut fourbir
Les jeux, la prose, toutes les sornettes qu'il ressassa
Pour ne plus voir le reflets d'Annie dans le Byrrh
Mais dans la nuit à la fenêtre, d'où il se balança
Il boit son Byrrh
En faisant fissa,
La bourgeoise va l'estourbir
Au retour à Mombassa.
Hier, l'odeur du Byrrh
Déjà la courrouça :
Il ne parlait qu'un sabir
A base de bir et d'sa.
Quelle mégère il doit subir !
En punition, elle le força,
Pour une goutte de Byrrh,
A boire un verre de harissa.
Guère de Bihr.
Sa Birème flamboyante, Bihr continua de fourbir
Ses pagaies, ses envies et même il cuirsassa
Nouvelle embarcation pour aller ébaubir
Les hommes de l'île d'Ouessant et même il finassa.
Sa Birmanie conquise, Bihr revint vrombir
Au dessus des volcans où cent fois il passa
A bord de son chasseur, il contrepassa
Ruinant en un seul jet les hommes à estourbir
Sa biroute en déroute, Bihr devait subir
La honte du mal aimé ainsi il confessa
Mais jamais de sa vie il ne la brouillassa
Sabir, encore une fois, nous sommes à Canossa
En douze alexandrins, ainsi Bihr enliassa
Le souvenir des rimes, des vers et du kebir.
Dans sa grande bonté, le maître du Sabir
Pour aider à rimer avec Sa ou bien Bir,
Nous fournit une liste de rimes en Bir
Et une autre, plus longue, de rimes en Sa.
Pour sa liste des mots qui riment avec Sa,
Il mérite un reproche : il a oublié ça.
Un mardi, un Sabir une requête adressa
À tous ses sbires dans l'ombre, contraints de s'ébaudir,
Le sachant roi du site, du Net, le Bokassa.
N'osant se révolter, il leur fallait subir
Un crabble insensé, qui lassés, les laissa
Telle l'armée française devant Mers El Kébir.
PPP ce vaillant, bientôt l'embarrassa
En parlant de son chat, oui, le chat du Sabir!
Que l'homme sans vergogne tant de fois caressa.
Sans doute à ces propos songea t'il l'estourbir
Puisque cette turpitude PPP dénonça.
Mais il s'en battait l'œil et vint nous refourbir
Tous ses mots en délire. Sabir, donc, se gaussa
Un chat dans une main et dans l'autre une beer.
Sabir
Surclassa
Sabir
po-e-sie
Poésie et zippo.
En fin de semaine les troupeaux
humains se regroupent isolés,
en quête des plus folles fantaisies.
On les retrouve dans l'entrepôt,
où leurs pépés et leurs mémés,
en trente-six sans nos ectasies,
dansaient sur d'endiablés tempos,
lors des grèves-parties C.G.T.
Tout cela car la bourgeoisie
était avare pour leur repos.
Les vacances ainsi furent gagnées.
Mais les voisins, mués en nazis,
firent ressortir les chassepots,
et chacun de se trucider,
A très, très, grands coup de fusils.
Les vainqueurs et leur gestapo
ratissaient large les exilés,
Les déportant sans courtoisie,
dans des camps entre deux kapos.
Une brise sifflant l'anglais
et un blizzard pas trop jazzy,
soufflèrent dans de nouveaux drapeaux.
L'Allemagne fut divisée :
A l'Est naquit la Stasi,
emmurée derrière ses vopos.
A l'Ouest on courut les marchés
consommant Mickey et Daisy.
Pareil pour le pays du Pô,
dont la botte semble coupée,
la blonde n'aimant pas Brindisi.
Revenons aux soirées suppôts
d'histoires rêvées et secouées,
drainant 4x4 et vieilles Guzzi,
dans les lieux dignes d'Edgar Poe.
Rejetées les salles calfeutrées
avec leur sono, mode cosy
et leurs faux airs de vrais tripots.
La nuit voit ses boîtes se vider,
avec ses tenanciers saisis.
L'Etat, vif à lever l'impôt
et à chasser l'halluciné
est condamné à l'amnésie,
par les députés aux pipeaux,
jouant les airs les plus branchés
pour éviter trop de lazzis.
Mais quel est ce si fort appeau
pour attirer ces milliers
d'agités gavés d'ambroisie?
La liberté sans les drapeaux.
La volonté de délirer.
Le désir d'être le sosie,
sans embrasser de crapauds,
du prince charmant divinisé,
que l'âme cache avec jalousie.
Si leur tenue faite d'oripeaux,
défiant modes uniformisées,
frappent les anciens d'aphasie,
c'est qu'elle rappelle avec propos,
les vieux habits des journaliers,
ceux des betteraves partis d'Asie.
Caviardant l'oulipo,
Ah, quel joli topo!
Tels des betteraviers
Accros à la Zazie,
Le plumitif troupeau
Etait habitué
Sur des morceaux choisis
Tirer à coups d'fusils.
Puis pour un p'tit repos
S'ils ont fable trouvée,
Y'vont dans l'jacuzzi!
Je ne suis pas poete
Et je le prouve...
Poe et Cie
On aurait pu le faire façon Edgard Poe
ou à la manière policée
d'un discours de Sarkozy.
Mais quand on parle Oulipo
on devrait plutôt puiser
chez le père de Zazie.
Dur ! Je me suis trouvé capo
tour à tour défait, cherchant l'idée,
puis optimiste, pensant : vas-y !
Mais, quel manque de pot !
je me sentis renoncer,
et de honte devins cramoisi.
Les nerfs à fleur de peau
l'échec redouté m'a traversé
comme un coup de fusil.
Je laisse donc dans mon chapeau
ce sabir à peine ébauché
qui me laisse hagard et transi.
Petite histoire où il est question de la lettre T
Un dénommé Pilu (poilu?) porte un sac à dos, on lui demande très poliment
del'enlever. C'est à ce moment précis qu'une cannette de soda (sortie du sac!)cache
la lettre T. L'Oulipo, qualifié d'être bilatéral (palindrome...çacommence à partir
dans tous les sens), doit faire face à un nouveau lipo,une disparition (sic). La
seule solution à ce douloureux problème estl'échange: une L pour un T (une aile
pour un thé, est-ce bien raisonnable?).En tout cas le T est libre. On apprendra
plus tard qu'un certain Eisenik,religieux musulman et professionnel des aÏe E,
avait appelé son copain Ed (àl'aide!) pour qu'il utilise ses dons de kinésie.
Voilà le résultat: ce n'est peut être pas de la poésie, mais les rimesimposées sont
là, accompagnées de palindromes et d'acrostiches (et même un calligramme). De
lettresje n'ai que les trois qui forment le mot sot, mais j'ai osé. Comme
diraitAudiard, c'est à ça qu'on les reconnait. Bon d’accord, c’est pas les sots, c’est
les c
O Pilu, ôte là le sac à doS
Soda case là le T. OuliPO
Etre bilatéral cède L le T.
Elle déclare ta liberté
Eisenik as de la mami
Imam à l'Ed sa kinésie
Peaux et hési..
Dans un vieux tripot,
un jour où je me promenais,
je me suis trouvée désaisie
de mon plus beau pipeau :
celui que je chérissais
d'un amour transi.
Plus tard sous mon capot,
une souris j'ai trouvé
et je m'en suis saisie.
De Satan le suppot
et sans doute très âgée,
la belle était moisie.
Sans mon pipeau, mais avec mon chapeau
mon troupeau j'ai guidé
oui, je me suis resaisie.
Et avec toutes ces peaux,
à la Saint Léonardo je vendrai
cent sacs à main ou quasi.
Pas besoin d'entrepôt,
les peaux une fois séchées
auront bientôt rosi
Or pas d'entrepôt pas d'impôts,
nous voilà rassurés
Misère ou fortune : j'ai choisi.
veaux, sacs, euros, troupeaux
laissons là ces matérielles idées
car en un mot ce qui compte, c'est la poesie...
J'ai une maladie de peau
Suis forcé de me cacher
Donc j'me caresse le zizi
J'ai reçu ma feuille d'impôt
Evidemment j'suis fauché
Alors j'me touche le zizi
Au boulot j'suis pas dispos
Ma chef vient me harceler
J'lui ferais bien voir mon zizi
Ma meuf me laisse au repos
Pas d'ronds pour une prostituée
C'est pas une vie pour zizi
Pour les muses, vraiment pas de pot
Elles ne m'ont guère visité
Surtout pour les rimes en zi
PPP Harpo is here !
A la sortie du tripot,
Je perds encore mon chapeau.
Toujours cette envie de crier,
Alors mieux vaut se saouler.
Paralysie et jalousie,
Je croise encore tes sosies.
Mon cœur sans repos,
Suit encore le troupeau
J’ai cessé de rêver,.
J’ai arrêté d’espérer.
De l’amoureux transi,
Je passe à l’amnésie.
Pot et Sie ..
Pot et Zie étaient des amis de tripot,
Souvent le soir leurchemin se croisaient, et
Ensembles ils allaient assouvir leurs fantaisies
Quand Pot semblait avoir besoin de repos,
Zie, lui préparait un plateau télé,
Et cette thérapie était une vraie analgésie
Quand Zie enfilait son grand chapeau,
Et qu’elle s’en allait, telle un fée,
Pot s’en trouvait tout cramoisi, dessaisi
Pot sentait souvent ses paroles mal à propos,
Ne sachant trouver les mots que Zie, sa fidèle alliée,
Attendait pour la sortir enfin de son anaphrodisie
Toutefois, il était prêt à ressortir son vieux chassepot,
S’il le fallait pour sortir Zie de sa torpeur éthérée,
Et lui rendre le goùt de la frénésie
Pot et Zie, continuent leur chemin, sentiments à fleur de peau,
Personne ne peut prédire si le futur tracé,
Les enveloppera de leur poésie.
Parce que Pot et Zie, c’est un joli avant propos
A une histoire d’amour sur fond de rires imagés,
Propre à faire naître plus d’une jalousie..
Peau Aise Hi!
Marcher lentement, l'âme en paix, le long du Pô
Etre alors surpris et même photographié
Casser la figure au vilain paparazzi.
S'évader par l'esprit dans un jeu Oulipo
Pondre un texte tortueux et élaboré
Et puis se retirer loin en Papouasie.
Pour attirer une dame jouer du pipeau
Et quand par les notes tu la sens enchantée,
Sans plus hésiter lui proposer ton zizi.
Lui ôter avec joie tous ses beaux oripeaux,
Et qu'alors décontenancée elle s'écrie : "Hé !
On se calme mon chéri, mais quelle frénésie !"
Laisser frémir lentement les doigts sur sa peau
Jouer le tendre jeu de l'amant éploré
Et qu'enfin transportée elle soupire : "Vas-y !"
Après l'amour, s'étirer, aller boire un pot
Se servir largement. Quand on a bien mangé,
Se lire un bouquin sur la télékinésie.
Cueillir une fleur, l'accrocher à son chapeau
Déambuler dans un champ, boue sur les pieds
Partir pour oublier, en avion pour l'Asie.
Revenir au pays comme l'a fait Napo
Reconquérir Paris jusqu'en être épuisé
Les mêmes erreurs, comme frappé d'amnésie.
Comme un con, brandir une dernière fois son drapeau
Continuer à se battre, pas timoré
Et crever dans un coin frappé par la phtysie.
Raclez dans tous les pots
Bouffez aux rateliers
En toute frénésie
Et trouvez le tempo
à coups de bouts rimés
Pleins de fantaisie
Les mains en plein topo
En vers soyez sur pieds
Comme points sur les i
Oubliez les impôts
les soucis et prenez
Le métro de Zazie
Et galopez sans repos
Dans une quête effrénée
à en rester saisi
Nul besoin d'oripeaux
Partez par la pensée
Jusqu'au soleil rosi
Et sur les bords du Po
Qui sait vous croiserez
Le regard de Virna Lisi
A moins qu'à fleur de peau
Le vent vous ait poussé
Vers les déserts d'Asie
Flottez comme un drapeau
Laissez-vous bercer
Douce anesthésie
Sur les terres à copeaux
Respirez, les forêts,
Les bois de Gaspésie
Enfourchez votre chapeau
La galure à rêver
Toujours revenez-y
Elle est là, à portée, en dépôt
Crédit illimité
La poésie
Avez-vous fait un beau voyage ?
Zizi plein de boutons et tâches sur la peau.
Epuisé séropo et fauché
Pauvre Emilien est revenu d'Asie
Cat
A toi, mon fils Aymeri, bien installé, tes roses fesses scellées sur le popot,
A ta main fébrile pour nous exhiber , heureux, ton petit zizi,
A l'autre, qui tourne les pages d'un vieil Edgar Poe,
ô nouvelles histoires extraordinaires , ô ectasy,
Je te regarde, je te pense, plongé dans mon passé et dans mon jacuzzi,
A ta mère aussi, Lauren mon amour, pour qui tangue le port de l'angoisse,
bancale, elle part travailler,
Donner des cours, se vider , au Greta, pas divine non, simplement fatiguée,
Elle s'envole vers "la rue sans joie", me sourit , me dit : " Vive le Greta, Gare au
pot",
La porte claque, son ombre reste là, je la sens, elle m'accompagnera pour la
journée,
Ta mère, femme plus présente par son ombre que dans sa réalité, mais c'est aussi
le moment de t'essuyer,
ô instant délicat! Que nous transformons en rire, c'est notre vis comica! Talc sur
ta peau
Jouons ensemble maintenant, petits doigts dans mes mains sales, pas de huis
clos,pas de mot, pas de nausée,
A la fin, tu es las de mes jeux anciens, tu veux voir l'humanité,
Viens petit Aymeri, je te monte à la fenêtre, E Pericoloso Sporghersi .
un et air
Qu’est-ce qui vous a pris, ô grand sabirataire de nous proposer ça ? Vous étiez à
jeun ? Etait-ce opportun de nous imposer l’impair et sans E nous écrire air qui
rime avec presque rien. Il eùt été moins arbitraire de demander à chacun une
épopée militaire sur les poilus de Verdun, un discours protocolaire à l’usage des
tribuns, une poésie funéraire pour l’inhumation des défunts ou un récit sur les
Huns à la façon de Voltaire. Puisque des rimes de mon dictionnaire il ne reste que
falun, alun, nerprun, pétun, et que je ne suis pas de ces pervers qui persévèrent
dans les vers impairs, j’arrête ici, pour le bien commun, ma rimaillerie
protestataire.
On narre qu'autrefois, jusques aux portes d'Autun Survint une horde rapide
comme l'éclair. Ce n'était pas des hôtes visant au bien commun, Mais plutôt des
voyous, assassins et monte-en-l'air. A leur tête chevauchait Attila, le roi hun. Ce
redoutable envahisseur ne manquait pas d'air: Peu amateur de musique cajun,
En avance sur son temps, il allait sabre au clair. Dépourvu de l'éloquence
honorant le tribun, Toujours porté par son terrible flair, Il conduisait son peuple
féroce et importun, Des nourrissons et des femmes meurtrissant la chair. Habité
de tels instincts, il n'y en avait qu'un, Pour la sauvagerie, il n'admettait pas de
pair. L'herbe ne poussait plus sous son pas inopportun: On raconte qu'il avait les
pieds en nombre impair...
Un Blair Trop cajun ? Vif éclair ! Allongé beau brun, Lame dans la chair. Un fait
divers bien commun, Pour un petit matin clair. Une histoire de fille pas très à
jeun, A la peau douce comme du mohair. Et celle d’un vilain garçon, un opportun,
Un fétichiste, fou d’un bottillon de vair. Clo
tiens commissaire, verse m'en un et sans impair, verse m'en un, déborde mon
vair, verse m'en un emplis ma chair, verse m'en un verse m'en deux, et même en
paires verse m'en trois, patibulaire verse m'en quatre, pour l'inventaire verse
m'en cinq, protocolaires propriétaire, verse m'en un sans arbitraire, verse m'en un
chez le notaire, verse m'en un jamais binaire, verse m'en un verse m'en six,
atrabilaire verse m'en sept, pas nucléaires verse m'en huit, ça pourra l'faire verse
m'en neuf, c'est funéraire verse m'en dix et dictionnaire verse m'en vingt,
d'anniversaire verse m'en cent, je vais me taire verse m'en mille, j'suis légionnaire
Elémentaire, mon cher tribun.
« Les ministères doivent changer d’air », déclare Raffar un. « Une semaine à
Loudun, une autre à Issoudun. Les valises devront être prêtes en moins d’un
éclair, Pour reposer à Melun dans son Formule un, Ou veiller à Verdun en un
hôtel commun. Etant célibataire vous oublierez la chair, Coincé, encore à jeun,
par un Maire gai comme un Hun, Et forcé tard dans la nuit à jouir d’un tribun,
Qui vous interdira l’usage du rocking-chair. Vous en verrez des importuns, des
chauves ou bruns, Réclamant des passe-droits, mis sur leur trente et un, Vous
promettant s’il n’y a pas d’impair du mohair. Mais rassurez-vous, ça durera ce
qu’aucun, Dans le futur, baptisera temps opportun, Quatre saisons passeront
avant d’humer l’air Corrompu des cabinets parisiens, c’est clair ! »
Pourquoi toujours chercher son contraire ? A devenir moi je ne peux me soustraire
Un quidam vaut bien un quelconque Quelqu’un, L’un n’est pas soi-même et
l’autre est en chacun. Vous êtes le miroir de Claude Cahun, Et dans vos yeux
règne un vrai bestiaire. Ravalez la rage du roi hun : Laissez donc la colère au
vestiaire Afin que personne ici ne commette un Impair ou quelque coup importun.
Ne crains pas de trahir ton itinéraire, Et tout le reste, hélas, est très littéraire.
-chet, -um, -cal, -mir
Le 10 Décervelage 130. Drapaud (érection du) 7 janvier 2003 Envoyé au
Sabirateur. Rimes obligatoires: -chet, -um, -cal, -mir Il aimait manier son archet
Et tirait des sons maximum De son violon un peu bancal Du Kirghiztan jusqu'au
Pamir. Ce bon Général Pinochet, Dégoùté par l'odeur du rhum Autant que celle
du mezcal, Ne boit désormais que du Mir. Frédégonde fit un hochet Pour son fils,
de trois fleurs d'arum. Elle voulait l'appeler Pascal, Mais Clovis choisit Clodomir
Panse remplie jusqu'au bréchet, De vins Romains et de garum, Lucullus, sacré
vieux rascal, Ne pense plus qu'à s'endormir. Jacques Theillaud
Sur trois brins de tresses descendait mon archet Philip Glass remontait d'anches
d'un harmonium Et au travers du toit un lourd parfum d'opium Dégoulinait sur
nous comme du vin d'un pichet Son pied sur du parquet était mon doux hochet
Massé de mes deux doigts drappés d'un decorum D'antiques trucs affiqués dans
un bath attrium Tout clair - un peu comme le partiel de Louchet Amie, devenons
Karishma et Aamir Dévalant les pastures d'une Suisse bancale Petites fiottes que
nous sommes désertons le Kashmir ! Pionçant à l'infini ou à l'hyperfocale,
Arrachés du présent enroulés dans deux draps Balançons nous un peu comme
Radha et Krishna.
Nuit de spleen, nuit de rimes, nuit d’amour La nuit était glacée et son sommeil
bancal. Des cris, pris en sa tête, l’empêchaient de dormir Et la cognaient aux
murs comme dans un bocal. Dans la cuvette des chiottes finissait par vomir.
Déchet ! Déchet ! Déchet ! Point encore l’heure pour elle de pointer au tranchet.
Des rires énormes et fous sortaient de l’aquarium Et la figeaient au sol comme en
un trébuchet. Sur les carreaux glacés résistait à l’opium. Cachet ! Cachet !
Cachet ! Plus de peur aujourd’hui à l’approche du chacal. Sa ronde dans la nuit ne
la fait plus frémir Et l’encourage au loin, en un signe amical, A jouer avec vous
tous au royaume du sab... du sa de Samir !
La fine poudre blanche tirée d'un sachet Suffisait à peine à le tenir vertical. Il
parvenait pourtant à jouer "You rascal You", le Baker blafard, j'ai nommé: le
grand Chet! Hébété, planant sur les nues du laudanum, Chaque souffle le fait
davantage blémir, Chaque note extirpée fait la salle frémir Et me hante d'un
tragique continuum
[size=x-small][color=0000FF][font=Georgia] [b]Ne laissez pas vos animaux sans
surveillance[/b] Le papegeai sifflait plus fort qu’un émouchet Tout en lâchant ses
crottes sur le linoléum, Et la crécerelle rose renversant le pichet Ajoutait son
désordre à ce capharna
Le sérum bucal d'un pichet de rhum pour dormir sans un sachet de valium. PPP
garçon, la notte, svp!
Te souviens-tu du ruisseau et du ricochet, Qui faisait d’une pierre plate un Jésus
d’aquarium ? Tes pensées d’alors n’étaient pas celles de Pascal, Tu songeais
d’abord à câliner Casimir, Puis en cachette à sucer des bonbons en sachet, Tout
en te gavant sur ton petit lit d’album, Peuplé de héros triomphant du pire chacal.
Il y avait bien l’école pour te faire gémir, Avec ses maîtres raidis façon Pinochet,
T’infligeant pour tout bavardage un dur pensum, Conjuguant ton temps libre en
longues heures de bocal, Pendant que tes amis s’amusaient à en frémir. Le temps
des amours se présenta au guichet, Tu l’emmenas au cinéma voir un péplum Ou
dans la forêt cueillir son fruit tropical, Mais pour toucher au but plus haut que le
Pamir, Tu as même dù lui offrir un colifichet. Conquis tu te marias au son de
l’harmonium, Généras deux humains, minimum syndical, que tu charrias en
vacances nager à Izmir. Tu travaillas d’arrache-pied courant le cachet, Citoyen,
tu n’oublias nul référendum, Bon père, tu épargnas pour trouver un local.
Réfléchi tu as vu ta raison s’affermir, Même si parfois tu abusas du Montrachet,
Sans aller les meilleures années jusqu’au magnum, Tu sus rester mesuré,
toujours amical. Tes jours à besogner et tes nuits à dormir, Tu vécus
tranquillement, péchant le brochet. Aujourd’hui, tas vieilli, tu n’es plus au
summum, Tu résistes, et fréquentes le monde médical De plus en plus souvent, de
peur de blêmir. Viendra bientôt la fin, tu seras un déchet. On t’enverra en convoi
au funérarium, Mort vieux, sur le coup victime d’un mal cervical, Tu rejoindras
celui que Brel aimait : l’émir.
On avait deviné qu'il tiendrait un archet, Qu'il se colletterait avec le factotum.
Mais on ne savait pas qu'il irait au guichet, Et qu'il proférerait le mot ultimatum.
« Quoi ! vous osez venir cracher dans le bocal ! Compisser le tapis de velours noir !
Vomir Vos intestins dans le palais pontifical ! Misérable crétin ! Vous devriez
blêmir ! » « Et soit ! vous blêmissez, soufflant dans le huchet La trompe, le cor,
l'artifice musical De Roncevaux, à qui le coup de trébuchet Du Sarazin a fait un
destin radical. » Il dit : « Je renverserai le postulatum Ignare qui vous remplit du
don d'endormir L'esprit des disciples. Je me ris du fatum Qui me désignera à
l'épée de l'émir ! »