L'ATTRIBUT DU SUJET
_ Mme Rivière : Les enfants, je vous présente Mme Frelon.
_ Les enfants [en coeur] : Bonjour Madame Frelon ! [« oh là là », sedisaient-ils,
qu'elle a l'air sévère...]
Mme Frelon : Bonjour les enfants !
_ Mme Rivière : C'est elle qui va me remplacer jusqu'à la fin de l'année,parce que
j'attends un heureux événement.
_ Les enfants : AHHHHHHH... Est-ce qu'on va lire la suite des aventures
deBruno dans le livre blanc avec Mme Frelon ???
_ Mme Rivière : Cette semaine, on commence une nouvelle leçon de
grammaire.Mais je vais laisser votre nouvelle maîtresse vous en parler. [à Mme
Frelon,avant de partir : Ils ne sont pas méchants, mais ils se posent beaucoup
dequestions, vous verrez]
_ Mme Frelon [a parte : euh, où est-ce que j'ai mis mon abrégé de
grammaireélémentaire précis et concis... Page 543...] Vous savez ce que c'est
unadjectif ? [cherchant encore sa page].
_ Les enfants : OUIIIIIIIIII !!!!!!!!!!!!
_ Mme Frelon : Qui peut me dire ?
Un doigt se lève...
_ Mme Frelon : Comment t'appelles-tu ?
_ Le téméraire : Florent.
_ Mme Frelon : Alors Florent, dis-nous, qu'est-ce qu'un adjectif ?
_ Florent : C'est un mot qu'on met après un nom, ou avant pour faire plusjoli.
_ Mme Frelon : Oui, si tu veux.
_ Florent : On dit par exemple "le cheval blanc".
_ Mme Frelon : Très bien. C'est ce qu’on appelle un adjectif épithète.
_ Les enfants [rassurés de se raccrocher à leurs frêles connaissances] :Oui, c'est
comme ça que Maîtresse elle a dit.
_ Florent : On dit aussi "un petit village".
_ Mme Frelon : Oui... Mais est-ce que vous connaissez l'attribut du sujet ?Les
bouches entrouvertes figeaient l'instant, Mme Frelon croyait les teniren haleine...
_ Claire [la curieuse impatiente] : Qu'est-ce que c'est ça ? C'est gentil ?
_ Philippe [informaticien pragmatique en herbe] : Je ne connais pas
cettecommande : "attrib u" du programme "sujet"... Allez hop, sur ma to-do
list,demander à papa de m'imprimer l'aide en ligne du CPC-6128.
_ Maximilien [philosophe des bacs à sable] : Quoiqu'on en dise, la tribu dusujet
demeure le peuple de l'égo surdimensionné.
_ Nicolas [architecte et joueur devant l'éternel] : Ah, c'est des Monsieurset des
Madames qui jouent aux Duplos toute la journée, et qui construisentavec des
immeubles plus hauts que les échelles de pompier ? Moi je préfèreles Playmobils,
parce qu'on peut les faire marcher, les faire parler, mêmeque le cowboy Playmobil
eh bein il peut rester debout tout seul. Alors ilpourra escalader les immeubles en
Duplos en un seul bond avec son lasso.Mme Frelon débordée...
_ Julien [misanthrope précoce] : Mais non, ce sont les narcissiques : ilsparaissent
beaux pour eux-mêmes, passent leur temps devant des miroirs à sepomponner, se
chouchouter, mais tout ça, c'est du vent, de l'inutile.
_ Jennifer [fleur bleue] : Tu es méchant ! Moi, j'aime bien les gens quinarrent
Sissi, j'aime bien quand Sissi elle tombe amoureuse du grandMonsieur qui
l'emmène avec lui au palais, et après ses robes sont jolies, etaprès elle semble
belle, la plus belle de toute la cour, et Sissi elle estheureuse, mais le Monsieur il
peut pas lui faire un bisou parce qu'il a déjàune Madame, alors la Madame elle
s’en va parce qu’elle est jalouse, et aprèsSissi elle devient im-pé-ra-tif.
Mme Frelon : Pas trop vite, la conjugaison, c'est une autre histoire...
primère
Inventions et Variations poétiques, loufoques, contraintes, caricaturales ou pseudo-scientifiques sur des intitulés d'école primaire
D'abord définissons le sujet : en consultant le dictionnaire des noms communs en
couleurs, édition Larousse France Loisirs 1972, on apprend qu'il peut aussi bien
être une cause, qu'une raison, et même un motif ; alors qu'en grammaire, dans
une proposition, mot ou groupe il représente la personne ou la chose dont le verbe
exprime l'état ou l'action.
Puis définissons l'attribut : c'est ce qui est propre, particulier à un être.
En grammaire : fonction d'un nom ou d'un adjectif relié au sujet par des verbes
d'état comme être, paraître, etc. ou au complément d'objet par des verbes comme
rendre, nommer etc..
Conclusion : le dogme grammairien n'est pas drôle du tout, et surtout rebutant
pour le débutant.
Il faut signaler, que la grammaire, comme toutes les religions, a recyclé certaines
expressions, en détournant à leur profit, des fonctions pittoresques incompatibles
avec la rigueur morale.
Cette expression grammaticale en est l'exemple même.
La plus ancienne trace de ce concept a été après d'âpres à propos, détectée dans
une paire de fresques ornant la grotte de Lascaux. L'artiste a représenté un sujet
tombant à la renverse en érection, devant un taureau, tout en tenant une lance et
un bâton en chêne, au bout taillé en petit oiseau doré.
Ce tableau souterrain décrypté par le professeur Delait concentrerait deux
notions : la première relative à la petitesse du sexe humain, même dressé,
comparé à son homologue taurin, et la seconde associant la mort symbolisée par
la lance à la renaissance figurée par l'oiseau porteur d'âme. ( Bon, et alors !)
Empruntons un raccourci, et retrouvons perdu dans un désert inconnu, un ermite
anonyme recevant à une date indéterminée une révélation divine ou
nostradamique :
le gland d'or libérera l'humanité du travail.
A la même époque sur la terre, les chirurgiens et religieux au chômage entre deux
guerres décident lors de leur trente-troisième congrès d'inventer la circoncision à
la cire chaude, opération brève et juteuse mais mal remboursée.
En 2002, un collectionneur d'ongles gravés retrouva à Londres chez un antiquaire
indien une pièce extraordinaire d'origine inconnue, sur laquelle était consignée la
fameuse révélation.
Les médias s'emparèrent de l'affaire, et de nombreux imposteurs se présentèrent,
surtout les plus riches qui possédaient déjà des testicules du même métal ou des
bijoux de famille respectable.
En 2010, C. MILLET, qui pùt, du cul-de-sac à main, au trou du quai, quêter et
aller chez les étalons n'a toujours pas trouvé cet oiseau rare.
En 2015, lors de la transformation de la dernière bibliothèque en multicomplex, la
pelle Poclain mis au jour, sous une pièce en meulière, une petite bière ( pas du
genre Y'a mousse ou Kro. ) Le conducteur de l'engin l'ouvrit et découvrit au milieu
des os décomposés une belle boulette d'or, et depuis il a cessé de travailler
adorant voir mourir les taureaux.
On peut localiser la tribu Dussugé en Syntaxie Orientale. Ses mœurs sont
curieuses et ont été l'objet de nombreuses études, notamment celles du professeur
Otablo qui a vécu 5 ans en son sein.
Leur roi se nomme " Le Grand Verb "
Le sorcier : " L'Abject Tif Kali Fika Tif "
Les sujets de cette tribu, sont souvent mal notés durant l'épreuve de la dictée de
Pivot, un emmerdeur qui vient les faire chier une fois l'an. Un footbaleur raté qui
s'est mis à lire à cause d'un mauvais tacle dans une cour de récréation.
Mais la peuplade Dussugé s'en branle, et elle peut se le permettre, vu que tous les
mâles de la tribu ont des attributs tellement comak, qu'à côté, Rocco Siffredi, il
manque sacrément de complément d'objet direct.
PPP Comme me disait ma grand-mère française en parlant des attributs de pépé :
" C'était un sacré client ! "
Le verbe qui introduit l’attribut du sujet copule, vous le reconnaîtrez !
Mieux vaut être attribut du sujet qu’objet de l’attribut, reconnaissez-le !
Attribuer - sujet mouillé
Attributaire - sujet secret
Attributif - sujet pileux
Attribution - sujet boisé
Comment faire naître un attribut ? en étant ou en paressant, voilà laquestion.
L’attribut est au sujet ce que l’esprit est à l’escalier.
Attribut - but en soi - soirée chaude - chaude-pisse - pis aller - lait devache - vache
au pré - prédicat - Cassiopée - pet de nonne - noctambule -bulldozer - zerre m’en
cinq - cinquantenaire - nerf de la guerre - guerred’usure - sùr de soi - soyons fort -
fort dispos - potentat - attribut - butavoué - et sujet !
La qualité s’inscrit dans l’attribut
L’homme est sans qualité
Donc l’attribut s'écrit près du sujet
Entre le sujet et l’attribut :
- il y a identité énonce la carte
- il y a ubiquité émet le père
- il y a qualité assure Musil
- il y a similitude juge le skaÏ
- il y a harmonie chante le piston
- il y a correspondance dit le métro
- il y a connexion professe le câble
Deviens ce que tu es, propose l’attribut au sujet. Sois un devenant, voire
undevinant.
Attribut est bien nommé si
Tant est qu’il ait envie de
Transformer un sujet en
Regard de ce qu’il est
Imagine la folle pensée qui
Bannirait l'attribut et prônerait
Un prédicat d’absolue nécessité
Tout est donc à distinguer.
Une chasse chez le baron
Le quatrième mardi d'avril, le baron invita ses hôtes à chasser l'attributdu sujet.
A cette idée, tous furent ravis. Néanmoins, aucun d'entre eux neconnaissant les
subtilités de la poursuite, le baron prononça lesexplications suivantes : "L'attribut
du sujet se cache habituellementderrière les verbes d'état. Ainsi, vous repérez un
verbe d'état... Vous enfaites le tour et, hop, vous trouvez l'attribut. Vous le
soulignezvigoureusement en vert et la chasse est finie."
Les invités, à qui cette chasse promettait des plaisirs nouveaux, battirentdes
mains avant de prendre un verre de punch. Pourtant quelques
questionsapparurent.
"Quelle est la tenue rituelle pour la chasse à l'attribut ? demanda LadyGrammar.
- Une blouse grise ou bleue fera l'affaire, répondit le baron. Si vous n'enavez pas,
demandez au majordome.
- Pardonnez-moi, M. le baron. Comment reconnaît-on un verbe d'état ?"s'enquit
un jeune homme.
Le baron resta coi. Ce freluquet, ce prétendu chevalier de Julféri, osaitposer une
question pareille ? Le baron senti que l'enthousiasme retombait.Il fallait
répondre.
- M. le chevalier, excellente question ! Nous verrons tout cela demain, surle
terrain. Dès maintenant, je peux vous dire qu'un verbe d'état est,demeure,
devient, reste, semble, apparaît et paraît. Il se reconnaît par saseule présence.
La foule applaudit. Décidément le baron n'a pas son pareil pour divertir seshôtes.
Après le dîner, on dansa au son du clavecin et chacun alla dormir.
Seul, le chevalier de Julféri s'inquiétait de si l'attribut est derrière leverbe d'état,
en en faisant le tour, le derrière se retrouverait devant etl'attribut passerait
automatiquement derrière, ne sachant être devant. Il nedormit point cette nuit-
là. Le baron, quant à lui, relut attentivement letraité de vénerie des sieurs
Malherbe et Vaugelas.
Le lendemain, le majordome sonna le gong de bonne heure afin que tous
soientprêts. On se retrouva donc dans la cour, vêtu de blouses grises ou bleu.
Lemajordome distribuait les stylos à encre verte et certains s'entraînèrent
àsouligner.
Le baron mena la compagnie dans le pré à réglure Seyès où des motsbatifolaient
sans crainte.
"Monsieur le chevalier, dit hautainement le baron, fier de sa sciencerécente. Vous
allez, sans doute, me demander comment il se fait que, si nouspassons derrière et
que le derrière se retrouve devant, nous puissionsrencontrer l'attribut.
- Sans doute, Monsieur le baron, répondit le chevalier, interloqué quel'autre eùt si
finement percé sa pensée. Mais j'ai une solution à vousproposer.
- Je vous écoute.
- Il suffit, en passant derrière, de faire tourner le verbe d'état surlui-même. Ainsi,
son devant se retrouvant derrière, nous passerons sur sonavant en faisant croire
à l'attribut qu'il est resté derrière, vu qu'il nes'attend pas à ce nous fassions le
tour par devant pour aller à l'arrière.- C'est une bonne approche quoique le verbe
d'état, croyez-moi, ne selaissera pas faire. Les plus grands maîtres en matière de
chasse àl'attribut ont heureusement identifié un procédé plus astucieux, si vous
mepardonnez. Il suffit de crier "Exception" et l'attribut ne sait plus où semettre.
On peut alors le souligner sans rien déranger. En outre, nous allonsnous placer
tout autour du champ et avancer vers le milieu. Au passage, nousdébusquerons
tous les attributs. Si quelques-uns échappent, ilsrencontreront un chasseur venu
d'un autre côté.
- Excusez-moi, Monsieur le baron, reprit le chevalier, tout à son idée. Maissi
l'attribut est séparé de son verbe d'état, comment le reconnaître ?"
Encore coincé ! Ce jeunot commençait à sérieusement taper sur les nerfs dubaron.
Un seul moyen pour le faire taire.
"Vous avez raison, concéda le baron. Si un attribut est séparé de son verbed'état,
nous le considérerons comme un éptihète et il sera laissé de côté.Ainsi, nous
attendrons une prochaine chasse... Il faut bien laisser legibier se regarnir."
La chasse commença. Le duc de Cancre soulignait à tort et à travers,personne
n'osait lui en faire la remarque. Il avait totalement salopé sonbout de pré. Deux
valets, sur un signe discret du baron, passèrent ducorrecteur. Lady Grammar en
eut rapidement assez et partit vers la rivièreaccompagné d'un linguiste duquel
elle espérait saisir les attributs. Lechevalier de Julféri fit preuve d'une
merveilleuse assiduité. Jamais on nevit quelqu'un d'aussi enragé de la chasse à
l'attribut. Un marquis tomba ensyncope lorsqu'il s'aperçut que ce qu'il croyait être
un attribut était enfait un participe passé adjectivé et antéposé. Le baron, distrait
par lesévénements, commis quelques fautes.
A la fin, on compta les trophées et le baron rendit les honneurs : tous lesattributs
soulignés furent alignés sur un tableau noir. Le baron soufflatrois notes dans sa
trompe et cria trois fois, repris en choeur par leschasseurs debouts et
découverts :"Gloire à l'analyse syntaxique !"
Les plus beaux attributs furent suspendus dans la salle d'armes et on mangeales
autres. Tout le monde semblait s'être bien amusé. Le baron décida quecette
première aurait une suite et qu'il n'inviterait plus le chevalier deJulféri.
L'attribut du sujet se reconnaît à son front fuyant,son oeil torve et sa mâchoire
carrée. Alors que lesujet est généralement un notable très en vue,toujours prêt à
faire entendre son opinion grâve àune éloquence jamais égalée autant qu'à ses
réseauxd'amitiés très étendus, l'attribut n'est qu'un minableparasite, un tâcheron
sans talent qui ne cherche qu'às'attacher à son sujet comme le lière au tronc
duchêne. Il se trouve habituellement employé dansl'ombre aux basses oeuvres et
aux activités occultesque le sujet, en pleine lumière, ne pourrait effectuersans
entacher une réputation nécessairement sansfaille.
Généralement, le sujet rencontre son attribut parl'intermédiaire d'un verbe
d'Etat. L'Etat, enl'espèce, toujours en quête de recettes fiscales sansvouloir en
reconnaître l'origine, se fait ainsi lecomplice de cette association à but hautement
lucratifmais aux méthodes peu recommandables. Parmi cesverbes, l'être domine
largement, mais d'autres moinscourants, défendants pour certains l'idée
d'apparenceet pour d'autre la notion de continuité, occupent lefructueux marché
des intermédiaires.
Il est à noter que l'attribut a tendance à s'accorder,voire à ce plier au genre
comme au nombre de sessujets. Encore un exemple vil de cette
facultéd'adaptation de ces voyous mercenaires lorsqu'ils'agit de gagner beaucoup
d'argent en très peu detemps. Une pratique, hélas, beaucoup trop
courante,lorsque l'on sait qu'un même sujet peut s'attacher lesservices de très
nombreux attributs sans jamais êtreinquiété.
Bien que l'on retrouve des pratiques similaires lors des invasions barbaresdu
IVème siècle, la reconnaissance de l'attribut du sujet est une coutumemédiévale
qui a connu son apogée sous le règne de Popaul V dont la rigueuret le sens de la
justice sont bien connus des historiens. Lors de l'Epithète(cérémonie au cours de
laquelle les vassaux confirmaient leur allégeance àleur suzerain), Popaul leur
signait un parchemin qui faisait la listeexhaustive de leurs biens (les enfants
légitimes étaient comptabilisés aumême titre que les propriétés, le linge et la
vaisselle!!), sachant quel'attribut du sujet s'accordait toujours avec le genre
(masculingénéralement, mais on a vu des femmes bénéficier d'attributs
nonnégligeables) et le nombre (d'où la comptabilité des enfants) du sujetauquel il
se rapportait (et ce n'est pas le moindre des mérites de Popaul Vque de n'avoir
jamais fait une faute d'accord pendant tout son règne). Quandnécessaire, le sujet
pouvait bénéficier d'un complément d'objet qui dèsl'année suivante était notifié
sur la reconnaissance de l'attribut du sujet.Cette pratique disparaît petit à petit,
mais l'expression survit. Au coursdu XVIIIème, "reconnaître l'attribut du sujet"
devient une sorte de codesecret utilisé par les libertins traqués par la police
royale pour faireréférence à certaines pratiques réprouvées par la morale judéo-
chrétienne.Très rapidement, cette expression est concurrencée par le célèbre
"mettre lamain au panier" mis au goùt du jour par Valteuil, le héros de Saderlos
deRoutaire.
De nos jours, "l'attribut du sujet" n'est plus utilisée qu'au sensmétaphorique par
certains grammairiens.
La tribu du sujet, ça traine dans les cauchemars. Ahhh !
table de multiplication des 7
Pierre Carré, numérophile ascète, vint dans le cadre étroit de l’école Condorcet
d’Orsay, placer son savoir dès le sept septembre, sur la demande pressante de la
directrice.
La classe de septième le reçut avec des pincettes, sachant son rôle dans l’affaire
de Tamanrasset qui faisait suite à celle de Sétif.
Sa voix de fausset, assénant tel un lanceur d’exocets, des versets sans pierre de
rosette pour servir de dictionnaire, sa tenue en acétate, ses chaussettes froissées
sur des derbys sans lacets ne firent pas recette, il lassait les dissolveurs de
sucettes déboussolés.
Il dissertait sur une compagnie de mercenaires, nés de famille de samouraÏs
nains assez salopards, et d’un croisé cétacé-basset-setter.
Septique devant ce pseudo enseignant, la maîtresse brandissait la cassette et le
document en offset officiel et fit cesser son exposé qu’elle maudissait maintenant.
Par la nationale, il gagna Sète puis la capitale Ossète, où vous pouvez le
retrouver écrire sur cette placette quand il n’époussette pas sa piécette, avant
d’écosser à la massette les corsets d’haricots secs. Ainsi naissait loin de la jet-set
de chez Grasset, un Musset plus qu’un matheux, car un ascète surtout pour la
multiplication ne passe jamais à table.
D'après Blanche-Neige et les Sexes Nains
Sexe fois un, à la main!
Sexe fois deux, merveilleux!
Sexe fois trois, moi puis toi,
Sexe fois quatre, on folâtre,
Sexe fois cinq, ça requinque!
Sexe fois six, un caprice,
Sexe fois sexe, à l'index,
Sexe fois huit, t'es séduite?
Sexe fois neuf, pour un veuf,
Et plùt au ciel
Que sexe fois dix vous satisfisse!
Le 7 est né très vite après le six , à vrai dire, à peine neuf mois plustard, le
premier Juillet 1917 . On continue aujourd'hui à se demandercomment le 7 est
parvenu à vivre si vieux, mais il faut parfois se résignerà ne pas essayer
d'expliquer l'inexplicable.
A 2 ans, ayant cassé involontairement une statue en porcelaine, le 7 reçutde la
main de son père 14 coups de bâton sur la tête, ce qui le renditdéfinitivement
simple d'esprit.
Un an plus tard, à peine haut comme 3 pommes et complètement débile, ilréussit
pourtant à monter les 21 marches qui mènent au premier étage de lamaison
familiale, et s'étant faufilé jusqu'à la coiffeuse de sa mère, il bules 4 bouteilles de
parfums qui tombèrent dans ses pattes. Il ne mourut pas,mais resta tout de
même alité 28 jours.
A 5ans, il failli retrouver la raison grâce à sa petite sour, qui luidésigna
gentiment la prise électrique murale, comme étant l'endroit idéalpour mettre la
fourchette qu'il avait dans la main. Mais le choc fut tropviolent et le 7 passa
quelques heures à compter les 35 chandelles quivirevoltaient devant ses yeux.
Malgré les 42 gifles que son grand frère le 6 lui appliqua avec férocité,son âme ne
parvint pas à réhabiter parfaitement son petit corps. Et c'est d'ailleurs à cause
des gifles qu'il fut atteint par un strabisme bizarre, quilui déformait un peu + le
monde dans lequel il s'agrippait.Le 7 était malgré tout, très doux, très docile, et
peu enclin à la colère, àpart lorsqu'il apercevait son reflet dans un miroir. Jamais
le 7 n'a pusupporté de se regarder lui-même dans une glace, où il voyait, à cause
deson strabisme, 49 fois son image au lieu d'une. Il s'y jetaitsystématiquement la
tête la première en brisant la glace et son nez d'unmême élan. On avait beau
mettre des tissus pour empêcher les accidents, il yavait toujours quelqu'un qui
finissait par oublier de cacher au 7 sonpossible reflet, et le 7 parvint donc sans
trop de difficultés, au tristerecord de 56 miroirs explosés en 8 ans, sans compter
qu'à chaque fois onrepart pour sept ans de malheur. Heureusement il n'en
mourut pas une seulefois, mais son visage en souffrit beaucoup, et il fallait des
heures depatiences aux 9 infirmières des urgences, pour lui ôter, à la pince
àépiler, les morceaux de verre incrustés dans son front.
Son seul et unique voyage à Paris ne fut pas sans frayeur non plus : Il sejeta la
tête la première sur la pyramide du Louvre, ce qui lui valut 63points de sutures,
et il blessa dans sa chute 10 touristes de diversesnationalités.
Il mourut le 7 juillet 1987 à l'âge tout de même honorable de 70 ans, dansune
maison close où il se rendait 7 fois par semaine. Ce jour là, par unmauvais
concours de circonstances la chambre 7 n'était pas libre et ils s'étaient installés
avec Margot dans la chambre 8. Alors qu'ils forniquaientgaillardement le 7 ouvrit
les yeux et aperçut au plafond un miroir danslequel il faisait 49 fois l'amour avec
49 Margots, cette vision le tuairrémédiablement d'un arrêt cardiaque alors qu'il
allait atteindre leseptième ciel.
JDé
7 x 1 = Cette année là, une personne de ma connaissance,
7 x 2 = qu’à tort zélée je pensais, mais dont la devise s’avéra être :
7 x 3 = Vin et Indignité , se calfeutra dans sa vaste demeure, résultat :
7 x 4 = vingt huis fermés à la poitrine de 15 femmes !
7 x 5 = trente seins qu’envierait
7 x 6 = Karembeu Adriana bien sùr ! Belle fille un peu cancre
7 x 7 = qu’a rente, neuf fois supérieure à son mari, mais qui rata son bac et pria
7 x 8 = saint Kant si ce philosophe avait pu faire des miracles, mais
7 x 9 = Soit sans Roi avait coutume de dire le grand penseur.
PPP my name is Bande, James Bande 007 !
C’est aux dieux que je dédie ce dizain, ansi qu’à ma femme avo-
-cate. Or, Zeus refuse de le lire ! Il faut savoir que Zeus, sous son air di-
-vin, taît un désintérêt total pour l’Enfer. Nous, les humains, y descendîmes ; Toi,
Zeus, y
vins-Tu itou ? Non ! Depuis, des visions étranges et péné-
-trantes s’incrustent en nos esprits; plusieurs parmi nous s’enferment dans les
pla-
-cards en Te demandant pardon; ceux que de tels é-
carts hantent ne font que d’hideux cauchemars, tout comme toi à qui je pense, le
spadas-
-sin qu’hante si souvent le souvenir du moment où ton ami,
soul, à sang te troua la peau sans motif, toi le Belge amateur de légumes que les
cêpes tentent.
Imaginons un monde où il y aurait:
0 Ans de malheur (et non 7)
7 Péchés capitaux (à la rigueur)
14 Mercenaires (et non 7)
21 Nains autour de Blanche-Neige (et non 7)
Il pourrait y avoir
28 Jours dans la semaine (et non 7)
35 Notes dans la gamme (et non 7)
42 étoiles dans la Grande Ourse (et non 7)
Et aussi
49 Collines autour de Rome (et non 7)
56 Sages en Grèce (et non 7)
63 Merveilles du monde (et non 7)
70 Couleurs dans l'arc-en-ciel (et non 7)
Peut-être serions nous 7x7x7x7x7x7x7x7x7x7x7 fois plus heureux ???
Multiples arçons d’esthète
Cette fois, un sceptre,
Sceptre froid de quatre ordres.
Cette foi te, Roi, vint, et un
Sceptre part : quartz, et Galles vain, te fuient ;
Cette faux à seins te rend sain.
Sceptre par-ci, car entre Dieux
Sceptre vaut spectre, carence neuve ;
Cette fois oui ! Saignant, te signes,
Cette foi neuve soit en toi :
C'est te voir digne, soit en vice.