SONNET EURO
Après des siècles de circulation, le franc
Laisse, sauf en Suisse, la voie libre à l’euro neuf.
Les semeurs perdant leur semeuse deviendront veufs.
Appréhension générale , quel changement.
Apres discussions pour expliquer les tenants
les aboutissants aux peuples pour acheter l’œuf.
L’Espagne, sans paix et E.T.A. qui tue les keufs,
Appréciera ces piécettes pour les allemands.
Adieu trafic de monnaie aux alentours,
Adaptation des additions au plat du jour,
Conversion en masse des citoyens hésitants.
Economie d’encre pour rédiger les tarifs,
Contentement patronal, les salaires baissant,
Ecolo honni, le billet vert se rebiffe.
prerime
Juste des antérimes, c'est-à-dire des vers qui riment par le début et non par la fin (mais ça peut aussi)
L'heure « o »
Passage moment de doute, réalité ? fiction ? l'euro ment
Pas sage dans le néant Anglais, l'euro se biffe
Passage en jungle économique, plier sans rompre, l'euro zoo
Pas sage musique qu'on nous serine, l'euro 'k'n'roll
Sage qui nous raccommode l'euro tisseur
Sage qui apaise et soulage, l'euro du bébé
Sage mécanique qui jamais ne se dérègle, l'euro beau
Sage au final, célébré, statufié, l'euro buste
Pas sage si c'est la ruade, l'euro des hauts
Pas sage combat s'il brise des reins, l'euro gnon,
Pas sage s'il agresse le train de vie, l'euro quai
Sage transition douce, car jeune l'euro, d'âge
Sage enfin , c'est fait, trinquons, l'euro paie un
Sage breuvage pour l'euro pot du guerrier.
Je n’ai cure de l’euro et m’en bats les girolles
Monnaie nouvelle ou pas je reste sans un rond !
Jeune déjà, dans les poches pas la trace d’un bifton
Mon ego en souffrait, pire que de la vérole.
Maintenant on nous dit ce sera plus facile.
Couvrez la fière Europe de cette monnaie inique
Main tendue paraît-il à une contrée unique ?
Couleuvres qu’on avale, nous pauvres imbéciles !
J’imagine déjà les queues aux magasins,
Gymnastique des vieux qui n’y comprendront rien,
à lambiner aux caisses en mâchant leurs dentiers.
Se lamentant encore des francs de leur jeunesse
à l’an nouveau maudit vérifiant leurs billets
Cela dit, nous ne sommes que de niais tiroirs-caisses
PPP Joachim du Balai
Contrainte sup' : Interdiction de rimer à la fin du vers.
L'Euro nous vient sur ses petites pattes.
Mais il s'agit de ne pas le manquer
Mes bons amis, je vais donc tout vous dire:
L'heure est bien grave, et soyez en conscients.
L'heureux richard, dans son gros portefeuille
Mélangera quelques nouveaux billets.
Mais croyez-moi, ce n'est pas terminé:
Leurs jolis fafs, cotoieront des piécettes.
Des eurocents, comme "ils" veulent qu'on dise.
Désolé, mais je dirai des centimes.
Mon sentiment: Je ne serai pas seul !
Si vous croyez que je suis dans le bon
Mon seul conseil: moquez vous bien du reste.
Six fois, dix fois, je le répéterai.
Prérime fleurie,
prairie puante !
Périmez orchidées,
Périssez poètes!
Un sonnet,
un sot, naît!
Chaque minute,
Chat qui lutte,
il se languit,
il se meurt.
Sabirateur,
ça vire au tort!
Auras-tu d'autres fois
or, astuces, autres joies?
en d'autres termes, pardon,
endoctrinement... mais, Terminons!
Alors prérimons!
Ah, l'or, l'euro...
que de rêves,
queues de cerises!
L'hiver venu : que dalle
Lis ! ver venu d'autres bals,
si tes pensées t'y mènent
cite, pense, aime!
C'est là qu'elle te trouvera.
Celle-là jamais ne te quittera,
lente mais récalcitrante
lentement elle t'investira
Où iras-tu ?
oui, rat, tues !
le destin le dira
le dessin de ta vie verra
Ah mais...peut-être pas!
Amen, il n'y échapera pas.
brusque coupure
bruit qui sussure...
L'euro donc, ah oui,...
l'heure est à la poesie!
La monnaie après tout,
La "Mona" s'en fout!
Son sourire reste inestimable
son sou, la lire péremptera,
et puis après ?
épuisé, l'euro passera...
liberte
C’EST MON CHOIX.
Tu naquis naturellement,
Tuant les faibles innocemment,
Alors on grava une table,
Allocation très discutable,
Rendant punissable le désert
Rencontré dans les cœurs primaires.
Malgré ces dix commandements,
Malheurs sont au rassemblement.
Durant ces temps de croyance
Dur fùt le sort des consciences.
Esclavage et servitude
Essaimèrent des attitudes
Toujours quelque part en service.
Tous les publics sévices
Sondant les fonds des sociétés
Sont encore d’actualité.
Qui es-tu ? Toi, si surveillée,
Quiétude souvent effrayée.
Ici sœur de l’égalité,
Issue d’une quête de qualité,
tu associes en t’exprimant,
tu t’affiches plus en t’imprimant.
On te chante sur tous les tons,
On t’étouffe aidé des matons.
D’autres pour toi se filent des nions,
Dopant ainsi leur opinion.
Chérie, la loi te rétrécit,
Chez qui la peur est un souci.
La Liberté d’aimer et d’espérer encor
L’âme, sans faille, toujours produira cet effort.
Liberté de chérir l’image de son espoir
Livrant son cœur traqué par les images noires.
Il suffirait pourtant d’un mot, d’un indicible signe
Illuminant l’attente, les peines assassines.
Je m’en contenterais, en remplirais le vide
Je ferais deuil alors de ces idées morbides.
La liberté d’aimer est la première de toutes
L’amour dans son entier, l’amour sans aucun doute.
Combien me faudra-t-il de temps et de patience ?
Comment surseoir encor aux inutiles méfiances ,
Si son cœur à jamais mais lentement me laisse
Si cette liberté m’est ôtée et me blesse ?
La liberté c’est quand on a plus le choix
L’alibi idéal pour un fainéant comme moi !
On me dit donc libre, puisque toujours contraint
Homme veule, regardes-tu passer les jolis trains ?
Je m’évade en pensant à ma belle Domina
J’aime ses coups de fouets, ses tenues en lycra
C’est si bon d’obéir, de lui dire : Oui maîtresse !
Sais-tu la joie suprême d’être tenu en laisse ?
De votre liberté j’en fais une boulette
Dévots républicains, point de votre houlette !
J’apprécie trop les marques si douces de mes chaînes
J’appuie sur mes menottes et je jouis de ma haine
Encerclé en mes murs, cerné de toutes parts
En titubant d’ennui, je me soùle de mon Art !
PPP au lit, Berthe et Sherry !
Puberté, làla main clame sa liberté.
Pubertaire, le gamin jouit en solitaire.
Confesse tes péchés sinon c’est la fessée !
Con, fesse, le curé mange le caleçon.
Librement, il lèche le périnée crùment.
Libre mentor, ça brouille sa voix de stentor,
Libertinage d’un pénis en patinage.
Liberticide fou d’un vagin raticide.
Les libres-services sont des lieux de vices.
Les libre-échangistes mouillent les garagistes.
Libertins ! Suçotez larges ces forts tétins !
Libertaires ! Enculez ces beaux militaires !
tour de france
Le temps d’esquisser quelques battements d’ailes Le jour se lève déjà, la lumière
éblouit Tour à tour les oiseaux cessent leur pépiement Tourmenté qu’ils sont de
gagner leur pitance Tourisme de l’absence, quand les plumes se déploient
Tourniquet du plaisir du plein vol et des chants Demain encore ce bal sera de
belle approche De quête permanente d’un ravitaillement France aux cent mille
espèces de tous ces volatiles Framboises pour le dessert, moucherons en entrées
Franquette de festin au dessus des greniers Franchement il est temps de tous les
admirer Franchissons les nuages, touchons terre dans les prés.
Epoque révolue des glorieux cyclistes, Epaule contre épaule luttant vaillamment.
E.P.O. ignorée par ces sages anciens Eux? Paix, honneur et souffrance pour tout
dopage! Des monts des Pyrénées à la chaîne des puys, Des mondes incléments
comme seul paysage; Du Ventoux à l'avenue des Champs-Elysées, Du vent et de
la pluie, des larmes et des crampes Peloton d'anonymes haletant en danseuse Peu
l'auront revêtue la tunique dorée Et la chasuble à pois signalant les grimpeurs,
Elle a charmé chacun, mais se dérobe à tous! A Mario Cipollini si souvent en
jaune, Amarillo, comme disent les espagnols, Dédions ce poème, ainsi qu'à la
mémoire D'Eddy Merckx, Poulidor, Gimondi et Coppi.
Lance Amstrong va faillir, car il n’est plus si strong L’an passé l’emporta même si
l’eut mis des tongs De quoi être surpris quand on connaît l’histoire De son cancer
aux boules et de ses trois victoires Il n’est pas pire exemple que ce jeune
amerloque Illuminant les cols d’une pédale ad hoc Songez aux cancéreux râlants
dans leur mouroir Sonnant à tour de bras une vieille infirmière noire Offrez-leur
un vélo comme à ce jeune yankee ! Des cancers ils en ont et des plus redoutables
Dès qu’ils pédaleront ils seront admirables ô frénésie des cimes, comme tu leur
fais envie ! Couverts de métastases et d’horreurs diverses Courir enfin, pour le
maillot jaune de l’ivresse. PPP à l’EPO
Coureurs En montagne ils pédalent haut Tourmalet Mont-Ventoux avalés sur
boyaux Tour de France comme un trip estival En montant c’est la danse, le
festival Le soleil en connaît un rayon à coup de canicule Les géants de la route
jouent à bidon vole Légers ils s’élancent à la conquête des cols Le sceau de
l’exploit balaiera les calculs La caravane passe devant caravanes et pliants Suant
par procuration des poules y dorent Sur les bords des ravins s’entassent les
estivants Lac humain foule fendue frôlée comme la mort Dès le sommet passé,
c’est la bascule Descente gravillonnée gare aux clavicules Ville étape qui ne serait
jamais ralliée Vile étape s’il fallait abandonner Le coup de pédale énorme
emmène du braquet Les forçats sur les dents liés à leurs chaînes L’effort chassant
toute lucidité humaine Le coùt de l’échappée est-il une santé consumée Qu’il soit
rouleur grimpeur sprinter le champion Professionnel cycliste devenu marque et
produit Profilé jusqu’au bout du guidon saurait-il au fond Kilomètre après
kilomètre choisir : la course ou la vie ?
Mon homme aime le vélo. Monomane de la bicyclette, tour de France ou d'Italie,
tout a de l'intérêt pour lui. Mais ce n'est pas vraiment mon cas, même s'il est vrai
qu'on y voit de beaux gars. Alors, pendant ce temps-là, Allez les copines, on y va.
Où ça ? faire du shopping, ça va de soi ! Notes de restos, cinés et autres magasins,
nos économies, à grands renforts de carte bleue s'en ressentent quelque peu, sans
pour autant causer de grands chagrins. Le tour de France, j'aime plutôt bien. Le
tout, c'est que chacun choisisse le sien !
On pédalait sans fin sur nos vélos crevés, Les paletots sans manches c’était pas
l’idéal, On peinait sous le ciel comme des forts des Halles, Les pâles autos
suivaient, oh ! que j’en ai rêvé ! Ma culotte de coureur avait un large trou. Petit
braquet rêveur, je m’étais dans ma course Maculé de cambouis. Mon allure me
faisait ressembler à un ours, Petits bras, grosses cuisses et jamais de frou-frou.
Quand je les regardais, assis au bord des routes, Congelés le matin et buvant de
la goutte, Applaudissant de front et nous portant aux nues, De ma seule pensée et
c’était fantastique, A plat comme au début, j’écrasais l’élastique De ma selle
blessée et j’avais mal au cœur !
Je voudrais pas crever Avant d'être arrivé Tout en haut d'la montée Je voudrais
des rustines à vendre pour un centime Tout ça rien qu'pour gagner Je voudrais
pas finir En poussant ma bécane Raillé par tous les dérailleurs Je voudrais pas
crever Ampoulé dans mes mains Raidi dans mes lombaires Sans savoir si la ligne
Sous son air d'arrivée Tourne autour de la terre Sans avoir regardé Sous un
regarde-boue Tout plein de frou-frou Ou braqué un p'tit-braquet Dans un coinstot
bizarre Désertique et torride Où j'aurais capturé Dans l'fond de ma casquette Des
papillons de roue Et moi je vois le peloton Qui s'grouille et qui s'amène Tête dans
le guidon Et ouvre ses mâchoires Qui dévorent le bitume Tétanique et mortel Je
voudrais pas crever Non monsieur non madame Avant la fin de ce dernier virage
Je voudrais pas crever Non monsieur non madame Avant d'avoir goùté à la
victoire d'étape
dlig
Prologue : « En rythme, tous en selle ! Dérailleurs graissés sur les dents,
Démarrage douloureux du dedans, Contre la montre, tant haletant Contrôlons
vite nos battements. Proctologue demain sors ton miel, Seringue affùtée dans les
box Semoule au bon lait pour l’intox. Pots wallons avalons, tension, Porteurs
d’eau fuyards en action, Boucle et mystère sans ceinturon, Bouquet des brunes
convoitons, Lanterne rouge, queue pelotons » Lance Armstrong voyant le boxon. «
Aubisque et tu crèves d’une vis Hauts plateaux que tu dévisses. Voiture-balai va
trimbaler Voilant leurs vélos voilés les Routiers poids lourds accidentés Rouleurs
roulés aux roues rouillées. »
jour de gr
Jour de grève Métro absents, bus en retard, Mettent trop de gens sur les quais
d’gares ! Vois-tu, bloqués depuis longtemps, Voitures, camions et cars
d’allemands ? Les journaux ne paraissent pas : Les jours de grève, il y en a pas. A
l’Edf, ils coupent le jus. A l’aide, les gars, on n’y voit plus ! Les uns disent qu’à
l’hôpital Les infirmières n’ont plus l’moral. Les collèges, les lycées et même
L’école bossent plus, c’est un problème. Rien ne marche plus à cause des r’traites
Ris un peu, pleurer, c’est bête. Eh, l’ami Raffarin, c’est énorme ! Elle a mis le
bazar, ta réforme. Pierre Fustec
Marche ou crève ! pour ceux d’en haut. Rêve louche Marches et grèves pour ceux
d’en bas. Rêve couche Marches et cannes pour vieux Paulo. Rêve mouche Marches
à Cannes pour cinéma. Rêve touche
Mobilisation tant immobilisante, Déferlante de défilés dans l’avenue, Délégués en
tête unis et qui plaisantent, Mobilité de l’emploi n’est pas bienvenue. Retraite à
vingt ans et au travail à cent ans, Puisqu’on doit vivre plus longtemps, gardons
l’amer Puissant en fin, jeunes emmerdons-nous à la mer. Retroussons près de la
mort nos manches, et le temps D’un contrat vieux, d’un C.D.D., ou du chômage,
Avant de sombrer ravagé par le repos. Avantage : nous aurons pu faire Science
Po ; Dindon de la farce, qui paiera les dommages ?