kuma

prerime

Juste des antérimes, c'est-à-dire des vers qui riment par le début et non par la fin (mais ça peut aussi)

20 textes · sabirs, sur 00h00.com puis sabirs.net

SONNET EURO Après des siècles de circulation, le franc Laisse, sauf en Suisse, la voie libre à l’euro neuf. Les semeurs perdant leur semeuse deviendront veufs. Appréhension générale , quel changement. Apres discussions pour expliquer les tenants les aboutissants aux peuples pour acheter l’œuf. L’Espagne, sans paix et E.T.A. qui tue les keufs, Appréciera ces piécettes pour les allemands. Adieu trafic de monnaie aux alentours, Adaptation des additions au plat du jour, Conversion en masse des citoyens hésitants. Economie d’encre pour rédiger les tarifs, Contentement patronal, les salaires baissant, Ecolo honni, le billet vert se rebiffe.

YL

L'heure « o » Passage moment de doute, réalité ? fiction ? l'euro ment Pas sage dans le néant Anglais, l'euro se biffe Passage en jungle économique, plier sans rompre, l'euro zoo Pas sage musique qu'on nous serine, l'euro 'k'n'roll Sage qui nous raccommode l'euro tisseur Sage qui apaise et soulage, l'euro du bébé Sage mécanique qui jamais ne se dérègle, l'euro beau Sage au final, célébré, statufié, l'euro buste Pas sage si c'est la ruade, l'euro des hauts Pas sage combat s'il brise des reins, l'euro gnon, Pas sage s'il agresse le train de vie, l'euro quai Sage transition douce, car jeune l'euro, d'âge Sage enfin , c'est fait, trinquons, l'euro paie un Sage breuvage pour l'euro pot du guerrier.

JMR

Je n’ai cure de l’euro et m’en bats les girolles Monnaie nouvelle ou pas je reste sans un rond ! Jeune déjà, dans les poches pas la trace d’un bifton Mon ego en souffrait, pire que de la vérole. Maintenant on nous dit ce sera plus facile. Couvrez la fière Europe de cette monnaie inique Main tendue paraît-il à une contrée unique ? Couleuvres qu’on avale, nous pauvres imbéciles ! J’imagine déjà les queues aux magasins, Gymnastique des vieux qui n’y comprendront rien, à lambiner aux caisses en mâchant leurs dentiers. Se lamentant encore des francs de leur jeunesse à l’an nouveau maudit vérifiant leurs billets Cela dit, nous ne sommes que de niais tiroirs-caisses PPP Joachim du Balai

PPP

Contrainte sup' : Interdiction de rimer à la fin du vers. L'Euro nous vient sur ses petites pattes. Mais il s'agit de ne pas le manquer Mes bons amis, je vais donc tout vous dire: L'heure est bien grave, et soyez en conscients. L'heureux richard, dans son gros portefeuille Mélangera quelques nouveaux billets. Mais croyez-moi, ce n'est pas terminé: Leurs jolis fafs, cotoieront des piécettes. Des eurocents, comme "ils" veulent qu'on dise. Désolé, mais je dirai des centimes. Mon sentiment: Je ne serai pas seul ! Si vous croyez que je suis dans le bon Mon seul conseil: moquez vous bien du reste. Six fois, dix fois, je le répéterai.

EdR

Prérime fleurie, prairie puante ! Périmez orchidées, Périssez poètes! Un sonnet, un sot, naît! Chaque minute, Chat qui lutte, il se languit, il se meurt. Sabirateur, ça vire au tort! Auras-tu d'autres fois or, astuces, autres joies? en d'autres termes, pardon, endoctrinement... mais, Terminons! Alors prérimons! Ah, l'or, l'euro... que de rêves, queues de cerises! L'hiver venu : que dalle Lis ! ver venu d'autres bals, si tes pensées t'y mènent cite, pense, aime! C'est là qu'elle te trouvera. Celle-là jamais ne te quittera, lente mais récalcitrante lentement elle t'investira Où iras-tu ? oui, rat, tues ! le destin le dira le dessin de ta vie verra Ah mais...peut-être pas! Amen, il n'y échapera pas. brusque coupure bruit qui sussure... L'euro donc, ah oui,... l'heure est à la poesie! La monnaie après tout, La "Mona" s'en fout! Son sourire reste inestimable son sou, la lire péremptera, et puis après ? épuisé, l'euro passera...

PPQ

liberte

C’EST MON CHOIX. Tu naquis naturellement, Tuant les faibles innocemment, Alors on grava une table, Allocation très discutable, Rendant punissable le désert Rencontré dans les cœurs primaires. Malgré ces dix commandements, Malheurs sont au rassemblement. Durant ces temps de croyance Dur fùt le sort des consciences. Esclavage et servitude Essaimèrent des attitudes Toujours quelque part en service. Tous les publics sévices Sondant les fonds des sociétés Sont encore d’actualité. Qui es-tu ? Toi, si surveillée, Quiétude souvent effrayée. Ici sœur de l’égalité, Issue d’une quête de qualité, tu associes en t’exprimant, tu t’affiches plus en t’imprimant. On te chante sur tous les tons, On t’étouffe aidé des matons. D’autres pour toi se filent des nions, Dopant ainsi leur opinion. Chérie, la loi te rétrécit, Chez qui la peur est un souci.

YL

La Liberté d’aimer et d’espérer encor L’âme, sans faille, toujours produira cet effort. Liberté de chérir l’image de son espoir Livrant son cœur traqué par les images noires. Il suffirait pourtant d’un mot, d’un indicible signe Illuminant l’attente, les peines assassines. Je m’en contenterais, en remplirais le vide Je ferais deuil alors de ces idées morbides. La liberté d’aimer est la première de toutes L’amour dans son entier, l’amour sans aucun doute. Combien me faudra-t-il de temps et de patience ? Comment surseoir encor aux inutiles méfiances , Si son cœur à jamais mais lentement me laisse Si cette liberté m’est ôtée et me blesse ?

PhM

La liberté c’est quand on a plus le choix L’alibi idéal pour un fainéant comme moi ! On me dit donc libre, puisque toujours contraint Homme veule, regardes-tu passer les jolis trains ? Je m’évade en pensant à ma belle Domina J’aime ses coups de fouets, ses tenues en lycra C’est si bon d’obéir, de lui dire : Oui maîtresse ! Sais-tu la joie suprême d’être tenu en laisse ? De votre liberté j’en fais une boulette Dévots républicains, point de votre houlette ! J’apprécie trop les marques si douces de mes chaînes J’appuie sur mes menottes et je jouis de ma haine Encerclé en mes murs, cerné de toutes parts En titubant d’ennui, je me soùle de mon Art ! PPP au lit, Berthe et Sherry !

PPP

Puberté, làla main clame sa liberté. Pubertaire, le gamin jouit en solitaire. Confesse tes péchés sinon c’est la fessée ! Con, fesse, le curé mange le caleçon. Librement, il lèche le périnée crùment. Libre mentor, ça brouille sa voix de stentor, Libertinage d’un pénis en patinage. Liberticide fou d’un vagin raticide. Les libres-services sont des lieux de vices. Les libre-échangistes mouillent les garagistes. Libertins ! Suçotez larges ces forts tétins ! Libertaires ! Enculez ces beaux militaires !

GG

tour de france

Le temps d’esquisser quelques battements d’ailes Le jour se lève déjà, la lumière éblouit Tour à tour les oiseaux cessent leur pépiement Tourmenté qu’ils sont de gagner leur pitance Tourisme de l’absence, quand les plumes se déploient Tourniquet du plaisir du plein vol et des chants Demain encore ce bal sera de belle approche De quête permanente d’un ravitaillement France aux cent mille espèces de tous ces volatiles Framboises pour le dessert, moucherons en entrées Franquette de festin au dessus des greniers Franchement il est temps de tous les admirer Franchissons les nuages, touchons terre dans les prés.

CC

Epoque révolue des glorieux cyclistes, Epaule contre épaule luttant vaillamment. E.P.O. ignorée par ces sages anciens Eux? Paix, honneur et souffrance pour tout dopage! Des monts des Pyrénées à la chaîne des puys, Des mondes incléments comme seul paysage; Du Ventoux à l'avenue des Champs-Elysées, Du vent et de la pluie, des larmes et des crampes Peloton d'anonymes haletant en danseuse Peu l'auront revêtue la tunique dorée Et la chasuble à pois signalant les grimpeurs, Elle a charmé chacun, mais se dérobe à tous! A Mario Cipollini si souvent en jaune, Amarillo, comme disent les espagnols, Dédions ce poème, ainsi qu'à la mémoire D'Eddy Merckx, Poulidor, Gimondi et Coppi.

HCH

Lance Amstrong va faillir, car il n’est plus si strong L’an passé l’emporta même si l’eut mis des tongs De quoi être surpris quand on connaît l’histoire De son cancer aux boules et de ses trois victoires Il n’est pas pire exemple que ce jeune amerloque Illuminant les cols d’une pédale ad hoc Songez aux cancéreux râlants dans leur mouroir Sonnant à tour de bras une vieille infirmière noire Offrez-leur un vélo comme à ce jeune yankee ! Des cancers ils en ont et des plus redoutables Dès qu’ils pédaleront ils seront admirables ô frénésie des cimes, comme tu leur fais envie ! Couverts de métastases et d’horreurs diverses Courir enfin, pour le maillot jaune de l’ivresse. PPP à l’EPO

PPP

Coureurs En montagne ils pédalent haut Tourmalet Mont-Ventoux avalés sur boyaux Tour de France comme un trip estival En montant c’est la danse, le festival Le soleil en connaît un rayon à coup de canicule Les géants de la route jouent à bidon vole Légers ils s’élancent à la conquête des cols Le sceau de l’exploit balaiera les calculs La caravane passe devant caravanes et pliants Suant par procuration des poules y dorent Sur les bords des ravins s’entassent les estivants Lac humain foule fendue frôlée comme la mort Dès le sommet passé, c’est la bascule Descente gravillonnée gare aux clavicules Ville étape qui ne serait jamais ralliée Vile étape s’il fallait abandonner Le coup de pédale énorme emmène du braquet Les forçats sur les dents liés à leurs chaînes L’effort chassant toute lucidité humaine Le coùt de l’échappée est-il une santé consumée Qu’il soit rouleur grimpeur sprinter le champion Professionnel cycliste devenu marque et produit Profilé jusqu’au bout du guidon saurait-il au fond Kilomètre après kilomètre choisir : la course ou la vie ?

JMR

Mon homme aime le vélo. Monomane de la bicyclette, tour de France ou d'Italie, tout a de l'intérêt pour lui. Mais ce n'est pas vraiment mon cas, même s'il est vrai qu'on y voit de beaux gars. Alors, pendant ce temps-là, Allez les copines, on y va. Où ça ? faire du shopping, ça va de soi ! Notes de restos, cinés et autres magasins, nos économies, à grands renforts de carte bleue s'en ressentent quelque peu, sans pour autant causer de grands chagrins. Le tour de France, j'aime plutôt bien. Le tout, c'est que chacun choisisse le sien !

PPQ

On pédalait sans fin sur nos vélos crevés, Les paletots sans manches c’était pas l’idéal, On peinait sous le ciel comme des forts des Halles, Les pâles autos suivaient, oh ! que j’en ai rêvé ! Ma culotte de coureur avait un large trou. Petit braquet rêveur, je m’étais dans ma course Maculé de cambouis. Mon allure me faisait ressembler à un ours, Petits bras, grosses cuisses et jamais de frou-frou. Quand je les regardais, assis au bord des routes, Congelés le matin et buvant de la goutte, Applaudissant de front et nous portant aux nues, De ma seule pensée et c’était fantastique, A plat comme au début, j’écrasais l’élastique De ma selle blessée et j’avais mal au cœur !

GRR

Je voudrais pas crever Avant d'être arrivé Tout en haut d'la montée Je voudrais des rustines à vendre pour un centime Tout ça rien qu'pour gagner Je voudrais pas finir En poussant ma bécane Raillé par tous les dérailleurs Je voudrais pas crever Ampoulé dans mes mains Raidi dans mes lombaires Sans savoir si la ligne Sous son air d'arrivée Tourne autour de la terre Sans avoir regardé Sous un regarde-boue Tout plein de frou-frou Ou braqué un p'tit-braquet Dans un coinstot bizarre Désertique et torride Où j'aurais capturé Dans l'fond de ma casquette Des papillons de roue Et moi je vois le peloton Qui s'grouille et qui s'amène Tête dans le guidon Et ouvre ses mâchoires Qui dévorent le bitume Tétanique et mortel Je voudrais pas crever Non monsieur non madame Avant la fin de ce dernier virage Je voudrais pas crever Non monsieur non madame Avant d'avoir goùté à la victoire d'étape dlig
Prologue : « En rythme, tous en selle ! Dérailleurs graissés sur les dents, Démarrage douloureux du dedans, Contre la montre, tant haletant Contrôlons vite nos battements. Proctologue demain sors ton miel, Seringue affùtée dans les box Semoule au bon lait pour l’intox. Pots wallons avalons, tension, Porteurs d’eau fuyards en action, Boucle et mystère sans ceinturon, Bouquet des brunes convoitons, Lanterne rouge, queue pelotons » Lance Armstrong voyant le boxon. « Aubisque et tu crèves d’une vis Hauts plateaux que tu dévisses. Voiture-balai va trimbaler Voilant leurs vélos voilés les Routiers poids lourds accidentés Rouleurs roulés aux roues rouillées. »

YL

jour de gr

Jour de grève Métro absents, bus en retard, Mettent trop de gens sur les quais d’gares ! Vois-tu, bloqués depuis longtemps, Voitures, camions et cars d’allemands ? Les journaux ne paraissent pas : Les jours de grève, il y en a pas. A l’Edf, ils coupent le jus. A l’aide, les gars, on n’y voit plus ! Les uns disent qu’à l’hôpital Les infirmières n’ont plus l’moral. Les collèges, les lycées et même L’école bossent plus, c’est un problème. Rien ne marche plus à cause des r’traites Ris un peu, pleurer, c’est bête. Eh, l’ami Raffarin, c’est énorme ! Elle a mis le bazar, ta réforme. Pierre Fustec

PFu

Marche ou crève ! pour ceux d’en haut. Rêve louche Marches et grèves pour ceux d’en bas. Rêve couche Marches et cannes pour vieux Paulo. Rêve mouche Marches à Cannes pour cinéma. Rêve touche

CLO

Mobilisation tant immobilisante, Déferlante de défilés dans l’avenue, Délégués en tête unis et qui plaisantent, Mobilité de l’emploi n’est pas bienvenue. Retraite à vingt ans et au travail à cent ans, Puisqu’on doit vivre plus longtemps, gardons l’amer Puissant en fin, jeunes emmerdons-nous à la mer. Retroussons près de la mort nos manches, et le temps D’un contrat vieux, d’un C.D.D., ou du chômage, Avant de sombrer ravagé par le repos. Avantage : nous aurons pu faire Science Po ; Dindon de la farce, qui paiera les dommages ?

YL