PETSIDENT
...la réppublique noooooouss appeeeeeeelle, sachooooooooons
vaaaaiiiiinncre ou sssssssss.......aaaachons périiiiiiiiiiiiir.
frrrrttttttttttt. uuuuuuuunnnnnnnn françaaaaaaaiis doit viiiiiiivre poureeelllle ,
pppoooopppppour eelllllleeee un ffrrrrrrrrrrançççais doitmourirrrrrrrr.
frrrrrrttt..
ffrrrrrrr...
frrrr...
frrr ttt...
ttt...
La douce mélodie s'interrompit in petto. Le candidat venait des'exprimer,
bruyamment au goût des journalistes politiques quiorganisaient le débat. Alain
Duhamel se tourna vers Jacques Chirac, enlançant le petit chronomètre de joueur
d'échec posé sur la tablerecouverte de toile cirée. Il sourit au président sortant,
navré.
"Nous aurons tous reconnu là le chant du départ et l'esprit patriotequi anime
monsieur Chevènement, sussura-t-il comme pour s'excuser de lasortie tonitruante
du leader de la gauche réunie, puis il ajouta, ilvous reste cinq minutes monsieur
le Président...
Jacques Chirac, avant de commencer, sourit, sortit ses notes, lesconsulta en
chantonnant comme pour lui même, ultime répétition.Non, non... pensait-il en lui
même, il ne faut pas, comme au premiertour, que je m'accorde sur une note trop
aigüe, je ne ferai qu'amuserles enfants. Alors que là, il me faut... comment dire...
exploser. Ah çay est, je crois que je tiens la note, ah! ah! riait-il en lui même,
celava faire un sacré bruit...
Il inspira profondément et se lança les yeux fermés dans uneinterprétation toute
particulière de l'hymne national. La marseillaise,fabuleuse mascotte des sans-
culottes, se drapait devant nous d'unemodulation parfaite. Sept années
d'entraînement quotidiens avaientpatiné, culotté une pratique digne d'un
saxophoniste émerite.
.......auxarmmmmmmmmmescytoyeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee
eeeeeeeennnn...
eeeeeeeeeeeeeeeeennnnnnnnnnnnnn...
eeeeeeeeeeeeeennnnnnnnnnnnnnn...
le président ne s'arrêtait plus.
beeeeeeeeeeeeennnnnnnnnnnnn...
eeeeeeeeeeeennnnnnnnnnnnn...
il avait atteint le souffle continu.
eeeeeeeeeeeeennnnnnnnnnnnn...
eeeeeeeeeeeennnnnnnnnnnnn...
bon, il faut bien dire que c'est depuis cette époque que le Sénat, enaccord avec
l'Assemblée, a décidé ne plus attribuer la présidence de laRépublique sur un
concours jugeant de la meilleure exécution d'unstandart républicain.
pari dans la bouteille
Description des conséquences d'hypothèses impossibles
AFP-20 juillet 2027 - 15 :00
ELECTION DU PRESIDENT DE LA COMMISSION
EUROPÉENNETROISIÈME TOUR
ÉLIMINATION DU CANDIDAT TCHÈQUE, LES SOUPÇONS PÈSENT SUR LA
DÉLÉGATION ITALIENNEBruxelles, de notre correspondant permanent
Élimination surprise, dès le troisième tour de scrutin, du candidat tchèque, Lazlo
Kreizler, pourtant présenté comme un des grands favoris de cette élection.
Kreizler, qui s'était joué au premier tour du candidat irlandais avant de battre
sans peine au second tour le candidat du Bélarus, a inexplicablement chuté face à
Jean Vairon, le représentant de la principauté de Monaco. Dès le début de
l'épreuve, les rumeurs circulaient dans les couloirs du siège de la Commission,
faisant état d'une opération des services spéciaux italiens visant à éliminer
Kreizler, prochain adversaire présumé de Francesco Bosco, le candidat
transalpin.
L'élimination proprement dite de Kreizler a plongé dans la stupeur l'ensemble des
observateurs, sans parler des candidats encore en lice. Aucun des autres
prétendants au siège n'a encore fait de déclaration.Le porte-parole de Kreizler,
dès l'élimination constatée, a publiquement émis des soupçons sur l'action
présumée " d'agents d'une puissance étrangère " aperçus hier soir dans les
environs de la résidence de la délégation tchèque. " La soudaine constipation de
Lazlo Kreizler, habitué des élections importantes, ne peut être attribuée à une
quelconque nervosité. Il nous paraît évident que nous devons faire analyser la
nourriture qui a été servie hier soir à monsieur Kreizler, et nous nous réservons,
à la lumière des résultats de cette analyse, de porter réclamation devant le Jury
de l'élection ".
Il peut être troublant de relier la présence, si elle est avérée, d'agents italiens
autour de la résidence tchèque, à la probabilité d'une rencontre Kreizler-Bosco au
quatrième tour de ce deuxième tableau de l'élection, sans compter les effets bien
connus de certaines épices typiquement italiennes sur le système digestif.
Dans le premier tableau, cependant, aucun incident n'est à signaler. Le candidat
français, Henri de Val-Fleury, a aisément éliminé le croate Vladko Markovic avec
un vent monophonique de douze secondes et demie. De Val-Fleury garde toutes
ses chances dans cette élection, et devient même, de par l'élimination de Kreizler,
le grand favori, puisque seuls ces deux candidats maîtrisent parfaitement le vent
à deux tons en accord de tierce, lequel a en général les faveurs du Jury pour ce
genre d'élections.
Suburbana
Le Suburbana doit sa place éminente dans le monde aux vertus d'une
planteintrouvable ailleurs : le pois de fayotte (Pescus fayottus suburbanus).
Deforme oblongue et courbe, le pois de fayotte possède d'immenses
propriétéslaxatives qui le placent au tout premier rang des plantes médicinales.
Enoutre, il permet, en fermentant dans le système digestif, de créer des
ventstempétueux expulsés par l'orifice rectal. A l'aide d'autres substancesingérées
concomitamment, les mangeurs de pois de fayotte, après un long etrigoureux
entraînement, réussissent à produire, en plus du son, toute unegamme d'odeurs
variées, parfois assez plaisantes.
Dès l'antiquité, les parfums de Suburbana furent très renommés. On raconteque
les Suburbanéens repoussèrent Alexandre le Grand en 335 av. J.C. grâce àla
prodigieuse tactique du roi Puduku III. Celui-ci disposa ses troupes entrois rangs.
Le premier lâcha des pestilences et le second un vent quirepoussa la nuée chez
l'ennemi. Le dernier rang pétonnant un hymne propre àglacer les Macédoniens,
pourtant réputés peu pleutres. Au soir de cettedéfaite, Alexandre s'écria : « Nous
sommes vaincus et pourtant nous n'avonsvu que leur cul !»
Au XIIème siècle, les marchands arabes trafiquaient les parfums de Suburbanaet
les pois de fayotte jusqu'à Cordoue. En effet, le prophète affirme dansles hadîths
de Médine que : «Celui qui mange un pois de fayotte estdoublement béni car il
sentira la lumière divine et entendra les trompettesd'Allah ».
En 1923, la dynastie régnante, les Pettepluoh, fut renversée par unmouvement
d'inspiration marxiste. Cependant, les Suburbanéens choisirent ladémocratie
élective après que le Secrétaire Général de la Présidence Suprêmede la
République Populaire et Démocratique du Suburbana ait voulunationaliser les
champs de pois de fayotte et donner la recette du «typhondes ennemis» au grand
frère soviétique. La défunte république populaire nesubsista donc que 4 jours.
Aujourd'hui, le pois de fayotte et les usines de bouteilles odorantesforment
toujours les premières richesses du Suburbana. Les Américains ontbombardé, en
1998, la principale unité de production croyant à une usine d'armes chimiques et
bactériologiques. Heureusement, les atelierssemi-clandestins permirent de
surmonter la crise. Tout bon suburbanéenpossède une pièce dédiée à la
fabrication d'odeurs, appelée la pétièrette.
L'élection d'un nouveau président donne lieu à de grandes réjouissances.
Leprésident est élu par acclamation après un mémorable concours destiné
àprouver l'attachement du candidat aux antiques traditions et sa
connaissanceparfaite du processus de transformation du pois de fayotte. Les
programmespolitiques se ressemblent : il ne suffit en définitive que d'attendre
queles pois poussent et soient mangés. Si vous avez l'occasion de vous trouverau
Suburbana lors de l'élection, vous passerez un moment inoubliable.
Les candidats revêtent le vêtement traditionnel : le passepèh, une granderobe
dont la longue fente dorsale autorise une évacuation sans altérationdes qualités
intrinsèques du vent. Tout d'abord, ils défilent dans la loggiadu palais
présidentiel. La loggia s'orne d'une demi-coupole permettant d'amplifier l'effet de
souffle. Cette demi-coupole a été calculée etconstruite par Filippo Brunelleschi en
1428. Grâce à elle, tous les nez duSuburbana rassemblés sur la Place du Palais
des Présidents hument aisémentles promesses électorales. De même, les sonorités
détonantes et les mélodiesdétonnantes pétaradent remarquablement.
Les parfums sont traditionnellement fleuris, parfois surprenants maistoujours
complexes. Les épreuves s'étalent sur 22 jours et la finale sur les4 derniers jours.
Ces épreuves sont entrecoupées de pauses durant lesquellesles candidats
mangent des quantités précises d'ingrédients afin que lesodeurs se développent
dans tout leur arôme. Ils se retirent dans deschambres du palais. Des équipes de
conseillers, futurs ministres, calculentles recettes, soupèsent les aliments et
guettent les espions.
Dans la première épreuve, les figures imposées, les candidats tentent
dereproduire des odeurs issues de la tradition. En être incapable estéliminatoire.
Celles-ci sont au nombre de 65496, ce qui en dit long sur lesnuances qu'exhalent
ces virtuoses. Ensuite viennent les chantstraditionnels. Bien souvent, les narines
se serrent à l'écoute de cesémouvantes mélodies.
En deuxième épreuve, une série de test de connaissance sur la chimie de
lafermentation et la culture du pois de fayotte permet aux candidats deprouver
leur valeur intellectuelle. Epreuve théorique assez rébarbative,elle est peu suivie
par la population.
Après vient l'épreuve reine des figures libres. On y découvre les
dernièresnouveautés qui parfois deviennent les « tubes de l'été ». Pour terminer,
lafinale voit les deux derniers candidats s'affronter en solo et en duo. Ladurée et
la puissance des acclamations tant orales, rectales que manuellessont écoutées
avec attention par un aréopage de sages éminents qui désignentle vainqueur. Il
n'y a jamais eu ni réclamation ni même soupçon de collusionentre un des sages et
un candidat.
Enfin, le concours se clôt d'un gigantesque festin dont, si l'on n'a pas unsystème
digestif de Suburbanéen, on ressort, ma foi, assez barbouillé. Lepoids total de pois
de fayotte consommé durant cette période représente 37%de la production
nationale annuelle moyenne, toutes choses égales parailleurs.
En 1996, le premier mandat de Flatte Ulans parvint à son terme. Le
payssubissait la plus grave crise de son histoire. En effet, la mousson était
enretard à cause d'un certain El Nino du Pacifique. Pour la première fois,
larécolte ne suffisait pas pour assurer à la fois la nourriture de lapopulation,
l'ensemencement et l'élection du président. 17000 personnesmoururent de
malnutrition dans l'hiver qui suivit. Flatte Ulans a toujourssouligné qu'affamer la
population pour tenir le concours fut la décision laplus pénible de sa vie. Le
peuple, pas chiche, lui renouvela cependant saconfiance.
Les Suburbanéens, peuple doux et pacifique, aiment par-dessus tout lesplaisirs
délicats du goût, du nez et des oreilles. Pourtant, il y eut uneflambée de violence
lorsque l'Agence Internationale de l'Environnementprétendit interdire le pois de
fayotte sous prétexte que les rejets deméthane trouaient la couche d'ozone. Les
inspecteurs furent, selon l'usageimmémorial, « mis à fermenter ».
J'espère que ces quelques lignes vous donneront envie de visiter ce beaupays de
culture ancienne. Pour terminer, je vous quitte sur la formule d'adieu des
Suburbanéens : « Que te pousse le souffle du bonheur ».
Sur la porte des toilettes hommes du Bar des Flots à Blainville sur Mer :
Pêt sur terre aux hommes de bonne ventée.
Votez Chirac.
EXHALAISON CONSTITUTIONNELLE
Titre II : LE PETSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DIT LE MISTRAL GAGNANT
Article 5
Le Président de la République veille au respect de l'exhalaison nationale. Il
assure, par son arbitrage sonore, le fonctionnement régulier des flatulences
publiques ainsi que la continuité des remugles. Il est le garant des caisses
nationales, de l'intégrité du prout et du respect des traités pétomaniaques.
Article 6
Le Président de la République est élu pour sept ans au concours universel direct
des Pétomanes, concours téléretransmis en dolby surround et odorama. Des
écrans géants avec dolby surround et odorama sont présents, lors du concours,
dans toutes les villes et tous les villages de France.Les modalités d'application du
présent article sont fixées par une loi organique riche en féculent.
eclipse lexipathog
CONTE DE L'ECLIPSEDès que je me suis mis à mon clavier pour rédiger ce
texte, je me suis renducompte que quelque chose clochait.
La machine s'est subitement mise à imprimer *** chaque fois que je voulaistaper
***.
Je veux dire que, quand je voulais taper le nom du satellite qui devrait s'écraser
sur Paris le 11 août, au lieu de taper ***, elle tapait***
De même, pour le prénom du couturier bien connu, lorsque je tapais ****,elle
impri-mait ****
A partir de maintenant, je la traite par le mépris et j'espère que ce quiprécède est
suffisamment explicite pour que lecteur comprenne l'intrigue quiva suivre, en
dépit des caprices de Marianne (c'est le surnom que je donne àma machine)
J'avais un a** *écent, à qui je voulais offrir un re** **pieux.
Il accepta mon invitation, **-*aisin, mi-figue ;c'était un garçon ****mmode, mais
cultivé comme Pic de la ***andole. Croyez bien que je ne dispas cela à la légère :
je n'ad*** ****mme ça n'importe qui. (¹)
Nous nous rendîmes dans un petit restaurant russe « Chez Vladi*** », mais
l'atmosphère n'y était ** **mme d'habitude :
Un joueur de ***liton avançait vers nous à petits ** **me s'il voulait
noustémoigner de l'ad***ation. Avec son instrument de ****tille, il
égrenaquelques notes : fa, **,*é, do, se mit à chanceler et s'agrip** **omme ilput
à un E*** qui passait par là.
** **rnichon, ce dernier l'envoya valser dans un ***oir et je me demandai sinous
al-lions assister à un tré** **mique ou tragique.
Heureusement, le musicien se re** *apidement sur pied et, ** **chon, acceptaun
compro** *aisonnable.
De toutes manières, la soirée était fichue et chacun rentra dor*** chez soi.Il n'y a
pas de ***acles ! ! !
(¹) je ne suis pas mécontent de celle-là, tiens !
Éclipse de l'Une (un peu comme une oeuvre d'un nommé Georges Perec)
Le mercredi onze, vers midi trente, une terrible épidémie fonditsur
l'ensemble des visionneurs de ce phénomène exceptionnel qui fitglisser notre
vieille lune entre terre et so
Pari dans la bouteille à partir de la disparition de la lettre u à Grandvilliers,
d'apocopes violents à Abancourt et de'autres bizarreries envisagées dans la zone
baignée par ce rare phénomène. Lipo en u à douze exceptions près.
Des pathologies lexicales vraiment paradoxales frapperont les témoins de l'éclipse
solaire de cette fin de siècle. A Grandvilliers, ville placée à côté de la ligne
parfaite lors de l'éclipse le 11 prochain, les grains de Bailly banniront
définitivement les mots en u. Fin des culs, difficile désormais d'employer la lettre
de même prononciation, ce sera l'angoisse totale et la fin des couturiers, croques
morts, directeurs, élus et usuriers, ils ne sont pas nommables, ils disparaissent
déjà des bottins, des annonces, les enseignes les signalant se déliteront! Les
Académiciens envisagent diverses possibilités de renommer la lumière, l'amour,
et la concupiscence. Il est nécessaire d'agir vite de façon à désigner encore ces
sensations et plaisirs, mais il est déjà agréable de constater la disparition de
certains corps de métiers. Cependant, les errements sont en nombre dans la
recomposition de ce dictionnaire amoindri et l'asthénie de ce petit bassin semble
définitivement programmée. Le déplacement de ses habitants est à envisager,
mais à Aban, la pathologie lexicale annoncée ne sera pas facile à vivre. Les
habitants s'exprimeront désormais par apocope ! Placés de même à proximité
immédiate de la ligne idéale, les citadins verront disparaître le dernier phonème
des mots employés, diffi, dès lors, de se compren idéale. Les échan se deve des mo
de gran interroga, avec des contradic permanen de signifi des mots et expres. Le
pré de la ré a déci de rele le dé, mais la par est loin d'être ga. Les prof se deman
avec afflic si le rap ne va pas vain les der bas. Synco, il est par en cette épo de
gran dis intellec. Les intellec d'ail envi de se redé dans l'est. Diverses pathologies
lexicales semblent s'imposer dans cette zone traversant notre territoire et
handicaper des générations en les forçant à employer des mots inédits moins
précis. Dans l'est, ces disparitions, éclipses et phénomènes d'intermittence seront
moins difficiles à vivre. Les Commerciens se régaleront de madeleines et noieront
ce possible chagrin dans la mirabelle. A Nancy, les bergamotes allégeront la peine
des Nancéens à ne pas se servir des mots en a, c'en sera fini de Stanislas, de sa
place et même la ville sera rebaptisée Cynon. Cette éclipse redessinera la France
et si les habitants des régions traversées par cette ombre de malice seront
momentanément ravis de son passage, les années à venir seront terribles en
termes d'échanges contrariés et d'incompréhensions notoires. Ils seront cependant
propices à création, à récréation et à dépassement de soi. Les indigènes de cette
zone se devront d'établir des codes inédits de conversation et de transmission.
Esperanto esperantam!
Pari dans la bouteille sur la pathologie lexicale ayant affligé les
spectateurs de l'éclipse.
Etonnante conséquence pour les spectateurs de l'éclipse du 11 août : leurs propos
et conversations sont désormais ponctués par le traité du ciel d'Aristote, les
postulats de ce savant s'intercalant systématiquement entre les mots prononcés.
L'exemple repris ci-après est extrait de " Petits arrangements avec les morts ",
film de Pascale Ferran, : Séquence 2 A, François : " A lors la des plage éclipses, on
la a lune l'impression toujours que pour le limite temps une ne ligne passe courbe
pas par. Pour conséquent qu'on comme sente l'éclipse que est due à le
interposition temps de la passe terre, il c'est faut la forme que de le surface temps
de la terre, le temps qui est au sens cause météo de la , au forme sens de
météorologique cette du ligne terme, lors change. Des il éclipse faut que la lune le
temps a change toujours , pour limite que le temps une ligne passe "
Comme vous pouvez le constater, un décryptage compliqué s'impose désormais à
tous les habitants de la zone incriminée. Peu de traducteurs se sont pour l'instant
portés volontaires, en revanche, il semble que les ingénieurs du Celsar, soient
déjà en réflexion pour élaborer une machine susceptible de tronquer les mots
suuperflus. A voir!
Tout est prêt pour admirer l'éclipse. Quelques astronomes amateurs ontchoisi un
champ situé sur la zone de centralité. Les télescopes et autresinstruments ont été
soigneusement mis en station et les objectifs recouvertsd'un filtre en mylar. Les
coordonnées d'espace et de temps pourtant depuislongtemps calculées ont été une
nouvelle fois vérifiées dans la nuit.
La bouilloire siffle un petit air joyeux sur le réchaud. Il n'y a plus qu'àattendre.
L'organisateur de l'expédition, qui est aussi le président del'association, le
chauffeur du minibus, le spécialiste des calculsd'ascension et le propriétaire du
plus gros télescope, se tourne vers lesmembres du club :"ça va trop bien ! Il va y
avoir des nuages..." Levant sonverre de pastis, un des membres lui répond :"S'il y
a des nuages, nousobserverons une éclipse d'éclipse !" Tous rient un peu jaune : le
transportdu matériel, une journée de congé, une nuit sous la tente et des heures
depréparation pour rien... Mais non, le ciel clair ne désire pas
perturberl'observation. Le boute-en-train reprend :"d'ailleurs, une éclipse,
c'estquand on ne voit rien !"
Malgré cela, tout se déroule comme prévu. Les éruptions de la couronnesolaire
sont observées parfaitement et même photographiées. La variation
detempérature est suivie et notée durant tout le phénomène. Bref, la
meilleuresortie du club : tout le groupe en prend plein les mirettes !
A la fin, quand le soleil a fini de croiser la lune, le président décolleson oeil de
l'oculaire et dit :"c'était sup..." Les autres attendent la fin,mais il ne continue pas.
Le responsable semble un peu surpris et hagard,l'émotion sans doute !
- Oui, dit quelqu'un, magni...
- D'ac. On boit un coup et on rentre.
- La cour sol était bien visi. J'esp que les photos seront bonnes.- J'ai fait un suivi
parfait. Il n'y aura pas de flou, avec le moteur, çafonction impec.
Ils se regardent. Quelque chose ne va pas. Ils ressentent un malaise
sansvraiment réussir à l'expliquer. Ils réussissent à se comprendre, à seféliciter
de la réussite de l'expédition, à ranger les instruments. Les yeuxencore
émerveillés, ils ne prêtent guère attention à leurs oreilles.
Plus tard, alors qu'ils rentrent, ils se racontent leurs observations.
- Dites donc, dit soudain quelqu'un, vous ne trouvez pas qu'on parle biz ?
- Oui, c'est pas comme d'hab, répond un autre.
- Bof, on se comprend, reprend le rigolo du groupe, et on éco de la sal !
Un flash spécial de la radio répond bientôt à leurs questions :".Un troubleapparaît
chez ceux qui ont observé l'éclipse. Les mots semblent s'évanouir.Pour l'instant,
d'après les premiers témoignages, seuls les mots de plus dedeux syllabes
semblent être tronqués... Ils s'éclipsent", ajoute lejournaliste avec une pointe
d'ironie.
Dans le minibus, il y a un instant de panique. Cela leur semble absurde.Pourquoi
eux ? Quelle horreur d'avoir son langage qui change. Le chauffeurgare le véhicule.
Un femme hurle : ses enfants la comprendront-ils ? L'undes passagers répète
inlassablement : "un télé, un télé, un télé, un scope,un télé, un télé."
- J'y arr enfin ! s'exclame le plaisantin.
Les autres le regardent avec étonnement.
- Les chau de l'arch sont sèches arch ! achève-t-il avec son rire niais.
Le groupe pouffe nerveusement. Un semblant de calme revient.
- Il a raison. Prenons cela avec humour.
- Il faut faire avec.
- Bon, reprend le président du club, ne parlons qu'avec des mots de deuxsyll ou
moins !
- Combien de temps ? demande, inquiet, l'un des membres, demain je doisfaire
une prés à mes coll et je ne tiens pas à parler à demi mots.
- Je ne sais pas, c'est la prem fois que j'entends parler de ce phéno.
- Et si cela empi ?
Et cela empi... Plus tard, les tous les mots n'ont plus qu'une syll, plusqu'un son.
Puis l'ép se prop : mêm ceux qui n'ont pas obs sont tou. Dans leslivres et les dic,
les mots disp. Le Prés de la Rép fait une all mais on n'ycompr rien. Pour des rai
év, je ne peux écr la sui...
Spécial éclipse du siècle à St-Sulpice Ici : ciel, iles, sel, épices et spi
Ce soir : Pils ou cep ?
Polis : lis, épie, élis ?
Voleur : cisèle et lèse les clés
Parfum : Lie la liesse ou la lie du lilas ?
Sport : En lice ou en liesse
Bits : Slice le lisp
Psy : scie et pièces
Pics pelés : secs
Plis épilés : cils de pies
Supplice : La police cesalpine de Pise picole (normal, les poulets c'est pas a-picole)
et inculpe le placide Pericles, dit "Pepe les pickles", l'Eli du Clip du slip.
lune bleue
Par une nuit de lune dépourvue d'étoiles
Nous étions, vous et moi, allongés sur un banc,
Afin de roucouler plus confortablement
Et un froid pénétrant nous secouait la moëlle.
Soudain, d'un geste vil, vous prîtes un couteau.
Et, sur ma gorge nue, cette lame perfide
Fit perler une goutte de sang translucide
Qui, me brisant le coeur, vous émut un peu trop.
Car vous vous acharnâtes, monsieur, sans pitié
Sur ce fragile corps qui vous était offert,
Et vous fîtes si bien en remuant le fer
Qu'à la fin j'expirai par qui j'avais aimé.
La mort a fait de moi ce spectre nébuleux
Qui vous vient visiter lorsque la lune est pleine,
Car ce meurtre odieux, autant que votre peine,
Vous vient d'un certain soir où l'astre était tout bleu.
Si la lune était bleue, elle ne serait en définitive qu'un trou un trourond de ciel
bleu dans le drap sombre de la nuit.
Si la lune était bleue, les chats ne seraient pas gris. Et mon ami Pierrotaurait
(peut-être) un petit coup de blues.
Si la lune était bleue, la terre serait blanche comme une orange et lespouètes
seraient bien attrapés.
Si la lune était bleue,
Les vaches seraient bleues.
On inventerait la maladie bleue.
Ça nous rappellerait
Que, contrairement aux vaches,
Qui ne voient pas le leurre,
Nous savons regarder
Notre mort en couleur.
Si les schtroumphs étaient bleus,
Ce qu'ils sont déjà,
On inventerait la maladie bleue.
Ça nous rappellerait
Que, contrairement aux filles,
Quand les schtroumphettes vont pas
Elles font du ton sur ton
En fuyant dans Vania.
Si les mômes étaient bleus,
Comme ça arrive parfois,
On inventerait la maladie bleue.
Ça nous rappellerait
Que, contrairement aux germes,
Nous possédons un coeur
Qu'on pourrait leur greffer
S'il y a des donneurs.
Si le ciel était bleu,
Je penserai plus fort
A mes petits enfants
Qui sont loin, loin de moi.
Et que je vais serrer
D'un coup de TGV
Dès ce soir dans mes bras
Et chatouiller-rigoler...
J'en ai des bleus à larme.
La lune bleue ou tout prétexte est bon pour crier sa nostalgie des dimanches soirs
sans Urgences.
- Qu'est-ce qu'on a, qu'est-ce qu'on a?
- Homme d'une cinquantaine d'années retrouvé délirant dans la rue par un ami
parti à sa recherche...
- C'est moi, il s'appelle Jack, c'est mon voisin...
- Aurait été percuté quelques heures plus tôt par un camion devant chez lui, a
refusé qu'on le soigne et est parti au boulot...
- Dans cet état?? Il pisse le sang comme un cochon!
- On lui a déjà passé deux culots de O négatif, poul 50, saturation à 80, longue
plaie au dos et sur le flanc droit...
- Aaaaaaaaâh...
- Merde il convulse!
- On vous le laisse!
- Vous allez pouvoir le sauver, dites, hein, vous allez pouvoir le sauver?
- Shirley, faites sortir ce Monsieur!
- C'est cette foutue lune bleue, les gens deviennent fous, ils se mettent à faire
n'importe quoi.
Dans l'ordre : Benton, brancardier, voisin, brancardier, Benton, brancardier,
patient, Benton, brancardier, Carter, Lucy.
Et si la lune était bleue,
Dansant à ma fenêtre, colombine d'écume
Dans sa robe d'azur empruntée à la mer
Je m'envolerais vers elle.
Pierrot de méthylène,
Je tremperais ma plume
Dans l'encrier des nuits
Puisant le bleu utile à mes mots incolores
Si la lune était bleue...
Si la lune était bleue,
tu serais furieux
honteux,
malheureux,
excessivement anxieux...
et si la lune était verte ?
comme mes yeux,
le gazon,
les pommes,
et la couleur...
Elle pourrait tout aussi bien être rouge,
sang pourpre,
carmin,
vermillon ou primaire...
Mais la lune sera telle que tu la veux,
elle sera jaune comme le soleil qui illumine
mon regard lorsque je pense à Toi...
Elle sera brune,
d'une onde sensuelle et charnelle,
qui apaisera tes douleurs et ta peur...
La nuit elle sera grise,
de reflets argentés,
qui nous grisent et nous font traverser les années...
Violette,
parfumée telle une fleur,
réveillant en nous d'inaccessibles langueurs...
Elle est à Toi la lune,
elle est ce que tu la fais,
à travers Toi, elle remplacera ton ciel,
laisse la faire la lune, elle t'apprivoisera,
elle n'est pas bleue...
Et si une lune bleue
un soir,
me rappelait mon exil,
je la planterai
dans mon jardin des vents
rencontre du 3
- " Encore ce foutu bastringue pétaradant en panne! Nom d'un ragondin!"
C'était pas avec ça que le grand prédicator allait me confier la charge desuprême
commandeur des forces volantes!
Bon, tant pis. Je tente de d&
Témoignage enregistré par une auto stoppeuse anglaise paru dans Oxford
Journal of Modern Psychiatry
« Un peu que je me souviens de la dernière fois que j’ai rencontré un extra
terrestre. On s’est assez fichu de ma gueule. C’est Marcel que je m’appelle et à
cause de ça mes potes à la CB il m’appellent plus que Martien ou Marciel mais
bon on s’y fait. Je me souviens quand j’étais môme c’était carrément plus à la
mode de raconter des trucs dans le genre et tous les médias accouraient.
Maintenant faudrait quasiment demander aux gars de poser leur bahut place de
la Concorde à 10 h du mat, comme s’il avait que ça à foutre dans l’univers. Moi je
vois ça fait 15 ans que je fais la route, je suis pas genre un mec en costard qui fait
des phrases à la sortie d’un tribunal ou je sais pas quoi mais bon je me dis que si
ces gars là haut avec leur technologie du feu de Dieu ils leur faut comme nous
manger, dormir et tout ils ont forcément des gars comme moi qui se crèvent la
paillasse pour livrer des machins au quat’ coins de l’univers et si y viennent pas
souvent nous voir moi je dis que c’est passqu’ils ont pas le temps ou alors ils sont
en panne. Si vous croyez que moi je m’arrête pour causer quand je vois une cloche
déguenillée qui me fait des signes dans la cambrousse espagnole Et ben eux c’est
pareil. Enfin bref, je vous raconte, je vous raconte C’est facile à se rappeler : ça
c’est passé le lendemain de la finale de la coupe du monde de foot 98, celle qu’on a
gagnée au cas vous ne sauriez pas mad’moiselle, sauf vot’ respect. On était avec
des potes, on avait un peu forcé sur le Pastaga avec l’ambiance de folie qu’y avait,
vous pensez, mais bon pas trop, comme dit ma femme « on est pas des sauvages »,
c’était juste pour fêter dignement notre exploit. Pour vous dire on avait juste fait
quatre fois le tour de Martigue en gueulant comme des zouaves depuis la plate
forme du bahut , torses nus, peints en bleu blanc rouge enfin quoi, vous voyez ça
d’ici et sur le coup de 9 heures du soir faut dire on a eu comme un coup de barre.
Alors on est aller se reposer dans la baraque à un copain. Donc : voilà j’étais parti
pisser dans la pinède derrière la baraque, d’ailleurs on l’appelle la pissède
tellement enfin bref, j’étais donc en train de m’adonner à ce que vous imaginez
hein c’est pas curieux tout de même comme les choses elles arrivent et alors donc
en plissant les yeux passqu’il commençait à faire sombre, voilà que j’aperçois au
fond, à disons 50 mètres, un grand, grand type chauve un peu louche qui
marchait très, très lentement, comme sur des œufs. Sur le coup, j’ai cru qu’il était
pinté et comme y portait un genre de maillot de la France mais en plus brillant, je
me mets à chanter : on est les champion on est les champion, et un et deux et
trois zéro ! Le gars répond pas. Y s’arrête et se tourne vers moi. C’est là que je me
suis aperçu qu’il était pas chauve, en fait y portait un genre de casque de moto
profilé très classe. Drôle d’idée que je m’ dis mais bon voyons voir. Je remonte ma
braguette, et je m’avance dans sa direction, plus ou moins droit . Arrivé à 5 mètre
de lui, je l’interpelle à nouveau. « - hé ho, l’ami » que je lui dis, « t’a perdu ta
bécane ? ». Pas de réponse. Il avait un de ces accoutrement je vous jure, mais bleu
quand même, et en fait en le regardant un peu mieux, enfin je veux dire du mieux
que je pouvais, je me suis dit qu’il avait du subir une opération des jambes ou un
truc comme ça passqu’on aurait dit qu’il était monté comme une sauterelle, les
articulations à l’envers et tout. Ca m’a un peu refroidi et je savais plus trop quoi
lui dire, à part il fait bon ce soir ce genre de truc, c’est le problème avec les
zandicapés. Tout à coup il lève lentement un bras et finalement il me répond. Une
voix, ma pauvre, du genre fumeur en phase terminale. Y me fait : et 1 et 2 et 3, 0.
Ca m’a soulagé pour lui en fait, qu’au moins y soit pas muet le pauv’ gars et j’ai
repris le couplet avec lui, en me forçant faut dire passque l’envie n’y était plus
trop ( C’est le problème avec les zandicapés ) Au bout d’un moment, je me suis
aperçu qu’y disait plus que ça, pas possible de l’arrêter. Alors bon, je lui ai souris
en lui montrant du doigt où était la nationale, je me suis excusé et puis je suis
rentré.. Après, quand le sol s’est mit à trembler comme pas possible et qu’on a vu
cette fusée partir d’un trait comme une étoile filante depuis derrière la pinède, je
me suis douté de quelque chose. Mais qu’est ce que vous auriez fait à ma place ? Il
était un peu bizarre c’est tout, pas de quoi appeler TF1 »
Ca pouvait être qu'un vendredi soir, puisqu'on passait X-Files à la télé.
A l'écran, Fox Mulder, roulait de nuit sur une route déserte, et il scrutait le ciel
avec un air de se dire que le cosmos est aussi peuplé que chez Chris & Manu, la
boîte échangiste, quand y'a une soirée gang-bang, et qu'on laisse rentrer tous les
mecs, même les Arabes en baskets.
Mulder, c'est plutôt le Big-Bang qui le branche, et il continuait de rouler dans sa
bagnole de location, avec toujours son air de quelqu'un qui va pas tarder à voir
des loupiotes tournoyer dans le ciel, et des soucoupes volantes de toutes tailles
faire la queue au péage, avec au hublot la famille Roswell au grand complet en
casquettes Ricard.
Scully dormait dans la pièce à côté.
Pas la vraie du feuilleton, hélas la mienne de Scully, ma femme quoi !
Ma femme, elle trouve qu'elle ressemble à Scully, ou plutôt c'est un de ces
collègues qui lui a mis ça dans la tête, à défaut de lui mettre autre part. Il
commence à me chauffer son collègue, toujours à lui trouver des ressemblances à
la noix, avec un tas d'actrices sur lesquelles il doit fantasmer et se faire reluire en
solo devant le poste.
Le seul point commun qu'elle a avec Scully, ma femme, c'est la taille de naine, et
ce putain de brushing qu'elle se fait faire toute les semaines, par cette folle de
Jean-Lou, qui la fait glousser en lui racontant ses frasques sexuelles, avec une
voix de tête qui vous donne l'envie subite de lui passer les gouèbes au casse-noix,
histoire qu'il le pousse une bonne fois pour toute son contre-ut.
En plus, toujours à tripoter son chat qu'il tient d'une main en se dandinant sur le
pas-de-porte de son salon de coiffure.
En fait, ça me fait marrer cette soi-disant ressemblance.
Quand j'éteins la télé après le feuilleton et que je repense à Scully et que je vois
ma femme, allongé sur le lit, et qu'elle me dit : " Tu viens mon grand Fox ", avec
un sourire et un clin d'œil qu'elle voudrait salace, mais qui ferait même pas
bander une longue peine fraîchement sortit de taule. Je referme la porte et je
secoue la tête dans le couloir en ricanant.
Elle doute vraiment de rien.
Je reviens à ce fameux vendredi.
A peine j'avais éteint la télé pour aller retrouver ma Scully, que j'entends du bruit
dans le jardin. Méfiant, je sors en brandissant la béquille du grand-père, quand
une lumière m'aveugle et trois formes viennent au devant de moi. Les mêmes
tronches que dans le feuilleton, avec les yeux en fente et des petites bouches à
sucer des lombrics et des bras si longs qu'on peut se gratter les genoux sans se
baisser.
" Putain " j'me dis. Des extra-terrestres dans mon jardin, comme à la télé ! De
stupeur je lâche la béquille du grand-père et j'essaye d'appeler au secours, mais
rien sort, pas un son. Impossible de bouger non plus. Et puis les formes qui
s'avancent vers moi en silence, dans le halo de lumière, et qui s'approche,
s'approche, si près qu'à un moment donné, j'me dis qu'il y a un truc encore plus
bizarre que tout ce qui est en train de m'arriver, les Martiens sentent le PINARD,
et pas qu'un peu, les salauds. J'ai pas eu le temps de faire ouf, que je suis
bâillonné, allongé dans l'herbe jambes écartées, et maintenu de chaque côté par
les soi-disant Martiens qui font des bruits bizarres avec la bouche et qui rotent, et
et qui se gondolent comme des baleines, tandis que, tenez-vous bien, le troisième
me baisse le flute et commence à m'enfiler. Je suis en train de me faire ENFILER
par des extra-terrestres qui sentent la vinasse.
Je rêve ou quoi.
Et mon con de chien qui vient regarder la scène en frétillant de la queue au lieu
de mettre en fuite les agresseurs. Faudra que je le fasse piquer, j'ai pensé,
pendant qu'on me faisait chanter Ramona.
Tout à coup, je suis libre, les types ont détalé en direction de la route et ils ont
filé, et pas en soucoupe volante, croyez-moi, dans une bagnole tout ce qu'il y a de
moins vaisseau spatial, une bonne diesel, bien de chez nous.
J'ai pas osé appeler la police, ni en parler à ma femme qui dormait comme à son
habitude. J'ai cherché qui pouvait bien avoir fomenté ce truc de tordu, mais
j'avais pas de piste. J'avais mal au fondement, et j'ai passé la nuit en arpentant le
couloir avec une démarche de chimpanzé et en grillant clope sur clope.
C'est le lendemain, en allant dans le jardin, chercher le chien pour aller le faire
piquer, que j'ai trouvé dans un buisson, une carte de visite de Jean-Lou, coiffeur
pour dame. Et cette carte, elle était pas la hier, j'en étais certain. Ni une, ni deux,
j'ai lâché mon chien qui me faisait la fête, ce con. Je suis allé remplir un jerrican
d'essence, et j'ai filé au village.
Je suis entré dans le magasin de Jean-Lou. Il était au téléphone dans l'arrière
boutique, avec sa voix de chochotte, il a couiné du fond qu'il arrivait subito ! J'ai
versé l'essence, et avant de craquer l'allumette, j'ai entendu ce que furent les
dernières paroles de Jean-Lou : " Mais d'où qui pue donc tant ? "
Parce qu'après, il a sacrément couiné, mais rien d'intelligible. J'ai juste eu le
temps de lui gueuler : " Vas-y, chante en Martien tantouze ! ", que les gendarmes
m'ont sauté dessus.
J'en ai pris pour 10 ans. Jean-Lou s'en est sorti, mais à ce qu'on dit, il a plus
besoin de mettre un masque pour qu'on le prenne pour un extra-terrestre.Ma
Scully, vient me voir une fois par semaine, et la dernière fois, elle est repartie
toute contente, parce que je lui ai dit qu'un détenu trouvait que j'avais un petit
côté Fox Mulder.
En tout cas, je me méfierai sous la douche désormais, parce que les savonnettes
qui tombent du ciel, elles viennent pas toutes du cosmos.
PPP cosmique troupier
A l'humanite toute entiere, berceau de mon enfance (de lard), fumier ou
jepoussais, plus tard, le lison de mon adolescence, racines de toute une viede
services et sevices rendus a crapahuter jour apres jour dans unesituation de
fonctionnaire, rempli du mepris et de la haine de sesconcitoyens, vous!
Sachez qu'a partir de deux mains, vous n'etes plus. Le troisieme typeexiste et je
l'ai rencontre. C'est pas le mechant gars dans l'ensemble, jedirais meme que c'est
un type sympa. De grande taille (3m. sous le soleil,4m. sous la pluie, eviter de
trop arroser, ne pas laisser sans engrais plusde deux mois), le Sylcabough de
Poutruitte (ainsi veut-il qu'on l'appelle,mais ce n'est pas son vrai nom) est
pentasexue. Face a ce phenomene,l'homme est peu court, non? Jamais on ne
pourra jouer a cinq contre un...Et que faire devant ses cinq mains, qui lui
permettent de nous foutre laraclee de notre vie (ou de notre mort pour le voir
autrement), tout en sebrossant les dents, se curant le nez, et preparant une
mayonnaise?Non, croyez-moi, apres s'etre lamente pendant tant de saisons de
sasolitude et de sa petitesse dans l'univers, l'homme ne peut que se rendrecompte
de sa *vraie* taille. Minuscule pou s'accrochant a la toile del'univers, nous
rencontrons enfin l'araignee qui doit regner.Aussi comprendrez-vous qu'en tant
qu'emissaire representatif (o combien) del'espece humaine, j'ai pris la bonne
decision. Nous ne sentirons rien. Unefraction de seconde, un instant fige a tout
jamais dans la memoirecollective, et pfff. Plus rien. Plus de Terre! Alors enfin,
tout le mondeme considerera. Alors on reconnaitre ma place dans l'humanite.
D'autresintelligences existent, je les ai rencontrées. Genre sympa. Il ne nous
afallu que 5 minutes pour nous mettre d'accord. Retenez mon nom, un jour, ilsera
celebre du cote de Poutruitte!
J'ai d'abord rencontré Max. Puis un mec étrange. Ce n'est qu'un peu plus tard que
j'ai fait la rencontre du troisième type.
loftstory de personnages cel
Ils sont HUIT, ils sont chaud, ils veulent tousgagner.
Sigmund reste en retrait depuis une semaine, ilpasse son temps à écrire sur un
carnet tous les actesdes autres, qu'il convoque régulièrement dans lestoilettes, à
l'abri des caméras. Seul Charles refusede venir.
Miss Picardie commence a arrêté de se maquiller,elle a chipé les caleçons de
Sigmund et se comporte demanière violente envers ses petits camarades.
Karl tente en vain de rassembler tout le monde pourrépartir, outre la nourriture,
les votes des copains àéliminer, pour que chacun en ait 1. Il a commencé àdresser
un plan de rebellion contre Jean, qui prendbeaucoup d'importance dans la
répartition des tâchesménagères.
Ils ont bailloné Céline, ça y est, ils ont craqué,elle commençait à reprendre du
Stéphanie de Monaco. Cesera sans doute la première à être jetée.
Stevie W. a été victime d'une mauvaise blague,quelqu'un lui a piqué sa canne
blanche, ça fait deuxjours qu'il essaie de sortir du poulailler.
Jésus fait beaucoup rire ses amis en marchant surl'eau et multipliant les
croissants. Les autres luiont demandé de guérir Stevie, qui se refuse à êtresoigné,
de peur de gâcher son image.
Jean 6M a lancé un plan de restructuration destâches ménagères, et répartit la
nourriture selonl'ardeur au travail de chacun. Curieusement, c'est luile plus en
forme.
Elizabeth promet à tous un avenir radieux dans lamaison qui est le lot à gagner.
A condition d'êtrenatif du bélier. Mais les autres aussi auront une vieheureuse,
"quelque soit leur décan" a-t-elle prédit.
Un inconnu, nommé Charles Manson, passe son temps àtourner en rond, avec
quelque chose sous le bras, desfois ça fait "clic clac", on ne sait pas encore ce
quec'est.
du sang du sexe des discours d'antologie !
qui va rester ? qui va gagner ? à vous de décider,pour seulement 495 F. par jour
sur le câble !
Quelle déception pour cette soixante-troisième éditionde l'émission favorite des
français, Loft Story 2064 !Craignant un essouflement d'un concept mille foiscopié,
la chaîne n'avait pas hésité à réunir uncasting de figures légendaires qui ont
marquél'imaginaire collectif, afin de remporter d'embléel'adhésion d'un très large
public.
D'emblée, du côté des personnages Disney, le choix dela Belle aux Bois Dormants
et du nain Dormeur laissaitcraindre quelques lenteurs dans le déroulement de
cesdouze semaines et avait suscité bien des débats, toutautant que l'invitation de
Mona Lisa, toujourssouriante, et du Penseur de Rodin, qui ne brillentguère par
leur mobilité. Ce n'était évidemment rien àcôté de la selection de l'Homme
Invisible, fort peutélégénique et dont on n'a même pas pu admirer lesébats dans
la piscine avec la Petite Sirène qui n'apas fait surface depuis le démarrage du jeu.
Lesretransmissions des discussions entre Bernardo, lefidèle compagnon non-
parlant de Zorro, et duProfesseur Tournesol, sourd comme un pot n'ont
guèrerameuté les foules sur les sites Internet del'émission. Milou, resté jusqu'ici
dans l'ombre duProfesseur, a heureusement assuré quelques scènesassez chaudes
avec Lassie, beaucoup moins fidèle quepar le passé.
Reste le présentateur originel de l'émission quiparticipe cette fois-ci en tant que
candidat. Onattend beaucoup du strip-tease de Benjamin Castaldi,91 ans, prévu
pour demain. Avis aux mateurs.
Marcel Proust, Georges Perec, Hercules, Jean-Pierre Foucault, Doc Gyneco,
etJulien Sorel sont nos 6 candidats garçons en jeu
Madonna, Mylène Farmer, Arletty, Xena, et Phèdre sont nos 5 candidates.
Première semaine :
J1 : Marcel n
Le premier jour, Jules Verne propose de laisser la place aux sinistrés de la
Somme en attendant que l'on enlève la nappe. Jeanne d'Arc refuse de monter sur
les planches et s'indigne comme Napoléon du titre anglais, ils intentent une
action en justice mais sont déboutés.
Colette charmée par le chevalier d'Eon lui confie arrivée devant le poulailler en
coup de vent : " Comment estomper cette odeur ?"
Charles de Gaulle bombe en main vaporise et s'active déjà pour s'évader en vue
de passer à la BBC, Marie Curie le rejoint dès qu'elle entend parler de radio et
d'activité.
Louise Michel gagne la salle commune et s'y barricade.
Louis Pasteur voyant tout cela sent la rage monter.
Zinédine Zidane et Marie-José Perec arrivent en courant, ils ne connaissent
personne, et personne ne les connaît.
Au bout d'une semaine, Jules Verne avec Marie Curie, sous la férule du Général
et du petit caporal fumant trop, veulent mettre au point un ballon propulsé au
gaz nucléaire, Jeanne d'Arc en sera le chauffeur assistée de Louise Michel qui
stockera les œufs afin de garnir les cranes des responsables de l'émission lors de
la sortie.
Durant ce temps, entre piscine et musculation ZZ ronfle en suçant son pouce alors
que M.J Perec cherche désespérément les œufs.
Louis Pasteur fait la sourde oreille aux avances de Colette qui a délaissé le
chevalier d'Eon de façon peu académique.
Quinze jours après, seuls les deux champions programmés pour gagner resteront.
Marie Curie vers quatre heures du matin provoquera un court circuit vidéo quasi
général, ne laissant en marche pour monopoliser l'attention, que la caméra de la
chambre filmant un trio enragé entre Pasteur, Colette et le Chevalier d'Eon.
Les autres enlèveront la bâche de la piscine et aidés par la mère Curie et l'amer
Michel confectionneront un ballon muni d'une nacelle en portes et de suspentes
en bretelles.
Le combustible sera extrait des poubelles et des déjections, sous forme de bio-gaz
enrichi, qui excité par une barette de radium passée en douce devrait propulser le
dirigeable vers la liberté.
L'ex ( empereur ) croyant bien faire, insista pour procéder à la mise à feu de
l'engin, et là ce fut la catastrophe :
Les aérostières se consumèrent tout comme le plateau, et le résultat fut aussi de
découvrir un bon appartement chaud.
François Mitterrand: J'préfère virer Edith Cresson et garder Loana... bécile!
Brigitte Lahaye: C'est super d'avoir tourné dans "Bite Story"!
Louis de Funès: Hummmm... ma biche!
La Reine d'Angleterre: Oh, God, et dire que Aziz aurait pu sauter Diana!
Léon Zitrone: Amis turfistes, 5 contre 1 sur Kenza, dans la troisième!
Hegel: à ce dont quoi l'esprit se contente, on peut mesurer la grandeur de sa
perte.
Mireille Mathieu: Pourrrrquoi en 2 semaines, personne n'est venu me tripoter le
santon?
Jean-Marie Bigard: C'est ballot à dire, mais ça sent la salope d'élevage dans le
dortoir des filles!
Céline Dion: Arrête de m'lutiner la ruche René, on nous film en infra-rouge,
tabernacle!
Gilbert Montagné: ça fait 15 jours qu'on me branle tous les matins, mais j'vois pas
qui cest!
Thierry Ardisson: Magnéto, Serge!
PPP élevé à "Bonne nuit les petits"!
Quelques héros de notre enfance ont été réunis en une forêt magique pour unloft
story intitulé simplement et nez en moins fort joliment : " il était unefois ".
Dessinées et non filmées, les images transmises ont parfois étéenjolivées par des
illustrateurs aux imprévisibles facéties, soucieux del’ensemble et même du détail.
Leurs voix retranscrites par écrit, si ellesperdent en spontanéité, trouvent un
écho au plus profond de chacun de nous!Bref, et même si Pépin est absent, les
situations sont celles déjà évoquées,quelques luttes, pas de conflit, chacun vaque
au plus près de ses envies et deses félicités. Sachez cependant que la règle est
quelque peu tronquée, tousces personnages se sont déjà rencontrés en des
volumes épais dans lesquelsleurs contes étaient compilés. Pour aller au plus
explicite, au moment où nousécrivons ces lignes, la Belle s’est endormie, Aladin
est entré en sa lampe,Boucle d’or fait son miel, Cendrillon est dans la cuisine, le
petit Chaperonbouge, le Chat se botte, la Petite Marchande allume sérieusement
Sindbad, cequi fait hurler la petite Sirène, tandis que Peau d’âne a rendez-vous
dans lelac avec Barbe Bleue. Pas d’inquiétude, ils seront encore là demain et
tousles autres soirs et auront toujours beaucoup d'admirateurs...
11 Sabiracteurs. Ils sabirent.
defile du 14 juillet
Le Président vient de passer en revue les panpan etles gardavou, avant
d'embarquer sur sa vziouuu pourune descente sous les hourahou ! et les
ouaiis !jusqu'à la tribune officielle. Déjà on aperçoit lespremiers patoum patoum
qui font boum boum, suivis parles taratara tsouin tsouin ding. On attend
maintenantle passage des vziouuu au-dessus de nos têtes, tandisque les
tikitikitik décorés de leurs dingeling passentà hauteur des pimpom pimpom. A
présent des vroooumentourées de tagada au poum poum cadencé se présententà
nos waouh ! Mais que...? Des grrrr en képi blanc,agacés par les oouhou !, s'en
prennent à des zyvas ! Que de flashs ! Que de vivas ! C'est un pif paf
quis'engage... Ouille !
Allez la Légion ! une deux, une deux et puis tous les trois pas, hop ! un petit saut
de chèvre et on bêle tous en même temps bande de salopards !
Et quand vous passerez devant la tribune présidentielle, stop ! On se met garde à
vous face au chef de l'état ! On sort le fourbi et on se l'astique!
On attend mon ordre pour lâcher la purée ! Et sur Jospin, bande d'abrutis !
Le premier qui touche Chirac aura de mes nouvelles. De retour au campement, je
l'attache à un piquet et on lui fait tous le coup de Jean-Edouard avec Loana dans
la piscine version Gay Pride.
Y pourra toujours couiner, c'est pas Benjamin qui viendra prendre sa place, ce
planqué !
En avant, marche !
PPP réformé
La première partie du défilé sera consacrée cette année aux plus petits
maissurtout les plus anciens vétérans encore en fonction. Dans le rôle duporte-
drapeau, Commandant Simplet tentera d'avancer fièrement en rythmemalgré ses
nombreux trébuchements dus moins à son grand âge qu'à salégendaire
maladresse. Il sera suivi de ses six voisins de chambrée. Noustenterons de soigner
Atchoum avant la cérémonie, faire en sorte que Dormeursoit à l'heure, et que Prof
n'oublie pas ses lunettes ; s'il bousculeGrincheux, nous aurons un incident
diplomatique. Blanche-Neige ne pourra pasdéfiler avec eux, à son septième mois
de grossesse la semaine dernière, lePrince Charmant nous a contacté pour
l'excuser, elle doit garder la chambrepour ne pas risquer d'accoucher d'un
prématuré « Elle fait un blocage surl'association des mots trop et petit... » nous a-
t-il expliqué.
L'armée de l'air sera ensuite représentée par nos deux pilotes chevronnésSatanas
et Diabolo. Satanas s'étant expliqué sur l'incident qui a eu lieulors des
répétitions, il ne leur en sera pas tenu rigueur. Le fait est quelorsqu'il s'est écrié :
« Diaboloooo, fait quelque choooooose ! », cedernier n'a rien pu faire ayant été
gêné par un « blpkblfrrrrr piigeon ». Ilen ricane encore le bougre...
Les maîtres-chiens seront eux aussi représentés par un contingent de 101maîtres
de 101 chiens magnifiques, et bien que le défilé soit retransmis encouleur, vous ne
verrez alors que du noir et blanc, mais ceci ne sera pasune défaillance de votre
téléviseur.
Les Shadoks seront bien entendu présents. Leur chef sera d'ailleurs à noscôtés
dans les gradins car il s'est porté volontaire pour nous aider à ladifficile tâche du
commentaire en direct. En effet, célèbres pour leur verveintarissable, leur
représentant nous sera d'un grand secours pour meubler dephrases sobres les
trois heures que couvre le défilé dans le programmetélévisuel. J'ai déjà pu
apercevoir sur ses fiches quelques bribes de textepréparées à l'avance, comme «
C'est encore dans la marine qu'il y a le plusde marins. » ou « S'il n'y a pas de
solutions, il n'y a pas de problèmes »ou encore « Pour qu'il y ait le moins de
mécontents possibles il fauttoujours taper sur les mêmes » et le grand classique «
Tout avantage a sesinconvénients et réciproquement ».
Le défilé sera clos par le régiment de l'Ile aux enfants presque au complet.A leur
tête, Casimir et son cousin germain Hippolyte, suivi de Julie,François et
Monsieur Du Snob à au moins dix mètres derrière pour ne pasprendre un coup de
queue (bien que, et ceci doit rester entre nous, Julie enserait pour le moins ravie
car elle m'a avoué dans ses nombreusescorrespondances que cela ne lui est jamais
arrivé sur l'île ; elle avaitbeau cacher des préservatifs dans les bonbons qu'elle
offrait à François,elle n'en a jamais vu la couleur en retour, et le soupçonne même
de s'enservir avec Monsieur Du Snob). Le facteur Emile Campagne défilera mais
avecune pancarte « en grève », il tirera la malle de Léonard posée sur
uneremorque aménagée pour l'occasion. Si tout se passe comme prévu il
aurainstallé à son bord une sono afin d'interpréter sa chanson de carnaval : «un
peu de soleil filtre au travers de mes rideaux, tibidibidi tibidibido, jechante, je
chante... », ce qui fera l'équilibre avec le reste moins sonoredu régiment :
Gribouille, Antivol, La Linéa, suivis de l'arsenal desKanapoutz fraîchement
fabriqués et de la très lente Touta la tortue.
Malgré un budget de 60 millions de francs, Il se déroulera sur une base militaire
désaffectée en Ardèche, entre deux collines, dans un défilé.
Le ciel sera décoré de mystères invisibles, de dirigeables furtifs, d'ULM caméléon
qui lâcheront des sortes de confettis tricolores, sans oublier la projection des
images prises par les drones sur écran géant permettant de distinguer les képis
pelliculés, et des décolletés comme les pigeons les voient et des œufs plus gros que
ceux des derniers.
En tête de défilé, en string kaki, les maréchaux en exercice, suivis des généraux
les plus branchés d'Algérie, beugleront quelques marches entraînantes, juchés sur
des caddys Leclerc, ( notre commanditaire ).
Suivront :
Les chimistes avec leur masque agaçant,
Les atomistes déguisés en champignons,
Les marchands d'armes cigare au bec et haut-de-forme étoilé à la main,
Les techniciens du renseignement en baignoire à pédales,
les agents secrets retournés,
Les tireurs d'élite les plus sensibles,
Le major de l'école des mines,
La police étrangère et la légion nationale,
Les gendarmes couchés,
Les fantassassins,
Les blindés roulant au GPL.
Les cracheurs de feu fermeront la marche.
Depuis, je vous écris d'une région isolée où pour ne pas finir dans l'Ardèche, je vis
avec le budget alloué que les fournisseurs n'ont pas réclamé, ignorant mon
adresse.
Défilés à pro-fusion
Défilé des vents
Tous voilés dans leurs singularités, les vents soufflants.
Défilé des jours heureux
Souvenirs et souvenances pour nos temps d'avenir.
Défilé des fleurs
Les delphiniums en queue d’un florilège enchanteur.
Défilé des jeux
Avec même une place pour les soldats de plomb.
Défilé des vignobles
Ou comment présenter les raisins de la collecte.
Défilé des étoiles
Filantes seraient-elles en ce jour défilant.
Des filets à papillons
Sur la tête comme au ciel!
Yaurait que moi, nu. Et je siffloterai "love me"
chlorophylle rose
Si la chlorophylle était rose Barbie... - on irait prendre un rose de roseveine à la
tarosene en disant: rosese-moi à boire sans renroseser - on passerait au feu rose -
on parlerait en roselan de la bataille de rosedun - on aurait des roses solitaires et
on se ferait rosemifuger - les poèmes seraient écrits en roses - il y aurait l'endroit
et l'enrose - l'horizontale et la roseticale - on irait l'un rose l'autre - On
hurlerait:"Allez les Roses!" - Et enfin,(dirose), il y aurait - le rerose de la médaille
et l'homme des carosenes - on rosifierait les comptes - et certains énonceraient des
balirosenes du genre: - "Tous les hommes sont rosetueux" ? ! Ed. R.
Si la chlorophylle était rose Barbie : Les vaches seraient homosexuelles et le
taureau drag-queen. Les chiens méchants vous feraient de l’œil quand vous
passeriez devant le grillage. Les paysans feraient la récolte en tutu avec des
tracteurs décorés de guirlandes multicolores. Michou remporterait le premier prix
de la « Belle Bleue » au salon de l’agriculture. Tous les gays du Marais
viendraient branler le pis des vaches au rythme de la musique techno. La boîte «
Queen » serait transférée à Souppes-sur-Loing ( je connais !) Il faudrait se méfier
encore plus des bergers, surtout ceux qui se baladent avec un boa de plume
autour du cou et un fume-cigarette aux lèvres. Je parlerais à ma plante verte ou
plutôt « rose », avec une petite voix aiguë de lopette en chaleur, et je lui titillerais
le pistil en string à paillettes. La campagne aurait l’air d’un décor et on aurait
l’impression de se retrouver dans un Interlude comme il y avait à la télé du temps
que je me tapais moult rassis en regardant les pages lingeries du catalogue La
Redoute. Les sapins seraient rebaptisés « sapines » et plus si enlèvement. Les
peintres du Fauvisme auraient peint de manière classique ( ndlr : pour les
cultivés !) Les filles auraient le « vert aux joues » quand je leur parlerais de
Popol ! Quand on partirait se reposer, on dirait je vais me mettre « au rose »,
surtout à Mykonos pour les âmes mateuses. Rimbaud devrait revoir ses « Voyelles
». Je découvrirais enfin le pot aux roses. PPP rose de rage
Si la chlorophylle était rose Barbie... - Ceux qui croiraient photographier des
forêts roses seraient traités de daltoniens par ceux qui les voient vertes. - Les
chasseurs déchaînés dans leurs combinaisons intégrales saumon, n'auraient qu'à
faire tinter une cloche pour voir détaler des troupeaux, canardant à volonté sur
des cibles qui se verraient comme le nez au milieu de la figure, éclaboussant de
rouge le rose alentour... berk! - Il faudrait repeindre les tondeuses à gazon en
lilas, les barrières en magenta et les vaches... mais les vaches : ce serait horrible
de les voir en noir et blanc brouter ces champs roses devant les buissons en barbe
à papa! - Les astronautes photographieraient une planète aux deux couleurs
layette et perdraient toute crédibilité dans le monde scientifique. - La layette,
elle, il faudrait la tricoter en vert pour les filles, sinon on pourrait les perdre dans
la nature. - Ruth Handler, créatrice de la poupée Barbie, se féliciterait du fond de
sa tombe que Dieu ait créé le monde à son image. - Les CONFORT MANIX KING
SIZE 0.03 12 préservatifs fins grande taille avec réservoir couleur rose
taille:long.185mm;diam.54mm (produits garantis N.F. et C.E.) par contre,
défigureraient moins les sous-bois des banlieues. - Les saumons sauvages, qui
tirent leur couleur rose caractéristique de pigments naturels appelés
astaxanthine et canthaxantine, seraient peut-être violets ou jaunes, les pigments
qui les colorent se trouvant dans les algues planctoniques et les cyanobactéries (et
celles-ci subissant les modifications requises par adaptation naturelle du terrain)?
- La phrase « Je voudrais mourir un soir, sous un ciel rose » (ibid.) (voir trav. de
Claudine Elnécavé : études du Cyrano de Joseph-Angel) prendrait tout son sens :
la confusion entre ciel et paysage rejoignant les théories des groupes de Reiki sur
la réalité qui n'est pas "ultimement réelle" et leurs méditations sur la couleur
(rose, notamment, je cite : "On sait d'un point de vue scientifique que le mur rose
qui est devant nous n'est pas véritablement rose. Il se produit tout simplement un
effet optique qui fait que la couleur rose est renvoyée par le mur" : extrait de leurs
techniques pour le développement de l'Eveil). L'expression "voir la vie en rose"
signifierait alors "voir le réel tel qu'il est", ce qui conduirait à modifier notre
perception du monde et de nos états d'âme en général... Je ne sais pas. Faut voir...
Rose bonbon ? Rose concon ? Rose dondon ? Rose pompon ? Rose ronron ? Rose
Tonton ? Si la chlorophylle était couleur rose Barbie, ce serait rose tous les jours,
oui Et partout sans limites : dans l’herbe des prés, dans les feuilles, sur le balcon,
dans l’assiette Mais ne rêvez-pas, nous ne verrions pas la vie en rose ! Ce qui
prouve l’imbécillité des phrases toutes faites, utilisées sans réfléchir, juste pour
parer à la flemme ou pour conclure diplomatiquement une conversation
ennuyeuse. Inutile donc d’imaginer l’espèce humaine parcourant la planète sur
pointes légères avec des tas de gestes graciles et des mots mielleux à la bouche.
Oubliez ça ! Ce serait une calamité ! De tous les roses, le Barbie est le plus
dangereux. Electrique, obsédant, poisseux Pour lequel la planète aurait à payer
très cher des droits d’utilisation, ce qui entraînerait à travailler comme esclave
jusqu’à la fin de ses jours pour s’acquitter d’une taxe dont même les oiseaux ne
seraient pas épargnés ! Les vaches produiraient un lait sucré proche de la
saturation, gâtant les dents et les estomacs. Nous finirions aveugles par trop
d’éblouissement. Des vagues de suicides emporteraient les plus fragiles au
printemps et à l’automne où le mauve des feuilles mortes rappellerait à certains
une époque pleine d’amour, de fleurs et de fumées troublantes. Certains pourront
me dire que la nature est bien faite, qu’elle s’adapte, que nous aurions triple
paupières filtrantes, que nous ferions des crottes en sucre candi et que nous
serions équipés dès la naissance d’un petit casque ultra-léger en fibres de carbone
pour ne point se briser la tête contre les murs Ou mieux, tissé en fil d’araignée
puisque nous savons le fabriquer au kilomètre grâce à la génétique Ouin
D’accord ! Ignorons donc l’haleine fétide, les yeux cuits au fond des orbites, les
cadavres à traîner partout Et la crotte en sucre candi bien que cette dernière me
semble très difficile à passer Bon, ne chipotons pas ! Admettons Mais que faites-
vous du Malabar, cette grosse pâte à mâcher servant à faire des bulles énormes ?
Devra-t-il être vert pour ne pas être confondu ? Alors là Je veux bien faire des
efforts, être conciliante, baisser ma garde devant vos arguments plus que douteux
Mais là, au risque d’être grossière, je crie NON ! Faut pas exagérer Clo
Si la chlorophylle était rose Barbie, on auraient franchement l'air Ken.
Le rose ne serait plus seulement la couleur des doigts de l'aurore, mais celle de
l'espérance en même temps que de l'écologie. L'art du camouflage s'étendrait sur
une palette fuschia-pastel-bonbon, et les défilés militaires prendraient l'éclat des
parades les plus fières de la gaité internationale. Certes, il se trouverait encore
des esprits chagrins pour trouver l'herbe plus rose dans le champ du voisin, pour
voir la vie en rose (symptôme de grave dépression), le poète Jacques Prérose
écrirait "Oh Barbara, quelle connerie la paix", et les rêves des ivrognes menacés
de cirrverte se peupleraient d'éléphants verts....
Camarades, si nous avons convoqué ce Congrès exceptionnel des Verts, c’est que
l’heure est grave. Les manipulations génétiques que nous dénonçons depuis des
lustres sont entrées dans la pratique quotidienne. Après la mise au point du porc-
à-huit-jambons, de la pomme-de-terre-sans-terre, du chien-à-défécation-interne
qui se vide comme un aspirateur, un savant américain a jugé utile d’implanter
des gènes de crevette rose dans des cellules de poireau. Le but avoué, créer un «
poirose » susceptible de redonner aux enfants le goùt de la soupe, a été atteint au
delà de toute espérance. Par un phénomène chimico-atmosphérique que les
scientifiques n’expliquent pas encore, non seulement les poireaux sont roses
comme prévu, mais les molécules de chlorophylle de toutes les espèces vivantes
ont été rapidement modifiées. Après l’Amérique, l’Europe est maintenant touchée
en totalité et la vague rose gagne les autres continents. Comme vous avez pu le
constater, toutes les plantes, tous les arbres, tous les légumes verts sont devenus
roses. Nous sommes condamnés désormais à vivre dans le monde de Barbie.
Pendant la dernière guerre les rouges ont été un des éléments forts de la lutte
contre le vert-de-gris de l’occupant nazi, faisons en sorte que le vert soit
aujourd’hui le symbole d’une nouvelle résistance, la résistance contre les
multinationales irresponsables. Camarades, la lutte doit continuer, les Verts ont
encore de beaux jours devant eux, une nouvelle scission serait une erreur,
n’écoutez pas le chant des sirènes opportunistes qui ont profité de la situation
pour créer un parti des Roses. Ne baissons pas les bras, Verts nous sommes, Verts
nous resterons. La diminution de jour en jour du nombre de nos militants est le
signe que nous sommes sur la bonne voie. Comme pour les produits alimentaires
la qualité doit remplacer la quantité. Et s’il ne doit rester qu’un militant vert
dans ce monde de roses, vous pouvez compter sur moi, je serai celui-là. Vert
SSelavy
Et si la chlorophylle était rose Barbie « Qui ne connaît, ce travesti couvert de
feuilles, en escarpins à la cendrillon, ondulant son bassin au fond des bois
parisiens. Personne ne sait vraiment ni son nom, ni son passé, on le surnomme la
Chlorophylle. La rumeur rapporte qu’abandonné dans la Forêt Noire il aurait été
élevé par sa tante. Lui cachant son origine, elle lui aurait attribué un prénom
coloré et fleuri, lui valant jeune, un bouquet de vexations piquantes de la part de
ses condisciples. Envoyé en France selon une tradition familiale, il aurait
découvert sa vraie nature en militant chez les verts aveyronnais. Déguisé lors
d’une manifestation en faux chêne, pour protester contre l’abattage des platanes,
coupables selon les prostillons, de se jeter sur leurs caisses, il aurait eu la
révélation de sa destinée : devenir hêtre. Ayant cherché en vain ses racines,
depuis comme vous le savez, il hante les passants de la ceinture verte de la
capitale. Alors, vous pensez qu’il serait le petit-fils du tortionnaire lyonnais ? »
Il n'y a rien de nouveau sous le soleil, et la couleur de la chlorophylle ne changera
ab-so-lu-ment rien à l'Histoire, même avec une grande hache: Il y aura toujours
des forêts noires, des cèdres bleus, et des Diable-Vauvert. Les marronniers ne
deviendront pas pour autant des rosiers. Les saules continueront de pleurer, le
lierre de grimper. Les orangers sur le sol irlandais: on ne le verra jamais. Les
feuilles mortes se ramasseront à la pelle. Auprès de mon arbre, je vivrais
heureux, et j'aurais le plus bel amandier du quartier. Dans les pâturages, les
vaches seront toujours bien gardées. Les grands arbres longs, sous le vent,
continueront d'un peu plier. Les chewing-gums et les dentifrices conserveront leur
teinte subtile E-310. Le papier sortira toujours blanc des papèteries, pour jaunir
en vieillissant. Comme auparavant, les feuilles de chou publieront leurs carnets
roses, et noirs. Les corbeaux resteront sur leurs arbres perchés, et les cigales fort
dépourvues. Les merles resteront moqueurs et les caméléons continueront de s'en
foutre comme de leur première chemise. Il y aura toujours des lys dans la vallée,
des déjeuners sur l'herbe et des fleurs du mal, des champs de coquelicots et des
nymphéas. Toujours des petites maisons dans la prairie. Saint-Louis sous son
chêne demeurera juste. Robin des Bois ne teindra pas en rose son collant ultra-
moulant: ce serait vulgaire. Le Roi des Aulnes ne deviendra pas reine pour si peu.
Les ratons-laveurs s'égailleront dans les prés, verts ou roses, qu'importe! Les
thuyas empècheront toujours de mater chez les voisins, et les feuilles de vigne au
jardin d'Eden. Les pommes tomberont toujours du mauvais côté du mur. On
n'aura pas plus d'oseille: il y aura toujours de l'acajou pour les rupins, et du
contreplaqué pour les fauchés. Nos pare-brise attireront autant de pervenches,
papillons et prunes. Et tout finira toujours par une forte odeur de sapin...