PREMI
Ardèche, épidémiologique, comédie, Jurassik Park, mantra, versatile, mensualité,
radis, cycliste, cumulus, messie, acnée, arc-en-ciel, carton, circonflexe
Sabirateur
mozin
Ecriture de petits textes avec des mots imposés (les mozins).
L'art déchu de la pêche en Ardèche eut la pêche
Épopée biologique, épidémiologique
Comédie animale, comme a dit Hannibal
Qui fut l'immonde père du Deux : Jurassic Park
MANTRA :
Marat, amant marrant, trama, arma, rata ta nana !
Gulliver, satire versatile
Versa-t-il du lit vert vers sa tire ?
La femme paie en sang sa mensualité
L'amant affame en pets sa sensualité
Le rat dit au paradis qu'il n'a pas un radis
Dans son short de cycliste, Gilbert s'inquiéta
de la présence d'un cumulus dans le ciel.
Il s'écoutait "Le Messie" dans son baladeur.
L'acné de Véronique semblait avoir totalement disparu.
Cette bonne nouvelle fut l'arc-en-ciel
au milieu de la grisaille ambiante.
Il tenta de l'embrasser, mais ne fit pas un carton :
elle lui envoya une béquille qui réveilla
nombre de ses nerfs circonflexes.
Monsieur le Ministre,
J'ai l'honneur, par la présente, de soumettre à votre autoritéla proposition d'un
projet qui éveillera, je l'espère, des échos bienveillants dans votre cabinet.
Il s'agit de mener à bien une étude épidémiologiquede la perversion du radis de
l'Ardèche.
En avril, chaque année (il s'agit en effet d'un phénomènecycliste), les radis
ardéchois se mettent en acnée respiratoire.Conséquence ou coincidence, durant
cette période, les femelles n'ontpas leur mensualité. Occulte mantra, tragédie ou
comédie ? L'observateur le plus averti a de quoi en rester circonflexe !
Monsieur le Ministre, je ne cherche pas à vous faire prendre le messie pourune
baderne, mais à vous alerter avec toute la discrétion qui s'impose.Je pourrais, tel
Spielberg avec son Jurassic Park, faire un carton avec cettehistoire de radis
inquiétant et mystérieux. En effet, quelques accidentssont déjà à déplorer, et on
peut craindre le pire :épuisé par de longues heures d'observation d'une planche de
radisà Aubenas, mon beau-frère est tombé avec son échellesur le poulailler, se
brisant l'humérus et le cumulus, et écrasantun malheureux versatile qu'il
comptait engraisser jusqu'à Noel.
Monsieur le Ministre, je vous en conjure, faites briller un arc-en-ciel dans leciel
menaçant de notre avenir incertain ; accordez-nous votre aide etcelle de vos
services adéquats.
En vous remerciant, Monsieur le Ministre, j'espère que cette lettre voustrouvera
de même
Aldebert Hichon, chercheur agronomique et agnostique
Il était maigre comme un radis, avait de l'acné style Jurassik Park digne d'une
thèse épidémiologique, des sourcils circonflexes et un QI de cycliste. Cela ne
l'empécha pas de devenir messie d'une secte, de faire construire un mantra-rom
en Ardèche avec des décors de carton-pâtes "cumulus et arc-en-ciel" récupérés sur
un plateau de comédie télé. Si ce n'est des problèmes de mensualités versatiles,
Jacques Chirac eut, après sa présidence, une fin de vie heureuse.
L'Ardèche était couverte de cumulus et depuis un mois le temps versatilelaissait
le pauvre cycliste attendre, comme le Messie, l'arc-en-ciellibérateur. Il devait
effectuer une enquête épidémiologique sur lacorrélation entre l'ensoleillement et
l'acné* ; mais le mandra envoyaittoujours la pluie. Notre homme n'ayant donc pas
perçu sa mensualité fautede résultats, se contentait de manger des radis. Cela lui
donnait pourtantde l'urticaire géant qui lui gonflait le visage, soulignait ses
sourcils enaccent circonflexe et le faisait ressembler à ces animaux boursouflés
deJurassic Park ou à ces personnages en carton des décors de comédies
deDisneyland. Mais ces shows le laissait froid ...
*Pan sur le bec des sabirateurs : acné est féminin mais sans e final !
[Note du Sabirateur : coin coin]
Réflexions (très) matinales :
4 h du matin... plus de bière dans le frigo et pas le moindre espoir d'entrouver à
"Trifouillis-Les-Oies" au fin fond de l'Ardèche. Et si la solutionse trouvait ailleurs
que dans l'alcool ? J'ai déjà essayé le café, lechocolat et même le jardinage, mais
sans succès. Il faut tout de même bienque je la trouve cette satanée formule. Celle
qui rendra l'espoir aux plusmoches de nos adolescents. Le produit miracle contre
l'acné...
A moins que je ne commande une pizza. Non ! La dernière ressemblait plus àdu
carton qu'à un truc mangeable. De plus j'ai beau être l'heureuxbénéficiaire de
belles mensualités versées par le laboratoireépidémiologique "Delta Région", je
n'ai plus un radis en poche.Ma femme a sans doute raison, je suis trop versatile
pour me consacrer à larecherche. Après avoir tenté d'étudier le nerf circonflexe du
cycliste enplein effort je me présente maintenant comme le messie, le sauveur
del'humanité, celui qui fournira la mantra à des milliers de boutonneux aulieu de
leur jouer l'habituelle comédie à la De Gaulle en leur affirmant"je vous compris".
Passer de la neurologie à la dermatologie, là chapeau ! Mais enfin pourquoine
suis-je pas le professeur génial qui a réussi à recréer les dinosauresdans Jurassik
Park ?
Et puis zut ! Il est 6 h, je n'ai pas bu, pas mangé et pas bossé. Lescumulus qui
pointent leur nez au dehors ne m'incitent qu'à aller me coucher.Je me remettrai
au travail au prochain arc-en-ciel...
La ballade à Jo
Jo le taxi faisait visiter aux touristes le plus grand parc animalier de l'Ardèche. Il
l'avait surnommé " jurassik Park" faisant allusion aux espèces en voie de
disparition et faisant ainsi de ce nom de cinéma, une mantra aux yeux
circonflexes de ses visiteurs ébahis.
Originaire d'on ne sait trop où, Jo avait découvert et était tombé amoureux de
cette contrée perdue du sud de l'hexagone en suivant un arc-en-ciel alors qu'il se
rendait chez sa sœur Anne, qui n'avait plus un radis et ne voyait rien venir. Il
l'aida à dépanner son cumulus.
Anne, malgré son âge était couverte d'acné. Elle était amoureuse d'un cycliste
amateur exerçant la profession d'épidémiologiste. D'origine lointaine et germaine,
Il se prénommait Strauss. Il avait fait un carton dans son université de médecine
en présentant sa thèse naguère. Depuis, il ne se faisait plus de soucis pour payer
les mensualités de son yacht stationné en baie des anges.Jo savait que Strauss
n'était pas le messie, même si parfois, au cours de sa carrière, il avait été le
sauveur attendu.
Pour ne pas blesser ce toubib à l'humeur versatile, ni ennuyer sa sœur, Jo leur
jouait la comédie. Il était par nature troubadour, musicien et rêveur.
Cette scène met en vedette trois personnages.
Jo, Anne, Strauss.
L'Ardèche, quoi c'est ? se demandait l'affreux en regardant le cyclistequ'il venait
d'occire pour le plaisir de faire le mal - comme ça, pourpas un radis - les aléas de
l'existence. Car tout plié en circonflexepar la douleur qu'inflige un merlin en
pleine bedaine, le perforéprésentait sur son ticheurte une réclame pour une purée
de marrons - unevraie mine d'acné, surtout à la truelle. "Jurassik Park !", grogna
letueur fou d'Indre et Meuse, en fouillant le cas d'avre et en n'ytrouvant qu'un
arc-en-ciel de petits jetons de carton (mais polychromes)en lieu et place de bonne
ferraille, papier filigrané ou bidulesplastifiés avec piste magnétique.
Mais enfin, l'important c'était le coté épidémiologique de l'affaireainsi qu'il
l'expliquait à tout représentant de la force publique lesurprenant en plein délit de
charcuterie ; lequel pandore, subjugué parson action prophylactique, ne pouvait
que le laisser aller, récitantmaints mantras et hosanna divers à la gloire du
seigneur et de sessaints, associés et commensaux. Surtout quand le cumulus
marchaitpubien. Je m'explique : se débarrasser du sang et boyaux collés à
l'eaufroide, c'est pas izi, et l'identification allait bon train, ainsi que,subséquente,
la comédie des menottes, de la couronne d'épines sur lacalebasse du messie, des
papiers à signer, et finalement la relaxe de lapart d'une dura lex somme toute
versatile. La vie est un virus, et fauttrouer les corps pour qu'elle ne se propage
pas. Encore 3 à dégommerpour son quota et toucher la mensualité ....
Ca commence comme une comédie. Dans un décor épique, une île dantesque et
verdoyante loin de l'aridité fade et mesquine de nos paysages de l'Ardèche, sans
un cumulus à portée de regard, deux paléontologues sans un radis acceptent,
contre financement de leurs futures recherches, de jouer aux cyclistes
préhistoriques. Ils sont accompagnés d'un mathématicien chaotique mais pas
versatile qui, dès le début, a bien vu que ça allait virer à la tragédie; mais il doit
avoir aussi quelques mensualités d'impôts en retard, alors il ferme
provisoirement sa gueule et joue au mantra résigné.
Mais l'arc-en-ciel sous lequel se pâment quelques dinosaures folâtres ne pouvait
durer bien longtemps. Tels des diables surgissant de leurs cartons, ils se mettent
à gambader et gamberger là où et comme il ne faut pas. Même si nos compères ne
sont pas des sommités en matière épidémiologique, ils n'ont plus aucun doute sur
le caractère dévastateur de cette maladie-là : quand un milliardaire se prend pour
le messie et se met à tripatouiller la nature, ça donne un déluge biblique que
même l'innocence pure et idiote de deux marmots provisoirement épargnés par
l'acné ne saurait arrêter. Ce ne sont même plus les points sur les i qu'il faut
mettre au démiurge de pacotille, c'est le circonflexe sur le o de hôpital. Et même si
finalement tout ça finit moins mal que prévu, la comédie n'a pas tenu ses
promesses.
C'est comme ça, chez Jurassik Park
surcontrainte en alexandrins raciniens
"homoncule, protosinaïtique, nouille, intime, fédéral, poutre, irisé, frisson, lie-de-
vin, mascara, sarcler, dysphorique, in-quarto, glaïeul, teigneux" avec
SURCONTRAINTE : alexandrins si possible raciniens
Sabirateur
Ô muse laisse-moi narrer ce qu'au haras
Des hommes et des femmes grimés au MASCARA
Ont comme activités PROTOSINAÏTIQUES
Que ne vient perturber nul état DYSPHORIQUE.
Laisse-moi raconter ce que ce groupe infime
Peut afficher comme art en caresses INTIMES.
Les femmes y sont expertes, non à cuire les NOUILLES,
Non plus que les civets, mais à pétrir les couilles ;
Les gars aux braquemarts gros comme autant de POUTRES
Peuvent cracher des litres de bel et blanc foutre.
Certains, tout droit sortis des prisons FÉDÉRALES
Peuvent des heures durant, sans proférer de râle
S'échiner sur un jeune et fragile HOMONCULE
Que sans méagement tour à tour ils enculent.
D'autres latinisés par un quelconque aïeul
Dans un vagin offert enfoncent leur GLAÏEUL.
Par devant et derrière occupés à SARCLER,
Ils ont dû du portail d'entrée perdre la clef,
De sorte qu'ils ne peuvent s'aller donner FRISSON
Loin de tous les regards, au milieu d'un buisson.
Parfois, fatigués, ils dorment, jouent aux cartes, aux
Dés, consignent leurs exploits dans leurs IN-QUARTOS
Deséspérant qu'un artiste un jour les peigne, eux
Aiment a écrire leurs efforts les plus TEIGNEUX.
Une mare, à l'aurore, de couleur LIE-DE-VIN,
De sperme composée, de menstrues et de vin,
Réflète le soleil du matin IRISÉ
Sur les bit's alanguies et les p'tits cons frisés.
Mozin des jardins
Vois ma poutre abattue on dirait de la nouille
nul frisson, nul sursaut, ce doit être la rouille
venant d'un passé protosinaïtique
la teigneuse bicoque a perdu toutes ses briques
la cabane à outils est toute décatie
plus rien à espérer, tout cela est fini
aucun mascara, aucun fard ni nénuphars
cacheur de mare ne cacheront que j'en ai marre,
moi le seul jardinier fédéral, de sarcler
ce carré de glaïeuls à l'aide d'un livret
relié in-quarto, tout ça ce sont des mots
comme le dit ma conscience, ce petit homoncule
juché sur mon épaule plutôt que sur mon pull
cette humeur dysphorique, cet intime, cet ego
c'est égal je m'en fous et trouve cela vain,
je lis cet opuscule, couverture lie-de-vin.
Ah ! Que m'apportez-vous ? Juste une renoncule ?
Mais vous n'êtes, Crassus, qu'un minable homoncule !
Je croyais votre ardeur protosinaÏtique (*)
Et je découvre hélas ! votre âme jésuitique.
Le héros tant rêvé qui pour nous s'agenouille
S'avère une grenouille, une apathique nouille.
Nous sentîmes enfin sa valeur : le centime.
Tu peux toujours courir pour être mon intime,
Vide intersidéral, impotent fédéral !
Va te faire soigner ton surcroît pondéral,
Tes fesses dans la paille et dans tes yeux la poutre !
Apprends donc que Tertulle aux affronts ne passe outre
Et si tu veux encore être satirisé,
Conserve ton sourire au chicot irisé
Sur ton mufle édenté de vilain nourrisson !
Malheur ! L'échantillon me glace d'un frisson.
Malheur à ces bajoues de couleur lie-de-vin !
« évite l'échevin » m'avait dit le devin
Déchiffrant l'avenir au jeu de baccara;
Mais cachant sa laideur sous un gras mascara,
L'hypocrite Crassus a voulu m'encercler.
Dieux ! Cette mauvaise herbe allez-vous donc sarcler ?
Balayez ce microbe au nom métaphorique !
Sauvez mon coeur altier d'un dégoùt dysphorique
Pour cet épais buvard imbibé de porto,
Ce débris d'avorton, moitié d'homme in-quarto
Déjà tout rabougri comme son trisaÏeul !
Si la prochaine fois tu m'offres un glaÏeul
Voire un crocus, Crassus, ridicule teigneux,
Saches bien que t'attend mon venin dédaigneux !
(*) Vraisemblablement, Racine fait ici allusion
au buisson ardent de l'antique SinaÏ (Exode 3).
Dans le dictionnaire du vocabulaire racinien homoncule n'apparaît que sousla
graphie homuncule Cela ne change rien mais restons sabrigoureux.(NDAZ)
Bérénice à Titus (Bérénice Acte II Scène IV)
O mon pauvre homoncule, en notre humble sérail
Que votre nouille intime arrête son travail.
Sachez qu'en un frisson, votre cour de teigneux
Pour sarcler vos glaieuls et célèbrer vos yeux,
Vous cachent mille poutres. Allons mon cher Paulin
Adoucissez mes cils, mascara, lie-de-vin.
Je demeure sans voix, protosinaïtique
Mais, Seigneur , vous savez que l'ami disphorique
Aux livres in-quarto, aux frises irisées,
A sourit de m'entendre et plus souvent glosé².
Fédérale nation, ou misérable Etat
N'a-t-il à me donner que ces prix sans éclat ?
²Plagié par Vigny
Abner à Joad (Athalie Acte I Scène I)
Oui je viens dans son temple adorer l'homoncule.
Je viens en un frisson teigneux et ridicule,
Déplorer avec vous en état dysphorique
La Loi qui fut donnée, protosinaïtique.
Que les temps sont changés ! Sitôt que de ce jour
Les glaïeuls embaumés annonçaient le retour,
De l'in-quarto céleste, irisé, magnifique,
Le peuple fédéral inondait les portiques ;
Et tous devant la poutre avec ordre introduits,
De leurs champs, dans leur mains lie-de-vin et beaux fruits,
Mascara pour les yeux contemplant ces prémices.
Je tremble qu'Athalie, en intime supplice,
Ne revienne enlever de vos mains la quenouille
Et sarcler en courant les restes de vos fouilles.
A noter que de nombreuse variantes du dernier vers figurent dans
l'éditionérudite, notée et commentée de La Pléiade (Raymond Picard 1950) .
La note iii indique par exemple
"Et dans un irrespect vous l'arrache et vous souille".
Trois contrepets d'origine ont de plus échappé à la sagacité de Joël MartinOn
pourra en particulier se référer au psaume LXXI (Dixit Dominus,Misericordias)
Oui je viens en intime adorer les devins
Mais quels sont ces frissons irisés sous ses seins ?
Vaincu, chargé de poutres, du mascara au yeux
Je t'aimais dysphorique, qu'aurais-je fait teigneux.
Où sont donc mes glaieuls ? Que dois-je encor sarcler ?
L'in-quarto fédéral de gens à nouille décrit
Protosinaïtique, un homoncule aigrit
Tout reposait dans Ur et dans Jérimacleth
Acte 1
Scène 1
Personnages : Bernadette et Prométhée
Bernadette
Seigneur Prométhée !Je vous supplie de le croire
Cet hymen que je frémis de vous voir confier
Et dont j'ai préservé l'intégrale virginité
Au risque qu'un lie-de-vin ne s'y soit déposé;
Je ne saurais plus avant en taire les ardeurs
Et souffrir mon pauvre con devenir teigneux
Ainsi le cuir chevelu d'un cul terreux !
Prométhée
Mais taisez-vous dysphorique courtisane !
Je vous sais de ce bois tendre des pucelles
Dont l'homme mûr peut fièrement modeler les contours
En réfrénant d'une main virile et autoritaire
Les intempestifs soubresauts d'une chair fragile,
Lui enseignant tel à l'enfant ému aux larmes
Les nécessaires prémisses et usages.
Bernadette
Tant de mots abuser tient du soliloque
Avez-vous donc une poutre qui vous obstrue l'œil ?
Prenez ce jardin que je vous offre à sarcler
Je n'ai que faire de l'intime moelle de votre verve
Quand les feux de l'amour irisent mes trompes
Que chaque nuit un type nu traverse mes songes
Ce serait mensonge que de ne point dire
Qu'en pensée ma bouche caresse sa verge
Et qu'au réveil, je suis moite comme une vierge !
Croyez-vous que je sois sotte à ce point
Que par coquetterie féminine ne point remarquer
L'attendrissement viril que vous me portez !
Prométhée
Je frissonne de vous entendre blasphémer ainsi
Taisez-vous avant que d'être sacrilège
Que de ce pas je fasse quérir un exorciste
Que d'une purge, d'une saignée, il chasse ce démon
Qui sommeille en vos trompes de Falope
Bien que puceau, sachez qu'un homme sur une femme
Possède cet avantage de l'intelligence
Et qu'il sait réfréner les ardeurs d'un jeune cœur.
Si de vos plaisirs pervers vous prenez le goût
Craignez impie le châtiment de notre Seigneur
Invoquer plutôt Sainte-Thérèse de Lisieux
Que de vous profaner hors les liens sacrés du mariage.
Lisez attentivement l'in-quatro que je vous tends
Il s'agit d'un arrêt fédéral à la chasteté
Ceuillez ce glaïeul dans l'étang
Plutôt que de vous déshonorer ici
Et de vous conduire telle une nouille.
Bernadette
Je me croyais en présence d'un homme monsieur
Me voilà plutôt en compagnie d'un homoncule ridicule
Sachez par quels artifices une femme peut taire
Les tourments d'une chair qu'une vive passion
Attise par trop sauvagement,
Qu'il n'est de cierges, tout protosinaïtique soient-ils
Qui ne trouvent là leurs bons offices
Sinon quelques doigts de fées que la destinée
Pousse à transgresser toute moralité
Si j'ai su jusqu'à présent me faire violence
Conserver intact mon tendre hymen
Plutôt que d'entacher ma virginité
Par l'usage sacrilège d'objets phalliques.
Cachez de ce pas cette érection que je ne saurais
De ce pas réduire à de plus simples proportions.
Prométhée
Réfugions nous de ce pas sous le Pont
Oubliez belle mes admonestations
Retroussez vite vos doux jupons
Que je calme cette émotion
Avant que je ne perde toute raison
Et de ce fait ne devienne con
surcontrainte en discours de ministre
MOZIN"Discours du Ministre de l'économie et des finances sur le budget 2000".
Mozins : ricercar, flageolet, biroute, bouseux, gauffrer, sake, feuler, bisou,
Paradjanov, sampler, gif, moyette, dessuintage, chanoinesse, sphaigne, vermiller.
Sabirateur
Mesdames, Messieurs,
Aujourd'hui, je ne ferai pas un discours ordinaire. Non. Pas ordinaire du tout.
Parce que, figurez-vous, j'en ai assez. Plus qu'assez. Aujourd'hui, le Ministre des
Finances a décidé de jeter l'éponge, et rien ni personne, à cette heure, n'y peut
plus rien. C'est trop tard. Je démissionne.
Que croit-on, vraiment, que croit-on ? J'en ai fait des discours, et encore, et
encore, pour vous rassurer tous, pour vous promettre tout : que bientôt, juré,
promis, l'argent sera mieux réparti, les impôts moins lourds, les taxes moins
dirimantes, la justice plus sociale, à moins que ça ne soit l'inverse. Oui, tout au
long des mots et des phrases, je vous ai convaincus, budget après budget, que
j'œuvrais pour le bien de tous.
Et, naturellement, c'est faux. En réalité, et pour le dire tout net, voilà exactement
quatre ans que je vous baise - pas plus que mon prédécesseur, il est vrai, mais pas
moins non plus que mon successeur, qui viendra en temps voulu et vous baisera à
son tour. Et oui ; le Ministre des Finances a la biroute agile quand il s'agit de
vous enc Un bisou par-ci, une sodomie par-là : toute la réalité du pouvoir, et ça
prend quand même des airs vertueux, une vraie chanoinesse qu'on dirait, bouche
en cœur, air candide - " Mes Chers Compatriotes, Le Budget 2000 inaugure une
Ere de Justice sociale sans Précédent " - mais par derrière, ça vous gauffre
l'arrière-train, ça vous dessuinte les sphincters - et je ne vous décrit pas le
dessuintage -, ça rigole de ferrer les bouseux, de leur faire croire que tout va bien,
que la Banque veille et que le monde tourne rond, ça vermille sec dans votre raie
postérieure, ça feule de plaisir à vous maintenir dans la sphaigne de votre
crédulité et de votre fessier, et si en plus, flageolets oblige, vous en pétez de
confusion, ça se tord d'hilarité : le concitoyen, de nos jours, est vraiment très
amusant.
Voilà la réalité, voilà le Ministre, voilà le Budget. Mesdames et Messieurs, croyez-
moi, vous avez devant vous un homme revenu du péché, un citoyen enfin illuminé
par la grâce et il fallait que je vous le dise, il fallait que je vous le crie : je suis un
pourri, je vous ai bien baisés. Après chaque discours, mon cabinet et moi-même,
nous retournions dans notre antre de Bercy, goguenards, en joie, plein de fiel et
de morgue. Ah ah ah ! On les a encore bien eu, les cons ! Vraiment, que le pigeon
est pigeon, que le peuple est populaire, que la plèbe est plébéienne
Je m'en vais à présent. Ailleurs. Je me retire dans ma campagne natale, ou peut-
être plus loin, plus près, je ne sais pas très bien. Revoir en boucle Les Chevaux de
Feu de Parajdanov, un verre de Sake à la main, ou alors un Ricercar - aah, la
fugue, par la fenêtre la campagne endormie, les moyettes dans les champs tout
juste fauchés, loin de l'hystérie de Bercy où on sample, où on s'envoie des Mails,
des Gifs dans la frénésie des pouvoirs usurpés : verdo-repentir contre techno-
sodomie. J'ai fait mon choix.
Amen.
Paradjanov, ministre bouseux mais sampler financier économiquementcorrect,
était aimé d'une chanoinesse dont le flageolet semblaitvermiller à son approche.
Un saké et on la prenait à feuler, cliquantson point.gif, implorant un bisou, un
dessuintage demoyette, voire la lecture apaisante de ricercar (Geneviève Serreau
-Denoël - 1973 - 38 F - Collection : les Lettres Nouvelles - 240 pages -20 x 11 cm -
indisponible - pas du tout prévu de le rééditer dans lebudget 2000), ou tout moyen
de se gauffrer la biroute du sus-dit.
Taxons, sur des airs de ricercar resamplé,
Taxons les bouseux qui feulent comme des chanoinesses
Taxons les flageolets au sake et les bisous sur la biroute
Taxons les gifs de Paradjanov et le dessuintage de sphaigne
Taxons ceux qui gauffrent et ceux qui vermillent les moyettes
Taxons, oh oui, taxons les parodieurs de "Pluie"
Car j'habiterai mon nom sur les rives étrangères...
session de mai 2000
gratiné, pentamère, interlock, fléchisseur, espacer, doucereux, défrayer, couenne,
capitulation, aviron, âne, affres, thym, suspendre, suivez-moi-jeune-homme (sic
Cf. Petit Robert, je vous laisse découvrir), siphon, réverbère
Sabirateur
Mallarméen
Yeux, lacs avec mes simples affres de renaître
Autre que l'aviron qui du geste évoquait
Comme un âne le son doucereux des quinquets,
J'ai troué un siphon dans le thym des fenêtres.
De ma couenne et du gras limpide nageur traître,
À bonds par fléchisseurs, reniant le mauvais
Gratiné comme si dans l'onde j'innovais
La capitulation pour vierge y défrayer
Espacer les cymbales auprès des réverbères,
Tout à coup le soleil frappe la nudité
De tout ces pentamères, qui ne sont plus que cendres,
Rance nuit de la peau allongée sur les rocs
Ne sachant pas, ingrat ! que je devais descendre
Ce suivez-moi-jeune-homme en coton interlock.
Lautéamonesque (Les Chants de MALDOROR ; II-9)
0 mathématiques sévères, je ne vous ai pas oubliées depuis que vos savants
conseils plus doucereux que le thym, filtrèrent dans mon cour comme le
siphon opère à la fontaine de Vaucluse. J'avais du vague à l'âne, des affres
en mon esprit et un je ne sais quoi épais comme de l'interlock, visqueux
comme un pentamère ; mais je sus franchir puis espacer religieusement les
degrés qui mènent à votre autel sur lequel se réverbère la lumière de la
Science. Vous avez alors chassé ce voile gratiné, comme le vent chasse le
suivez-moi-jeune-homme, comme l'aviron peut suspendre la course de la
pirogue par un bras fléchisseur. Vous avez mis à la place une froideur
excessive, une capitulation consommée, une carapace, que dis-je une couenne
de pachyderme et une logique implacable que le destin se doit de défrayer.
Hugolien
Je vis un âne ailé qui passait sur ma tête,
Et tentait de son vol espacer la tempête,
Broutant le thym sucré, l'anis et la sariette
Faisant suspendre au loin le bruit de maints siphons
- Que viens faire Caron , sans barque et aviron ?
Lui dis-je. Il répondit : - Je viens prendre ton âme.
Et ta couenne . Et j'eus peur, car c'était une femme,
Je lui dis, dans les affres et lui tendant les bras .
- Que me restera-t-il ? ton suivez-moi-jeune-homme.
Est un signe pour moi de capitulation
Que veut tu défrayer ? fais cesser ma passion
Pentamère interlock, fléchisseur de mon âme
Par ton vol gratiné, mon esprit tu enflamme
Es-tu la mort ? lui dis-je, ou bien es-tu la vie ?
Que viens tu donc suspendre à mon âme ravie,
Et l'ange doucereux me dit : - Je suis l'amour.
Mais son front sombre était plus charmant que le jour,
Et je voyais, dans l'ombre où brillaient ses prunelles,
Le réverbère illuminant ses plumes d'ailes.
Une coiffe singulière pour un gala au chateau de MOZIN.
Madame Ane de Pentamère était capitulée d'un affreux et défrayant réverbèreà
siphon fléchisseur en couenne gratinée auquel étaient suspendus undoucereux
suivez-moi-jeune-homme en interlock et quelques brins de thymespacés d'aviron
un pouce.
Le dieu et l'âne (fable immorale :)
Réputation et Vérité font rarement bon ménage,
Cet apologue gratiné en est la démonstration :
Un jour qu'il gambadait dans la myrte et le thym,
Priape érigé vit gésir jeune damoiselle
Etourdie par les affres d'un Phoebus ardent.
La pâmée n'en était que plus gracieuse,
Les suivez-moi-jeune-homme eussent été superflus
Et Priape n'était point de ces doucereux
Qui mendient de telles invites
"J'ai bien fait, se réjouit le dieu,
De ne point espacer mes visites
A ce riche coteau où danse le pentamère
Et qu'on sème de si jolis tendrons !
Certes, ce quasi muscle n'est point fléchisseur
Et nul ne saurait suspendre mes élans !"
Sitôt dit le dieu fond sur l'amazone
Mais l'interlock bien maillé la moulant
Ne se laisse point arracher au gré du satyre.
Un âne pour comble d'infortune vient à braire,
Ameutant ses maîtres et les sens de la belle
Qui rit de voir déroulé tel siphon.
Priape vexé clame : "Vous rirez moins, croquante,
Quand ce jonc souple deviendra aviron
Ce bidet insolent qui me nargue
N'empêchera point votre capitulation."
La jeunesse délurée ne s'en émeut guère :
"Sans conteste, vous serez moins fier,
Quand vous verrez ce qui dote cet ânon
Vous érigez cette couenne en aviron
Mais lui dresse un réverbère !"
Ainsi Priape doit-il défrayer la leçon
Et perclus de honte, renfiler son caleçon !
En 1926, Victor Scionnair naquit à Croute-chêvre, commune historique.
En 1934 il se sépara de ses parents qui éblouis par un nouveau réverbère
s'éteignirent en percutant un platane dans leur coupé Delahaye. Premier drame
pour Victor placé dans une ferme où maltraité il découpait du pentamère à la
faucille que ce soit du hanneton ou du doryphore pour passer son cafard. En 1943,
une forteresse volante largua sur le château transformé en Kommandantur une
bombe alors qu'il livrait aux voraces aryens des patates, desquelles son tuteur
pensait tirer un bon bénéfice, arnaquant l'occupant avec un total gratiné.
Choqué par l'explosion, on le retrouva nu, errant sur un âne, ramant avec un
aviron et godillant au sabot parmi les champs de thym, tout en sifflant un air
doucereux.
Les fritz croyant que ses pommes de terre avaient fait sauter la demeure de leurs
huiles, l'arrêtèrent et lui offrirent les affres de la déportation pour l'épurer.
Il devait défrayer le carreau des détenus à l'écart, quand il devint aide bourreau.
Il allait suspendre les évadés repris au nœud fatal ; déboucher le siphon de la
baignoire en cas de caillots rebelles, et brancher les clôtures électriques. En
retour il restait en vie, mangeait des kartofels et recevait un maillot neuf en
interlock.
En 1945 les miradoriens se mirent à espacer les rondes et une semaine avant la
capitulation il s'évada sauvant ainsi sa couenne.
Il s'engagea sous le nom d'Eugène Baignoire dans l'armée d'occupation puis servit
en Indochine ; là ses talents sévirent sévèrement à la section recherche des
recherches de renseignements. Son attention se porta avec intensité sur le temps
de réponse du muscle fléchisseur de la langue excité par un courant électrique. Il
se plongea dans l'étude de l'apnée sanitaire et calcula les paliers de compression
( tests de Jacob&Bosch et de Lafon&Villeroy ).
En 1955, Eugène meurt à la peine, électrocuté et noyé, en touchant
malencontreusement dans son bain la résistance mal protégée de la baignoire
électrique, sa dernière invention capitale.
Il laissa un ouvrage intitulé : " L'électricité en dix questions ", (*) livre de conseils,
dont on peut en extraire cette confidence en post-face : " Je connus tard le suivez-
moi- jeune homme, car même à Hanoï cela ne servait qu'aux jeux de mauviettes."
*Editions : Ministère de la défense Collection : "En paix et révoltes."
Sa mort a été le point de départ de la rédaction de la norme N.F. relative à la
protection des travailleurs utilisant du matériel électrique d'interrogation fixe.
Le bric-à-brac de ce brocanteur va défrayer la chronique !
Heureusement, il a pris la peine de suspendre et d'espacer ses trésors,sinon, je
serais dans les affres du désespoir et au bord de la capitulationpour circuler entre
cet âne doucereux, cette couenne, cet aviron, cebouquet de thym, ce suivez-moi-
jeune-homme, ce siphon, ce réverbère,ce pentamère gratiné et ce modèle de
fléchisseur en interlock.
Allez les enfants, tout le monde dans son lit, on ferme les yeux on écoute l'histoire
du Mozin de la semaine C'est un conte gratiné, doucement dit dans le noir et dans
l'ordre sans se pousser le chou dans les orties. Sans néanmoins renoncer à y aller
franco de la main morte du dos de la cuillère.
Faut dire que moi, votre Papa, j'ai été élevé par 5 femmes : môman, tata, tata,
Nanie et Mémé.
Je suis donc pentamère.
Votre tata Rosette qui a eu 5 enfants d'un canut est pentagone.
Mon Pôpa à môa, votre Grand Pôpa Dédé, inventeur de la fermeture éclair «
Interlock » permettant de zipper deux sacs de couchage ensemble était un grand
fléchisseur de patrons car il était très syndiqué. C'est lui qui a aussi inventé le
fait d'espacer les négociations pour énerver les nantis et se laisser le temps de
chauffer la Base.
Doucereux et persuasif, il savait aussi défrayer la chronique, n'hésitant pas à
montrer sa couenne blanche de rouquin pour l'opposer à la peau bronzée du
patronat capitaliste monopoliste d'état et des blondes à bobtail des tenants du
privé.
De honte, les suppôts de l'Amérique sauvage baissaient les hauts de forme et
signaient toutes les capitulations.
Puis, ils retournaient chercher leurs héritiers au club d'aviron dans leurs
attelages d'ânes et de double poneys que recevaient chacun de leurs enfants dès
leurs cinquième anniversaire.
Loin des affres des ateliers, les nouvelles bourgeoises cueillaient en gazouillant le
thym, la ciboulette, le romarin et la belladone dans l'herbier du parc jouxtant les
filatures pour les suspendre dans les vastes combles des maisons de meulières.
Greniers immenses et tièdes dans lesquels, jadis, elles firent à leurs futurs époux
le coup du suivez-moi-jeune-homme (sic Cf. Petit Robert, je vous laisse découvrir)
qui leur valurent une grossesse dite de chantage et par là d'échapper à la
condition de siphon siphonant les représentant crasseux et adultèrins de la classe
ouvrière, opérant à la lumière jaune des réverbères à gaz de houille comme leurs
plus jeunes s
"Suivez-moi, jeune homme! "dit la vieille dame d'une voix douceureuse,
enentraînant le pauvre plombier vers une salle d'eau vétuste, encombrée
denombreux pots de fleurs où elle faisait pousser thym, basilic,
sariette,marjolaine, pavot, coquelicot, paquerettes et boutons d'or. " C'est
lesyphon, il est encore bloqué par un pentamère gratiné. Toute la journérd'hier,
j'ai essayé de le déloger avec mon aviron, j'en suis toutecourbaturée et mes
fléchisseurs sont dans un état...Vous pensez, à monâge.... Je suspends mes efforts.
Capitulation ! A vous, jeune homme ! Voyonsde quoi vous êtes capable!" renchérit-
elle en pensant en fond d'elle-même "Mais, quel âne! Venir me dépanner dans ce
costume interlock trois pièces etavec un réverbère sous le bras J'espère qu'il va se
casser la couenne et nonpas me plonger dans de nouveaux affres qui vont encore
défrayer la chroniquede Madame Pichu ma voisine du dessous. Si ce pentamère
provoque une nouvelleinondation, voilà qui va notoirement contribuer à espacer
nos relations...."-"Ah, Bonjour, Mam' Pichu, oui, oui, ne vous inquiétez pas nous
avons lasituation bien en main, oui, oui."
Suivez-moi-jeune-homme pour un siphon sous le réverbère !
Un gratiné pentamère mais interlock espace et défraye ses douceureux
fléchisseurs
La couenne d'âne suspend la capitulation des affres de l'aviron
Et t'as pas compris ?
session d'aout 2000
préfixe, sublimation, centaure, vernis, mercuriale, débenzoler, cistre, brimbaler,
arsouille, amanite, tondeuse
Sabirateur
Sans déconner, c'est l'histoire quasi vraie d'un mec, genre dealer de cristal,
alpagué par les bourres en pleine mercuriale, pas loin de sa Porsche, sous un
porche moche mais proche d'une échoppe de cloches et de la brochette de toxs
accrochés qui composaient son cheptel de tarés.
Il était en plein préfixe quand les condés surgirent du conteneur Decaux qui lui
servait de trône.
Tel le centaure sortant de la poubelle de ses pires cauchemars, auréolé des sons
divins de luths gréco-romains et de cistres taillés dans des tortues Méfiées, les
Rambos de chez Stup lui glappirent un "Freeze" directement pompé de la 6e
chaîne de télévision avec comme modèle Don Johnson et ses chemises Yake à
revers Versacce et son bomber Schott.
L'arsouille dealeuse, blindée comme un T34, titillait la mycose qu'il avait aux
burnes du silencieux d'un Glock mal enfourraillé dans son string Pokémon quand
Jésus, son pit, émis le son caractéristique de tondeuse dont ils avaient convenu
pour l'avertir de toute intrusion.
Gaulé en pleine sublimation de sa libido-minée, le toxique coi n'eût pas le temps
de débenzoler avant de sentir les bracelets de la maison Royco meurtrir sa peau
blanche et froide de gibier juste bon pour "Seven" et encore.
La surprise lui fit péter l'anévrisme de la raison pure et il crût un instant de trop
qu'il pourrait brimbaler les cowboys en leur cloquant un boniment à base de
fourgue sauvage d'amanite tue-mouche, qui est tout ce qui se fait de légal, si si je
vous assure, m'sieur l'agent !!!.
Il ne reçut comme prix Nobel du mensonge qu'un coup de Doc Martens dément et
mérité dans les glaouis dont mon lecteur s'étonnera qu'il en ait en vrai eu égard à
la lâcheté de son méprisable négoce.
La secousse fut si forte que, dans le même mouvement, il perdit toutes ses chicots
pourris de devant, le vernis écaillé de ses ongles d'inverti, un testicule au hasard
quand le Glock, dont la remontée dans le sarouhel avait déverrouillé le cran de
sureté, fit partir un coup à coup qui sectionna également et net la carotide du Pit
dont le bruit de tondeuse se calma in petto dans un gargouillis caverneux de
durite d'huile tiède claquant dans un tuyau de poële.
Et toi là, mate là !Bon d'accord !
J'aime bien mon voisin de droite. Par contre, j'aime pas sa maison. Les murs sont
pas droits et les tuiles sont poreuses. Il lui aurait bien fallu un nouveau toit mais
c'est pas donné. Le voisin a de la ressource : il est toujours fauché mais par
contre, il sait se servir des préfixes. A la place du traditionnel couvreur, hors de
ses moyens, il s'est offert un recouvreur. Le dimanche suivant, le gars trônait
comme un centaure sur le faîte de son toit. Une grande bâche sur les vieilles
tuiles, un peu de volige pour la maintenir, un petit coup de vernis pour
l'étanchéité et au soir, mon voisin avait un toit tout neuf. Bon, moi, j'étais pas
convaincue de la beauté de la réalisation, je lui ai vanté les mérites des
couverture en ardoise...Misère! J'ai reçu une sacrée mercuriale. : un toit
d'ardoises, ma petite dame, et quoi encore? Vous voulez pas que j'aille nettoyer les
écuries d'Augias, rouler le rocher de Sysiphe ou débenzoler le lavoir à charbon des
mines de Courrières, par hasard?. C'est des rêves de riches tout ça. Ici, c'est pas
bon de rêver. Pas question de sublimation. Est-ce qu'on s'imagine, à Roubaix, un
cistre à la main, en train de composer des odes à la beauté de la petite voisine d'à
côté? Ben non, faut avoir l'esprit pratique. Alors, à la petite voisine, on lui propose
un saut dans une vieille BM jusqu'à Bray-Dunes ; d'accord ça va brimbaler un
peu, - surtout que pour avancer dans les bouchons, vaut mieux conduire comme
une arsouille- mais ce sera toujours mieux que d'aller cueillir les amanites qui
poussent dans les friches industrielles. Bref, le voisin était fâché, il a même pas
voulu réparer ma tondeuse, parce qu'avec mes goûts de luxe, fallait vite
apprendre à faucher, et pas qu'au jardin...
Elle : Chéri, ne penses-tu pas qu'il serait temps de passer la tondeuse dans le
jardin ?
Lui : Arrête de me brimballer, espèce d'arsouille ! Je suis en train d'écire ma
mercuriale pendant que toi, tu te vernis les ongles !
Elle : Je suppose que tu vas encore me parler de la sublimation de ton esprit ? Tu
sais, débenzoler, c'est très joli, mais ma pelouse ???
Lui : Et mon cul, c'est du cheval ? (NDLA : c'est ici qu'intervient le centaure). Et
in petto : Ce soir, je lui fous des amanites dans son omelette !
Elle (de sa voix de cistre) : ouais ! Tu n'es jamais à la maison ! Ton cheval, il n'a
pas de pré fixe !
La scène se passe un samedi après-midi dans le coquet pavillon de banlieue du
couple Dessant. Brice bosse au son d'un air rare alors qu'Anna Lise assise à son
côté s'embête sans chien. Anna Lise : Brice, les amanites sont si hautes qu'elles
cachent nos nains.
Brice : Chérie, la tondeuse à champignon est chez le réparateur qui doit la
débenzoler. La dernière fois tu as confondu son moteur électrique avec le
réservoir de ta tondeuse à taupinières !Anna Lise : Euh ! Au fait tu devais refaire
le vernis marine des queux de vache qui plisse.Brice : Il pleut, laisses-moi
travailler, je dois résumer pour lundi cet essai méconnu de Marie Curie :
"Sublimation du radis, omnibus du savoir ". Anna Lise : Bon, je vais faire des
mots fléchés. Préfixe en deux cases, huit pour cent, tu crois que c'est bon ? Brice :
Très drôle ! Tu parles juste au moment de la reprise du cistre.
Anna Lise : Viens plutôt faire une sieste avec moi, cela fait si longtemps que tu
n'as pas fait l'arsouille.
Brice : Chut ! C'est toi qui souille l'art, tu ne mérites que blâmes et mercuriale.
Anna-Lise : Ah ! Il est loin le centaure, qui me demandait de le brimbaler dans
son alpha à 200 au compteur sur l'autoroute.
Brice : Je ne suis pas sans torts, je suis un âne à mythe bâté, comme tonton d'Oz,
et la sinistre mère Curie. Allons vers Nice et voyons ce que Lars houille avec ses
plans prés fixes, là où les embruns balaient des bains olé, olé. Et que sue le
limaçon quand tu seras couverte Madame Dessant.
VARIANTE
Hippodrome de Chantilly, deux parieurs sérieux assistent au prix de nombreux
obstacles aux courses suivant le marché dominical. Yann vient d'acheter "Mes
galops," dernier livre d'Yves Saint-Martin ( Gale éditions.)
Yannick : Tu parles d'une tondeuse qu'il faut pour entretenir, tout ça. T'as vu, y'a
même des champignons, à gauche, au pied des troncs.
Yann : On n'est pas là pour causer croissance du ray-grass ou sublimation de
l'amanite tue-mouche chez les chamans de Paris Turf, moi je vois un champ de
pognon à moissonner, on va se faire du dollar sur le dos des chevaux à l'instar des
cracks jockeys, coco, et dépêches toi la trotteuse est dans la dernière ligne droite,
il faut cracher ton papier avant d'en faire un avion.
Yannick : Dans la première, je vois bien Cistre, elle a un bon air, elle vient de
gagner à Pau, elle a plus d'une corde à son arc. Et puis, Mercuriage, elle est un
peu chargée mais bien préparée en accord avec son véto, le docteur Brecht qui la
suit pour son asthme
Yann : Entre les réunions paloises et Chantilly, il n'y a qu'un point commun
comme entre La Casta et la feue Calment, le gazon. Quant à l'autre, mets tes
lunettes, c'est Mercuriale, es-tu vraiment sûr d'elle si son vétérinaire arrive à la
suivre et si elle tousse.
Yannick : Bon, bon, je pensais aussi à Tanker Maltais et à Arsouille, leurs cotes
sont cote cote dans cette poule.
Yann : Tu n'y connais vraiment rien, le propriétaire du premier n'arrête pas de le
brimbaler d'un entraîneur à l'autre et il vient de sombrer lors de sa dernière
sortie dans l'Ouest, ce n'est pas avec lui qu'on va se renflouer. Quant à l'autre,
après une erreur médicale on a dû le débenzoler totalement, il y moins d'un mois.
Yannick : On dirait Jean Yanne quand tu râles.
J'avais repéré aussi Centaure des pieds et Désuni le vert. Et toi, tu as fait ton tri,
Yann ?
Yann : Le second est revenu lessivé de l'Ardèche, et sans avoine n'est plus
dangereux.
Par poisse, à cause d'un fer d'aumône le premier pue tant des sabots que les
autres le rejettent ; il traîne ça comme un boulet et ne va plus au charbon.
Alors, écoute ! : Pour dénicher les perles rares et briller comme les petits vernis
qui font la queue à la caisse en brouette, ouvrons les littératures potentielles, où
l'hippo en écho
est le préfixe, le pré fixe, le prêt fixe.
Donc misons en masse sur Muse de Metz, Yannick.
Yannick : Pourquoi ?
Yann : Parce que Metz vaut bien un pari !
Le cabinet d'un psychanalyste. La scène est dépouillée. Un peu décentrés sur la
droite, un divan et à sa droite un fauteuil Voltaire, placés en "V", face à la scène.
Entre les deux, une grande lampe sur pied, avec un abat-jour cylindrique rouge
bordeaux, éclaire le fauteuil d'un lumière tamisée. Une autre lumière tombante
en cône un rien bleutée tombe sur le divan, centrée sur l'accoudoir droit, proche
du fauteuil, place où viendra se poser la tête du patient.
- Le patient, nous l'appellerons Mr. D, par commodité et afin de garder sauf le
secret médical.
Un professeur d'une cinquantaine d'année, victime d'une étrange pathologie du
lexique qui le gène terriblement dans son enseignement et qu'il ne parvient pas à
s'expliquer, cela fait deux mois qu'il a décidé d'entamer une analyse.
D'un chic vestimentaire un peu passé, il reste élégant. Il est allongé sur le divan,
tenant de sa main gauche, ballante sur le rebord, sa paire de lunettes. De sa main
droite il répète assez régulièrement pour qu'on le remarque, une séquence
gestuelle consistant : d'abord à tirer sur le lobe de son oreille droite, le haut puis
le bas, puis à passer son index, suivi
de près par le pouce, de droite à gauche sur ses sourcils, avant de passer sa main
sur son visage, lentement de haut en bas, pour finir par le lustrage d'une
moustache imaginaire.
- Le Psychanalyste, (Psy) Plus jeune que son patient, d'un goût vestimentaire plus
dans l'air du temps, il bougera très peu, fera ses réponses courtes, sur un ton
monocorde mais chaleureux. Il prend des notes dans un grand cahier à couverture
de cuir marron, un peu disproportionné.
- Psy : Bien Mr D., poursuivons donc, si vous le voulez bien. Vous aviez cherché la
tondeuse dans la cabane du jardin et vous vous apprêtiez à tondre votre gazon...
- Mr D : (Concentré) Et y' avait l'amanite Doc, une énorme amanite en robe bleue
plantée sur l' nombril de ma p'louse. La robe j'la remet bien, c'est celle de ma
régulière, que j'y ai offert
pour nos 20. Mais pourquoi elle est sur ce gros champignon je vois pas Doc ! Bref,
je mets le bordel sur secteur et je commence à faire mon affaire. J'ignore ma
blonde vénéneuse. Elle en fait autant d'ailleurs.
- Psy : Vous tondez ?
- Mr D : J'essaye Doc, j'essaye, j'avance avec le hachoir à persil sur roulettes, mais
là, Doc, tout se met à partir en trouille Doc.
- Psy : en vrille ? Comment cela, quelque chose ne fonctionne pas ?
- Mr D : Ben Doc, c'est peu de l' dire, d'abord c'est ma tête qui se met à brimbaler
Doc.
- Psy : à brinquebaler ?
- Mr D : Ah, non Doc, celle-là faut pas m' la faire Doc, que je brimbale, que je
brinquebale ou que je bringuebale, c'est du pareil aux brèmes Doc.
- Psy : Soit, poursuivez...
- Mr D. : Mais je m'accroche Doc, je sens sue je dois à tout prix détondre cette
pelouse.
- Psy : Une sorte de sublimation onirique ?
- Mr D : Si tu veux Doc, je sublime comme un diable, mais il reste la pelouse qu'il
faut détondre pour que ça soit sublime. Alors je pousse le machin Doc, j'avance,
malgré ma tête qui titube et l'autre arsouille mycomaniaque qui me regarde de
sous son chapeau.
- Psy : Ah, votre amanite a des yeux ?
- Mr D : Pourquoi, c'est plus grave que si elle en avait pas Doc ? Sur qu'elle en a,
mais on peut pas les voir Doc, ils sont planqués. Donc je sais qu'elle m'asticote du
regard, elle me passe un vernis du bout des occulateurs j'en suis certain. Mais il
faut que je détonde, alors j'y vais...
- Psy : Pas "dé" !
- Mr D. : quoi pas D ?
- Psy : Et bien vous tondez, vous ne détondez pas, pourquoi ce préfixe ?
- Mr D : Peu importe Doc, il faut que je découpe le gazon, alors j'y vais de cœur
joie et là, rien à faire, c'est comme si je débenzolais dans un cistre !
- Psy : (Imperturbable) Ca ne découpe pas ?
- Mr D. Ben non, enfin si ! Mais l'herbe elle repousse juste derrière, y' a rien à
faire. Alors je m'harnache à mon sort et je redécoupe de plus belle sachant bien
que l'aut' phalloïde me zieute.
- Psy : Mais ça ne marche pas ?
- Mr D : Ben non Doc... Comment voulez-vous ? En plus, à ce moment là, y a
l'autre type qui se pointe, mi-rosse, mi-cosaque, tout en muscles et en mycologie..
- Psy : Mythologie...
- Mr D : C'est ça Doc, vous le voyez aussi hein ? Ben y vient et y me broute mon
gazon à moi ! Hé, bien avec ça, tout bien découpé comme à la rotative auto-portée.
- Psy : Un centaure..... et il tond votre pelouse ?
- Mr D : C'est ça Doc, alors j'y passe une bonne vieille mercuriale au zig d'olympe,
ce chippendale hippophile, qu'y retourne se faire tatouer au PMU que j'y dis. Que
faut pas qu'y se croit tout permis et que c'est à moi de tondre ma pelouse quand
même c'est pas croyable ces choses là.
- Psy : et ?
- Mr D : Et là Doc, je me réveille, faut pas déconner !
- Psy : Bien, nous en reparlerons la prochaine fois, Mr D ?
- Mr D : D'ac Doc, moi je d'mande que ça Doc. Bon, je vais y aller Doc.
- Psy : Oui, demain Mr D.
- Mr D : Salut Doc ! (Silence, il se dirige lentement vers la gauche de la
scène. Il hésite avant de sortir, il sort. Un Temps. Il revient)
Ah, Doc, j'oubliais de vous dire, je.....enfin c'est à dire que j'ai.....
- Psy : Oui Mr D ?
- Mr D : Ben c'est à dire qu'avec ma femme, ces temps-ci, je .....
Doc....je cale en bourre !
- Psy : Oui Mr D, je m'y attendais.... à demain.
- Fin -
LA NUIT D’AOUT
LA MUSE
Poète, prends ton cistre et brimbale moi fort,
Les spores de l’amanite peuvent annoncer la mort.
L’automne se dévoile, les centaures vont trotter
Et le vernis des astres, préfixe de tout orage,
Aux matins embrumés, s’en va débenzoler.
Poète, prends ton cistre, et baille nous un mirage.
LE POÈTE
Comme il est doux d’évoluer,
J'ai cru qu'une arsouille volait,
Poussant une tondeuse dorée,
Elle hasardait en fantaisie
grande sublimation du riz.
Dès lors, cette mercuriale
est née des désordres de la taille
LA MUSE
Poète, prends ton cistre; la pluie sur l’oreiller,
Entête le mortel dans de pâles tourments,
Les herbes bruissent encore dans leurs jolis vents ,
Et distraient les fourmis qui rentrent éreintées.
Ouï ami tout cela et pense à ton aimée.
Cette nuit, aux fossés des rigoles musquées,
Le flot des sentiments se laissera bercer.
Cette nuit sentira et les champs, les futaies
Rivaliseront de cris, d’ardeurs et de bienfaits,
A l’instar de la couche de tous les jeunes mariés.
LE POÈTE
Pourquoi mes sens s’enflamment-ils ?
Quelle stupeur, quelle pousse virile
Me torpille et me met en transes ?
Ai-je entendu un pas, une danse ?
Et pourquoi suis-je ainsi damné
Alors que l’heure est dépassée ?
Créature ou être sacré
Viens me happer, me consoler…
Las, je suis seul et ce matin
Je vis le lit vide, le devint !
45.35.12.02 c'était tout ! pas de préfixe, rien ! Hormis au dos de la petite carte un
dessin fort étrange, du même type que ceux obtenus par une sublimation
thermique, comme une plaie dans la blancheur du papier , répresentant un
centaure, couleur rouge sang et brillant tel un vernis.
Comme le garçon revenait vers ma table pour encaisser l'addition, je lui
demandais s'il n'avait pas déjà vu dans la ville un sigle de ce type. La réponse ne
se fit pas attendre:
"Ah mais si, si si je vois. Alors vous voyez l'hôtel mercure, y a le supermarché à
coté, et ben vous prenez la rue qui longe l'hôtel et vous allez voir c'est là."
"Et savez vous ce dont il s'agit ? Un Hôtel ? Un entrepot ?"
"dé ben solé ... euh ben désolé ! non je crois ks'est un magasin, j'en sais pas
beaucoup plus"
"Merci quand même"
Le jour faiblissait peu à peu et bientôt on entendit les premiers accords d'un
joueur de cistre installé devant la terrasse, tandis que sa femme passait récolter
quelques pièces dans la maigre assistance. Elle portait sur son dos, un jeune
enfant assoupi, qu'elle devait brimbaler tout le jour, espérant par la même,
améliorer la recette.
Je me levais bientôt et quittais le café. Des arsouilles traînaient un peu par tout,
en bande, défiant des yeux les passants pressés et indifférents.
Je suivais le chemin indiqué par mon guide et je me retrouvais en effet, bientôt,
devant une grande devanture blanche, ou mon centaure trônait tel une amanite
tue mouches. Je poussais la porte.
Il m'attendait une tondeuse à la main.
S
Madame Sublimation, une mercuriale joueuse de cistre, téléphona à Monsieur
Préfixe, un centaure vernis mais arsouille pour débenzoler sa tondeuse à
amanites brimbalante.
Moralité : tant va la cruche allo qu'à la fin, elle se case.
session de mars 2001
MOZIN : houlette, nosographie, persil, cailler, louve, menotte, luxmètre, palet,
ramper, suspicion, bleu, Kant, tatouer, toxique, casserole, vrombir, concorde,
jouir, aube, mobileMOZIN">MOZINhoulette, nosographie, persil, cailler, louve,
menotte, luxmètre, palet, ramper, suspicion, bleu, Kant, tatouer, toxique,
casserole, vrombir, concorde, jouir, aube, mobile
Sabirateur
à l'aube, Concorde Kant entreprit d'écrire une autre page de sa nosographie dans
un grand cahier bleu qu'il verrouillait au barreau de sa chaise avec une menotte
pourvue d'une longue chaîne. La louve, sa rivale à la Faculté de médecine, lui
donnait mobile de suspicion. En passant près de lui l'autre jour à la cafétéria, elle
lui avait fait des yeux doux et lui avait susurré tout bas en roulant des hanches
qu'il n'était " palet ". Il se méfiait d'une femme qui mettait du persil sur son
fromage caillé. Il n'allait pas se mettre sous la houlette de cette femme! Il n'avait
pas besoin d'un luxmètre pour voir clair dans son jeu. Elle voulait jouir de sa
gloire à venir quand son chef-d'oeuvre médical serait enfin publié. Elle pouvait
toujours continuer de lui vrombir autour, il se ferait plutôt tatouer une casserole
sur le front et ramperait dans une coulée de boue toxique avant que de partager
avec qui que ce soit le fruit de ses efforts.
Sag
Sous la houlette du Mozin j'attaque ma nuit blanche à rédiger une nosographie
mobile ayant pour seul sujet: la recette des palets de persil frit au lait caillé de
brebis.
Quelle philosophie que celle-ci ? Faut-il ramper pour s'en suffire ?
Les heures tournent et soudain...
J'entends le Concorde vrombir comme une vieille casserole toxique. Suspicion !!!
Illusion ??? Vole-t-il encore ?
Enfin... contemplant mon Kant bleu tatoué sur mon épaule je peux enfin en jouir
telle une louve sur le fond rose de l'aube .
Mon luxmètre à son comble. Ah , j'ai réussi. Ma petite menote en tremble encore.
Je m'en suis sorti encore cette fois-ci.
Quelle nuit !
Quant à lui qui se louve tel un boa contre sa bien-aimée glissantsespetites
menottes dans les siennes, s'il perd pas les pédales, ilverrajouir, vrombir sa
mobilette ou bien cracher la peste, la casseroletoxique ! Bourlingué toute la nuit.
Cherché l'or, dans son coeur,sous terre ??
A l'aube tout concorde, car il la retrouve plusieurs centaines demètres (luxe
inutile !) à l'ouest du terrain vague ... L'engin esttatoué mais la peinture a caillé -
ah tu n'oses o graphie ! Certesilsait ou porter sa suspicion, il s'est fait avoir
comme un bleu,alors... alors tu vas ramper, cretin, si tu veux la revoir.
Contrainte supplémentaire : les mozins doivent apparaître dans l ordre
alphabétique
Le prof se leva à l'aube et vit le ciel bleu.
Le lait va cailler dans la casserole, dit-il, au moment précis où un Concorde
passait au dessus de son toit
Sous sa houlette, ses élèves purent jouir de la lecture de Kant, jusqu'au moment
où (hallucination ?) il aperçut une louve, tenant un luxmètre dans sa menotte
mobile.
Il changea subitement de sujet et dit: passons maintenant à la nosographie du
palet aux amandes.
Ce gâteau peut être sujet à ce que l on nomme " le syndrome du persil ".
La loi impose de ramper vers lui s il y a suspicion de maladie et de le tatouer
jusqu à ce qu il ne soit plus toxique.
(Le Concorde repassa et il l'entendit vrombir)
La Louve contre Doc Pervers
Partout où il allait, Doc Pervers emmenait sa nosographie dans laquelle il
ajoutait les nouvelles pathologies dont il était l abominable artisan.
Il en tatouait les détails à même sa peau et l on entendait parfois vrombir ses
instruments très tard dans la nuit.
Il ne brillait pas par son intelligence d ailleurs il lisait encore Kant et le luxmètre
de la Louve indiquait quelques chiffres sous zéro quand elle le braquait sur l
ignoble personnage.
L imbécile jouait au hockey sur gazon dans un champ de persil qu il avait fait
semer par une de ses victimes. Un jour il envoya le palet si loin qu il brisa un
hublot de la cuisine du Concorde qui comme on le sait s écrasera, et arriva dans l
Sil du cuisinier qui à ce moment-là cessa de chanter comme une casserole et se
mit à hurler. D autres hublots éclatèrent à ces sons aigus à vous cailler le sang.
La Louve, qui était grimée en steward, s approcha du cuisinier en rampant, car l
avion déjà chutait, et préleva le palet de l Sil explosé puis franchit un sas secret, y
prit un parachute et sauta dans l aube incandescente. C est ainsi qu elle arriva au
Petit Trianon où une sorte de bergère d opérette faisait mine de garder un
mouton en bois bleu. Marie-Antoinette c était le nom de la bergère crut un
moment perdre la tête à la vue de cette louve curieusement costumée descendue
du ciel à l aide d un grand jupon de soie. Mais, son heure n étant pas encore
venue, farouche et décidée à en découdre, elle saisit sa houlette enrubannée, la
leva comme une massue et se dirigea en courant vers la Louve. Doc Pervers surgit
alors, portant une tasse de thé toxique, produit qu il projetait de répandre sur
tous les trèfles à quatre feuilles qu il rencontrerait. Cette apparition interloqua si
bien la bergère qu elle en oublia la Louve et s évanouit littéralement : entendez
par là qu elle disparut. D ailleurs elle n avait rien à faire à notre époque. Certes,
elle ne faisait pas grand chose à la sienne non plus, mais bon. Doc Pervers vit
disparaître la bergère et dans le même temps aperçu la Louve. Il pensa que la
toxicité du breuvage fumant qu il portait tel une relique pouvait être pour
quelque chose dans ces troublantes visions. La Louve vit alors à ses pieds une
herbe bien peu courante dans un pré : c était le persil du terrain de hockey du
Docteur. La suspicion, qui la taraudait depuis longtemps déjà, s insinua plus
profondément encore en elle quand elle vit les cages de but. Doc Pervers, effrayé
par la vrille cruelle du regard de la Louve, décida, à la façon d un Socrate déchu
mâtiné d un égée, de boire sa tasse. Soudain, toute chance le quitta, comme s il
avait assassiné tous les trèfles à quatre feuilles qui tapissait son intérieur. La
Louve brandit une paire de menottes et, c est d un pas assuré et tranquille qu elle
se dirigea vers l Affreux. Elle lui demanda : " Mais, bon sang ! quel est votre
mobile ? " Et, pitoyable, Doc Pervers répondit : " Jouir, tout simplement jouir du
mal que je fais. Bof ! ".
Il y a quelques semaines, nous fùmes conviés à nous pencher sur ledouloureux
problème de la sténose du pilore. Je me serais volontiersassocié à l'effort commun,
mais j'ai eu beau chercher, aucunenosographie récente ne mentionnait de
remèdes significatifs à ce mal.Loin de moi l'idée de jeter la suspicion sur ceux
proposés par mes trèshonorables et estimés confrères sabirateurs, mais le fait est
que jen'ai rien trouvé sur le sujet en dehors d'un court paragraphe extrait
du"Traité souverain des remèdes de bonne fame" (anonyme, XVIIIe siècle).
Evidemment, la sténose n'y est pas désignée explicitement comme telle ;l'auteur
parle plutôt d'"insuffisance du palet", mais la description duprincipal symptôme
qu'il en fait concorde avec celle notre pathologie, àsavoir l'impossibilité totale
pour les deux sexes de jouir - même ens'aidant d'une paire de menottes, d'un
mobile GSM que l'on fait vrombirau moment opportun, ou d'une valeur montante
de la Net-économie que l'onse fait tatouer avantageusement, mais ce ne sont-là
que des exemples. Je vous livre texto le remède proposé : " Laisser cailler une
casserolede lait de louve pendant sept jours. Au premier instant de l'aube quisuit,
cueillir à la houlette une entière botte de persil qu'on hacheramenu pour le mêler
au caillé. Le fromage ainsi préparé sera pris enplusieurs fois dans la journée,
jusqu'au complet épanouissement des sensdu patient. "
Inutile de dire à quel point ceci me laisse dubitatif. Vousimaginez-vous en train
de ramper dans les steppes de l'Asie Centralepour aller traire subrepticement une
louve sans méfiance (et pas qu'uned'ailleurs, car il en faut pour une casserole
entière) ? Et commentévaluer ce "premier instant de l'aube" ? à l'horloge parlante
(retirercent-vingt minutes pour l'heure d'été), à la nuance de bleu du ciel
àl'horizon ou au luxmètre ? En outre, la recette pourrait se révélerlégèrement
toxique Cela étant, on n'en sait rien tant qu'on n'a pasessayé, comme dirait Kant
qui n'a pourtant pas dù en faire l'expériencesensible.
CAe (deux sabirs pour le prix d'un !)
Jane s impatientait.
" Ness, non seulement tu es un mauvais photographe, mais en plus tu es mou ! Tu
n auras jamais fini ton reportage ".
Elle le regardait, pleine de suspicion.
" Tu vas finir par te faire virer !& "
Ness protesta.
" écoute, je n ai pas l habitude de ramper devant les patrons. J en ai marre d être
sous leur houlette et la tienne. "
Franchement, c est vrai, il avait tout préparé : les appareils, le trépied, les
objectifs, et même le luxmètre. Ils n avaient plus qu à sortir de l hôtel et aller se
poster dans l herbe pour faire les photos de ce ciel du Val d Oise (qu il avait
toujours tant aimé). Il resterait jusqu à l aube s il le fallait mais il saisirait toutes
les nuances, les nuages irisés, le bleu pur de l ozone, les camaÏeux orangés du
couchant.
Jane s impatienta.
" En plus on va se les cailler ! Si toi tu aimes rester des heures sans bouger, moi je
préfère être mobile. Maintenant si t es prêt, alors grouille ! Allez, go ! Ness ! "
Le dit Ness, coinça son trépied contre un palet qui était resté dans le champ.
Jane continuait à maugréer.
" Tu es nul, franchement, tu es nul ! "
Oh bon ça va, et toi tu te trouves parfaite ? Tu n es qu une hypocondriaque,
toujours à te balader avec tes bouquins de nosographie et de médecine. C est
ridicule !
Peut-être, mais c est bien grâce à eux que j ai évité d y passer, le jour où tu avais
confondu le persil avec de la ciguë ! Un peu plus tu me faisais avaler un délicieux
toxique !
Bon, bon, je ne vais pas traîner ça comme une casserole ! "
Les heures passèrent et Ness pensa que Jane avait raison, il faisait vraiment
frais. Il alluma une clope pour se réchauffer et eut envie de se saouler un peu
pour se changer les idées. Il s adressa à Jane mais n eut pas le temps de finir sa
phrase :
" Jane, passe-moi la Kant& passe moi la Kant tchoum ! la Kanterbrau !&Merci !
Ah ce rhume des foins ! "
Il observait Jane quand même. Il ne devrait pas être si dur. C était une super
gonzesse après tout. Il s approcha doucement et se mit à la caresser. Les petites
menottes de Jane étaient posées dans l herbe. Elle était sur les genoux, lui faisant
penser à la louve romaine. Il déshabilla son corps merveilleusement tatoué.
Quelle envie de jouir ! Mais il n y arrivait pas. Il était gêné& Peut-être que quelqu
un les observait ? C est vrai, c était gênant.
Ils n entendirent pas vrombir le Concorde en flamme qui s écrasa dans le champ
et ils disparurent dans une immense explosion.
Moralité : là où il y a de la gêne, il n y a pas de plaisir.
Tout en appelant son chef depuis son téléphone mobile, l'inspecteur Paul
Luxmètre regardait Kant avec suspicion, car celui-ci avait le profil type du
voyeur. Dans le village, les mauvaises langues disaient que Kant passait toutes
ses nuits dehors, à se les cailler devant la fenêtre de sa voisine, car il aimait la
voir jouir dès l'aube, alors qu'elle poussait des hurlements de louve en chaleur
pendant qu'elle se faisait vrombir les intimités avec le manche bleu d'une
casserole.
Le problème, c'est que la voisine avait été trouvé morte chez elle, à côté d'une
houlette gravée aux initiales de Justin Bridou. Dans sa menotte, l'assassin avait
essayé de tatouer un brin de persil. On voyait que la victime avait tenté de
ramper jusqu'au téléphone.
D'après un manuel de nosographie, le médecin légiste déclara qu'on avait forcé la
victime à inhaler un produit toxique.
Sur un mur de la salle à manger, avant de mourir, la victime avait écrit de son
doigt: "C'est palet qui m'a tuer"
L'inspecteur se frotta les mains de contentement, car le surnom de Kant était
justement "Palet", et c'est vrai qu'il était plutôt beau gosse, le bougre.
Une fois l'affaire bouclée, Paul Luxmètre se rendit à Garges-Les-Gonesses en
Concorde, car il était pressé.
PPP bon sang, mais c'est bien sùr!
Pour éradiquer la fièvre aphteuse, ( due à l'introduction du virus daft punk ) sous
la houlette d'un vétérinaire facétieux, mais en blouse pour ôter toute suspicion,
faites tremper le chien tenu en laisse par la menotte d'un naÏf, fan de Kant, dans
une casserole remplie d'un faux toxique à base de persil cuit dans du lait de louve
( qualité à cailler ) en lui faisant croire qu'il sera immunisé. Lire une nosographie
bidon au patient en lui demandant certains exercices, prenant comme mobile, la
vérification de l'efficacité du traitement :
Le faire ramper tel un palet sur la glace, le faire vrombir comme un concorde à
l'aube, et lui faire imiter le cri bleu de la note qui le fit jouir quand il se faisait
tatouer.
Sur la place de la concorde, à l'aube, dédaignant le cadavre encore vivant qui
finissait de cailler, le commissaire Déluvre, avec son éternel brin de persil qu'il
coulissait entre ses deux canines factices, et ses fausses moustaches qu'il se fit
tatouer, remplaçant l'inspecteur en congé, se mit à ramper dans le caniveau, et
trouva un numéro d'Ici Londres tâché de sang, et un palet d'origine tchèque. Il
tomba nez à nez sur un dénommé Vassili et une forte suspicion le poussa à lui
saisir une menotte, avant de les lui passer. Sous la houlette russe de leur
ambassadeur le bureau de Déluvre reçut la visite d'une certaine Véra, dite la
louve, qui lui sollicita une certaine discrétion car le décédé n'était autre que Boris
D. champion de hockey sur glace, frère de Boris E. champion de hoquets même
sans glace.
L'agente concluait l'accord qui pour éviter les casseroles l'amena à y passer.
Le médecin légiste dérangé en pleine lecture du numéro spécial jouir chez Kant,
de nosographie- hebdo, bâcla l'autopsie et parla de toxique, de pouce bleu, et d'un
tas d'autres détails.
Le mobile resta inconnu, on fit vrombir le destructeur de document, et la lumière
sur la vérité dans ce dossier n'usa pas le luxmètre.
La louve menotte le Kant tatoué qui rampe, vrombit et jouit tel un palet à l'aube
car le luxmètre mobile de la nosographie, c'est la houlette du persil casserole qui
caille le bleu toxique de la concorde et de la suspicion.
session d'octobre 2001
Eh ! L'ami, ferais-tu de tes restes un casse croùte ?
Ou préfères-tu les plats des routiers en déroute,
surtout bourrés de sel pour t'éviter le goitre.
Croisant déchaussés des moines autour du cloître,
tu pourras sentir après tes douze ou une huître,
le parfum trop épais des vrais pros de l'épître,
que les plus vaches inhalent pour dresser leur virgule.
Pour conclure, tu digères et tu coinces la bulle.
Cantilien !(*) Aide-nous, oublie l'être kantien,
ta crème entartant, le gratin que l'on tient.
Inspire le bon air pour ne plus te moucher,
marche longuement puis pense à te coucher,
force-toi au repos même sur un lit pourri,
et après tu dégustes, on doit être bien nourri,
pour être ainsi préservé de la scrofulaire.
Le bonheur du beau Nord si bonnard débonnaire :
Flâner le long des canaux gelés de la Lys,
niché dans le doux cocon que fait la pelisse.
En rentrant affamé, mitonne sur le gaz,
une saucisse de Toulouse, aux fayots de La Paz.
Ce régime total n'affina pas ton string,
minimum vétal, inconnu chez les Ming.
Evite les mets venus en semi-remorque,
qu'on vante pour vendre, et qui extorque
aux comédiens, l'impôt maintenant mondial,
qui ne servit même pas à ceux de Bhopal.
Il n'est pas besoin d'être intuitu personae,
Il suffit d'une bonne bouteille de rosé,
durant les longs banquets après le faux-filet,
pour voir la vérité dans les entrefilets.
De là naissent les ferments, pour bien s'enguirlander,
cela ira d'une sacrée nuit des irlandais,
aux soirées chaudes de Rio sans chaufferette,
sans oublier les bastons à coup de gaufrettes.
L'automne ici ramènera le betteravier,
danger routier bien plus sournois que le gravier,
livrant pour sucrer les fraises à l'Académie.
(*) Habitant de Chantilly.
Intuitu personae.
Armé de son goître et d'un douteux faux-filet,
Pierot le kantien s'en allait casser la croùte
Chez son ami La Lys. " Vais m'faire enguirlander",
Se lamentait le philosophe du knock-out,
Plein qu'il était des verres qu'entre deux virgules
Il avait vidés : son gros nez betteravier
Au café du Commerce avait fait des émules.
"Hélas!" qu'il pensait, " La Lys va bien me moucher !"
Mais voilà que, tel un holigan au Mondial,
C'est plus un lys, c'est un scrofulaire pourri
Qui saute sur Pierrot ! Ca ! Si c'est pas génial !
Completly dans le gaz, la star Academy !
Fallait voir son string, plus besoin de chauferette !
"Va !" soupira Pierrot, "grimpe dans ma remorque,
Vieille huître, j't'emmène retrouver ta guinguette !"
Ecrouelles
Quelle horreur, une croùte sèche et rougeâtre
en forme de virgule, sur son goitre,
laisse échapper liquides visqueux et gaz
pourris. Jamais plus il ne se rase.
Il a tout essayé: lys et scrofulaire,
chaufferette et onguents, rien à faire !
Fidèle à son intuitu personae
sur les écrouelles, il enguirlande un faux-filet.
"Pas d'amélioration", lui dit son voisin,
le betteravier, qui l'envoie chez son cousin.
"Prends ma remorque, va à l'académie,
le docte kantien, sùr, il te guérit."
Il enfile son string, fonce à la fac.
Là, le spécialiste mondial le braque,
le mouche si fort qu'une huître gigantesque
le malheureux est devenu. Abracadabrantesque.
... quand tiens l'un, (toi) prends l'autre (et toi)aussi, aussi vain tu (y tu), personne
a espéré ça detoi, (and you too, you too my love), languir, oui,languir, l'an des
morts est arrivé, car (du weisst),remarque où tout se passe, mondial dit-on, (some
say),mais c'est faux, filé dans un tissu pour rire, (laugh!), croùte ou or ?
silencieux, lisse, bien lisse,comme un sourire, (mais vous allez rire ?), un
souriresourd et bête, ravi et fier, impassible comme l'huîtrequ'on immole, un
goitre impertinent (press yes or no)l'escroc fut l'ère de la consommation
(RIEZ !),gazette courbée, un accord de trop et tout s'écroule(a string is enough),
un goitre comme une remorqued'armes, (LAUGH ! virgule RIEZ !), la mouche
etl'araignée tissent ensemble à la fin du film, l'hommeprès du lac a démissionné
paisiblement, passible,chaufferette sous les ponts, moucher toutes cespensées,
c'est trop, (un signe et tout s'écroule)(RIEZ) ,
Un lys pale come un linge sur le lit reposait
tandis que, noir, un string, semblait une virgule.
Des faux-filet pourris s'etaient enguirlandés
dessous la chaufferette mais c'était match nul;
Chacun : fleur, fil, filet formaient l'academie,
Nature morte grouillante sur le dessus du lit.
On eut dit la remorque rouge du bettravier,
Un grand rassemblement mondial et kantien.
Ne manquaient, circonflexes, que la croute et que l huitre
Restés dans quelque goitre, lointain, sans se moucher.
Bleue, la lumiere du gaz enveloppait ces riens
Scrofulaires, qui sitot l'oeil humain détourné,
Intuitu personnae, vivaient, faisaient les pitres.
Inventaire
Une fermière
un céréalier
un betteravier
un champ de scrofulaires
un lapon nageur
une douzaine d'huîtres, un citron, une croùte
un faux-filet pourri
un monsieur de l'académie
un philosophe kantien
un baron râleur
un ecclésiastique avec un goître
une virgule flottante
la fleur qu'on appelle le lys
un bébé à moucher
une première mondiale
un maton rageur
une chaufferette à gaz
un chariot
un camion et sa remorque
un Christ rédempteur, intuitu personae,
une corde à linge, enguirlandée de strings
et, quand même...
un raton laveur.
Je me souviens d’Alice,
de son corps à l’odeur de Lys.
Je me souviens de mes croùtes,
qu’elle admirait coùte que coùte.
Son esprit kantien me fascinait,
Ses strings m’envoùtaient.
Sa passion pour le faux filet, les huîtres et les
betteraviers.
Sa façon m’enguirlander.
Les mots qu’elle employait :
« intuitu personae », « goitre », vous connaissez ?
et les « scrofulaires » qu’est ce que c’est ?
Et moi, peintre maudit,
je rêvais d’un succès mondial et de l’Académie,
Je croyais que notre histoire ne serait que virgules,
qu’elle aussi trouvait les points ridicules.
Mais ma muse voulait du strass et des paillettes
et je n’offrais que ma déprime et une chaufferette.
Ma remorque s’est donc enfuie
et, lentement, mon cœur a pourri.
Que faire pour effacer l’ardoise ?
Pleurer, se moucher, écouter du jazz,
en laissant doucement s’échapper le gaz
Le Ventre Vide
Comme je descendais des douzaines d’huîtres fines
Je ne me sentais plus, ni mon goitre, ni mes reins:
Des Peaux-Rouges auraient pu moucher ma Joséphine
L’ayant même clouée nue sans un string, et sans rien.
J'étais insoucieux de tous les faux-filets,
Porteur de blés flamands et de croùtes pourries.
Quand avec la chaufferette a cessé cette orgie
Les Fleuves m'ont laissé même les enguirlander.
Dans les clapotements des marées scrofulaires,
Moi, l'autre hiver, plus lourd qu’une remorque de plomb,
Je courus ! et les lys et tous les gaz d’hier
N'ont pas subi virgule, ni même exclamation.
La tempête m’a béni intuitu personnae.
Plus léger qu'un bouchon j’intègre l’académial
Qu'on appelle rouleurs , censeurs ou betteraviers,
Dix nuits, sans regretter l’ordre kantien mondial !
Quand je pense que ce pourri
S'est permis une remorque
Déplacée sur mon goître
Quand je pense qu'il a réussi à se faux-filet
Et que je n'ai pu l'enguirlander
Comme un vulgaire betteravier
Quand je pense à sa face d'huître
Les mots auraient fusé pour le moucher
De quoi plancher à l'Académie !
Quand je pense que sa virgule,
Le chien qu'il tenait en lys,
S'est permis de lâcher un gaz
à regretter les scrofulaires
Quand je pense à ce con mondial
La gonzesse qui lui sert de chaufferette
Intuitu personae
Ne peut être qu'une croùte en string
Quand je pense
à ce que je pense
Peu de chances
que je devienne kantien
A gaz, E croùte, I huître, U lys, O goitre: voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes :
A, noir string velu à moucher bien des " tantes "
Qui bombinent autour des virgules cruelles,
Faux-filets ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,
Lances des kantiens fiers, betteraviers, frissons d'ombelles ;
I, intuitu personae, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes;
U, cycles, vibrement mondial des mers virides,
Scrofulaires semés de chaufferettes, paix des rides
Que l'académie imprime aux grands fronts studieux ;
O, suprême Remorque pleine des strideurs étranges,
à enguirlander des Mondes et des Anges ;
- O l'Oméga, rayon pourri de Ses Yeux !
PPP d'après Arthurin Bo
Post concupiscent et pré clitoridien
(fatrasie à l'usage des godelureaux)
Pourquoi amour
M'enguirlander de la sorte ?
Ce matin
L'hirondelle trisse
Et mon cœur saigne
Me croyez vous myope au point
Qu'une croùte obstrue ma sclérotique ?
Me méprisez-vous
Au point qu'aucune intuitu persona à mon égard
Ne tienne à vos yeux ?
Simple betteravier
Je ne fréquente aucune académie
Je suis un peu à la remorque
Du coùt mondial de la botte de betterave
Et ne peux prétendre me moucher dans une virgule
Petit doigt en l'air et tout le patatra qui s'en suit
Croyez-vous que je n'aie point vu
Votre string élimé
Laissant deviner ce faux-filet
Un peu rance
Aux relents d'huître passé date
Cette croùte au rebord pourri
Vous déformant la chaufferette
Exhalant la scrofulaire
à m'en donner le goitre
Que ce soit farcin ou encore pituite
Qui suppute de la sorte
De votre glabre Mont de Vénus
Non, mon funeste amour
Vous ne méritez pas que je vous cueillisse un lys
Ni que je vous chantasse en alexandrins
Les tourments juvéniles de mon coeur
Mais davantage que je lâchasse un gaz
Que je me couvre le chef d'un cuculle
Et ne vive désormais en vacataire tel le cénobite
Tripotant mon scapulaire oint des saintes crèmes
A m'en faire pousser des cals sur la plante des doigts
Car comme le dit le proverbe :
kantien
Vaux mieux que deux tu l'auras !
En attendant j'anhèle dans mon coin
En vociférant entre mes dents votre doux prénom
Tout en m'enduisant le prépuce de Kawalda
Vôtre,
Le Kantien et le Betteravier
Maître Kantien sur une Huître pêchée,
Tenait dans son Goitre une Virgule.
Maître Betteravier par l'odeur alléché
Lui tint à peu près ce préambule:
"Et bonjour, Monsieur le Kantien
Que votre Lys est rond, que vous me semblez bien.
Sans mentir, si votre Scrofulaire
Se rapporte à votre Intuitu personae,
Vous êtes la Remorque de cette Académie."
A ces mots, le philosophe vexé aussi bien que Pourri
Entreprend de Moucher ce sinistre abruti.
Quittant sa Chaufferette pour mieux l'Enguirlander,
Il enfila son String et ne fit que péter.
Inquiet de la tournure que prirent les événements,
Le légumier crétin au Gaz fut vigilant.
Et préférant la fuite au trouble intestinal
De l'odoriférant fit un écart Mondial.
Quant à moi essayant de c'pétrin m'Faux-filet,
De morale à c'te Croùte, je n'en ai point trouvet.
Sabirateur
Intuitu personae vous seront épargnés
goître si laid rides profondes gaz délétères
conflit mondial désatres querelles littéraires
télé pourrie médias Bernard Henry Lévy
brouhahas culturés kantiens d'académie
poésie de combat proustiens au regard d'huitre,
posant des faux filets pour draguer mieux les cuistres
tout ce qui fait pleurer frémir ou frissoner
qu'en la candeur des lys à jamais demeuriez
vêtue de lin doré ou de chanvre bleui
de tee shirts bariolés et de string assortis
vous êtes morte hier et ne saurez vieillir
aucune chaufferette ne tiédira vos mains
aucun souffle jamais ne gonflera vos seins
sans point de supension et même sans virgule
sans rire sans parler sans pleurs sans me moucher
j'ai tressé ce poème sous un soleil de plomb
derrière le corbillard, coincé dans ma voiture
pensant à vous si belle tandis que la remorque
d'un betteravier versait sur la chaussée
ses tonnes d'invendus tubercules sucrés
dont le jus suintait craquant la croute molle
abreuvant scrofulaires centaurées et bleuets
manifestations et colère agricole
klaxons cris de routiers pour vous enguirlander
ont troublé vos amis jusques à cette porte
la dernière s'ouvrant sur votre éternité
Cat
Ignatus Reilly, depuis le temps de l'académie,
O triste temps des calembredaines et autres giries,
De son professeur de philosophie, Kantien à l'envi,
Rencontrait moult problèmes avec son anneau pylorique pourri,
Hélas, depuis son retour chez lui, Anti-Tantale de génie,
Rien ne pouvait combler son gargantuesque appétit,
La chair est triste hélas et il a pris toutes les livres,
Faux-filet, huître, confit, mais aussi,
Scrofulaire, lys, croùte, fille du betteravier, remorque de vivres,
Que nenni, rien ne remplissait le tonneau des DanaÏdes de son goître maudit,
Seul, parfois un gaz vomi, ignoble aérait son immonde boulimie,
Comme une morne virgule, le cocasse et gentil théatre d'Audiberti,
La treizième sonne, c'est encor la première, et pour lui, c'était toujours midi,
Manger, se goinfrer,s'empiffrer puis se moucher pour oublier que l'on vit,
Bergère, O heures perdues, le troupeau des cochons bêle en string dans son lit,
Chaufferette sous le ventre, coincée dans ses graisseux plis,
Il s'extenuait à enguirlander contemporains, citoyens, amis,
Persona grata, non grata, intuiti personae, Deux Ex Machina, et tutti quanti,
Tout ce qui allait à l'encontre de ses idées à lui,
De la géométrie du moderne mondial et de sa théologie.
Sabirateur
Ah! Ma Gudule ! (C'est le titre!)
Son prénom était ridicule,
Avec ses jambes tout en virgules,
Je l'aimais fort, malgré ses croùtes,
Et son allure de girl-scoute.
Avec au cou ce vilain goitre
qui n'en finissait pas de croître.
Elle adorait surtout les huîtres,
Elle en mangeait parfois des litres,
C'était grandiose, c'était Kantien,
Cela faisait Rabelaisien.
Je la couchais, je la mouchais
je la bisais, je la douchais,
Et quand elle sentait le pourri,
Car elle était trop bien nourrie,
Je lui cuisais des scrofulaires.
Le jour de son anniversaire,
Je lui offrais surtout des Lys,
C'était cadeau, c'était gratis !
Quand entre nous y'avait le gaz,
Je lui jouais un air de jazz.
Elle enfilait alors son string,
et moi je mettais mon smoking.
Je n'étais pas à la remorque,
J'étais goulu comme un vieil orque,
Et dans ce championnat mondial,
J'étais premier, c'était génial !
Si j'achetais un faut filet,
Elle m'engueulait, m'enguirlandait,
Avec des mots betteraviers,
des mots entiers, des mots grossiers,
des mots idiots, d'académie.
Je sais qu'elle aime ma chaufferette,
Quand vient le soir, quand vient la nuit,
Et aussi que je la feuillette,
par des caresses et des baisers.
C'est "in-tu-i-tu personnae".
Quand je pense que ce pourri S’est permis une remorque Déplacée sur mon goître
Quand je pense qu’il a réussi à se faux-filet Et que je n’ai pu l’enguirlander
Comme un vulgaire betteravier Quand je pense à sa face d’huître Les mots
auraient fusé pour le moucher De quoi plancher à l’Académie ! Quand je pense
que sa virgule, Le chien qu’il tenait en lys, S’est permis de lâcher un gaz à
regretter les scrofulaires Quand je pense à ce con mondial La gonzesse qui lui sert
de chaufferette Intuitu personae Ne peut être qu’une croùte en string Quand je
pense à ce que je pense Peu de chances que je devienne kantien
session de fevrier 2002
accès, saisie, vide, boucle, écho, taille, résider, nom, active, début, situation,
positions, spéciaux, armoire, minimum, fructueuse, souhaiter, existence, libérées,
mémoire
Sabirateur
4 février 1917
L'accès au fortin est défendu par une escouade de Boches saisie de peur.
Al'attaque ! Mes pioupious font le vide à la grenade et joue de labaÏonnette. ça
gueule, ca pleure mais pas de grâce pour ces cochons-là. Onboucle l'affaire en trois
minutes. Bientôt, l
S.O.S. FAX
Ceci est un message sérieux.
En délicatesse avec l’accès numéris duo, malgré une saisie semblant correcte de la
programmation, mon logiciel Winphone ne reçoit qu’irrégulièrement les fax,
laissant souvent vide la case des messages reçus.
Même si l’essai en boucle loopback du kortex USB NAVY 128 000 relié au boîtier
France Télécom est réussi, pas le moindre écho régulier de télécopies arrivées.
C’est un handicap de taille créant un retard qui au dire du technicien des lignes
ne paraît pas résider dans le réseau.
Seul avantage, mon nom a disparu des fichiers chiants, à la prose commerciale
active, vantant les détecteurs de radars, les renseignements financiers, sans
passer sous silence les çonneries de portable.
Au début j’expliquais à mes correspondants réguliers mais déçus, que ma
situation était comme l’amour, le revers d’une installation trop ultra moderne,
dont je ne maîtrisais pas encore toutes les positions.
Je ne cherche pas d’effets spéciaux et n’ayant pas d’armoire de brassage, je ne
veux que le minimum.
En espérant que ma quête, réduite, sera fructueuse, je voudrai souhaiter à tous
une existence et des machines libérées de toute mémoire morte.
Dernière minute : sans avoir rien fait, ce matin j’ai trouvé trois fax !!!C’est le
premier miracle à attribuer au grand sabirateur SB. ( Soubirous Bernadette ? )
MOZIN FUMEUR
Tu ne me lâcheras pas de si tôt ! Espèce de garce, vide de sens qui m'apourri
l'existence, sournoisement et avec élégance, en y mettant toutefoisune petite
touche de plaisir, une petite mort lente. Au début, je croyaispouvoir te défier, ton
nom me faisait rire avec ses diminutifs, tessobriquets. Je te réclamais de temps
en temps, pour goùter au paradispromis, sans me douter une minute du maillon
que j'étais dans cette chaînefructueuse. Au lieu d'un paradis, c'est dans
l'antichambre de l'enfer que tuvoulais me voir résider, attachée par une boucle de
fumée et saisie deterreur et de toux.
Mais tu vois désormais la situation évolue et je risque de m'en sortir, carplus
j'aspire à te consommer plus ta taille diminue, plus la flammes'active, plus tu
disparait. Il arrivera un jour où le philtre d'amour neprodiguera plus ses effets
spéciaux, mes pensées seront libérées de tonemprise. Pour cela, je chercherai
dans ma mémoire l'air pur du temps où jene te connaissait pas, les positions que
je prenais sans t'avoir entre lesdoigts. Je jetterai les tentations que tu laisses en
petits paquets dans monarmoire, et je m'interdirai l'accès à tes bureaux. Et je
lirai et re-liraices mots tant que j'entendrai encore l'écho de tes appels désespérés,
pourme convaincre d'en finir.
Tu te croyais forte ? Mais pour t'oublier il me suffit de le souhaiter. Etpour
t'écraser il me suffit d'un minimum de temps.
Certains soirs aux couleurs de feu*, il me prend un accès de mélancolie, la gorge
saisie par l'émotion, ,je me rends dans la chambre vide, fais glisser le kushami**
où je garde une de ses mèches enroulée dans son furoshiki*** : la double-boucle
fait résonner en écho sa présence et son absence, comme lorsqu'elle disposait avec
art les bougies pour que l'ombre des branches de prunier se dédoublent sur le
papier du shôji****.
Je n'ai plus taillé les buissons***** depuis qu'elle réside sous la terre, et les fleurs
qu'elles soignait n'ont plus de nom pour moi, je n'y vois obstinément que son petit
kangetsu****** qui s'activait sur les tiges au début de l'automne.
Ma situation de veuf ne m'apporte que le privilège de m'asseoir devant le
tokonoma******* pendant des heures, dans des positions fort incommodes à cause
de mon hakama********.
Les formulaires spéciaux ********* que l'administration m'envoie vont rejoindre
le bas de l'armoire, là où elle rangeait les paperasses qu'un minimum de courage
m'a poussé à trier. Mais la tâche ne fut en rien fructueuse, et je ne souhaite rien
de moins, medetai**********, que mon existence voie mes nuits libérées de sa
mémoire.
sur le kotatsu***********
les tatamis restent froids
hiver comme été
_______________
* : jeu de mot, la mélancolie s'écrivant comme la saison de la couleur des feuilles
en feu.
** kushami : tiroir profond et plat où l'on conserve les calligraphies, dessins,
kakemono (peintures) et autres objets précieux.
*** furoshiki :carré de tissu qui sert à transporter diverses choses
**** shôji : paravent.
***** il s'agit en fait de paulownia, de cryptomères, de cycas revoluta et
d'aspiditras..
****** kangetsu : petit sécateur.
******* tokonoma : petite alcôve où l'on dispose fleurs et oeuvres d'art. Le siège
qui lui fait place est la place d'honneur.
******** hakama :pantalon de cérémonie à large plis qu'on enfile par dessus le
kimono.
********* : au début du siècle, les veufs avaient le droit d'hériter de droits,
charges, titres, appartenant à la famille de leur épouse défunte.
********** medetai : formule de voeux de nouvelle année mais aussi imbécile
heureux.
*********** kotatsu :chauffage creusé dans le sol sous les tatamis.
Echo lointain en boucle
Signal flottant , début hésitant
D’un message improbable
Images libérées, floues
Les contours effacés
D’une situation imprécise
Quels fils spéciaux relier
Quand le nom est incomplet
Les balises décalées, les positions faussées
Comment localiser
L’avant l’après
Dans les tracés d’une existence
Trouver l’accès, le code qui active
Cette mémoire enfouie, comme saisie,
Où semblent ne résider qu’empreintes, fragments
Telle une étrange armoire
Vide,
la clé cassée dans la serrure
Echo lointain en boucle
La taille minimum d’un message
insoupçonné comme en sourdine
Et que souhaiter ?
Une quête fructueuse,
Où traquer le moment incertain
D’un souvenir furtif ...
Informatiquement vôtre...
" La saisie fructueuse du nom des accès spéciaux aux positions libérées de la
mémoire, active le début de l'existence de la boucle de l'écho en situation
minimum, et nous fait souhaiter résider dans une armoire, de taille, mais vide... "
Saisie d'un accès de vide, j'ai décidé de mener une existence libérée de mes
mémoires. J'ai donc taillé en boucle l'écho de mes souvenirs. Je les ai rangés dans
une armoire active, conçue pour éjecter les souvenirs spéciaux dans le
département "fructueuse amnésie", en position définitivement irrécupérable.
Mon nom, ma situation: je les ai oubliés...
Le choix.
A-t-il une belle situation ? Se montre-t-il attentionné à ton égard ? C'est
important ça, la gentillesse... Une odeur chaude de tarte tatin, gonflant
doucement derrière la vitre dépolie, me revient en mémoire. Tu bourdonnes, de
l'armoire aux confitures à la cage des serins, sur laquelle tu as jeté un coton
délavé de soleil afin de ne plus les entendre, un comble.
Me souhaiter " un fiancé dans l'année ", combien d'années cet espoir désuet a-t-il
franchi tes lèvres ? Au début, le v?u jaillissait gaiement, ne me laissant me
semblait-il d'autre choix que d'embrasser ta destinée, une existence de mère et
épouse. Puis il s'est tari, doucement, à regret. Ma vie active et solitaire t'a prise
au dépourvu. Les femmes d'aujourd'hui sont libérées. Libérées de quoi ?
Tu hoches la tête. La boîte à sucre est vide, il faudra demander à Marguerite de
penser à passer chez l'épicier. Ton ?il perplexe revient à moi avant de se poser, un
instant, sur les premiers couples bécotants qui éclosent timidement parmi les
narcisses. Ceux-là sont attentionnés, probablement. Tu as toujours voulu résider
en face du parc, pour ne rien perdre de la vie qui s'y égrène. Et ses parents ? Qui
sont-ils ? Fais bien attention, ma petite fille...
Tes questions saugrenues sourdent du gouffre de mes pensées et gonflent en
infinis échos, auxquels se mêlent les pelletées de terre tombant mollement sur ta
caisse. La gentillesse... Un doute étrange m'a saisie. Est-il gentil, ce curieux
saltimbanque qui illumine mes nuits ? Je ne suis pas sùre de savoir ce dont tu
parlais. Je n'ai pas envie de le savoir. Pas le temps. Ma vie amoureuse est réduite
au strict minimum. Vagues collègues rencontrés au détour d'une conférence,
amants d'un soir qui disparaissent sans laisser de nom, quelques vieux amis avec
qui, le temps d'une escapade à Vérone ou Cracovie, je joue à y croire, à quoi déjà ?
Il faut que je boucle cet article ce soir. Les positions adoptées dernièrement par le
ministre laissent augurer des pires complaisances, pas question d'accepter qu'il
ait accès à de tels pouvoirs spéciaux. L'enjeu est de taille.
Les pétales succèdent aux mottes. De ta vie ou de la mienne, laquelle aura été la
plus fructueuse ? Les canaris... ne pas oublier de demander à Marguerite de s'en
occuper.
L’armoire agace.
De mémoire d’armoire, la taille minimum ne permettait pas l’accès.
Les déménageuses, habituellement libérées, loin de souhaiter que forclos fut leur
nom, dans la crainte que leur fructueuse existence paraisse encore plus vide,
plutôt que résider du début à la fin en boucle faisant écho tentèrent une saisie
plus active, des outils spéciaux mis en situation, d’inédites positions.
Et ça le fit (si).
M "témoin de" G...(ova)
Le bùcher de l'inquisition.
Dure, noire, et froide. Etanche. Vide, à part moi. Telle était la cellule de taille
minuscule dans laquelle je me tenais, osantà peine bouger. L'écho des recherches
s'éloignait. Deux fois les salopards étaient passés devant l'accès. Peut-être quela
troisième passe leur sera fructueuse, ruinant ainsi nos derniers espoirs.
Lorsque les navettes d'Inquisition furent signalées par nos instruments de
détection, nous sùmes dès le début que nousne pourrions pas leur échapper. La
mort dans l'âme, nous avons voté au sujet de nos dernières actions. Je fusdésigné.
" Julius, tu es le seul à connaître toute la procédure de récupération de mémoire.
Tu sais que nous devons supprimertoute trace. "
" Mais vous savez que cette procédure existe. Vous connaissez les positions des
caches. Ils ont leurs extracteursmémoriels spéciaux. Même si vous vous suicidez,
vous ne serez pas morts depuis longtemps assez "
" Ils ne savent rien extraire d'un cerveau vaporisé ".
Mâchoires serrées, il me tendit son désintégrateur.
Bon sang, pourquoi fallait-il que je sois l'expert système de ce rafiot ? J'avais mis
au point l'autodestruction de labanque de données stellaires, de façon à ce que
personne n'imagine qu'elle soit récupérable. Nous ne pouvions nouspermettre que
ces coordonnées tombent en des mains ennemies. Mais, hélas, dans notre
situation, nous ne pouvionsles supprimer sans risquer l'existence même de trois
systèmes solaires au complet. L'idée était que je me dissimuledans une des caches
de contrebande du vaisseau après avoir simulé la destruction des données,
rendant le vaisseauinutilisable pour les inquisiteurs impériaux. Hélas, je ne
pouvais absolument pas être découvert, d'où la nécessité de ladestruction absolue
du cerveau de mes compagnons.
" Non, vous ne mourrez pas. Supposez que j'introduise dans l'interface de saisie
une trajectoire en boucle serrée verscette naine brune, puis que je détruise la
base. Sans mon aide, la navigation ne pourra pas être active, et dans unedizaine
d'heures, nous serons carbonisés. Je connais bien ce vaisseau. Je peux me cacher
où vous n'avez pas idée. Ilsne me trouveront pas à temps et devront abandonner.
Je pourrai alors restaurer la base, et les planètes pourront êtrelibérées "
" Ils nous tueront quand même, et cette mort n'est pas à souhaiter. "
" Je connais un peu la façon de penser des Inquisiteurs. Voyant les données
d'astrogation détruites et la perte duvaisseau inéluctable, ils prendront un malin
plaisir à vous laisser à bord. Vivants. "
" Hum. Cela peut marcher. En tout cas, cela nous donne une chance. S'ils
essayent de te trouver, nous les ralentirons"
- - -
" Ils nous ont arrimés, commandant. Ils ouvrent le sas par la commande
extérieure. "
" Combien de temps avant que nous entrions dans la coronosphère de ce soleil ? "
" Un peu moins de quatre heures, commandant. "
" Espérons que le plan de Julius marche. Je n'ai pas envie de résider à vie sur une
planète minière en compagine deceux que nous aurons trahis. "
Dépressurisation. Sifflement de l'air de la navette se mélangeant à celui, vicié, du
vaisseau. Trois silhouettes, sansarmes. Le premier porte la main à son casque,
l'ouvre, dévoile un visage fendu d'un grand sourire.
" Qu'est-ce que vous dites de ça, les gars ? Trois navettes ! Dommage qu'on ait dù
détruire tous les équipementsradios avant d'en être maîtres. Une sacrée chance
qu'on soit arrivé jusqu'ici, et qu'on ait pu s'arrimer, en tout cas. Noscellules
d'énergies sont mortes. "
"..."
" Nom de... Julius ! "
- - -
Dure, noire et froide. Irrespirable. Ils cherchent toujours. Tenir encore une heure
minimum derrière cette armoire.
Vertiges, ne pas m'évanouir, ne pas ...
Le coup du siècle.
L'existence n'est pas souvent drôle et pourtant, il est de ces situationsspéciales
qui vous restent à jamais gravées dans la mémoire tellement ellessont cocasses.
Je me souviendrai toujours de ma nuit avec elle. Elles'appelait Fabienne ou plutôt
Laurence, de toutes façons son nom n'avait pasgrande importance.
Ce jour là, tout s'était bien passé. La soirée avait été fort arrosée et jerentrais, pas
peu fier, au bras de la plus jolie fille de la terre. Jel'avais saisie par la taille à la
sortie du resto. Elle s'était laisséefaire. Et maintenant, l'écho de nos pas dans la
rue vide rebondissait surles façades assombries par la nuit. Ses jolies boucles
auburn mechatouillaient le nez et il flottait dans l'air comme un parfum de
jasmin.La lune était douce et ronde.
Au début, elle m'avait donné l'impression d'être une de ces jeunes femmeslibérées
qui croquent les hommes à la pelle, juste pour le plaisir del'instant. Mais j'étais
tombé dans son décolleté dés l'entrée et n'en étaissorti qu'après le café, juste pour
l'addition. Addition qu'elle n'avait pasprétendu me laisser. Gloire à la femme
active et à ses cartes de crédit.Bref, je lui pardonnais toutes ses aventures passées
et à venir. J'étaisconquis.
Arrivés chez elle, un petit studio au rez-de-chaussée d'un immeuble cossu,nous
nous sommes aimés, fort, brutalement, comme s'il y avait urgence.
Et maintenant, il y avait urgence!
Je n'avais pas rêvé. On venait de frapper à la porte en l'appelant. Branlebas de
combat! Le mari, le fiancé, le dernier amant en date débarquait, etil n'avait pas
l'air content.
A bien y réfléchir ma position n'avait rien d'enviable. Le bonhomme derrièrela
porte s'énervait, il cognait de plus en plus fort. Je sentais venir lemoment (que je
ne souhaitais pas vraiment) où il allait enfoncer la porte etvenger son honneur en
me défenestrant . Et moi, j'étais étendu à poil àtrois mètres du caleçon le plus
proche. Elle me plaqua un doigt sur labouche (je préférais ses lèvres) en me
chuchotant:"tais-toi, ne dis rien, onfait les morts". Elle en avait de bonnes, le seul
accès au studio étaitgardé par un fou furieux et il fallait que je me taise.
Mon salut résidait soit dans l'armoire, soit dans la fuite. Oubliées lesgalipettes. Il
fallait que je rassemble mes fringues en un minimum de tempset que je me faufile
par la fenêtre, après tout on était qu'aurez-de-chaussée et l'armoire était
impraticable. Le risque n'était pas siterrible. Je devais y arriver.
Et j'y arrivai. Cinq minutes plus tard j'étais dehors, ma moisson avait
étéfructueuse, il ne me manquait qu'une chaussette. Je ne la regretterais pas.Je
me suis rhabillé sous la pluie. J'étais dans la cour, trempé, une odeurde jasmin
flottait dans l'air. Je sortis sans encombre.
Je ne l'ai jamais revue. C'est peut-être mieux ainsi.
Ce jour, dans un accès d’optimisme, je me suis surpris à souhaiter faire la
connaissance de femmes libérées qui accepteraient gratuitement de faire l’amour
avec moi dans toutes les positions imaginables, et qui me chuchoteraient à
l’oreille, le nom des gadgets érotiques les plus spéciaux.
Il faut dire que mon existence est vide, et que ma situation financière peu
fructueuse me conduit inéluctablement à la saisie de mes maigres biens.
Comble de l’infortune, ma femme qui a la taille d’une armoire sans en avoir les
avantages, m’a quitté pour aller résider chez un déménageur manchot, mais qui a
paraît-il, le bras long.
Au début, je fus soulagé par son départ, car elle parlait trop, et je n’avais qu’une
envie, c’est qu’elle la boucle. Certains soirs, l’écho de sa voix résonne dans ma
mémoire, et je l’entends encore, au moment de ses chaleurs, réclamer que je
m’active un minimum pour la faire jouir.
PPP l’appel du Mozin !
Des mots - z'1, en voici 2 :
J'ai eu accès à une saisie vide, en boucle. L'écho de la taille dans laquelle résidait
le nom d'active, au début, me paraissait une bonne situation. Les positions,
concepts trés spéciaux, de l'armoire (au minimum fructueuse...) m'ont fait
souhaiter une existence où les énergies seraient libérées, ainsi que la mémoire.
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Accès à l'existence
Saisie de la mémoire
Echo vide de sens
Situation d'armoire.
Active dès le début,
Prendre des positions
Libérées par ton nom
En boucle, droit au but.
Besoins très spéciaux
En palais, résider
Taille minimum il faut
Vie fructueuse, souhaiter !
La mémoire du marquis de M*** était pleine de souvenirs. On y trouvait réunis
les événements d’une existence heureuse marquée au sceau de l’amour et des
plaisirs de la chair. Son goùt immodéré pour les femmes libérées, c’est-à-dire
celles qui ne craignent pas les jeux de l’amour, avait, à plusieurs reprises,
entraîné le marquis dans une situation fort délicate, d’où seule la protection
indéfectible d’un roi qui partageait son goùt des plaisirs et auprès duquel il eut
aussi bien au début qu’à la fin de sa vie un accès privilégié, l’avait pu tiré. Cette
amitié fructueuse, qu’il tenait de son père, lui offrait d’autres avantages. Ainsi il
ne lui suffisait pas que ses petits écarts libidineux soient permis par sa majesté, il
souhaitait encore qu’ils puissent s’épanouir dans l’écrin le plus élégant et le
mieux garni ; c’était là, estimait-il, un minimum eu égard à son rang. Enfin, il
obtînt du roi de résider à Versailles. N’ayant pour nom, ni Condé, ni celui d’aucun
prince du sang, il dùt se contenter de ces mansardes, guère plus grandes qu’une
armoire, logis ordinaire de la foule des pensionnés. Mais qu’importait au marquis
la taille de sa chambrée tant que celle des femmes qu’il y amenait était agréable.
Pour animer cette pièce presque vide où il n’avait entreposé qu’un lit dans lequel
il ne comptait pas dormir, le marquis choisit une jeune normande, fille du
capitaine de garnison qui tenait les positions françaises à la frontière des
Flandres. Au cours d’une de ses nombreuses promenades dans le parc, le marquis
avait aperçu cette courtisane dont la chevelure ondoyait au rythme de
l’escarpolette. Il n’était pas le seul à s’être épris de cette grâce que la Cour,
unanime à reconnaître la candide beauté, avait nommé " Boucle blonde ". Fort de
sa réputation et de ses panaches, le marquis croyait d’un simple regard l’avoir
saisie et, l’ayant entraîné jusqu’au seuil de sa mansarde, il s’apprêtait à lui faire
découvrir des jeux plus spéciaux.
- Savez-vous Mademoiselle que l’amour est chose bien belle et qu’une femme de
votre âge pour honorer ce sentiment ne doit pas hésiter à se montrer active.
- Active, Monsieur, je le serai si vous marquez un pas de plus dans ma direction !
Vous êtes un vieillard et un fat ! Ne m’approchez pas ou je crie ! Et l’écho qui
emplira l’étage ne résonnera pas des plaisirs que vous avez voulu prendre à mon
corps défendant ! Il témoignera de la détresse d’une femme qui trouvera, par ce
moyen, quelque appui pour s’extraire de ce guet-apens et ruiner votre réputation !
Au début je ne connaissais pas son nom, juste son prénom : Eva. Des cent
unepositions connues, nous ne pratiquions que celle du missionnaire. Le
fameuxcrabe hollandais est venu bien plus tard. Notre existence se déroulait
sansgrande surprise. Un vide s’installait. Sur le plan professionnel,
quoiquefructueuse, ma situation périclitait peu à peu. Eva faisait partie de
cesfemmes libérées, très active syndicalement. Elle portait une boucle
d’oreilledans le nombril et lorsque je posais mes mains sur sa taille, sa peau
secouvrait de chair de poule. De mémoire, je n’ai jamais connu femme aussi
avidede caresses que Eva. Elle me donnait accès à son plaisir avec un minimum
deretenue. Que souhaiter de plus, je vous le demande ? Son désir devenait
l’échodu mien propre. à la fin, toujours aussi ignorant de son nom, j’avais tout
demême ménagé une place pour sa brosse à dents, dans l’armoire à pharmacie.
Nousregardions ensemble les spéciaux dans les circulaires de fin de
semaine.L’amour, le véritable, le vrai, peut-il, en fait, résider dans de
petitsdétails de la sorte ? Elle m’avait saisie le génitoire lors d’une brève pannede
courant dans le métro, en octobre 61. Plusieurs interminables secondes, surla
ligne Berri-Angrignon. Nos deux destins se sont alors cellés. La mort n’apas
d’odeur et pue du bec.
Faune & Tique
"Ah, qu' ces temps anciens reviennent ! époque de ces innocents jeux de l'enfance
quand, bien longtemps avant d'avoir des buts, on vit de rêves et de rives Te
souviens-tu de nos parties de pêche ? Quel calme et quel repos ! Six scions des
branches de ta yeuse en guise de cannes, qui attendaient goujons et ablettes
tandis que je te récitais, comme en Aix, six stances du Quichotte, où l'Ibère et
l'Hidalgo à l'aspect si hautain parcouraient une étrange contrée où l'on admit ni
mômes ni duègne. T'en souviens-tu ?
Non !
Tu ne t'en souviens pas ! Allons, remets moi, reprends toi ! Debout, qu'le temps
enfui ne t'effraie pas ! Ou bien le regrettes-tu ?
Sois pas ringard ! Moi, regretter ! Pas plus demain qu'hier. Et cochon qui s'en
dédit !
Si tu as ( si on a ), de ces temps charmants perdu le souvenir, à quoi bon alors
s'entêter, à quoi bon encore espérer, hérésie des optimistes invétérés !
Prend soin de ton sou et tais toi.
Dont acte ! "
Yves Horiain ( extrait de "Mémoires de Fruque, tueuse à gages" )
D’abord active au début de la scène, la jeune fille est désormais comme évanouie,
solidement arrimée à l’armoire par une large corde au niveau de la taille. Même si
l’accès à la pièce semble pratiquement impossible à toute personne d’âge adulte,
une tentative pourrait s’avérer fructueuse si le narrateur consentait à certaines
positions, il est vrai particulièrement périlleuses.
Mais soudain l’esprit de la jeune fille qui semblait comme vide, revient à la vie et
c’est comme si lui revenait brusquement en mémoire le caractère hautement
précaire de sa situation. Elle regarde autour d’elle, s’arrête un instant sur la
boucle suspendue au plafond et les chaînes qui y sont attachées, puis son esprit
est appelé par les plaintes à la fois lascives et horrifiées qui lui parviennent en
écho depuis le labyrinthe des couloirs.
Le narrateur en vient à souhaiter lui aussi un réveil qui fasse cesser les effets
spéciaux de son univers onirique. Mais rien n’y fait et il continue de résider dans
cette pièce.
Mais contre toute attente, alors qu’une voix métallique l’appelle par son propre
nom, le narrateur assiste impuissant au spectacle offert par la jeune fille soumise
aux derniers outrages, dans différentes positions, que lui font subir ses geôliers,
au nombre minimum de sept. Saisie par les hanches, alors que ses chevilles ont
été libérées de tout lien, la jeune fille paraît défaillir, mais
Alain Gore-Brillet « le triangle de minuit »
L’accès problématique au difficile statut de gradée, pour une faible femme comme
Aurore (vous imaginez, un colonel répondant au nom délicat d’ « Aurore » ?) ne l’a
pas effleurée, le jour où elle est allée voir un navet sur l’entraînement des
marines made in USA.
Le soir même, elle faisait cinquante pompes sur le carrelage de son studio, bercée
par l’écho des ordres stimulants gueulés en boucle, souvenir récurrent de ce film
mémorable.
Dès le début, le changement s’est avéré spectaculaire ! Sa petite taille était certes
incontournable, mais au fil des jours elle se plia à un minimum d’entraînement :
parcours de santé, jogging, régime gonflette, musculation Son look de
shampouineuse active fit place à celui d’armoire à glace colossale, car elle
souhaitait par-dessus tout échanger le vide notoire de sa petite existence contre
les aventures (ô combien passionnantes) de ces femmes libérées au crâne rasé
comme Demi Moore, photographiées dans les positions provocantes et autoritaires
que nécessitaient leur situation privilégiée.
Une fois atteint ses premiers objectifs musculaires, elle se lança dans la recherche
fructueuse d’adresses sur les pages jaunes pour contacter les armées de l’air, de
terre et de mer, espérant résider bientôt dans un coquet baraquement où elle
pourrait s’endormir en paix, humant avec délice moulte odeurs de pieds.
Un lundi matin, elle reçut non sans émotion ses matricule et uniforme, répondant
à merveille au poste envié (vu sa taille trapue et carrée) de trente-sixième
fantassin affecté au tank numéro seize-mille huit cent quarante trois. Sa mission
lui commandait de rester à poste d’alerte à l’intérieur d’un compartiment
aménagé dans le double fond de son tank, afin d’armer si besoin était le huitième
obus (exclusivement celui-ci) à l’aide de crochets spéciaux prévus à cet effet.
Pendant deux mois, son horizon se limita donc à un trou percé dans la ferraille
pour localiser sa supérieure hiérarchique assise en cabine, et douze centimètres
carrés d’angle de vue sur le sol défilant (quelquefois) sous l’impressionnant engin
de mort dans lequel elle devait faire ses classes.
Au bout d’un an, entre les anabolisants dont elle abusait et la légère
claustrophobie dont elle noyait les effets secondaires en cognant régulièrement
son crâne sur les parois de son lieu de travail, Aurore avait totalement et
irrémédiablement perdu la mémoire.
On la désincarcéra à l’ouvre-boîte et l’abandonna dans un dépôt de déchets
nucléaires. Ca lui apprendra !
Contrainte supplémentaire: les mozins apparaissent dans l'ordrealphabétique.
DELIRE
Curieux personnage : Quand il a un accès de fièvre, il faut absolument
qu'ils'active. Cette fois, il frappe sauvagement une armoire avec la boucle de
saceinture.
Bizarrement, au début, cette occupation lui renvoie l'écho d'une existencepourtant
fructueuse.
Les vannes libérées de sa mémoire le calment un minimum.
Il retrouve un nom, des positions, des lieux où il a voulu résider.
Une fois saisie la situation, il ne peut plus que souhaiter des traitementsspéciaux,
et de taille !
Après, c'est le grand vide...
Au début, la situation est simple à énoncer : Ferdine (ce n’est pas son vrai nom),
était nue (mis à part la taille, saisie par une ceinture de cuir) et se regardait dans
la glace de l’armoire, prenant des positions lascives pendant que Léa, sa presque
double, son écho plutôt (car leurs voix étaient quasiment les mêmes), vêtue au
minimum elle aussi, et également belle m’invitait à venir les rejoindre.
Deux femmes libérées venaient d’entrer dans mon existence jusque là fort peu
fructueuse en matière de sexe.
Pris d’un accès de désir, je chope la boucle de ceinture de Ferdine, la rapproche de
moi, l’enlace, fais des gestes assez spéciaux avec mes mains, avec mes doigts, avec
ma langue et avec bien d’autres choses encore, sur la peau de Ferdine qui ne
souhaite rien d’autre. Léa, déjà jalouse, s’active derrière moi en me prenant la
taille
Mais, et c’est là que réside mon problème, à ce point du récit, je ne me souviens de
rien : ma mémoire est comme vide.
session de decembre 2002
Ah! Idole vous attirer près de la fontaine, Courber bas mon échine devant vous ô
ma reine ! Une feuille d’or est tombée au pied de votre ânesse. Ah! Vos divins
appas à ensevelir l’âme Comme j’ai soif de vous, du galbe de vos seins. Je sors de
mon huis, et d’un coup de traîneau Je vous enlève. Cachée sous un manteau de
laine, On cherchera en vain trace de votre blason. Le roi viendra broder
d’incroyables intrigues, Alors que le mobile est simple comme l'amour. Au son
d’un ricercare nous serons déjà loin Laissant le roi chagrin, retiré en sa tour, Dont
le doigt fatigué, dans l’encyclopédie, Cherchera un poison plus violent que
l'absence! N'importe quel venin qui lui ôterait la Vie. PPP c’est mon dernier mot,
Zin-Pierre
La très sage HéloÏse, courbée sur son ouvrage à la laine brodait une tunique sage
Le soleil en tombant dessinait sur ses seins De mobiles parures, des oiseaux, des
essaims Telle une idole grecque emprès de la fontaine Attirant les regards comme
l'eut fait une reine Sous les feuilles et les fleurs bientôt ensevelie, à ses pieds on
devine une encyclopédie Ne pouvant résister à ces dignes appas Bientôt par
devers l'huis on devine des pas C'est la soif qui l'appelle, du désir le venin Coule
encore dans ses veines; son blason est le sien La lune dans le ciel glisse sur un
traîneau Tiré par une ânesse aussi noire qu'un corbeau Et voilà HéloÏse dans les
bras d'Abélard; Dans la nuit on entend planer un ricercar
En raison de la hausse du mercure, cette saison voit fondre le marché du traîneau
comme celui de la luge, déjà en forte baisse. Les glaciers se réduisant comme peau
de chagrin, les carottages des calottes polaires, tout confirme ce que l’encyclopédie
future appellera le grand réchauffement, phénomène prophétisé dans le livret
d’un obscur ricercar du XVIIIéme siècle, nommé le sacre de l’été. Dans ce texte
tout commence par la disparition du blason de la maison du marquis d’Algérie,
puis la découverte d’une nouvelle ânesse desséchée, gravée sur l’huis de la porte
du château d’Oran, et en dessous mais pour la voir, il faut se courber, la
représentation des appas d’une chèvre dont les pis fanés en forme de galette
refusent d’alimenter une fontaine en pierre sèche. Après l’auteur va broder
durant deux chapitres sur la vie de la cour pour plaire à sa reine, mécène la plus
généreuse de l’époque. Le récit d’Yves Vernal, auteur présumé, se poursuit par un
horrible et odieux meurtre collectif, dont le mobile semble être le profit immédiat,
amenant la moitié de l’humanité à ensevelir l’autre, morte noyée dans les zones
des pays d’en bas. Comment-on en était arrivé là ? Pour honorer l’idole des biens,
ceux d’en haut n’hésitèrent pas à flatter le venin du soleil, dont les dards dopés
par les gaz n’avaient pas tardé pas à attirer les seins des pâles au bord des océans
qui se gonflèrent et bientôt les engloutirent. Dans les forêts, les arbres virent
leurs feuilles refuser de sortir des bourgeons, la soif se répandit sur la terre et la
laine devint inutile dans cet enfer terrestre.
En raison de la hausse du mercure, y compris dans les poissons, cette saison voit
fondre le marché du traîneau comme celui de la luge, déjà en forte baisse. Les
glaciers se réduisant comme peau de chagrin, les carottages des calottes polaires,
tout confirme ce que l’encyclopédie future appellera le grand réchauffement,
phénomène prophétisé dans le livret d’un obscur ricercar du XVIIIéme siècle,
nommé le sacre de l’été. Dans ce texte tout commence par la disparition du blason
du marquis d’Algérie, puis la découverte d’une nouvelle ânesse desséchée, gravée
sur l’huis du château d’Oran, et en dessous mais pour la voir, il faut se courber, la
représentation des appas d’une chèvre dont les pis fanés en forme de galette
refusent d’alimenter une fontaine en pierre sèche. Après l’auteur va broder
durant deux chapitres sur la vie de la cour pour plaire à sa reine, mécène la plus
généreuse de l’époque. Le récit d’Yves Vernal, auteur présumé, se poursuit par un
horrible et odieux meurtre collectif, dont le mobile semble être le profit immédiat,
amenant la moitié de l’humanité à ensevelir l’autre, morte noyée dans les zones
des pays d’en bas. Mais comment nous avions pu en arriver là ? Pour honorer
l’idole des biens, ceux d’en haut n’hésitèrent pas à flatter le venin du soleil, dont
les dards dopés par les gaz n’avaient pas tardé pas à attirer les seins des pâles au
bord des océans qui se gonflèrent et bientôt les engloutirent. Dans les forêts, les
arbres virent leurs feuilles refuser de sortir des bourgeons, la soif se répandit sur
la terre et la laine devint inutile dans cet enfer artificiel.
En dernière minute ! Elle avait posé ses seins sur la table, gros et flasques devant
l’encyclopédie. Elle cherchait le mot ricercar. Elle n’avait jamais entendu parler
de ce truc Ce devait être un genre de voiture familiale comme en ont les
Américains, ce genre où ils entassent des tas de sacs en papier bourrés de beurre
de cacahuète et autres denrées inconnues ça, c’était son idée mais fallait
confirmation. Elle devait inclure ce mot et une dizaine d’autres dans un texte...
Une occupation entre deux clients. Elle n’avait pas envie de broder. Elle le faisait
lorsqu’elle avait la tête vide. Le blason sur la couverture de laine était raté de
toute façon. Il était sensé représenter une ânesse et un serpent crachant son
venin Le tout finirait à la poubelle comme d’habitude. Ricercar Pas de ricercar Un
mot anglais sùrement Les seins coulaient sur la feuille. Putain, elle ne
s’arrangeait pas avec le temps Impossible d’imaginer qu’elle avait été une idole,
une reine de la nuit avec mille appas devant-derrière pour attirer le chaland
Maintenant, tout se faisait en huis-clos. On venait s’ensevelir dans sa graisse en
catimini, de vieux clients qui n’avaient plus vraiment soif à sa fontaine Point de
ricercar Mais un traîneau peut-être ? Elle écarta le rideau, la nuit était claire.
Elle se demanda s’il viendrait cette année encore, après sa tournée dans le
quartier Un gai luron celui-là ! Malgré les années et sa hotte pour le courber, il
restait mobile et pas chipoteur ! Et généreux ! Une belle boite de chocolat qu’elle
aurait Ils étaient bons, ses chocolats.
Je n'aurais jamais cru que dans mon traîneau chargé d'immondices qui que ce
soit pùt entreprendre de chercher un trésor de sa
Il n'aurait jamais saisi le grand rasoir, sinon peut-être pour cou