kuma

mozin

Ecriture de petits textes avec des mots imposés (les mozins).

92 textes · sabirs, sur 00h00.com puis sabirs.net

PREMI Ardèche, épidémiologique, comédie, Jurassik Park, mantra, versatile, mensualité, radis, cycliste, cumulus, messie, acnée, arc-en-ciel, carton, circonflexe Sabirateur
L'art déchu de la pêche en Ardèche eut la pêche Épopée biologique, épidémiologique Comédie animale, comme a dit Hannibal Qui fut l'immonde père du Deux : Jurassic Park MANTRA : Marat, amant marrant, trama, arma, rata ta nana ! Gulliver, satire versatile Versa-t-il du lit vert vers sa tire ? La femme paie en sang sa mensualité L'amant affame en pets sa sensualité Le rat dit au paradis qu'il n'a pas un radis Dans son short de cycliste, Gilbert s'inquiéta de la présence d'un cumulus dans le ciel. Il s'écoutait "Le Messie" dans son baladeur. L'acné de Véronique semblait avoir totalement disparu. Cette bonne nouvelle fut l'arc-en-ciel au milieu de la grisaille ambiante. Il tenta de l'embrasser, mais ne fit pas un carton : elle lui envoya une béquille qui réveilla nombre de ses nerfs circonflexes.

EL

Monsieur le Ministre, J'ai l'honneur, par la présente, de soumettre à votre autoritéla proposition d'un projet qui éveillera, je l'espère, des échos bienveillants dans votre cabinet. Il s'agit de mener à bien une étude épidémiologiquede la perversion du radis de l'Ardèche. En avril, chaque année (il s'agit en effet d'un phénomènecycliste), les radis ardéchois se mettent en acnée respiratoire.Conséquence ou coincidence, durant cette période, les femelles n'ontpas leur mensualité. Occulte mantra, tragédie ou comédie ? L'observateur le plus averti a de quoi en rester circonflexe ! Monsieur le Ministre, je ne cherche pas à vous faire prendre le messie pourune baderne, mais à vous alerter avec toute la discrétion qui s'impose.Je pourrais, tel Spielberg avec son Jurassic Park, faire un carton avec cettehistoire de radis inquiétant et mystérieux. En effet, quelques accidentssont déjà à déplorer, et on peut craindre le pire :épuisé par de longues heures d'observation d'une planche de radisà Aubenas, mon beau-frère est tombé avec son échellesur le poulailler, se brisant l'humérus et le cumulus, et écrasantun malheureux versatile qu'il comptait engraisser jusqu'à Noel. Monsieur le Ministre, je vous en conjure, faites briller un arc-en-ciel dans leciel menaçant de notre avenir incertain ; accordez-nous votre aide etcelle de vos services adéquats. En vous remerciant, Monsieur le Ministre, j'espère que cette lettre voustrouvera de même Aldebert Hichon, chercheur agronomique et agnostique

PB

Il était maigre comme un radis, avait de l'acné style Jurassik Park digne d'une thèse épidémiologique, des sourcils circonflexes et un QI de cycliste. Cela ne l'empécha pas de devenir messie d'une secte, de faire construire un mantra-rom en Ardèche avec des décors de carton-pâtes "cumulus et arc-en-ciel" récupérés sur un plateau de comédie télé. Si ce n'est des problèmes de mensualités versatiles, Jacques Chirac eut, après sa présidence, une fin de vie heureuse.

SB

L'Ardèche était couverte de cumulus et depuis un mois le temps versatilelaissait le pauvre cycliste attendre, comme le Messie, l'arc-en-ciellibérateur. Il devait effectuer une enquête épidémiologique sur lacorrélation entre l'ensoleillement et l'acné* ; mais le mandra envoyaittoujours la pluie. Notre homme n'ayant donc pas perçu sa mensualité fautede résultats, se contentait de manger des radis. Cela lui donnait pourtantde l'urticaire géant qui lui gonflait le visage, soulignait ses sourcils enaccent circonflexe et le faisait ressembler à ces animaux boursouflés deJurassic Park ou à ces personnages en carton des décors de comédies deDisneyland. Mais ces shows le laissait froid ... *Pan sur le bec des sabirateurs : acné est féminin mais sans e final ! [Note du Sabirateur : coin coin]

AZ

Réflexions (très) matinales : 4 h du matin... plus de bière dans le frigo et pas le moindre espoir d'entrouver à "Trifouillis-Les-Oies" au fin fond de l'Ardèche. Et si la solutionse trouvait ailleurs que dans l'alcool ? J'ai déjà essayé le café, lechocolat et même le jardinage, mais sans succès. Il faut tout de même bienque je la trouve cette satanée formule. Celle qui rendra l'espoir aux plusmoches de nos adolescents. Le produit miracle contre l'acné... A moins que je ne commande une pizza. Non ! La dernière ressemblait plus àdu carton qu'à un truc mangeable. De plus j'ai beau être l'heureuxbénéficiaire de belles mensualités versées par le laboratoireépidémiologique "Delta Région", je n'ai plus un radis en poche.Ma femme a sans doute raison, je suis trop versatile pour me consacrer à larecherche. Après avoir tenté d'étudier le nerf circonflexe du cycliste enplein effort je me présente maintenant comme le messie, le sauveur del'humanité, celui qui fournira la mantra à des milliers de boutonneux aulieu de leur jouer l'habituelle comédie à la De Gaulle en leur affirmant"je vous compris". Passer de la neurologie à la dermatologie, là chapeau ! Mais enfin pourquoine suis-je pas le professeur génial qui a réussi à recréer les dinosauresdans Jurassik Park ? Et puis zut ! Il est 6 h, je n'ai pas bu, pas mangé et pas bossé. Lescumulus qui pointent leur nez au dehors ne m'incitent qu'à aller me coucher.Je me remettrai au travail au prochain arc-en-ciel...

YA

La ballade à Jo Jo le taxi faisait visiter aux touristes le plus grand parc animalier de l'Ardèche. Il l'avait surnommé " jurassik Park" faisant allusion aux espèces en voie de disparition et faisant ainsi de ce nom de cinéma, une mantra aux yeux circonflexes de ses visiteurs ébahis. Originaire d'on ne sait trop où, Jo avait découvert et était tombé amoureux de cette contrée perdue du sud de l'hexagone en suivant un arc-en-ciel alors qu'il se rendait chez sa sœur Anne, qui n'avait plus un radis et ne voyait rien venir. Il l'aida à dépanner son cumulus. Anne, malgré son âge était couverte d'acné. Elle était amoureuse d'un cycliste amateur exerçant la profession d'épidémiologiste. D'origine lointaine et germaine, Il se prénommait Strauss. Il avait fait un carton dans son université de médecine en présentant sa thèse naguère. Depuis, il ne se faisait plus de soucis pour payer les mensualités de son yacht stationné en baie des anges.Jo savait que Strauss n'était pas le messie, même si parfois, au cours de sa carrière, il avait été le sauveur attendu. Pour ne pas blesser ce toubib à l'humeur versatile, ni ennuyer sa sœur, Jo leur jouait la comédie. Il était par nature troubadour, musicien et rêveur. Cette scène met en vedette trois personnages. Jo, Anne, Strauss.

PP

L'Ardèche, quoi c'est ? se demandait l'affreux en regardant le cyclistequ'il venait d'occire pour le plaisir de faire le mal - comme ça, pourpas un radis - les aléas de l'existence. Car tout plié en circonflexepar la douleur qu'inflige un merlin en pleine bedaine, le perforéprésentait sur son ticheurte une réclame pour une purée de marrons - unevraie mine d'acné, surtout à la truelle. "Jurassik Park !", grogna letueur fou d'Indre et Meuse, en fouillant le cas d'avre et en n'ytrouvant qu'un arc-en-ciel de petits jetons de carton (mais polychromes)en lieu et place de bonne ferraille, papier filigrané ou bidulesplastifiés avec piste magnétique. Mais enfin, l'important c'était le coté épidémiologique de l'affaireainsi qu'il l'expliquait à tout représentant de la force publique lesurprenant en plein délit de charcuterie ; lequel pandore, subjugué parson action prophylactique, ne pouvait que le laisser aller, récitantmaints mantras et hosanna divers à la gloire du seigneur et de sessaints, associés et commensaux. Surtout quand le cumulus marchaitpubien. Je m'explique : se débarrasser du sang et boyaux collés à l'eaufroide, c'est pas izi, et l'identification allait bon train, ainsi que,subséquente, la comédie des menottes, de la couronne d'épines sur lacalebasse du messie, des papiers à signer, et finalement la relaxe de lapart d'une dura lex somme toute versatile. La vie est un virus, et fauttrouer les corps pour qu'elle ne se propage pas. Encore 3 à dégommerpour son quota et toucher la mensualité ....

JCV

Ca commence comme une comédie. Dans un décor épique, une île dantesque et verdoyante loin de l'aridité fade et mesquine de nos paysages de l'Ardèche, sans un cumulus à portée de regard, deux paléontologues sans un radis acceptent, contre financement de leurs futures recherches, de jouer aux cyclistes préhistoriques. Ils sont accompagnés d'un mathématicien chaotique mais pas versatile qui, dès le début, a bien vu que ça allait virer à la tragédie; mais il doit avoir aussi quelques mensualités d'impôts en retard, alors il ferme provisoirement sa gueule et joue au mantra résigné. Mais l'arc-en-ciel sous lequel se pâment quelques dinosaures folâtres ne pouvait durer bien longtemps. Tels des diables surgissant de leurs cartons, ils se mettent à gambader et gamberger là où et comme il ne faut pas. Même si nos compères ne sont pas des sommités en matière épidémiologique, ils n'ont plus aucun doute sur le caractère dévastateur de cette maladie-là : quand un milliardaire se prend pour le messie et se met à tripatouiller la nature, ça donne un déluge biblique que même l'innocence pure et idiote de deux marmots provisoirement épargnés par l'acné ne saurait arrêter. Ce ne sont même plus les points sur les i qu'il faut mettre au démiurge de pacotille, c'est le circonflexe sur le o de hôpital. Et même si finalement tout ça finit moins mal que prévu, la comédie n'a pas tenu ses promesses. C'est comme ça, chez Jurassik Park

MB

surcontrainte en alexandrins raciniens

"homoncule, protosinaïtique, nouille, intime, fédéral, poutre, irisé, frisson, lie-de- vin, mascara, sarcler, dysphorique, in-quarto, glaïeul, teigneux" avec SURCONTRAINTE : alexandrins si possible raciniens Sabirateur
Ô muse laisse-moi narrer ce qu'au haras Des hommes et des femmes grimés au MASCARA Ont comme activités PROTOSINAÏTIQUES Que ne vient perturber nul état DYSPHORIQUE. Laisse-moi raconter ce que ce groupe infime Peut afficher comme art en caresses INTIMES. Les femmes y sont expertes, non à cuire les NOUILLES, Non plus que les civets, mais à pétrir les couilles ; Les gars aux braquemarts gros comme autant de POUTRES Peuvent cracher des litres de bel et blanc foutre. Certains, tout droit sortis des prisons FÉDÉRALES Peuvent des heures durant, sans proférer de râle S'échiner sur un jeune et fragile HOMONCULE Que sans méagement tour à tour ils enculent. D'autres latinisés par un quelconque aïeul Dans un vagin offert enfoncent leur GLAÏEUL. Par devant et derrière occupés à SARCLER, Ils ont dû du portail d'entrée perdre la clef, De sorte qu'ils ne peuvent s'aller donner FRISSON Loin de tous les regards, au milieu d'un buisson. Parfois, fatigués, ils dorment, jouent aux cartes, aux Dés, consignent leurs exploits dans leurs IN-QUARTOS Deséspérant qu'un artiste un jour les peigne, eux Aiment a écrire leurs efforts les plus TEIGNEUX. Une mare, à l'aurore, de couleur LIE-DE-VIN, De sperme composée, de menstrues et de vin, Réflète le soleil du matin IRISÉ Sur les bit's alanguies et les p'tits cons frisés.

SA

Mozin des jardins Vois ma poutre abattue on dirait de la nouille nul frisson, nul sursaut, ce doit être la rouille venant d'un passé protosinaïtique la teigneuse bicoque a perdu toutes ses briques la cabane à outils est toute décatie plus rien à espérer, tout cela est fini aucun mascara, aucun fard ni nénuphars cacheur de mare ne cacheront que j'en ai marre, moi le seul jardinier fédéral, de sarcler ce carré de glaïeuls à l'aide d'un livret relié in-quarto, tout ça ce sont des mots comme le dit ma conscience, ce petit homoncule juché sur mon épaule plutôt que sur mon pull cette humeur dysphorique, cet intime, cet ego c'est égal je m'en fous et trouve cela vain, je lis cet opuscule, couverture lie-de-vin.

JCP

Ah ! Que m'apportez-vous ? Juste une renoncule ? Mais vous n'êtes, Crassus, qu'un minable homoncule ! Je croyais votre ardeur protosinaÏtique (*) Et je découvre hélas ! votre âme jésuitique. Le héros tant rêvé qui pour nous s'agenouille S'avère une grenouille, une apathique nouille. Nous sentîmes enfin sa valeur : le centime. Tu peux toujours courir pour être mon intime, Vide intersidéral, impotent fédéral ! Va te faire soigner ton surcroît pondéral, Tes fesses dans la paille et dans tes yeux la poutre ! Apprends donc que Tertulle aux affronts ne passe outre Et si tu veux encore être satirisé, Conserve ton sourire au chicot irisé Sur ton mufle édenté de vilain nourrisson ! Malheur ! L'échantillon me glace d'un frisson. Malheur à ces bajoues de couleur lie-de-vin ! « évite l'échevin » m'avait dit le devin Déchiffrant l'avenir au jeu de baccara; Mais cachant sa laideur sous un gras mascara, L'hypocrite Crassus a voulu m'encercler. Dieux ! Cette mauvaise herbe allez-vous donc sarcler ? Balayez ce microbe au nom métaphorique ! Sauvez mon coeur altier d'un dégoùt dysphorique Pour cet épais buvard imbibé de porto, Ce débris d'avorton, moitié d'homme in-quarto Déjà tout rabougri comme son trisaÏeul ! Si la prochaine fois tu m'offres un glaÏeul Voire un crocus, Crassus, ridicule teigneux, Saches bien que t'attend mon venin dédaigneux ! (*) Vraisemblablement, Racine fait ici allusion au buisson ardent de l'antique SinaÏ (Exode 3).

GEF

Dans le dictionnaire du vocabulaire racinien homoncule n'apparaît que sousla graphie homuncule Cela ne change rien mais restons sabrigoureux.(NDAZ) Bérénice à Titus (Bérénice Acte II Scène IV) O mon pauvre homoncule, en notre humble sérail Que votre nouille intime arrête son travail. Sachez qu'en un frisson, votre cour de teigneux Pour sarcler vos glaieuls et célèbrer vos yeux, Vous cachent mille poutres. Allons mon cher Paulin Adoucissez mes cils, mascara, lie-de-vin. Je demeure sans voix, protosinaïtique Mais, Seigneur , vous savez que l'ami disphorique Aux livres in-quarto, aux frises irisées, A sourit de m'entendre et plus souvent glosé². Fédérale nation, ou misérable Etat N'a-t-il à me donner que ces prix sans éclat ? ²Plagié par Vigny Abner à Joad (Athalie Acte I Scène I) Oui je viens dans son temple adorer l'homoncule. Je viens en un frisson teigneux et ridicule, Déplorer avec vous en état dysphorique La Loi qui fut donnée, protosinaïtique. Que les temps sont changés ! Sitôt que de ce jour Les glaïeuls embaumés annonçaient le retour, De l'in-quarto céleste, irisé, magnifique, Le peuple fédéral inondait les portiques ; Et tous devant la poutre avec ordre introduits, De leurs champs, dans leur mains lie-de-vin et beaux fruits, Mascara pour les yeux contemplant ces prémices. Je tremble qu'Athalie, en intime supplice, Ne revienne enlever de vos mains la quenouille Et sarcler en courant les restes de vos fouilles. A noter que de nombreuse variantes du dernier vers figurent dans l'éditionérudite, notée et commentée de La Pléiade (Raymond Picard 1950) . La note iii indique par exemple "Et dans un irrespect vous l'arrache et vous souille". Trois contrepets d'origine ont de plus échappé à la sagacité de Joël MartinOn pourra en particulier se référer au psaume LXXI (Dixit Dominus,Misericordias) Oui je viens en intime adorer les devins Mais quels sont ces frissons irisés sous ses seins ? Vaincu, chargé de poutres, du mascara au yeux Je t'aimais dysphorique, qu'aurais-je fait teigneux. Où sont donc mes glaieuls ? Que dois-je encor sarcler ? L'in-quarto fédéral de gens à nouille décrit Protosinaïtique, un homoncule aigrit Tout reposait dans Ur et dans Jérimacleth

AZ

Acte 1 Scène 1 Personnages : Bernadette et Prométhée Bernadette Seigneur Prométhée !Je vous supplie de le croire Cet hymen que je frémis de vous voir confier Et dont j'ai préservé l'intégrale virginité Au risque qu'un lie-de-vin ne s'y soit déposé; Je ne saurais plus avant en taire les ardeurs Et souffrir mon pauvre con devenir teigneux Ainsi le cuir chevelu d'un cul terreux ! Prométhée Mais taisez-vous dysphorique courtisane ! Je vous sais de ce bois tendre des pucelles Dont l'homme mûr peut fièrement modeler les contours En réfrénant d'une main virile et autoritaire Les intempestifs soubresauts d'une chair fragile, Lui enseignant tel à l'enfant ému aux larmes Les nécessaires prémisses et usages. Bernadette Tant de mots abuser tient du soliloque Avez-vous donc une poutre qui vous obstrue l'œil ? Prenez ce jardin que je vous offre à sarcler Je n'ai que faire de l'intime moelle de votre verve Quand les feux de l'amour irisent mes trompes Que chaque nuit un type nu traverse mes songes Ce serait mensonge que de ne point dire Qu'en pensée ma bouche caresse sa verge Et qu'au réveil, je suis moite comme une vierge ! Croyez-vous que je sois sotte à ce point Que par coquetterie féminine ne point remarquer L'attendrissement viril que vous me portez ! Prométhée Je frissonne de vous entendre blasphémer ainsi Taisez-vous avant que d'être sacrilège Que de ce pas je fasse quérir un exorciste Que d'une purge, d'une saignée, il chasse ce démon Qui sommeille en vos trompes de Falope Bien que puceau, sachez qu'un homme sur une femme Possède cet avantage de l'intelligence Et qu'il sait réfréner les ardeurs d'un jeune cœur. Si de vos plaisirs pervers vous prenez le goût Craignez impie le châtiment de notre Seigneur Invoquer plutôt Sainte-Thérèse de Lisieux Que de vous profaner hors les liens sacrés du mariage. Lisez attentivement l'in-quatro que je vous tends Il s'agit d'un arrêt fédéral à la chasteté Ceuillez ce glaïeul dans l'étang Plutôt que de vous déshonorer ici Et de vous conduire telle une nouille. Bernadette Je me croyais en présence d'un homme monsieur Me voilà plutôt en compagnie d'un homoncule ridicule Sachez par quels artifices une femme peut taire Les tourments d'une chair qu'une vive passion Attise par trop sauvagement, Qu'il n'est de cierges, tout protosinaïtique soient-ils Qui ne trouvent là leurs bons offices Sinon quelques doigts de fées que la destinée Pousse à transgresser toute moralité Si j'ai su jusqu'à présent me faire violence Conserver intact mon tendre hymen Plutôt que d'entacher ma virginité Par l'usage sacrilège d'objets phalliques. Cachez de ce pas cette érection que je ne saurais De ce pas réduire à de plus simples proportions. Prométhée Réfugions nous de ce pas sous le Pont Oubliez belle mes admonestations Retroussez vite vos doux jupons Que je calme cette émotion Avant que je ne perde toute raison Et de ce fait ne devienne con

PCM

surcontrainte en discours de ministre

MOZIN"Discours du Ministre de l'économie et des finances sur le budget 2000". Mozins : ricercar, flageolet, biroute, bouseux, gauffrer, sake, feuler, bisou, Paradjanov, sampler, gif, moyette, dessuintage, chanoinesse, sphaigne, vermiller. Sabirateur
Mesdames, Messieurs, Aujourd'hui, je ne ferai pas un discours ordinaire. Non. Pas ordinaire du tout. Parce que, figurez-vous, j'en ai assez. Plus qu'assez. Aujourd'hui, le Ministre des Finances a décidé de jeter l'éponge, et rien ni personne, à cette heure, n'y peut plus rien. C'est trop tard. Je démissionne. Que croit-on, vraiment, que croit-on ? J'en ai fait des discours, et encore, et encore, pour vous rassurer tous, pour vous promettre tout : que bientôt, juré, promis, l'argent sera mieux réparti, les impôts moins lourds, les taxes moins dirimantes, la justice plus sociale, à moins que ça ne soit l'inverse. Oui, tout au long des mots et des phrases, je vous ai convaincus, budget après budget, que j'œuvrais pour le bien de tous. Et, naturellement, c'est faux. En réalité, et pour le dire tout net, voilà exactement quatre ans que je vous baise - pas plus que mon prédécesseur, il est vrai, mais pas moins non plus que mon successeur, qui viendra en temps voulu et vous baisera à son tour. Et oui ; le Ministre des Finances a la biroute agile quand il s'agit de vous enc Un bisou par-ci, une sodomie par-là : toute la réalité du pouvoir, et ça prend quand même des airs vertueux, une vraie chanoinesse qu'on dirait, bouche en cœur, air candide - " Mes Chers Compatriotes, Le Budget 2000 inaugure une Ere de Justice sociale sans Précédent " - mais par derrière, ça vous gauffre l'arrière-train, ça vous dessuinte les sphincters - et je ne vous décrit pas le dessuintage -, ça rigole de ferrer les bouseux, de leur faire croire que tout va bien, que la Banque veille et que le monde tourne rond, ça vermille sec dans votre raie postérieure, ça feule de plaisir à vous maintenir dans la sphaigne de votre crédulité et de votre fessier, et si en plus, flageolets oblige, vous en pétez de confusion, ça se tord d'hilarité : le concitoyen, de nos jours, est vraiment très amusant. Voilà la réalité, voilà le Ministre, voilà le Budget. Mesdames et Messieurs, croyez- moi, vous avez devant vous un homme revenu du péché, un citoyen enfin illuminé par la grâce et il fallait que je vous le dise, il fallait que je vous le crie : je suis un pourri, je vous ai bien baisés. Après chaque discours, mon cabinet et moi-même, nous retournions dans notre antre de Bercy, goguenards, en joie, plein de fiel et de morgue. Ah ah ah ! On les a encore bien eu, les cons ! Vraiment, que le pigeon est pigeon, que le peuple est populaire, que la plèbe est plébéienne Je m'en vais à présent. Ailleurs. Je me retire dans ma campagne natale, ou peut- être plus loin, plus près, je ne sais pas très bien. Revoir en boucle Les Chevaux de Feu de Parajdanov, un verre de Sake à la main, ou alors un Ricercar - aah, la fugue, par la fenêtre la campagne endormie, les moyettes dans les champs tout juste fauchés, loin de l'hystérie de Bercy où on sample, où on s'envoie des Mails, des Gifs dans la frénésie des pouvoirs usurpés : verdo-repentir contre techno- sodomie. J'ai fait mon choix. Amen.

MB

Paradjanov, ministre bouseux mais sampler financier économiquementcorrect, était aimé d'une chanoinesse dont le flageolet semblaitvermiller à son approche. Un saké et on la prenait à feuler, cliquantson point.gif, implorant un bisou, un dessuintage demoyette, voire la lecture apaisante de ricercar (Geneviève Serreau -Denoël - 1973 - 38 F - Collection : les Lettres Nouvelles - 240 pages -20 x 11 cm - indisponible - pas du tout prévu de le rééditer dans lebudget 2000), ou tout moyen de se gauffrer la biroute du sus-dit.

MG

Taxons, sur des airs de ricercar resamplé, Taxons les bouseux qui feulent comme des chanoinesses Taxons les flageolets au sake et les bisous sur la biroute Taxons les gifs de Paradjanov et le dessuintage de sphaigne Taxons ceux qui gauffrent et ceux qui vermillent les moyettes Taxons, oh oui, taxons les parodieurs de "Pluie" Car j'habiterai mon nom sur les rives étrangères...

SB

session de mai 2000

gratiné, pentamère, interlock, fléchisseur, espacer, doucereux, défrayer, couenne, capitulation, aviron, âne, affres, thym, suspendre, suivez-moi-jeune-homme (sic Cf. Petit Robert, je vous laisse découvrir), siphon, réverbère Sabirateur
Mallarméen Yeux, lacs avec mes simples affres de renaître Autre que l'aviron qui du geste évoquait Comme un âne le son doucereux des quinquets, J'ai troué un siphon dans le thym des fenêtres. De ma couenne et du gras limpide nageur traître, À bonds par fléchisseurs, reniant le mauvais Gratiné comme si dans l'onde j'innovais La capitulation pour vierge y défrayer Espacer les cymbales auprès des réverbères, Tout à coup le soleil frappe la nudité De tout ces pentamères, qui ne sont plus que cendres, Rance nuit de la peau allongée sur les rocs Ne sachant pas, ingrat ! que je devais descendre Ce suivez-moi-jeune-homme en coton interlock. Lautéamonesque (Les Chants de MALDOROR ; II-9) 0 mathématiques sévères, je ne vous ai pas oubliées depuis que vos savants conseils plus doucereux que le thym, filtrèrent dans mon cour comme le siphon opère à la fontaine de Vaucluse. J'avais du vague à l'âne, des affres en mon esprit et un je ne sais quoi épais comme de l'interlock, visqueux comme un pentamère ; mais je sus franchir puis espacer religieusement les degrés qui mènent à votre autel sur lequel se réverbère la lumière de la Science. Vous avez alors chassé ce voile gratiné, comme le vent chasse le suivez-moi-jeune-homme, comme l'aviron peut suspendre la course de la pirogue par un bras fléchisseur. Vous avez mis à la place une froideur excessive, une capitulation consommée, une carapace, que dis-je une couenne de pachyderme et une logique implacable que le destin se doit de défrayer. Hugolien Je vis un âne ailé qui passait sur ma tête, Et tentait de son vol espacer la tempête, Broutant le thym sucré, l'anis et la sariette Faisant suspendre au loin le bruit de maints siphons - Que viens faire Caron , sans barque et aviron ? Lui dis-je. Il répondit : - Je viens prendre ton âme. Et ta couenne . Et j'eus peur, car c'était une femme, Je lui dis, dans les affres et lui tendant les bras . - Que me restera-t-il ? ton suivez-moi-jeune-homme. Est un signe pour moi de capitulation Que veut tu défrayer ? fais cesser ma passion Pentamère interlock, fléchisseur de mon âme Par ton vol gratiné, mon esprit tu enflamme Es-tu la mort ? lui dis-je, ou bien es-tu la vie ? Que viens tu donc suspendre à mon âme ravie, Et l'ange doucereux me dit : - Je suis l'amour. Mais son front sombre était plus charmant que le jour, Et je voyais, dans l'ombre où brillaient ses prunelles, Le réverbère illuminant ses plumes d'ailes.

AZ

Une coiffe singulière pour un gala au chateau de MOZIN. Madame Ane de Pentamère était capitulée d'un affreux et défrayant réverbèreà siphon fléchisseur en couenne gratinée auquel étaient suspendus undoucereux suivez-moi-jeune-homme en interlock et quelques brins de thymespacés d'aviron un pouce.

JCB

Le dieu et l'âne (fable immorale :) Réputation et Vérité font rarement bon ménage, Cet apologue gratiné en est la démonstration : Un jour qu'il gambadait dans la myrte et le thym, Priape érigé vit gésir jeune damoiselle Etourdie par les affres d'un Phoebus ardent. La pâmée n'en était que plus gracieuse, Les suivez-moi-jeune-homme eussent été superflus Et Priape n'était point de ces doucereux Qui mendient de telles invites "J'ai bien fait, se réjouit le dieu, De ne point espacer mes visites A ce riche coteau où danse le pentamère Et qu'on sème de si jolis tendrons ! Certes, ce quasi muscle n'est point fléchisseur Et nul ne saurait suspendre mes élans !" Sitôt dit le dieu fond sur l'amazone Mais l'interlock bien maillé la moulant Ne se laisse point arracher au gré du satyre. Un âne pour comble d'infortune vient à braire, Ameutant ses maîtres et les sens de la belle Qui rit de voir déroulé tel siphon. Priape vexé clame : "Vous rirez moins, croquante, Quand ce jonc souple deviendra aviron Ce bidet insolent qui me nargue N'empêchera point votre capitulation." La jeunesse délurée ne s'en émeut guère : "Sans conteste, vous serez moins fier, Quand vous verrez ce qui dote cet ânon Vous érigez cette couenne en aviron Mais lui dresse un réverbère !" Ainsi Priape doit-il défrayer la leçon Et perclus de honte, renfiler son caleçon !

CAe

En 1926, Victor Scionnair naquit à Croute-chêvre, commune historique. En 1934 il se sépara de ses parents qui éblouis par un nouveau réverbère s'éteignirent en percutant un platane dans leur coupé Delahaye. Premier drame pour Victor placé dans une ferme où maltraité il découpait du pentamère à la faucille que ce soit du hanneton ou du doryphore pour passer son cafard. En 1943, une forteresse volante largua sur le château transformé en Kommandantur une bombe alors qu'il livrait aux voraces aryens des patates, desquelles son tuteur pensait tirer un bon bénéfice, arnaquant l'occupant avec un total gratiné. Choqué par l'explosion, on le retrouva nu, errant sur un âne, ramant avec un aviron et godillant au sabot parmi les champs de thym, tout en sifflant un air doucereux. Les fritz croyant que ses pommes de terre avaient fait sauter la demeure de leurs huiles, l'arrêtèrent et lui offrirent les affres de la déportation pour l'épurer. Il devait défrayer le carreau des détenus à l'écart, quand il devint aide bourreau. Il allait suspendre les évadés repris au nœud fatal ; déboucher le siphon de la baignoire en cas de caillots rebelles, et brancher les clôtures électriques. En retour il restait en vie, mangeait des kartofels et recevait un maillot neuf en interlock. En 1945 les miradoriens se mirent à espacer les rondes et une semaine avant la capitulation il s'évada sauvant ainsi sa couenne. Il s'engagea sous le nom d'Eugène Baignoire dans l'armée d'occupation puis servit en Indochine ; là ses talents sévirent sévèrement à la section recherche des recherches de renseignements. Son attention se porta avec intensité sur le temps de réponse du muscle fléchisseur de la langue excité par un courant électrique. Il se plongea dans l'étude de l'apnée sanitaire et calcula les paliers de compression ( tests de Jacob&Bosch et de Lafon&Villeroy ). En 1955, Eugène meurt à la peine, électrocuté et noyé, en touchant malencontreusement dans son bain la résistance mal protégée de la baignoire électrique, sa dernière invention capitale. Il laissa un ouvrage intitulé : " L'électricité en dix questions ", (*) livre de conseils, dont on peut en extraire cette confidence en post-face : " Je connus tard le suivez- moi- jeune homme, car même à Hanoï cela ne servait qu'aux jeux de mauviettes." *Editions : Ministère de la défense Collection : "En paix et révoltes." Sa mort a été le point de départ de la rédaction de la norme N.F. relative à la protection des travailleurs utilisant du matériel électrique d'interrogation fixe.

YL

Le bric-à-brac de ce brocanteur va défrayer la chronique ! Heureusement, il a pris la peine de suspendre et d'espacer ses trésors,sinon, je serais dans les affres du désespoir et au bord de la capitulationpour circuler entre cet âne doucereux, cette couenne, cet aviron, cebouquet de thym, ce suivez-moi- jeune-homme, ce siphon, ce réverbère,ce pentamère gratiné et ce modèle de fléchisseur en interlock.

EdR

Allez les enfants, tout le monde dans son lit, on ferme les yeux on écoute l'histoire du Mozin de la semaine C'est un conte gratiné, doucement dit dans le noir et dans l'ordre sans se pousser le chou dans les orties. Sans néanmoins renoncer à y aller franco de la main morte du dos de la cuillère. Faut dire que moi, votre Papa, j'ai été élevé par 5 femmes : môman, tata, tata, Nanie et Mémé. Je suis donc pentamère. Votre tata Rosette qui a eu 5 enfants d'un canut est pentagone. Mon Pôpa à môa, votre Grand Pôpa Dédé, inventeur de la fermeture éclair « Interlock » permettant de zipper deux sacs de couchage ensemble était un grand fléchisseur de patrons car il était très syndiqué. C'est lui qui a aussi inventé le fait d'espacer les négociations pour énerver les nantis et se laisser le temps de chauffer la Base. Doucereux et persuasif, il savait aussi défrayer la chronique, n'hésitant pas à montrer sa couenne blanche de rouquin pour l'opposer à la peau bronzée du patronat capitaliste monopoliste d'état et des blondes à bobtail des tenants du privé. De honte, les suppôts de l'Amérique sauvage baissaient les hauts de forme et signaient toutes les capitulations. Puis, ils retournaient chercher leurs héritiers au club d'aviron dans leurs attelages d'ânes et de double poneys que recevaient chacun de leurs enfants dès leurs cinquième anniversaire. Loin des affres des ateliers, les nouvelles bourgeoises cueillaient en gazouillant le thym, la ciboulette, le romarin et la belladone dans l'herbier du parc jouxtant les filatures pour les suspendre dans les vastes combles des maisons de meulières. Greniers immenses et tièdes dans lesquels, jadis, elles firent à leurs futurs époux le coup du suivez-moi-jeune-homme (sic Cf. Petit Robert, je vous laisse découvrir) qui leur valurent une grossesse dite de chantage et par là d'échapper à la condition de siphon siphonant les représentant crasseux et adultèrins de la classe ouvrière, opérant à la lumière jaune des réverbères à gaz de houille comme leurs plus jeunes s

MG

"Suivez-moi, jeune homme! "dit la vieille dame d'une voix douceureuse, enentraînant le pauvre plombier vers une salle d'eau vétuste, encombrée denombreux pots de fleurs où elle faisait pousser thym, basilic, sariette,marjolaine, pavot, coquelicot, paquerettes et boutons d'or. " C'est lesyphon, il est encore bloqué par un pentamère gratiné. Toute la journérd'hier, j'ai essayé de le déloger avec mon aviron, j'en suis toutecourbaturée et mes fléchisseurs sont dans un état...Vous pensez, à monâge.... Je suspends mes efforts. Capitulation ! A vous, jeune homme ! Voyonsde quoi vous êtes capable!" renchérit- elle en pensant en fond d'elle-même "Mais, quel âne! Venir me dépanner dans ce costume interlock trois pièces etavec un réverbère sous le bras J'espère qu'il va se casser la couenne et nonpas me plonger dans de nouveaux affres qui vont encore défrayer la chroniquede Madame Pichu ma voisine du dessous. Si ce pentamère provoque une nouvelleinondation, voilà qui va notoirement contribuer à espacer nos relations...."-"Ah, Bonjour, Mam' Pichu, oui, oui, ne vous inquiétez pas nous avons lasituation bien en main, oui, oui."

PS

Suivez-moi-jeune-homme pour un siphon sous le réverbère ! Un gratiné pentamère mais interlock espace et défraye ses douceureux fléchisseurs La couenne d'âne suspend la capitulation des affres de l'aviron Et t'as pas compris ?

SB

session d'aout 2000

préfixe, sublimation, centaure, vernis, mercuriale, débenzoler, cistre, brimbaler, arsouille, amanite, tondeuse Sabirateur
Sans déconner, c'est l'histoire quasi vraie d'un mec, genre dealer de cristal, alpagué par les bourres en pleine mercuriale, pas loin de sa Porsche, sous un porche moche mais proche d'une échoppe de cloches et de la brochette de toxs accrochés qui composaient son cheptel de tarés. Il était en plein préfixe quand les condés surgirent du conteneur Decaux qui lui servait de trône. Tel le centaure sortant de la poubelle de ses pires cauchemars, auréolé des sons divins de luths gréco-romains et de cistres taillés dans des tortues Méfiées, les Rambos de chez Stup lui glappirent un "Freeze" directement pompé de la 6e chaîne de télévision avec comme modèle Don Johnson et ses chemises Yake à revers Versacce et son bomber Schott. L'arsouille dealeuse, blindée comme un T34, titillait la mycose qu'il avait aux burnes du silencieux d'un Glock mal enfourraillé dans son string Pokémon quand Jésus, son pit, émis le son caractéristique de tondeuse dont ils avaient convenu pour l'avertir de toute intrusion. Gaulé en pleine sublimation de sa libido-minée, le toxique coi n'eût pas le temps de débenzoler avant de sentir les bracelets de la maison Royco meurtrir sa peau blanche et froide de gibier juste bon pour "Seven" et encore. La surprise lui fit péter l'anévrisme de la raison pure et il crût un instant de trop qu'il pourrait brimbaler les cowboys en leur cloquant un boniment à base de fourgue sauvage d'amanite tue-mouche, qui est tout ce qui se fait de légal, si si je vous assure, m'sieur l'agent !!!. Il ne reçut comme prix Nobel du mensonge qu'un coup de Doc Martens dément et mérité dans les glaouis dont mon lecteur s'étonnera qu'il en ait en vrai eu égard à la lâcheté de son méprisable négoce. La secousse fut si forte que, dans le même mouvement, il perdit toutes ses chicots pourris de devant, le vernis écaillé de ses ongles d'inverti, un testicule au hasard quand le Glock, dont la remontée dans le sarouhel avait déverrouillé le cran de sureté, fit partir un coup à coup qui sectionna également et net la carotide du Pit dont le bruit de tondeuse se calma in petto dans un gargouillis caverneux de durite d'huile tiède claquant dans un tuyau de poële. Et toi là, mate là !Bon d'accord !

MG

J'aime bien mon voisin de droite. Par contre, j'aime pas sa maison. Les murs sont pas droits et les tuiles sont poreuses. Il lui aurait bien fallu un nouveau toit mais c'est pas donné. Le voisin a de la ressource : il est toujours fauché mais par contre, il sait se servir des préfixes. A la place du traditionnel couvreur, hors de ses moyens, il s'est offert un recouvreur. Le dimanche suivant, le gars trônait comme un centaure sur le faîte de son toit. Une grande bâche sur les vieilles tuiles, un peu de volige pour la maintenir, un petit coup de vernis pour l'étanchéité et au soir, mon voisin avait un toit tout neuf. Bon, moi, j'étais pas convaincue de la beauté de la réalisation, je lui ai vanté les mérites des couverture en ardoise...Misère! J'ai reçu une sacrée mercuriale. : un toit d'ardoises, ma petite dame, et quoi encore? Vous voulez pas que j'aille nettoyer les écuries d'Augias, rouler le rocher de Sysiphe ou débenzoler le lavoir à charbon des mines de Courrières, par hasard?. C'est des rêves de riches tout ça. Ici, c'est pas bon de rêver. Pas question de sublimation. Est-ce qu'on s'imagine, à Roubaix, un cistre à la main, en train de composer des odes à la beauté de la petite voisine d'à côté? Ben non, faut avoir l'esprit pratique. Alors, à la petite voisine, on lui propose un saut dans une vieille BM jusqu'à Bray-Dunes ; d'accord ça va brimbaler un peu, - surtout que pour avancer dans les bouchons, vaut mieux conduire comme une arsouille- mais ce sera toujours mieux que d'aller cueillir les amanites qui poussent dans les friches industrielles. Bref, le voisin était fâché, il a même pas voulu réparer ma tondeuse, parce qu'avec mes goûts de luxe, fallait vite apprendre à faucher, et pas qu'au jardin...

ELe

Elle : Chéri, ne penses-tu pas qu'il serait temps de passer la tondeuse dans le jardin ? Lui : Arrête de me brimballer, espèce d'arsouille ! Je suis en train d'écire ma mercuriale pendant que toi, tu te vernis les ongles ! Elle : Je suppose que tu vas encore me parler de la sublimation de ton esprit ? Tu sais, débenzoler, c'est très joli, mais ma pelouse ??? Lui : Et mon cul, c'est du cheval ? (NDLA : c'est ici qu'intervient le centaure). Et in petto : Ce soir, je lui fous des amanites dans son omelette ! Elle (de sa voix de cistre) : ouais ! Tu n'es jamais à la maison ! Ton cheval, il n'a pas de pré fixe !

PiR

La scène se passe un samedi après-midi dans le coquet pavillon de banlieue du couple Dessant. Brice bosse au son d'un air rare alors qu'Anna Lise assise à son côté s'embête sans chien. Anna Lise : Brice, les amanites sont si hautes qu'elles cachent nos nains. Brice : Chérie, la tondeuse à champignon est chez le réparateur qui doit la débenzoler. La dernière fois tu as confondu son moteur électrique avec le réservoir de ta tondeuse à taupinières !Anna Lise : Euh ! Au fait tu devais refaire le vernis marine des queux de vache qui plisse.Brice : Il pleut, laisses-moi travailler, je dois résumer pour lundi cet essai méconnu de Marie Curie : "Sublimation du radis, omnibus du savoir ". Anna Lise : Bon, je vais faire des mots fléchés. Préfixe en deux cases, huit pour cent, tu crois que c'est bon ? Brice : Très drôle ! Tu parles juste au moment de la reprise du cistre. Anna Lise : Viens plutôt faire une sieste avec moi, cela fait si longtemps que tu n'as pas fait l'arsouille. Brice : Chut ! C'est toi qui souille l'art, tu ne mérites que blâmes et mercuriale. Anna-Lise : Ah ! Il est loin le centaure, qui me demandait de le brimbaler dans son alpha à 200 au compteur sur l'autoroute. Brice : Je ne suis pas sans torts, je suis un âne à mythe bâté, comme tonton d'Oz, et la sinistre mère Curie. Allons vers Nice et voyons ce que Lars houille avec ses plans prés fixes, là où les embruns balaient des bains olé, olé. Et que sue le limaçon quand tu seras couverte Madame Dessant. VARIANTE Hippodrome de Chantilly, deux parieurs sérieux assistent au prix de nombreux obstacles aux courses suivant le marché dominical. Yann vient d'acheter "Mes galops," dernier livre d'Yves Saint-Martin ( Gale éditions.) Yannick : Tu parles d'une tondeuse qu'il faut pour entretenir, tout ça. T'as vu, y'a même des champignons, à gauche, au pied des troncs. Yann : On n'est pas là pour causer croissance du ray-grass ou sublimation de l'amanite tue-mouche chez les chamans de Paris Turf, moi je vois un champ de pognon à moissonner, on va se faire du dollar sur le dos des chevaux à l'instar des cracks jockeys, coco, et dépêches toi la trotteuse est dans la dernière ligne droite, il faut cracher ton papier avant d'en faire un avion. Yannick : Dans la première, je vois bien Cistre, elle a un bon air, elle vient de gagner à Pau, elle a plus d'une corde à son arc. Et puis, Mercuriage, elle est un peu chargée mais bien préparée en accord avec son véto, le docteur Brecht qui la suit pour son asthme Yann : Entre les réunions paloises et Chantilly, il n'y a qu'un point commun comme entre La Casta et la feue Calment, le gazon. Quant à l'autre, mets tes lunettes, c'est Mercuriale, es-tu vraiment sûr d'elle si son vétérinaire arrive à la suivre et si elle tousse. Yannick : Bon, bon, je pensais aussi à Tanker Maltais et à Arsouille, leurs cotes sont cote cote dans cette poule. Yann : Tu n'y connais vraiment rien, le propriétaire du premier n'arrête pas de le brimbaler d'un entraîneur à l'autre et il vient de sombrer lors de sa dernière sortie dans l'Ouest, ce n'est pas avec lui qu'on va se renflouer. Quant à l'autre, après une erreur médicale on a dû le débenzoler totalement, il y moins d'un mois. Yannick : On dirait Jean Yanne quand tu râles. J'avais repéré aussi Centaure des pieds et Désuni le vert. Et toi, tu as fait ton tri, Yann ? Yann : Le second est revenu lessivé de l'Ardèche, et sans avoine n'est plus dangereux. Par poisse, à cause d'un fer d'aumône le premier pue tant des sabots que les autres le rejettent ; il traîne ça comme un boulet et ne va plus au charbon. Alors, écoute ! : Pour dénicher les perles rares et briller comme les petits vernis qui font la queue à la caisse en brouette, ouvrons les littératures potentielles, où l'hippo en écho est le préfixe, le pré fixe, le prêt fixe. Donc misons en masse sur Muse de Metz, Yannick. Yannick : Pourquoi ? Yann : Parce que Metz vaut bien un pari !

YL

Le cabinet d'un psychanalyste. La scène est dépouillée. Un peu décentrés sur la droite, un divan et à sa droite un fauteuil Voltaire, placés en "V", face à la scène. Entre les deux, une grande lampe sur pied, avec un abat-jour cylindrique rouge bordeaux, éclaire le fauteuil d'un lumière tamisée. Une autre lumière tombante en cône un rien bleutée tombe sur le divan, centrée sur l'accoudoir droit, proche du fauteuil, place où viendra se poser la tête du patient. - Le patient, nous l'appellerons Mr. D, par commodité et afin de garder sauf le secret médical. Un professeur d'une cinquantaine d'année, victime d'une étrange pathologie du lexique qui le gène terriblement dans son enseignement et qu'il ne parvient pas à s'expliquer, cela fait deux mois qu'il a décidé d'entamer une analyse. D'un chic vestimentaire un peu passé, il reste élégant. Il est allongé sur le divan, tenant de sa main gauche, ballante sur le rebord, sa paire de lunettes. De sa main droite il répète assez régulièrement pour qu'on le remarque, une séquence gestuelle consistant : d'abord à tirer sur le lobe de son oreille droite, le haut puis le bas, puis à passer son index, suivi de près par le pouce, de droite à gauche sur ses sourcils, avant de passer sa main sur son visage, lentement de haut en bas, pour finir par le lustrage d'une moustache imaginaire. - Le Psychanalyste, (Psy) Plus jeune que son patient, d'un goût vestimentaire plus dans l'air du temps, il bougera très peu, fera ses réponses courtes, sur un ton monocorde mais chaleureux. Il prend des notes dans un grand cahier à couverture de cuir marron, un peu disproportionné. - Psy : Bien Mr D., poursuivons donc, si vous le voulez bien. Vous aviez cherché la tondeuse dans la cabane du jardin et vous vous apprêtiez à tondre votre gazon... - Mr D : (Concentré) Et y' avait l'amanite Doc, une énorme amanite en robe bleue plantée sur l' nombril de ma p'louse. La robe j'la remet bien, c'est celle de ma régulière, que j'y ai offert pour nos 20. Mais pourquoi elle est sur ce gros champignon je vois pas Doc ! Bref, je mets le bordel sur secteur et je commence à faire mon affaire. J'ignore ma blonde vénéneuse. Elle en fait autant d'ailleurs. - Psy : Vous tondez ? - Mr D : J'essaye Doc, j'essaye, j'avance avec le hachoir à persil sur roulettes, mais là, Doc, tout se met à partir en trouille Doc. - Psy : en vrille ? Comment cela, quelque chose ne fonctionne pas ? - Mr D : Ben Doc, c'est peu de l' dire, d'abord c'est ma tête qui se met à brimbaler Doc. - Psy : à brinquebaler ? - Mr D : Ah, non Doc, celle-là faut pas m' la faire Doc, que je brimbale, que je brinquebale ou que je bringuebale, c'est du pareil aux brèmes Doc. - Psy : Soit, poursuivez... - Mr D. : Mais je m'accroche Doc, je sens sue je dois à tout prix détondre cette pelouse. - Psy : Une sorte de sublimation onirique ? - Mr D : Si tu veux Doc, je sublime comme un diable, mais il reste la pelouse qu'il faut détondre pour que ça soit sublime. Alors je pousse le machin Doc, j'avance, malgré ma tête qui titube et l'autre arsouille mycomaniaque qui me regarde de sous son chapeau. - Psy : Ah, votre amanite a des yeux ? - Mr D : Pourquoi, c'est plus grave que si elle en avait pas Doc ? Sur qu'elle en a, mais on peut pas les voir Doc, ils sont planqués. Donc je sais qu'elle m'asticote du regard, elle me passe un vernis du bout des occulateurs j'en suis certain. Mais il faut que je détonde, alors j'y vais... - Psy : Pas "dé" ! - Mr D. : quoi pas D ? - Psy : Et bien vous tondez, vous ne détondez pas, pourquoi ce préfixe ? - Mr D : Peu importe Doc, il faut que je découpe le gazon, alors j'y vais de cœur joie et là, rien à faire, c'est comme si je débenzolais dans un cistre ! - Psy : (Imperturbable) Ca ne découpe pas ? - Mr D. Ben non, enfin si ! Mais l'herbe elle repousse juste derrière, y' a rien à faire. Alors je m'harnache à mon sort et je redécoupe de plus belle sachant bien que l'aut' phalloïde me zieute. - Psy : Mais ça ne marche pas ? - Mr D : Ben non Doc... Comment voulez-vous ? En plus, à ce moment là, y a l'autre type qui se pointe, mi-rosse, mi-cosaque, tout en muscles et en mycologie.. - Psy : Mythologie... - Mr D : C'est ça Doc, vous le voyez aussi hein ? Ben y vient et y me broute mon gazon à moi ! Hé, bien avec ça, tout bien découpé comme à la rotative auto-portée. - Psy : Un centaure..... et il tond votre pelouse ? - Mr D : C'est ça Doc, alors j'y passe une bonne vieille mercuriale au zig d'olympe, ce chippendale hippophile, qu'y retourne se faire tatouer au PMU que j'y dis. Que faut pas qu'y se croit tout permis et que c'est à moi de tondre ma pelouse quand même c'est pas croyable ces choses là. - Psy : et ? - Mr D : Et là Doc, je me réveille, faut pas déconner ! - Psy : Bien, nous en reparlerons la prochaine fois, Mr D ? - Mr D : D'ac Doc, moi je d'mande que ça Doc. Bon, je vais y aller Doc. - Psy : Oui, demain Mr D. - Mr D : Salut Doc ! (Silence, il se dirige lentement vers la gauche de la scène. Il hésite avant de sortir, il sort. Un Temps. Il revient) Ah, Doc, j'oubliais de vous dire, je.....enfin c'est à dire que j'ai..... - Psy : Oui Mr D ? - Mr D : Ben c'est à dire qu'avec ma femme, ces temps-ci, je ..... Doc....je cale en bourre ! - Psy : Oui Mr D, je m'y attendais.... à demain. - Fin -

MH

LA NUIT D’AOUT LA MUSE Poète, prends ton cistre et brimbale moi fort, Les spores de l’amanite peuvent annoncer la mort. L’automne se dévoile, les centaures vont trotter Et le vernis des astres, préfixe de tout orage, Aux matins embrumés, s’en va débenzoler. Poète, prends ton cistre, et baille nous un mirage. LE POÈTE Comme il est doux d’évoluer, J'ai cru qu'une arsouille volait, Poussant une tondeuse dorée, Elle hasardait en fantaisie grande sublimation du riz. Dès lors, cette mercuriale est née des désordres de la taille LA MUSE Poète, prends ton cistre; la pluie sur l’oreiller, Entête le mortel dans de pâles tourments, Les herbes bruissent encore dans leurs jolis vents , Et distraient les fourmis qui rentrent éreintées. Ouï ami tout cela et pense à ton aimée. Cette nuit, aux fossés des rigoles musquées, Le flot des sentiments se laissera bercer. Cette nuit sentira et les champs, les futaies Rivaliseront de cris, d’ardeurs et de bienfaits, A l’instar de la couche de tous les jeunes mariés. LE POÈTE Pourquoi mes sens s’enflamment-ils ? Quelle stupeur, quelle pousse virile Me torpille et me met en transes ? Ai-je entendu un pas, une danse ? Et pourquoi suis-je ainsi damné Alors que l’heure est dépassée ? Créature ou être sacré Viens me happer, me consoler… Las, je suis seul et ce matin Je vis le lit vide, le devint !

CC

45.35.12.02 c'était tout ! pas de préfixe, rien ! Hormis au dos de la petite carte un dessin fort étrange, du même type que ceux obtenus par une sublimation thermique, comme une plaie dans la blancheur du papier , répresentant un centaure, couleur rouge sang et brillant tel un vernis. Comme le garçon revenait vers ma table pour encaisser l'addition, je lui demandais s'il n'avait pas déjà vu dans la ville un sigle de ce type. La réponse ne se fit pas attendre: "Ah mais si, si si je vois. Alors vous voyez l'hôtel mercure, y a le supermarché à coté, et ben vous prenez la rue qui longe l'hôtel et vous allez voir c'est là." "Et savez vous ce dont il s'agit ? Un Hôtel ? Un entrepot ?" "dé ben solé ... euh ben désolé ! non je crois ks'est un magasin, j'en sais pas beaucoup plus" "Merci quand même" Le jour faiblissait peu à peu et bientôt on entendit les premiers accords d'un joueur de cistre installé devant la terrasse, tandis que sa femme passait récolter quelques pièces dans la maigre assistance. Elle portait sur son dos, un jeune enfant assoupi, qu'elle devait brimbaler tout le jour, espérant par la même, améliorer la recette. Je me levais bientôt et quittais le café. Des arsouilles traînaient un peu par tout, en bande, défiant des yeux les passants pressés et indifférents. Je suivais le chemin indiqué par mon guide et je me retrouvais en effet, bientôt, devant une grande devanture blanche, ou mon centaure trônait tel une amanite tue mouches. Je poussais la porte. Il m'attendait une tondeuse à la main. S
Madame Sublimation, une mercuriale joueuse de cistre, téléphona à Monsieur Préfixe, un centaure vernis mais arsouille pour débenzoler sa tondeuse à amanites brimbalante. Moralité : tant va la cruche allo qu'à la fin, elle se case.

SB

session de mars 2001

MOZIN : houlette, nosographie, persil, cailler, louve, menotte, luxmètre, palet, ramper, suspicion, bleu, Kant, tatouer, toxique, casserole, vrombir, concorde, jouir, aube, mobileMOZIN">MOZINhoulette, nosographie, persil, cailler, louve, menotte, luxmètre, palet, ramper, suspicion, bleu, Kant, tatouer, toxique, casserole, vrombir, concorde, jouir, aube, mobile Sabirateur
à l'aube, Concorde Kant entreprit d'écrire une autre page de sa nosographie dans un grand cahier bleu qu'il verrouillait au barreau de sa chaise avec une menotte pourvue d'une longue chaîne. La louve, sa rivale à la Faculté de médecine, lui donnait mobile de suspicion. En passant près de lui l'autre jour à la cafétéria, elle lui avait fait des yeux doux et lui avait susurré tout bas en roulant des hanches qu'il n'était " palet ". Il se méfiait d'une femme qui mettait du persil sur son fromage caillé. Il n'allait pas se mettre sous la houlette de cette femme! Il n'avait pas besoin d'un luxmètre pour voir clair dans son jeu. Elle voulait jouir de sa gloire à venir quand son chef-d'oeuvre médical serait enfin publié. Elle pouvait toujours continuer de lui vrombir autour, il se ferait plutôt tatouer une casserole sur le front et ramperait dans une coulée de boue toxique avant que de partager avec qui que ce soit le fruit de ses efforts. Sag
Sous la houlette du Mozin j'attaque ma nuit blanche à rédiger une nosographie mobile ayant pour seul sujet: la recette des palets de persil frit au lait caillé de brebis. Quelle philosophie que celle-ci ? Faut-il ramper pour s'en suffire ? Les heures tournent et soudain... J'entends le Concorde vrombir comme une vieille casserole toxique. Suspicion !!! Illusion ??? Vole-t-il encore ? Enfin... contemplant mon Kant bleu tatoué sur mon épaule je peux enfin en jouir telle une louve sur le fond rose de l'aube . Mon luxmètre à son comble. Ah , j'ai réussi. Ma petite menote en tremble encore. Je m'en suis sorti encore cette fois-ci. Quelle nuit !

LB

Quant à lui qui se louve tel un boa contre sa bien-aimée glissantsespetites menottes dans les siennes, s'il perd pas les pédales, ilverrajouir, vrombir sa mobilette ou bien cracher la peste, la casseroletoxique ! Bourlingué toute la nuit. Cherché l'or, dans son coeur,sous terre ?? A l'aube tout concorde, car il la retrouve plusieurs centaines demètres (luxe inutile !) à l'ouest du terrain vague ... L'engin esttatoué mais la peinture a caillé - ah tu n'oses o graphie ! Certesilsait ou porter sa suspicion, il s'est fait avoir comme un bleu,alors... alors tu vas ramper, cretin, si tu veux la revoir.

OP

Contrainte supplémentaire : les mozins doivent apparaître dans l ordre alphabétique Le prof se leva à l'aube et vit le ciel bleu. Le lait va cailler dans la casserole, dit-il, au moment précis où un Concorde passait au dessus de son toit Sous sa houlette, ses élèves purent jouir de la lecture de Kant, jusqu'au moment où (hallucination ?) il aperçut une louve, tenant un luxmètre dans sa menotte mobile. Il changea subitement de sujet et dit: passons maintenant à la nosographie du palet aux amandes. Ce gâteau peut être sujet à ce que l on nomme " le syndrome du persil ". La loi impose de ramper vers lui s il y a suspicion de maladie et de le tatouer jusqu à ce qu il ne soit plus toxique. (Le Concorde repassa et il l'entendit vrombir)

EdR

La Louve contre Doc Pervers Partout où il allait, Doc Pervers emmenait sa nosographie dans laquelle il ajoutait les nouvelles pathologies dont il était l abominable artisan. Il en tatouait les détails à même sa peau et l on entendait parfois vrombir ses instruments très tard dans la nuit. Il ne brillait pas par son intelligence d ailleurs il lisait encore Kant et le luxmètre de la Louve indiquait quelques chiffres sous zéro quand elle le braquait sur l ignoble personnage. L imbécile jouait au hockey sur gazon dans un champ de persil qu il avait fait semer par une de ses victimes. Un jour il envoya le palet si loin qu il brisa un hublot de la cuisine du Concorde qui comme on le sait s écrasera, et arriva dans l Sil du cuisinier qui à ce moment-là cessa de chanter comme une casserole et se mit à hurler. D autres hublots éclatèrent à ces sons aigus à vous cailler le sang. La Louve, qui était grimée en steward, s approcha du cuisinier en rampant, car l avion déjà chutait, et préleva le palet de l Sil explosé puis franchit un sas secret, y prit un parachute et sauta dans l aube incandescente. C est ainsi qu elle arriva au Petit Trianon où une sorte de bergère d opérette faisait mine de garder un mouton en bois bleu. Marie-Antoinette c était le nom de la bergère crut un moment perdre la tête à la vue de cette louve curieusement costumée descendue du ciel à l aide d un grand jupon de soie. Mais, son heure n étant pas encore venue, farouche et décidée à en découdre, elle saisit sa houlette enrubannée, la leva comme une massue et se dirigea en courant vers la Louve. Doc Pervers surgit alors, portant une tasse de thé toxique, produit qu il projetait de répandre sur tous les trèfles à quatre feuilles qu il rencontrerait. Cette apparition interloqua si bien la bergère qu elle en oublia la Louve et s évanouit littéralement : entendez par là qu elle disparut. D ailleurs elle n avait rien à faire à notre époque. Certes, elle ne faisait pas grand chose à la sienne non plus, mais bon. Doc Pervers vit disparaître la bergère et dans le même temps aperçu la Louve. Il pensa que la toxicité du breuvage fumant qu il portait tel une relique pouvait être pour quelque chose dans ces troublantes visions. La Louve vit alors à ses pieds une herbe bien peu courante dans un pré : c était le persil du terrain de hockey du Docteur. La suspicion, qui la taraudait depuis longtemps déjà, s insinua plus profondément encore en elle quand elle vit les cages de but. Doc Pervers, effrayé par la vrille cruelle du regard de la Louve, décida, à la façon d un Socrate déchu mâtiné d un égée, de boire sa tasse. Soudain, toute chance le quitta, comme s il avait assassiné tous les trèfles à quatre feuilles qui tapissait son intérieur. La Louve brandit une paire de menottes et, c est d un pas assuré et tranquille qu elle se dirigea vers l Affreux. Elle lui demanda : " Mais, bon sang ! quel est votre mobile ? " Et, pitoyable, Doc Pervers répondit : " Jouir, tout simplement jouir du mal que je fais. Bof ! ".

JMM

Il y a quelques semaines, nous fùmes conviés à nous pencher sur ledouloureux problème de la sténose du pilore. Je me serais volontiersassocié à l'effort commun, mais j'ai eu beau chercher, aucunenosographie récente ne mentionnait de remèdes significatifs à ce mal.Loin de moi l'idée de jeter la suspicion sur ceux proposés par mes trèshonorables et estimés confrères sabirateurs, mais le fait est que jen'ai rien trouvé sur le sujet en dehors d'un court paragraphe extrait du"Traité souverain des remèdes de bonne fame" (anonyme, XVIIIe siècle). Evidemment, la sténose n'y est pas désignée explicitement comme telle ;l'auteur parle plutôt d'"insuffisance du palet", mais la description duprincipal symptôme qu'il en fait concorde avec celle notre pathologie, àsavoir l'impossibilité totale pour les deux sexes de jouir - même ens'aidant d'une paire de menottes, d'un mobile GSM que l'on fait vrombirau moment opportun, ou d'une valeur montante de la Net-économie que l'onse fait tatouer avantageusement, mais ce ne sont-là que des exemples. Je vous livre texto le remède proposé : " Laisser cailler une casserolede lait de louve pendant sept jours. Au premier instant de l'aube quisuit, cueillir à la houlette une entière botte de persil qu'on hacheramenu pour le mêler au caillé. Le fromage ainsi préparé sera pris enplusieurs fois dans la journée, jusqu'au complet épanouissement des sensdu patient. " Inutile de dire à quel point ceci me laisse dubitatif. Vousimaginez-vous en train de ramper dans les steppes de l'Asie Centralepour aller traire subrepticement une louve sans méfiance (et pas qu'uned'ailleurs, car il en faut pour une casserole entière) ? Et commentévaluer ce "premier instant de l'aube" ? à l'horloge parlante (retirercent-vingt minutes pour l'heure d'été), à la nuance de bleu du ciel àl'horizon ou au luxmètre ? En outre, la recette pourrait se révélerlégèrement toxique Cela étant, on n'en sait rien tant qu'on n'a pasessayé, comme dirait Kant qui n'a pourtant pas dù en faire l'expériencesensible. CAe (deux sabirs pour le prix d'un !)

CAe

Jane s impatientait. " Ness, non seulement tu es un mauvais photographe, mais en plus tu es mou ! Tu n auras jamais fini ton reportage ". Elle le regardait, pleine de suspicion. " Tu vas finir par te faire virer !& " Ness protesta. " écoute, je n ai pas l habitude de ramper devant les patrons. J en ai marre d être sous leur houlette et la tienne. " Franchement, c est vrai, il avait tout préparé : les appareils, le trépied, les objectifs, et même le luxmètre. Ils n avaient plus qu à sortir de l hôtel et aller se poster dans l herbe pour faire les photos de ce ciel du Val d Oise (qu il avait toujours tant aimé). Il resterait jusqu à l aube s il le fallait mais il saisirait toutes les nuances, les nuages irisés, le bleu pur de l ozone, les camaÏeux orangés du couchant. Jane s impatienta. " En plus on va se les cailler ! Si toi tu aimes rester des heures sans bouger, moi je préfère être mobile. Maintenant si t es prêt, alors grouille ! Allez, go ! Ness ! " Le dit Ness, coinça son trépied contre un palet qui était resté dans le champ. Jane continuait à maugréer. " Tu es nul, franchement, tu es nul ! " Oh bon ça va, et toi tu te trouves parfaite ? Tu n es qu une hypocondriaque, toujours à te balader avec tes bouquins de nosographie et de médecine. C est ridicule ! Peut-être, mais c est bien grâce à eux que j ai évité d y passer, le jour où tu avais confondu le persil avec de la ciguë ! Un peu plus tu me faisais avaler un délicieux toxique ! Bon, bon, je ne vais pas traîner ça comme une casserole ! " Les heures passèrent et Ness pensa que Jane avait raison, il faisait vraiment frais. Il alluma une clope pour se réchauffer et eut envie de se saouler un peu pour se changer les idées. Il s adressa à Jane mais n eut pas le temps de finir sa phrase : " Jane, passe-moi la Kant& passe moi la Kant tchoum ! la Kanterbrau !&Merci ! Ah ce rhume des foins ! " Il observait Jane quand même. Il ne devrait pas être si dur. C était une super gonzesse après tout. Il s approcha doucement et se mit à la caresser. Les petites menottes de Jane étaient posées dans l herbe. Elle était sur les genoux, lui faisant penser à la louve romaine. Il déshabilla son corps merveilleusement tatoué. Quelle envie de jouir ! Mais il n y arrivait pas. Il était gêné& Peut-être que quelqu un les observait ? C est vrai, c était gênant. Ils n entendirent pas vrombir le Concorde en flamme qui s écrasa dans le champ et ils disparurent dans une immense explosion. Moralité : là où il y a de la gêne, il n y a pas de plaisir.

AG

Tout en appelant son chef depuis son téléphone mobile, l'inspecteur Paul Luxmètre regardait Kant avec suspicion, car celui-ci avait le profil type du voyeur. Dans le village, les mauvaises langues disaient que Kant passait toutes ses nuits dehors, à se les cailler devant la fenêtre de sa voisine, car il aimait la voir jouir dès l'aube, alors qu'elle poussait des hurlements de louve en chaleur pendant qu'elle se faisait vrombir les intimités avec le manche bleu d'une casserole. Le problème, c'est que la voisine avait été trouvé morte chez elle, à côté d'une houlette gravée aux initiales de Justin Bridou. Dans sa menotte, l'assassin avait essayé de tatouer un brin de persil. On voyait que la victime avait tenté de ramper jusqu'au téléphone. D'après un manuel de nosographie, le médecin légiste déclara qu'on avait forcé la victime à inhaler un produit toxique. Sur un mur de la salle à manger, avant de mourir, la victime avait écrit de son doigt: "C'est palet qui m'a tuer" L'inspecteur se frotta les mains de contentement, car le surnom de Kant était justement "Palet", et c'est vrai qu'il était plutôt beau gosse, le bougre. Une fois l'affaire bouclée, Paul Luxmètre se rendit à Garges-Les-Gonesses en Concorde, car il était pressé. PPP bon sang, mais c'est bien sùr!

PPP

Pour éradiquer la fièvre aphteuse, ( due à l'introduction du virus daft punk ) sous la houlette d'un vétérinaire facétieux, mais en blouse pour ôter toute suspicion, faites tremper le chien tenu en laisse par la menotte d'un naÏf, fan de Kant, dans une casserole remplie d'un faux toxique à base de persil cuit dans du lait de louve ( qualité à cailler ) en lui faisant croire qu'il sera immunisé. Lire une nosographie bidon au patient en lui demandant certains exercices, prenant comme mobile, la vérification de l'efficacité du traitement : Le faire ramper tel un palet sur la glace, le faire vrombir comme un concorde à l'aube, et lui faire imiter le cri bleu de la note qui le fit jouir quand il se faisait tatouer. Sur la place de la concorde, à l'aube, dédaignant le cadavre encore vivant qui finissait de cailler, le commissaire Déluvre, avec son éternel brin de persil qu'il coulissait entre ses deux canines factices, et ses fausses moustaches qu'il se fit tatouer, remplaçant l'inspecteur en congé, se mit à ramper dans le caniveau, et trouva un numéro d'Ici Londres tâché de sang, et un palet d'origine tchèque. Il tomba nez à nez sur un dénommé Vassili et une forte suspicion le poussa à lui saisir une menotte, avant de les lui passer. Sous la houlette russe de leur ambassadeur le bureau de Déluvre reçut la visite d'une certaine Véra, dite la louve, qui lui sollicita une certaine discrétion car le décédé n'était autre que Boris D. champion de hockey sur glace, frère de Boris E. champion de hoquets même sans glace. L'agente concluait l'accord qui pour éviter les casseroles l'amena à y passer. Le médecin légiste dérangé en pleine lecture du numéro spécial jouir chez Kant, de nosographie- hebdo, bâcla l'autopsie et parla de toxique, de pouce bleu, et d'un tas d'autres détails. Le mobile resta inconnu, on fit vrombir le destructeur de document, et la lumière sur la vérité dans ce dossier n'usa pas le luxmètre.

YL

La louve menotte le Kant tatoué qui rampe, vrombit et jouit tel un palet à l'aube car le luxmètre mobile de la nosographie, c'est la houlette du persil casserole qui caille le bleu toxique de la concorde et de la suspicion.

SB

session d'octobre 2001

Eh ! L'ami, ferais-tu de tes restes un casse croùte ? Ou préfères-tu les plats des routiers en déroute, surtout bourrés de sel pour t'éviter le goitre. Croisant déchaussés des moines autour du cloître, tu pourras sentir après tes douze ou une huître, le parfum trop épais des vrais pros de l'épître, que les plus vaches inhalent pour dresser leur virgule. Pour conclure, tu digères et tu coinces la bulle. Cantilien !(*) Aide-nous, oublie l'être kantien, ta crème entartant, le gratin que l'on tient. Inspire le bon air pour ne plus te moucher, marche longuement puis pense à te coucher, force-toi au repos même sur un lit pourri, et après tu dégustes, on doit être bien nourri, pour être ainsi préservé de la scrofulaire. Le bonheur du beau Nord si bonnard débonnaire : Flâner le long des canaux gelés de la Lys, niché dans le doux cocon que fait la pelisse. En rentrant affamé, mitonne sur le gaz, une saucisse de Toulouse, aux fayots de La Paz. Ce régime total n'affina pas ton string, minimum vétal, inconnu chez les Ming. Evite les mets venus en semi-remorque, qu'on vante pour vendre, et qui extorque aux comédiens, l'impôt maintenant mondial, qui ne servit même pas à ceux de Bhopal. Il n'est pas besoin d'être intuitu personae, Il suffit d'une bonne bouteille de rosé, durant les longs banquets après le faux-filet, pour voir la vérité dans les entrefilets. De là naissent les ferments, pour bien s'enguirlander, cela ira d'une sacrée nuit des irlandais, aux soirées chaudes de Rio sans chaufferette, sans oublier les bastons à coup de gaufrettes. L'automne ici ramènera le betteravier, danger routier bien plus sournois que le gravier, livrant pour sucrer les fraises à l'Académie. (*) Habitant de Chantilly.

YL

Intuitu personae. Armé de son goître et d'un douteux faux-filet, Pierot le kantien s'en allait casser la croùte Chez son ami La Lys. " Vais m'faire enguirlander", Se lamentait le philosophe du knock-out, Plein qu'il était des verres qu'entre deux virgules Il avait vidés : son gros nez betteravier Au café du Commerce avait fait des émules. "Hélas!" qu'il pensait, " La Lys va bien me moucher !" Mais voilà que, tel un holigan au Mondial, C'est plus un lys, c'est un scrofulaire pourri Qui saute sur Pierrot ! Ca ! Si c'est pas génial ! Completly dans le gaz, la star Academy ! Fallait voir son string, plus besoin de chauferette ! "Va !" soupira Pierrot, "grimpe dans ma remorque, Vieille huître, j't'emmène retrouver ta guinguette !"

ISF

Ecrouelles Quelle horreur, une croùte sèche et rougeâtre en forme de virgule, sur son goitre, laisse échapper liquides visqueux et gaz pourris. Jamais plus il ne se rase. Il a tout essayé: lys et scrofulaire, chaufferette et onguents, rien à faire ! Fidèle à son intuitu personae sur les écrouelles, il enguirlande un faux-filet. "Pas d'amélioration", lui dit son voisin, le betteravier, qui l'envoie chez son cousin. "Prends ma remorque, va à l'académie, le docte kantien, sùr, il te guérit." Il enfile son string, fonce à la fac. Là, le spécialiste mondial le braque, le mouche si fort qu'une huître gigantesque le malheureux est devenu. Abracadabrantesque.

CAe

... quand tiens l'un, (toi) prends l'autre (et toi)aussi, aussi vain tu (y tu), personne a espéré ça detoi, (and you too, you too my love), languir, oui,languir, l'an des morts est arrivé, car (du weisst),remarque où tout se passe, mondial dit-on, (some say),mais c'est faux, filé dans un tissu pour rire, (laugh!), croùte ou or ? silencieux, lisse, bien lisse,comme un sourire, (mais vous allez rire ?), un souriresourd et bête, ravi et fier, impassible comme l'huîtrequ'on immole, un goitre impertinent (press yes or no)l'escroc fut l'ère de la consommation (RIEZ !),gazette courbée, un accord de trop et tout s'écroule(a string is enough), un goitre comme une remorqued'armes, (LAUGH ! virgule RIEZ !), la mouche etl'araignée tissent ensemble à la fin du film, l'hommeprès du lac a démissionné paisiblement, passible,chaufferette sous les ponts, moucher toutes cespensées, c'est trop, (un signe et tout s'écroule)(RIEZ) ,

JS

Un lys pale come un linge sur le lit reposait tandis que, noir, un string, semblait une virgule. Des faux-filet pourris s'etaient enguirlandés dessous la chaufferette mais c'était match nul; Chacun : fleur, fil, filet formaient l'academie, Nature morte grouillante sur le dessus du lit. On eut dit la remorque rouge du bettravier, Un grand rassemblement mondial et kantien. Ne manquaient, circonflexes, que la croute et que l huitre Restés dans quelque goitre, lointain, sans se moucher. Bleue, la lumiere du gaz enveloppait ces riens Scrofulaires, qui sitot l'oeil humain détourné, Intuitu personnae, vivaient, faisaient les pitres.

CB

Inventaire Une fermière un céréalier un betteravier un champ de scrofulaires un lapon nageur une douzaine d'huîtres, un citron, une croùte un faux-filet pourri un monsieur de l'académie un philosophe kantien un baron râleur un ecclésiastique avec un goître une virgule flottante la fleur qu'on appelle le lys un bébé à moucher une première mondiale un maton rageur une chaufferette à gaz un chariot un camion et sa remorque un Christ rédempteur, intuitu personae, une corde à linge, enguirlandée de strings et, quand même... un raton laveur.

PiB

Je me souviens d’Alice, de son corps à l’odeur de Lys. Je me souviens de mes croùtes, qu’elle admirait coùte que coùte. Son esprit kantien me fascinait, Ses strings m’envoùtaient. Sa passion pour le faux filet, les huîtres et les betteraviers. Sa façon m’enguirlander. Les mots qu’elle employait : « intuitu personae », « goitre », vous connaissez ? et les « scrofulaires » qu’est ce que c’est ? Et moi, peintre maudit, je rêvais d’un succès mondial et de l’Académie, Je croyais que notre histoire ne serait que virgules, qu’elle aussi trouvait les points ridicules. Mais ma muse voulait du strass et des paillettes et je n’offrais que ma déprime et une chaufferette. Ma remorque s’est donc enfuie et, lentement, mon cœur a pourri. Que faire pour effacer l’ardoise ? Pleurer, se moucher, écouter du jazz, en laissant doucement s’échapper le gaz

SK

Le Ventre Vide Comme je descendais des douzaines d’huîtres fines Je ne me sentais plus, ni mon goitre, ni mes reins: Des Peaux-Rouges auraient pu moucher ma Joséphine L’ayant même clouée nue sans un string, et sans rien. J'étais insoucieux de tous les faux-filets, Porteur de blés flamands et de croùtes pourries. Quand avec la chaufferette a cessé cette orgie Les Fleuves m'ont laissé même les enguirlander. Dans les clapotements des marées scrofulaires, Moi, l'autre hiver, plus lourd qu’une remorque de plomb, Je courus ! et les lys et tous les gaz d’hier N'ont pas subi virgule, ni même exclamation. La tempête m’a béni intuitu personnae. Plus léger qu'un bouchon j’intègre l’académial Qu'on appelle rouleurs , censeurs ou betteraviers, Dix nuits, sans regretter l’ordre kantien mondial !

CC

Quand je pense que ce pourri S'est permis une remorque Déplacée sur mon goître Quand je pense qu'il a réussi à se faux-filet Et que je n'ai pu l'enguirlander Comme un vulgaire betteravier Quand je pense à sa face d'huître Les mots auraient fusé pour le moucher De quoi plancher à l'Académie ! Quand je pense que sa virgule, Le chien qu'il tenait en lys, S'est permis de lâcher un gaz à regretter les scrofulaires Quand je pense à ce con mondial La gonzesse qui lui sert de chaufferette Intuitu personae Ne peut être qu'une croùte en string Quand je pense à ce que je pense Peu de chances que je devienne kantien

JMM

A gaz, E croùte, I huître, U lys, O goitre: voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes : A, noir string velu à moucher bien des " tantes " Qui bombinent autour des virgules cruelles, Faux-filets ; E, candeurs des vapeurs et des tentes, Lances des kantiens fiers, betteraviers, frissons d'ombelles ; I, intuitu personae, rire des lèvres belles Dans la colère ou les ivresses pénitentes; U, cycles, vibrement mondial des mers virides, Scrofulaires semés de chaufferettes, paix des rides Que l'académie imprime aux grands fronts studieux ; O, suprême Remorque pleine des strideurs étranges, à enguirlander des Mondes et des Anges ; - O l'Oméga, rayon pourri de Ses Yeux ! PPP d'après Arthurin Bo

PPP

Post concupiscent et pré clitoridien (fatrasie à l'usage des godelureaux) Pourquoi amour M'enguirlander de la sorte ? Ce matin L'hirondelle trisse Et mon cœur saigne Me croyez vous myope au point Qu'une croùte obstrue ma sclérotique ? Me méprisez-vous Au point qu'aucune intuitu persona à mon égard Ne tienne à vos yeux ? Simple betteravier Je ne fréquente aucune académie Je suis un peu à la remorque Du coùt mondial de la botte de betterave Et ne peux prétendre me moucher dans une virgule Petit doigt en l'air et tout le patatra qui s'en suit Croyez-vous que je n'aie point vu Votre string élimé Laissant deviner ce faux-filet Un peu rance Aux relents d'huître passé date Cette croùte au rebord pourri Vous déformant la chaufferette Exhalant la scrofulaire à m'en donner le goitre Que ce soit farcin ou encore pituite Qui suppute de la sorte De votre glabre Mont de Vénus Non, mon funeste amour Vous ne méritez pas que je vous cueillisse un lys Ni que je vous chantasse en alexandrins Les tourments juvéniles de mon coeur Mais davantage que je lâchasse un gaz Que je me couvre le chef d'un cuculle Et ne vive désormais en vacataire tel le cénobite Tripotant mon scapulaire oint des saintes crèmes A m'en faire pousser des cals sur la plante des doigts Car comme le dit le proverbe : kantien Vaux mieux que deux tu l'auras ! En attendant j'anhèle dans mon coin En vociférant entre mes dents votre doux prénom Tout en m'enduisant le prépuce de Kawalda Vôtre,

PCM

Le Kantien et le Betteravier Maître Kantien sur une Huître pêchée, Tenait dans son Goitre une Virgule. Maître Betteravier par l'odeur alléché Lui tint à peu près ce préambule: "Et bonjour, Monsieur le Kantien Que votre Lys est rond, que vous me semblez bien. Sans mentir, si votre Scrofulaire Se rapporte à votre Intuitu personae, Vous êtes la Remorque de cette Académie." A ces mots, le philosophe vexé aussi bien que Pourri Entreprend de Moucher ce sinistre abruti. Quittant sa Chaufferette pour mieux l'Enguirlander, Il enfila son String et ne fit que péter. Inquiet de la tournure que prirent les événements, Le légumier crétin au Gaz fut vigilant. Et préférant la fuite au trouble intestinal De l'odoriférant fit un écart Mondial. Quant à moi essayant de c'pétrin m'Faux-filet, De morale à c'te Croùte, je n'en ai point trouvet. Sabirateur
Intuitu personae vous seront épargnés goître si laid rides profondes gaz délétères conflit mondial désatres querelles littéraires télé pourrie médias Bernard Henry Lévy brouhahas culturés kantiens d'académie poésie de combat proustiens au regard d'huitre, posant des faux filets pour draguer mieux les cuistres tout ce qui fait pleurer frémir ou frissoner qu'en la candeur des lys à jamais demeuriez vêtue de lin doré ou de chanvre bleui de tee shirts bariolés et de string assortis vous êtes morte hier et ne saurez vieillir aucune chaufferette ne tiédira vos mains aucun souffle jamais ne gonflera vos seins sans point de supension et même sans virgule sans rire sans parler sans pleurs sans me moucher j'ai tressé ce poème sous un soleil de plomb derrière le corbillard, coincé dans ma voiture pensant à vous si belle tandis que la remorque d'un betteravier versait sur la chaussée ses tonnes d'invendus tubercules sucrés dont le jus suintait craquant la croute molle abreuvant scrofulaires centaurées et bleuets manifestations et colère agricole klaxons cris de routiers pour vous enguirlander ont troublé vos amis jusques à cette porte la dernière s'ouvrant sur votre éternité Cat
Ignatus Reilly, depuis le temps de l'académie, O triste temps des calembredaines et autres giries, De son professeur de philosophie, Kantien à l'envi, Rencontrait moult problèmes avec son anneau pylorique pourri, Hélas, depuis son retour chez lui, Anti-Tantale de génie, Rien ne pouvait combler son gargantuesque appétit, La chair est triste hélas et il a pris toutes les livres, Faux-filet, huître, confit, mais aussi, Scrofulaire, lys, croùte, fille du betteravier, remorque de vivres, Que nenni, rien ne remplissait le tonneau des DanaÏdes de son goître maudit, Seul, parfois un gaz vomi, ignoble aérait son immonde boulimie, Comme une morne virgule, le cocasse et gentil théatre d'Audiberti, La treizième sonne, c'est encor la première, et pour lui, c'était toujours midi, Manger, se goinfrer,s'empiffrer puis se moucher pour oublier que l'on vit, Bergère, O heures perdues, le troupeau des cochons bêle en string dans son lit, Chaufferette sous le ventre, coincée dans ses graisseux plis, Il s'extenuait à enguirlander contemporains, citoyens, amis, Persona grata, non grata, intuiti personae, Deux Ex Machina, et tutti quanti, Tout ce qui allait à l'encontre de ses idées à lui, De la géométrie du moderne mondial et de sa théologie. Sabirateur
Ah! Ma Gudule ! (C'est le titre!) Son prénom était ridicule, Avec ses jambes tout en virgules, Je l'aimais fort, malgré ses croùtes, Et son allure de girl-scoute. Avec au cou ce vilain goitre qui n'en finissait pas de croître. Elle adorait surtout les huîtres, Elle en mangeait parfois des litres, C'était grandiose, c'était Kantien, Cela faisait Rabelaisien. Je la couchais, je la mouchais je la bisais, je la douchais, Et quand elle sentait le pourri, Car elle était trop bien nourrie, Je lui cuisais des scrofulaires. Le jour de son anniversaire, Je lui offrais surtout des Lys, C'était cadeau, c'était gratis ! Quand entre nous y'avait le gaz, Je lui jouais un air de jazz. Elle enfilait alors son string, et moi je mettais mon smoking. Je n'étais pas à la remorque, J'étais goulu comme un vieil orque, Et dans ce championnat mondial, J'étais premier, c'était génial ! Si j'achetais un faut filet, Elle m'engueulait, m'enguirlandait, Avec des mots betteraviers, des mots entiers, des mots grossiers, des mots idiots, d'académie. Je sais qu'elle aime ma chaufferette, Quand vient le soir, quand vient la nuit, Et aussi que je la feuillette, par des caresses et des baisers. C'est "in-tu-i-tu personnae".

AnB

Quand je pense que ce pourri S’est permis une remorque Déplacée sur mon goître Quand je pense qu’il a réussi à se faux-filet Et que je n’ai pu l’enguirlander Comme un vulgaire betteravier Quand je pense à sa face d’huître Les mots auraient fusé pour le moucher De quoi plancher à l’Académie ! Quand je pense que sa virgule, Le chien qu’il tenait en lys, S’est permis de lâcher un gaz à regretter les scrofulaires Quand je pense à ce con mondial La gonzesse qui lui sert de chaufferette Intuitu personae Ne peut être qu’une croùte en string Quand je pense à ce que je pense Peu de chances que je devienne kantien

JMR

session de fevrier 2002

accès, saisie, vide, boucle, écho, taille, résider, nom, active, début, situation, positions, spéciaux, armoire, minimum, fructueuse, souhaiter, existence, libérées, mémoire Sabirateur
4 février 1917 L'accès au fortin est défendu par une escouade de Boches saisie de peur. Al'attaque ! Mes pioupious font le vide à la grenade et joue de labaÏonnette. ça gueule, ca pleure mais pas de grâce pour ces cochons-là. Onboucle l'affaire en trois minutes. Bientôt, l

JMPe

S.O.S. FAX Ceci est un message sérieux. En délicatesse avec l’accès numéris duo, malgré une saisie semblant correcte de la programmation, mon logiciel Winphone ne reçoit qu’irrégulièrement les fax, laissant souvent vide la case des messages reçus. Même si l’essai en boucle loopback du kortex USB NAVY 128 000 relié au boîtier France Télécom est réussi, pas le moindre écho régulier de télécopies arrivées. C’est un handicap de taille créant un retard qui au dire du technicien des lignes ne paraît pas résider dans le réseau. Seul avantage, mon nom a disparu des fichiers chiants, à la prose commerciale active, vantant les détecteurs de radars, les renseignements financiers, sans passer sous silence les çonneries de portable. Au début j’expliquais à mes correspondants réguliers mais déçus, que ma situation était comme l’amour, le revers d’une installation trop ultra moderne, dont je ne maîtrisais pas encore toutes les positions. Je ne cherche pas d’effets spéciaux et n’ayant pas d’armoire de brassage, je ne veux que le minimum. En espérant que ma quête, réduite, sera fructueuse, je voudrai souhaiter à tous une existence et des machines libérées de toute mémoire morte. Dernière minute : sans avoir rien fait, ce matin j’ai trouvé trois fax !!!C’est le premier miracle à attribuer au grand sabirateur SB. ( Soubirous Bernadette ? )

YL

MOZIN FUMEUR Tu ne me lâcheras pas de si tôt ! Espèce de garce, vide de sens qui m'apourri l'existence, sournoisement et avec élégance, en y mettant toutefoisune petite touche de plaisir, une petite mort lente. Au début, je croyaispouvoir te défier, ton nom me faisait rire avec ses diminutifs, tessobriquets. Je te réclamais de temps en temps, pour goùter au paradispromis, sans me douter une minute du maillon que j'étais dans cette chaînefructueuse. Au lieu d'un paradis, c'est dans l'antichambre de l'enfer que tuvoulais me voir résider, attachée par une boucle de fumée et saisie deterreur et de toux. Mais tu vois désormais la situation évolue et je risque de m'en sortir, carplus j'aspire à te consommer plus ta taille diminue, plus la flammes'active, plus tu disparait. Il arrivera un jour où le philtre d'amour neprodiguera plus ses effets spéciaux, mes pensées seront libérées de tonemprise. Pour cela, je chercherai dans ma mémoire l'air pur du temps où jene te connaissait pas, les positions que je prenais sans t'avoir entre lesdoigts. Je jetterai les tentations que tu laisses en petits paquets dans monarmoire, et je m'interdirai l'accès à tes bureaux. Et je lirai et re-liraices mots tant que j'entendrai encore l'écho de tes appels désespérés, pourme convaincre d'en finir. Tu te croyais forte ? Mais pour t'oublier il me suffit de le souhaiter. Etpour t'écraser il me suffit d'un minimum de temps.

LC

Certains soirs aux couleurs de feu*, il me prend un accès de mélancolie, la gorge saisie par l'émotion, ,je me rends dans la chambre vide, fais glisser le kushami** où je garde une de ses mèches enroulée dans son furoshiki*** : la double-boucle fait résonner en écho sa présence et son absence, comme lorsqu'elle disposait avec art les bougies pour que l'ombre des branches de prunier se dédoublent sur le papier du shôji****. Je n'ai plus taillé les buissons***** depuis qu'elle réside sous la terre, et les fleurs qu'elles soignait n'ont plus de nom pour moi, je n'y vois obstinément que son petit kangetsu****** qui s'activait sur les tiges au début de l'automne. Ma situation de veuf ne m'apporte que le privilège de m'asseoir devant le tokonoma******* pendant des heures, dans des positions fort incommodes à cause de mon hakama********. Les formulaires spéciaux ********* que l'administration m'envoie vont rejoindre le bas de l'armoire, là où elle rangeait les paperasses qu'un minimum de courage m'a poussé à trier. Mais la tâche ne fut en rien fructueuse, et je ne souhaite rien de moins, medetai**********, que mon existence voie mes nuits libérées de sa mémoire. sur le kotatsu*********** les tatamis restent froids hiver comme été _______________ * : jeu de mot, la mélancolie s'écrivant comme la saison de la couleur des feuilles en feu. ** kushami : tiroir profond et plat où l'on conserve les calligraphies, dessins, kakemono (peintures) et autres objets précieux. *** furoshiki :carré de tissu qui sert à transporter diverses choses **** shôji : paravent. ***** il s'agit en fait de paulownia, de cryptomères, de cycas revoluta et d'aspiditras.. ****** kangetsu : petit sécateur. ******* tokonoma : petite alcôve où l'on dispose fleurs et oeuvres d'art. Le siège qui lui fait place est la place d'honneur. ******** hakama :pantalon de cérémonie à large plis qu'on enfile par dessus le kimono. ********* : au début du siècle, les veufs avaient le droit d'hériter de droits, charges, titres, appartenant à la famille de leur épouse défunte. ********** medetai : formule de voeux de nouvelle année mais aussi imbécile heureux. *********** kotatsu :chauffage creusé dans le sol sous les tatamis.

DD

Echo lointain en boucle Signal flottant , début hésitant D’un message improbable Images libérées, floues Les contours effacés D’une situation imprécise Quels fils spéciaux relier Quand le nom est incomplet Les balises décalées, les positions faussées Comment localiser L’avant l’après Dans les tracés d’une existence Trouver l’accès, le code qui active Cette mémoire enfouie, comme saisie, Où semblent ne résider qu’empreintes, fragments Telle une étrange armoire Vide, la clé cassée dans la serrure Echo lointain en boucle La taille minimum d’un message insoupçonné comme en sourdine Et que souhaiter ? Une quête fructueuse, Où traquer le moment incertain D’un souvenir furtif ...

JMR

Informatiquement vôtre... " La saisie fructueuse du nom des accès spéciaux aux positions libérées de la mémoire, active le début de l'existence de la boucle de l'écho en situation minimum, et nous fait souhaiter résider dans une armoire, de taille, mais vide... "

JCM

Saisie d'un accès de vide, j'ai décidé de mener une existence libérée de mes mémoires. J'ai donc taillé en boucle l'écho de mes souvenirs. Je les ai rangés dans une armoire active, conçue pour éjecter les souvenirs spéciaux dans le département "fructueuse amnésie", en position définitivement irrécupérable. Mon nom, ma situation: je les ai oubliés...

BW

Le choix. A-t-il une belle situation ? Se montre-t-il attentionné à ton égard ? C'est important ça, la gentillesse... Une odeur chaude de tarte tatin, gonflant doucement derrière la vitre dépolie, me revient en mémoire. Tu bourdonnes, de l'armoire aux confitures à la cage des serins, sur laquelle tu as jeté un coton délavé de soleil afin de ne plus les entendre, un comble. Me souhaiter " un fiancé dans l'année ", combien d'années cet espoir désuet a-t-il franchi tes lèvres ? Au début, le v?u jaillissait gaiement, ne me laissant me semblait-il d'autre choix que d'embrasser ta destinée, une existence de mère et épouse. Puis il s'est tari, doucement, à regret. Ma vie active et solitaire t'a prise au dépourvu. Les femmes d'aujourd'hui sont libérées. Libérées de quoi ? Tu hoches la tête. La boîte à sucre est vide, il faudra demander à Marguerite de penser à passer chez l'épicier. Ton ?il perplexe revient à moi avant de se poser, un instant, sur les premiers couples bécotants qui éclosent timidement parmi les narcisses. Ceux-là sont attentionnés, probablement. Tu as toujours voulu résider en face du parc, pour ne rien perdre de la vie qui s'y égrène. Et ses parents ? Qui sont-ils ? Fais bien attention, ma petite fille... Tes questions saugrenues sourdent du gouffre de mes pensées et gonflent en infinis échos, auxquels se mêlent les pelletées de terre tombant mollement sur ta caisse. La gentillesse... Un doute étrange m'a saisie. Est-il gentil, ce curieux saltimbanque qui illumine mes nuits ? Je ne suis pas sùre de savoir ce dont tu parlais. Je n'ai pas envie de le savoir. Pas le temps. Ma vie amoureuse est réduite au strict minimum. Vagues collègues rencontrés au détour d'une conférence, amants d'un soir qui disparaissent sans laisser de nom, quelques vieux amis avec qui, le temps d'une escapade à Vérone ou Cracovie, je joue à y croire, à quoi déjà ? Il faut que je boucle cet article ce soir. Les positions adoptées dernièrement par le ministre laissent augurer des pires complaisances, pas question d'accepter qu'il ait accès à de tels pouvoirs spéciaux. L'enjeu est de taille. Les pétales succèdent aux mottes. De ta vie ou de la mienne, laquelle aura été la plus fructueuse ? Les canaris... ne pas oublier de demander à Marguerite de s'en occuper.

FB

L’armoire agace. De mémoire d’armoire, la taille minimum ne permettait pas l’accès. Les déménageuses, habituellement libérées, loin de souhaiter que forclos fut leur nom, dans la crainte que leur fructueuse existence paraisse encore plus vide, plutôt que résider du début à la fin en boucle faisant écho tentèrent une saisie plus active, des outils spéciaux mis en situation, d’inédites positions. Et ça le fit (si). M "témoin de" G...(ova)

MG

Le bùcher de l'inquisition. Dure, noire, et froide. Etanche. Vide, à part moi. Telle était la cellule de taille minuscule dans laquelle je me tenais, osantà peine bouger. L'écho des recherches s'éloignait. Deux fois les salopards étaient passés devant l'accès. Peut-être quela troisième passe leur sera fructueuse, ruinant ainsi nos derniers espoirs. Lorsque les navettes d'Inquisition furent signalées par nos instruments de détection, nous sùmes dès le début que nousne pourrions pas leur échapper. La mort dans l'âme, nous avons voté au sujet de nos dernières actions. Je fusdésigné. " Julius, tu es le seul à connaître toute la procédure de récupération de mémoire. Tu sais que nous devons supprimertoute trace. " " Mais vous savez que cette procédure existe. Vous connaissez les positions des caches. Ils ont leurs extracteursmémoriels spéciaux. Même si vous vous suicidez, vous ne serez pas morts depuis longtemps assez " " Ils ne savent rien extraire d'un cerveau vaporisé ". Mâchoires serrées, il me tendit son désintégrateur. Bon sang, pourquoi fallait-il que je sois l'expert système de ce rafiot ? J'avais mis au point l'autodestruction de labanque de données stellaires, de façon à ce que personne n'imagine qu'elle soit récupérable. Nous ne pouvions nouspermettre que ces coordonnées tombent en des mains ennemies. Mais, hélas, dans notre situation, nous ne pouvionsles supprimer sans risquer l'existence même de trois systèmes solaires au complet. L'idée était que je me dissimuledans une des caches de contrebande du vaisseau après avoir simulé la destruction des données, rendant le vaisseauinutilisable pour les inquisiteurs impériaux. Hélas, je ne pouvais absolument pas être découvert, d'où la nécessité de ladestruction absolue du cerveau de mes compagnons. " Non, vous ne mourrez pas. Supposez que j'introduise dans l'interface de saisie une trajectoire en boucle serrée verscette naine brune, puis que je détruise la base. Sans mon aide, la navigation ne pourra pas être active, et dans unedizaine d'heures, nous serons carbonisés. Je connais bien ce vaisseau. Je peux me cacher où vous n'avez pas idée. Ilsne me trouveront pas à temps et devront abandonner. Je pourrai alors restaurer la base, et les planètes pourront êtrelibérées " " Ils nous tueront quand même, et cette mort n'est pas à souhaiter. " " Je connais un peu la façon de penser des Inquisiteurs. Voyant les données d'astrogation détruites et la perte duvaisseau inéluctable, ils prendront un malin plaisir à vous laisser à bord. Vivants. " " Hum. Cela peut marcher. En tout cas, cela nous donne une chance. S'ils essayent de te trouver, nous les ralentirons" - - - " Ils nous ont arrimés, commandant. Ils ouvrent le sas par la commande extérieure. " " Combien de temps avant que nous entrions dans la coronosphère de ce soleil ? " " Un peu moins de quatre heures, commandant. " " Espérons que le plan de Julius marche. Je n'ai pas envie de résider à vie sur une planète minière en compagine deceux que nous aurons trahis. " Dépressurisation. Sifflement de l'air de la navette se mélangeant à celui, vicié, du vaisseau. Trois silhouettes, sansarmes. Le premier porte la main à son casque, l'ouvre, dévoile un visage fendu d'un grand sourire. " Qu'est-ce que vous dites de ça, les gars ? Trois navettes ! Dommage qu'on ait dù détruire tous les équipementsradios avant d'en être maîtres. Une sacrée chance qu'on soit arrivé jusqu'ici, et qu'on ait pu s'arrimer, en tout cas. Noscellules d'énergies sont mortes. " "..." " Nom de... Julius ! " - - - Dure, noire et froide. Irrespirable. Ils cherchent toujours. Tenir encore une heure minimum derrière cette armoire. Vertiges, ne pas m'évanouir, ne pas ...

NM

Le coup du siècle. L'existence n'est pas souvent drôle et pourtant, il est de ces situationsspéciales qui vous restent à jamais gravées dans la mémoire tellement ellessont cocasses. Je me souviendrai toujours de ma nuit avec elle. Elles'appelait Fabienne ou plutôt Laurence, de toutes façons son nom n'avait pasgrande importance. Ce jour là, tout s'était bien passé. La soirée avait été fort arrosée et jerentrais, pas peu fier, au bras de la plus jolie fille de la terre. Jel'avais saisie par la taille à la sortie du resto. Elle s'était laisséefaire. Et maintenant, l'écho de nos pas dans la rue vide rebondissait surles façades assombries par la nuit. Ses jolies boucles auburn mechatouillaient le nez et il flottait dans l'air comme un parfum de jasmin.La lune était douce et ronde. Au début, elle m'avait donné l'impression d'être une de ces jeunes femmeslibérées qui croquent les hommes à la pelle, juste pour le plaisir del'instant. Mais j'étais tombé dans son décolleté dés l'entrée et n'en étaissorti qu'après le café, juste pour l'addition. Addition qu'elle n'avait pasprétendu me laisser. Gloire à la femme active et à ses cartes de crédit.Bref, je lui pardonnais toutes ses aventures passées et à venir. J'étaisconquis. Arrivés chez elle, un petit studio au rez-de-chaussée d'un immeuble cossu,nous nous sommes aimés, fort, brutalement, comme s'il y avait urgence. Et maintenant, il y avait urgence! Je n'avais pas rêvé. On venait de frapper à la porte en l'appelant. Branlebas de combat! Le mari, le fiancé, le dernier amant en date débarquait, etil n'avait pas l'air content. A bien y réfléchir ma position n'avait rien d'enviable. Le bonhomme derrièrela porte s'énervait, il cognait de plus en plus fort. Je sentais venir lemoment (que je ne souhaitais pas vraiment) où il allait enfoncer la porte etvenger son honneur en me défenestrant . Et moi, j'étais étendu à poil àtrois mètres du caleçon le plus proche. Elle me plaqua un doigt sur labouche (je préférais ses lèvres) en me chuchotant:"tais-toi, ne dis rien, onfait les morts". Elle en avait de bonnes, le seul accès au studio étaitgardé par un fou furieux et il fallait que je me taise. Mon salut résidait soit dans l'armoire, soit dans la fuite. Oubliées lesgalipettes. Il fallait que je rassemble mes fringues en un minimum de tempset que je me faufile par la fenêtre, après tout on était qu'aurez-de-chaussée et l'armoire était impraticable. Le risque n'était pas siterrible. Je devais y arriver. Et j'y arrivai. Cinq minutes plus tard j'étais dehors, ma moisson avait étéfructueuse, il ne me manquait qu'une chaussette. Je ne la regretterais pas.Je me suis rhabillé sous la pluie. J'étais dans la cour, trempé, une odeurde jasmin flottait dans l'air. Je sortis sans encombre. Je ne l'ai jamais revue. C'est peut-être mieux ainsi.

EVS

Ce jour, dans un accès d’optimisme, je me suis surpris à souhaiter faire la connaissance de femmes libérées qui accepteraient gratuitement de faire l’amour avec moi dans toutes les positions imaginables, et qui me chuchoteraient à l’oreille, le nom des gadgets érotiques les plus spéciaux. Il faut dire que mon existence est vide, et que ma situation financière peu fructueuse me conduit inéluctablement à la saisie de mes maigres biens. Comble de l’infortune, ma femme qui a la taille d’une armoire sans en avoir les avantages, m’a quitté pour aller résider chez un déménageur manchot, mais qui a paraît-il, le bras long. Au début, je fus soulagé par son départ, car elle parlait trop, et je n’avais qu’une envie, c’est qu’elle la boucle. Certains soirs, l’écho de sa voix résonne dans ma mémoire, et je l’entends encore, au moment de ses chaleurs, réclamer que je m’active un minimum pour la faire jouir. PPP l’appel du Mozin !

PPP

Des mots - z'1, en voici 2 : J'ai eu accès à une saisie vide, en boucle. L'écho de la taille dans laquelle résidait le nom d'active, au début, me paraissait une bonne situation. Les positions, concepts trés spéciaux, de l'armoire (au minimum fructueuse...) m'ont fait souhaiter une existence où les énergies seraient libérées, ainsi que la mémoire. ------------------------------------------------------------------ Accès à l'existence Saisie de la mémoire Echo vide de sens Situation d'armoire. Active dès le début, Prendre des positions Libérées par ton nom En boucle, droit au but. Besoins très spéciaux En palais, résider Taille minimum il faut Vie fructueuse, souhaiter !

SH

La mémoire du marquis de M*** était pleine de souvenirs. On y trouvait réunis les événements d’une existence heureuse marquée au sceau de l’amour et des plaisirs de la chair. Son goùt immodéré pour les femmes libérées, c’est-à-dire celles qui ne craignent pas les jeux de l’amour, avait, à plusieurs reprises, entraîné le marquis dans une situation fort délicate, d’où seule la protection indéfectible d’un roi qui partageait son goùt des plaisirs et auprès duquel il eut aussi bien au début qu’à la fin de sa vie un accès privilégié, l’avait pu tiré. Cette amitié fructueuse, qu’il tenait de son père, lui offrait d’autres avantages. Ainsi il ne lui suffisait pas que ses petits écarts libidineux soient permis par sa majesté, il souhaitait encore qu’ils puissent s’épanouir dans l’écrin le plus élégant et le mieux garni ; c’était là, estimait-il, un minimum eu égard à son rang. Enfin, il obtînt du roi de résider à Versailles. N’ayant pour nom, ni Condé, ni celui d’aucun prince du sang, il dùt se contenter de ces mansardes, guère plus grandes qu’une armoire, logis ordinaire de la foule des pensionnés. Mais qu’importait au marquis la taille de sa chambrée tant que celle des femmes qu’il y amenait était agréable. Pour animer cette pièce presque vide où il n’avait entreposé qu’un lit dans lequel il ne comptait pas dormir, le marquis choisit une jeune normande, fille du capitaine de garnison qui tenait les positions françaises à la frontière des Flandres. Au cours d’une de ses nombreuses promenades dans le parc, le marquis avait aperçu cette courtisane dont la chevelure ondoyait au rythme de l’escarpolette. Il n’était pas le seul à s’être épris de cette grâce que la Cour, unanime à reconnaître la candide beauté, avait nommé " Boucle blonde ". Fort de sa réputation et de ses panaches, le marquis croyait d’un simple regard l’avoir saisie et, l’ayant entraîné jusqu’au seuil de sa mansarde, il s’apprêtait à lui faire découvrir des jeux plus spéciaux. - Savez-vous Mademoiselle que l’amour est chose bien belle et qu’une femme de votre âge pour honorer ce sentiment ne doit pas hésiter à se montrer active. - Active, Monsieur, je le serai si vous marquez un pas de plus dans ma direction ! Vous êtes un vieillard et un fat ! Ne m’approchez pas ou je crie ! Et l’écho qui emplira l’étage ne résonnera pas des plaisirs que vous avez voulu prendre à mon corps défendant ! Il témoignera de la détresse d’une femme qui trouvera, par ce moyen, quelque appui pour s’extraire de ce guet-apens et ruiner votre réputation !

DBo

Au début je ne connaissais pas son nom, juste son prénom : Eva. Des cent unepositions connues, nous ne pratiquions que celle du missionnaire. Le fameuxcrabe hollandais est venu bien plus tard. Notre existence se déroulait sansgrande surprise. Un vide s’installait. Sur le plan professionnel, quoiquefructueuse, ma situation périclitait peu à peu. Eva faisait partie de cesfemmes libérées, très active syndicalement. Elle portait une boucle d’oreilledans le nombril et lorsque je posais mes mains sur sa taille, sa peau secouvrait de chair de poule. De mémoire, je n’ai jamais connu femme aussi avidede caresses que Eva. Elle me donnait accès à son plaisir avec un minimum deretenue. Que souhaiter de plus, je vous le demande ? Son désir devenait l’échodu mien propre. à la fin, toujours aussi ignorant de son nom, j’avais tout demême ménagé une place pour sa brosse à dents, dans l’armoire à pharmacie. Nousregardions ensemble les spéciaux dans les circulaires de fin de semaine.L’amour, le véritable, le vrai, peut-il, en fait, résider dans de petitsdétails de la sorte ? Elle m’avait saisie le génitoire lors d’une brève pannede courant dans le métro, en octobre 61. Plusieurs interminables secondes, surla ligne Berri-Angrignon. Nos deux destins se sont alors cellés. La mort n’apas d’odeur et pue du bec.

PCM

Faune & Tique "Ah, qu' ces temps anciens reviennent ! époque de ces innocents jeux de l'enfance quand, bien longtemps avant d'avoir des buts, on vit de rêves et de rives Te souviens-tu de nos parties de pêche ? Quel calme et quel repos ! Six scions des branches de ta yeuse en guise de cannes, qui attendaient goujons et ablettes tandis que je te récitais, comme en Aix, six stances du Quichotte, où l'Ibère et l'Hidalgo à l'aspect si hautain parcouraient une étrange contrée où l'on admit ni mômes ni duègne. T'en souviens-tu ? Non ! Tu ne t'en souviens pas ! Allons, remets moi, reprends toi ! Debout, qu'le temps enfui ne t'effraie pas ! Ou bien le regrettes-tu ? Sois pas ringard ! Moi, regretter ! Pas plus demain qu'hier. Et cochon qui s'en dédit ! Si tu as ( si on a ), de ces temps charmants perdu le souvenir, à quoi bon alors s'entêter, à quoi bon encore espérer, hérésie des optimistes invétérés ! Prend soin de ton sou et tais toi. Dont acte ! " Yves Horiain ( extrait de "Mémoires de Fruque, tueuse à gages" )

JLPa

D’abord active au début de la scène, la jeune fille est désormais comme évanouie, solidement arrimée à l’armoire par une large corde au niveau de la taille. Même si l’accès à la pièce semble pratiquement impossible à toute personne d’âge adulte, une tentative pourrait s’avérer fructueuse si le narrateur consentait à certaines positions, il est vrai particulièrement périlleuses. Mais soudain l’esprit de la jeune fille qui semblait comme vide, revient à la vie et c’est comme si lui revenait brusquement en mémoire le caractère hautement précaire de sa situation. Elle regarde autour d’elle, s’arrête un instant sur la boucle suspendue au plafond et les chaînes qui y sont attachées, puis son esprit est appelé par les plaintes à la fois lascives et horrifiées qui lui parviennent en écho depuis le labyrinthe des couloirs. Le narrateur en vient à souhaiter lui aussi un réveil qui fasse cesser les effets spéciaux de son univers onirique. Mais rien n’y fait et il continue de résider dans cette pièce. Mais contre toute attente, alors qu’une voix métallique l’appelle par son propre nom, le narrateur assiste impuissant au spectacle offert par la jeune fille soumise aux derniers outrages, dans différentes positions, que lui font subir ses geôliers, au nombre minimum de sept. Saisie par les hanches, alors que ses chevilles ont été libérées de tout lien, la jeune fille paraît défaillir, mais Alain Gore-Brillet « le triangle de minuit »

PhS

L’accès problématique au difficile statut de gradée, pour une faible femme comme Aurore (vous imaginez, un colonel répondant au nom délicat d’ « Aurore » ?) ne l’a pas effleurée, le jour où elle est allée voir un navet sur l’entraînement des marines made in USA. Le soir même, elle faisait cinquante pompes sur le carrelage de son studio, bercée par l’écho des ordres stimulants gueulés en boucle, souvenir récurrent de ce film mémorable. Dès le début, le changement s’est avéré spectaculaire ! Sa petite taille était certes incontournable, mais au fil des jours elle se plia à un minimum d’entraînement : parcours de santé, jogging, régime gonflette, musculation Son look de shampouineuse active fit place à celui d’armoire à glace colossale, car elle souhaitait par-dessus tout échanger le vide notoire de sa petite existence contre les aventures (ô combien passionnantes) de ces femmes libérées au crâne rasé comme Demi Moore, photographiées dans les positions provocantes et autoritaires que nécessitaient leur situation privilégiée. Une fois atteint ses premiers objectifs musculaires, elle se lança dans la recherche fructueuse d’adresses sur les pages jaunes pour contacter les armées de l’air, de terre et de mer, espérant résider bientôt dans un coquet baraquement où elle pourrait s’endormir en paix, humant avec délice moulte odeurs de pieds. Un lundi matin, elle reçut non sans émotion ses matricule et uniforme, répondant à merveille au poste envié (vu sa taille trapue et carrée) de trente-sixième fantassin affecté au tank numéro seize-mille huit cent quarante trois. Sa mission lui commandait de rester à poste d’alerte à l’intérieur d’un compartiment aménagé dans le double fond de son tank, afin d’armer si besoin était le huitième obus (exclusivement celui-ci) à l’aide de crochets spéciaux prévus à cet effet. Pendant deux mois, son horizon se limita donc à un trou percé dans la ferraille pour localiser sa supérieure hiérarchique assise en cabine, et douze centimètres carrés d’angle de vue sur le sol défilant (quelquefois) sous l’impressionnant engin de mort dans lequel elle devait faire ses classes. Au bout d’un an, entre les anabolisants dont elle abusait et la légère claustrophobie dont elle noyait les effets secondaires en cognant régulièrement son crâne sur les parois de son lieu de travail, Aurore avait totalement et irrémédiablement perdu la mémoire. On la désincarcéra à l’ouvre-boîte et l’abandonna dans un dépôt de déchets nucléaires. Ca lui apprendra !

DS

Contrainte supplémentaire: les mozins apparaissent dans l'ordrealphabétique. DELIRE Curieux personnage : Quand il a un accès de fièvre, il faut absolument qu'ils'active. Cette fois, il frappe sauvagement une armoire avec la boucle de saceinture. Bizarrement, au début, cette occupation lui renvoie l'écho d'une existencepourtant fructueuse. Les vannes libérées de sa mémoire le calment un minimum. Il retrouve un nom, des positions, des lieux où il a voulu résider. Une fois saisie la situation, il ne peut plus que souhaiter des traitementsspéciaux, et de taille ! Après, c'est le grand vide...

EdR

Au début, la situation est simple à énoncer : Ferdine (ce n’est pas son vrai nom), était nue (mis à part la taille, saisie par une ceinture de cuir) et se regardait dans la glace de l’armoire, prenant des positions lascives pendant que Léa, sa presque double, son écho plutôt (car leurs voix étaient quasiment les mêmes), vêtue au minimum elle aussi, et également belle m’invitait à venir les rejoindre. Deux femmes libérées venaient d’entrer dans mon existence jusque là fort peu fructueuse en matière de sexe. Pris d’un accès de désir, je chope la boucle de ceinture de Ferdine, la rapproche de moi, l’enlace, fais des gestes assez spéciaux avec mes mains, avec mes doigts, avec ma langue et avec bien d’autres choses encore, sur la peau de Ferdine qui ne souhaite rien d’autre. Léa, déjà jalouse, s’active derrière moi en me prenant la taille Mais, et c’est là que réside mon problème, à ce point du récit, je ne me souviens de rien : ma mémoire est comme vide.

PF

session de decembre 2002

Ah! Idole vous attirer près de la fontaine, Courber bas mon échine devant vous ô ma reine ! Une feuille d’or est tombée au pied de votre ânesse. Ah! Vos divins appas à ensevelir l’âme Comme j’ai soif de vous, du galbe de vos seins. Je sors de mon huis, et d’un coup de traîneau Je vous enlève. Cachée sous un manteau de laine, On cherchera en vain trace de votre blason. Le roi viendra broder d’incroyables intrigues, Alors que le mobile est simple comme l'amour. Au son d’un ricercare nous serons déjà loin Laissant le roi chagrin, retiré en sa tour, Dont le doigt fatigué, dans l’encyclopédie, Cherchera un poison plus violent que l'absence! N'importe quel venin qui lui ôterait la Vie. PPP c’est mon dernier mot, Zin-Pierre

PPP

La très sage HéloÏse, courbée sur son ouvrage à la laine brodait une tunique sage Le soleil en tombant dessinait sur ses seins De mobiles parures, des oiseaux, des essaims Telle une idole grecque emprès de la fontaine Attirant les regards comme l'eut fait une reine Sous les feuilles et les fleurs bientôt ensevelie, à ses pieds on devine une encyclopédie Ne pouvant résister à ces dignes appas Bientôt par devers l'huis on devine des pas C'est la soif qui l'appelle, du désir le venin Coule encore dans ses veines; son blason est le sien La lune dans le ciel glisse sur un traîneau Tiré par une ânesse aussi noire qu'un corbeau Et voilà HéloÏse dans les bras d'Abélard; Dans la nuit on entend planer un ricercar

GYL

En raison de la hausse du mercure, cette saison voit fondre le marché du traîneau comme celui de la luge, déjà en forte baisse. Les glaciers se réduisant comme peau de chagrin, les carottages des calottes polaires, tout confirme ce que l’encyclopédie future appellera le grand réchauffement, phénomène prophétisé dans le livret d’un obscur ricercar du XVIIIéme siècle, nommé le sacre de l’été. Dans ce texte tout commence par la disparition du blason de la maison du marquis d’Algérie, puis la découverte d’une nouvelle ânesse desséchée, gravée sur l’huis de la porte du château d’Oran, et en dessous mais pour la voir, il faut se courber, la représentation des appas d’une chèvre dont les pis fanés en forme de galette refusent d’alimenter une fontaine en pierre sèche. Après l’auteur va broder durant deux chapitres sur la vie de la cour pour plaire à sa reine, mécène la plus généreuse de l’époque. Le récit d’Yves Vernal, auteur présumé, se poursuit par un horrible et odieux meurtre collectif, dont le mobile semble être le profit immédiat, amenant la moitié de l’humanité à ensevelir l’autre, morte noyée dans les zones des pays d’en bas. Comment-on en était arrivé là ? Pour honorer l’idole des biens, ceux d’en haut n’hésitèrent pas à flatter le venin du soleil, dont les dards dopés par les gaz n’avaient pas tardé pas à attirer les seins des pâles au bord des océans qui se gonflèrent et bientôt les engloutirent. Dans les forêts, les arbres virent leurs feuilles refuser de sortir des bourgeons, la soif se répandit sur la terre et la laine devint inutile dans cet enfer terrestre.

YL

En raison de la hausse du mercure, y compris dans les poissons, cette saison voit fondre le marché du traîneau comme celui de la luge, déjà en forte baisse. Les glaciers se réduisant comme peau de chagrin, les carottages des calottes polaires, tout confirme ce que l’encyclopédie future appellera le grand réchauffement, phénomène prophétisé dans le livret d’un obscur ricercar du XVIIIéme siècle, nommé le sacre de l’été. Dans ce texte tout commence par la disparition du blason du marquis d’Algérie, puis la découverte d’une nouvelle ânesse desséchée, gravée sur l’huis du château d’Oran, et en dessous mais pour la voir, il faut se courber, la représentation des appas d’une chèvre dont les pis fanés en forme de galette refusent d’alimenter une fontaine en pierre sèche. Après l’auteur va broder durant deux chapitres sur la vie de la cour pour plaire à sa reine, mécène la plus généreuse de l’époque. Le récit d’Yves Vernal, auteur présumé, se poursuit par un horrible et odieux meurtre collectif, dont le mobile semble être le profit immédiat, amenant la moitié de l’humanité à ensevelir l’autre, morte noyée dans les zones des pays d’en bas. Mais comment nous avions pu en arriver là ? Pour honorer l’idole des biens, ceux d’en haut n’hésitèrent pas à flatter le venin du soleil, dont les dards dopés par les gaz n’avaient pas tardé pas à attirer les seins des pâles au bord des océans qui se gonflèrent et bientôt les engloutirent. Dans les forêts, les arbres virent leurs feuilles refuser de sortir des bourgeons, la soif se répandit sur la terre et la laine devint inutile dans cet enfer artificiel.

YL

En dernière minute ! Elle avait posé ses seins sur la table, gros et flasques devant l’encyclopédie. Elle cherchait le mot ricercar. Elle n’avait jamais entendu parler de ce truc Ce devait être un genre de voiture familiale comme en ont les Américains, ce genre où ils entassent des tas de sacs en papier bourrés de beurre de cacahuète et autres denrées inconnues ça, c’était son idée mais fallait confirmation. Elle devait inclure ce mot et une dizaine d’autres dans un texte... Une occupation entre deux clients. Elle n’avait pas envie de broder. Elle le faisait lorsqu’elle avait la tête vide. Le blason sur la couverture de laine était raté de toute façon. Il était sensé représenter une ânesse et un serpent crachant son venin Le tout finirait à la poubelle comme d’habitude. Ricercar Pas de ricercar Un mot anglais sùrement Les seins coulaient sur la feuille. Putain, elle ne s’arrangeait pas avec le temps Impossible d’imaginer qu’elle avait été une idole, une reine de la nuit avec mille appas devant-derrière pour attirer le chaland Maintenant, tout se faisait en huis-clos. On venait s’ensevelir dans sa graisse en catimini, de vieux clients qui n’avaient plus vraiment soif à sa fontaine Point de ricercar Mais un traîneau peut-être ? Elle écarta le rideau, la nuit était claire. Elle se demanda s’il viendrait cette année encore, après sa tournée dans le quartier Un gai luron celui-là ! Malgré les années et sa hotte pour le courber, il restait mobile et pas chipoteur ! Et généreux ! Une belle boite de chocolat qu’elle aurait Ils étaient bons, ses chocolats.

CLO

Je n'aurais jamais cru que dans mon traîneau chargé d'immondices qui que ce soit pùt entreprendre de chercher un trésor de sa

RB

Il n'aurait jamais saisi le grand rasoir, sinon peut-être pour cou

RB