Les mozins : dalai-lama, phallus, bouvier, spinoziste, epoisse, fluctuat,
carabistouille, Everest, Patagons, jocrisse, manege, spongieux, orthogonal,
aphorisme, jamaiquain, fondement, paragraphe, exemple, Tristam Shandy,
cantatrice.
Le dalai-lama tout songeur se demandait ce que voulait dire « jocrisse ». « Quelle
carabistouille! », pensa-t-il en lui-même a l’idee de ces Patagons de premiere qui
avaient debarque la veille au soir, a Daramsala, avec la même ardeur que s’il se fut
agi d’escalader l’Everest. Il ne prisait guere ces aventuriers de la spiritualite qui,
nimbes de bonnes intentions et armes d’aphorismes douteux (« N’est pas un
jocrisse qui veut », avait justement lance l’un d’eux en s’inclinant devant lui)
tenaient plus du bouvier pretentieux que du sage spinoziste. Au moins avaient-ils
apporte a titre de present un remarquable fromage francais, de l’Epoisse affine au
marc de Bourgogne, qui empestait toute la salle de meditation mais promettait de
rejouir plus avantageusement son palais que ces sortes de biscuits spongieux que
lui avait apporte Soeur Emmanuelle une semaine auparavant - il aurait encore
prefere quelque hostie rassie. Puis il se rasserena : son mouvement d’humeur etait
sans fondement; il s’etonna tout de même que son humeur fluctuat si rapidement
ces derniers temps mais il laissa cette pensee de cote sans trop de scrupules,
desormais uniquement preoccupe par le manege etrange, digne d’une cantatrice de
type jamaiquain, de la femme habillee de bleu qui venait a sa rencontre. « Par
exemple », s’exclama-t-il en lui-meme, « Qui est donc cette accorte personne? ».
La femme, en s’inclinant devant lui, lui decocha un sourire eclatant. « Je suis une
psychanalyste que le bouddhisme interesse », dit-elle d’une voix bien timbree, « et
je viens chercher ici, dans ce lieu de spiritualite et aupres de Votre Saintete,
l’eclairage que l’Occident est incapable de m’offrir sur la douloureuse question du
phallus ». Et elle ponctuait chacun de ses mots d’un bizarre rictus du visage, celui-
la meme qui lui evoquait quelque gueularde des Tropiques - mais il comprit alors
que cette mimique exprimait toute la souffrance d’une jeune psychanalyste a qui la
comprehension des mysteres du phallus se derobe. Il sourit en lui-meme, se rappela
un paragraphe de Tristam Shandy ou il est ecrit que tout est necessaire et, sans plus
de vergogne, plongea son regard dans le decollete de la donzelle, ou ce qu’il
entrevit n’avait rien d’orthogonal... M.B.
Special feignant
fluctuat nec ... quoi deja ?
nec ... phallus ?
nec ... bouvier ?
nec ... spinoziste ?
nec ... carabistouille ?
nec ... Everest ?
nec ... Patagons ?
nec ... jocrisse ?
nec ... manege ?
nec ... spongieux ?
nec ... orthogonal ?
nec ... aphorisme ?
nec ... jamaiquain ?
nec ... fondement ?
nec ... paragraphe ?
nec ... exemple ?
nec ... Tristam Shandy ?
nec ... cantatrice ?
Non ,c'est pas ca ...
La memoire du dalai-lama comme un epoisse ... J.C.V.
C'est quand Tristam Shandy (dit le Triste) a couiné: "le fondement sent l'époisse",
que j'ai senti son éternel paragraphe sur la vertu spinoziste par l'exemple virer à
l'aphorisme spongieux version Dalaï-Lama de fin de soirée; et paf, mon fluctuat
légendaire qui se prend un coup de mergitur. Déveine. J'avais le phallus modèle
Everest, à loucher comme un jocrisse sur la môme Bouvier, une cantatrice
jamaïquaine qui te met en trois mouvements le patagon à l'orthogonale. Deux tours
de manège plus tard, j'expéditionnais, comme Scott et Admunsen leur igloo, sa
carabistouille chauffée au fioul domestique.
San A. - Béru chez les bourgeois J.B.
Le Dalai-Lama au phallus de bronze dressé (le bronze, pas le phallus), offrait aux
fidèles d'occasion - quelques bouviers spongieux de trop racler la vase -
d'orthogonales prières et exemples de foi, longs aphorismes gluants d'érudition
canabilique, pour ne pas dire jamaïcaine. Car le chanvre en suppo, direct dans le
fondement, mis avant tout ce manège, et maintenant ,liquéfié en époisse, le montait
aux Everest. Or donc, le saint homme, chauve tel la cantatrice, plus Mergitur que
Fluctuat, essayait de s'en tenir a un discours, avec paragraphes et tout, mais
empilait carabistouilles postillonnées ; pour tout dire il se faisait l'effet d'un Tristan
Shandy face à une tribu de patagons spinozistes. Heureusement, un moinillon, un
jocrisse à cet usage vint l'interrompre : le Pape, en copain, venait d'arriver ... J.C.V
-- Le bouvier spinoziste est sans doute une espèce rare, et pourtant, il existe !
Ainsi venait de parler le vieux dalai-lama, fort en aphorismes de tout crin, la plupart
sans fondement (la veille, il avait employé l'exemple de cette vague carabistouille à
relent d'époisse qui n'avait guère impressionné son interlocuteur, un jamaïcain que
la lecture de Tristram Shandy aurait dû pourtant mettre sur ses gardes !).
-- Ainsi vous prétendez, fluctuat nonobstant, que ce jocrisse rencontré tout à
l'heure, venu d'on ne sait où (en tout cas ni de l'Everest ni des Patagons), et qui se
livrait dard-dard à un manège effréné avec son phallus, plutôt spongieux, vous en
conviendrez...
-- Certes, je ne dis pas le contraire, interrompit l'orthogonal paysan, tout de go.
-- Mais laissez-moi terminer mon paragraphe ! Reprit de plus belle l'orateur. Donc,
disiez-vous, il faisait tout ça pour s'attirer les charmes d'une cantatrice ??
-- Ne vous ai-je point d'abord indiqué son obédience philosophique ? M.L.
mozin
Ecriture de petits textes avec des mots imposés (les mozins).
session 1
session 2
Les mozins : caravelle, encens, labyrinthe, miroir, caravane, saucisson, apothicaire,
réfectoire, porcherie, urgence, pendule, goret, évaporé, déglutir, éléphantiasis,
spatule, cafouillage, chorégraphie, élyothrope, mésange, javel, chouette, mari, tapis,
oesophage
Eléphantiasis
Le cirque avait planté sur les quais de Javel
Ses caravanes d'or, modernes caravelles,
Dont les odeurs d'encens, glissant vers l'oesophage,
Nous faisaient déglutir après maints cafouillages.
La pendule toquait dans le grand réfectoire,
L'abbé nettoyait son lorgnon d'apothicaire,
Les mouches et deux mésanges frôlaient le miroir,
Le bois de nos spatules heurtait les plats de terre,
Quand soudain ce silence fut évaporé :
Un meuglement de chouette, un râle de goret,
Comme un vérat qu'on saigne dans sa porcherie,
Retentit. Et ce cri : "hélas, ô mon mari !"
On sut l'après-midi que la femme girafe
Découvrit, tout souffrant et mal saucissonné
Sur un tapis persan, son mari chorégraphe,
Itou homme éléphant au cirque sus-nommé,
Comme le Minotaure dans son labyrinthe
Ou comme Elie, autre optimiste, hurlant sa plainte.
Il avait en urgence animé un ballet
Et tombant, sur sa trompe s'était empalé.
Le cirque a déserté les vieux quais de Javel
Plus une caravane, adieu les caravelles,
Mais l'éléphant blessé jusqu'en plein oesophage,
Toujours nous fera rire avec maints cafouillages.
C'etait une representation de routine pour une caravane croisant l'Afghanistan,
trafiquant les fruits d'une porcherie clandestine installee a la frontiere du
Turkmenistan : goret farcis aux mesanges, saucisson aux epices du Khan,
cochonaille aux fumets etranges et tout le reste a l'avenant.
Ils avaient leurs entrees dans tous les refectoires et masquaient leur crime arrosant
copieusement leur camelote blasphematoire d'une eau d'javel de contreban.
Apres les danses de la choregraphie classique et avant celle dite du ventre, le fakir,
mari de la danseuse unique, leur fit son numero de chantre, avalant spatules et
brisures de miroirs, baton en feu, agar-agar, tout un bric-a-brac de bazar epatant le
be douin solitaire pour un soir.
Un cafouillage quand il happa le balancier d'une pendule comtoise, rare en ces
contrees, le conduisit d'urgence, digne fils de Mahomet, au Mollah local, fruit des
meilleures Madrasses.
"Elephantiasis de l'oesophage" fit l'tabib, et pour la premiere fois de sa vie de sahib,
le fakir, pourtant dur du cuir, eut bien du mal a deglutir.
Campe sur son tapis, il recapitulait machinalement les bonnes recettes glanees dans
"Les Meilleurs Remedes d'un Apothicaire Persan", un venerable maroquin rafistole
rachete au cuistot d'une caravelle de passage alors qu'il etait a Karachi, en voyage :
elyothrope evapore, poudre de stibine, decoction d'encens et de calamine, crachat
de chouette, graine d'erable... un touffu labyrinthe d'ingredients introuvables qui
dans les plus intenses moments de desespoir ne vous laissait qu'une bien mince
lueur d'espoir. P.B.
L'apothicaire d'un air grave soignait le capitaine, geignant comme un goret, soignait
donc son éléphantiasis en lui tapotant les Kouilles enflées à la spatule. "Tant que ce
n'est pas le saucisson ...", ajoutait-il d'un ton goguenard. Mais le maitre du navire se
lamentait, oesophage secoué, verbe dégluti, face au miroir : "Quel cafouillage que
cette nuit labyrinthe où je tringlai hagard le mari ou je ne sais quoi encore ! J'aurais
mieux fait de me la tremper dans de la javel !"
Remontons sur le pont : Se transbordaient de caravane à caravelle, l'encens, tapis
d'orient, elyotropes à la vertu de triques d'or chouettes devineresses et pendules
astrolabes.Le tout dans l'urgence, labeur de messanges affairées, salives évaporées
dans la chorégraphie de sous zénith. Bruissement de porcherie. Hommes hagards,
ne tenant plus que dans l'attente du réfectoire et des liquides afférents. J.C.V.
C'est a la conjonction d'un miroir et d'une mesange que Georges-Louis dut la
decouverte de la choregraphie. Sortant un soir d'un refectoire crasseux, plus proche
de la porcherie que du restaurant gastronomique, ou` il avait peniblement
machonne un saucisson graisseux qui laissait une penible impression dans son
oesophage, il se dirigea vers sa chambre sans enthousiasme... La perspective d'y
retrouver son cothurne atteint d'elephantiasis, shoote a la javel (fournie par un
apothicaire vereux a la face de goret), et pour tout dire aussi cretin qu'une spatule,
le faisait deglutir d'angoisse... La pendule sonna dix coups. Bah, apres tout il n'y
avait pas urgence... Il prefera errer dans les rues de la ville, labyrinthe obscur et
brumeux. Il revait de voyages... Ah, partir... Sur un petit voilier, a defaut de
caravelle, aller cueillir des elyothropes exotiques... Ou bien parcourir la route de
l'encens qu'empruntaient jadis les caravanes de chameaux, vers l'Arabie Heureuse...
Perdu dans ses reves d'evasion, il apercut alors une affiche ou` une donzelle
vaguement anorexique levait la jambe d'un air evapore. Elle avait un petit air de
mesange effrontee qui lui donna envie de s'interesser de plus pres a cet art
inconnu... Il remarqua alors, non loin de la, une salle eclairee d'ou s'echappaient des
bribes de Tchaikovsky plus ou moins sirupeux, tandis que des creatures etherees
s'agitaient devant un miroir... Et c'est ainsi, apres un certain nombre de cafouillages
que nous detaillerons dans nos prochains episodes, que Charles-Louis se retrouva
en collant, sur un tapis elime, les mollets perclus de courbatures, jetant des regards
enamoures sur ladite donzelle (helas pourvue d'un mari!), mais pensant neanmoins:
"Ca c'est chouette!" E.S.
Après quelque cafouillage chez ce goret d'apothicaire, ils m'ont laissée partir. Faut
dire qu'il y avait urgence : mon mari était atteint d'éléphantiasis, jusque dans
l'oesophage. Pauvre chouette ! Il déglutissait à chaque fois son saucisson sur le
tapis. Un rapide coup d'oeil à la pendule, un petit coup de rouge sur les joues
devant mon miroir, je saute dans mon élyothrope et me plonge dans le labyrinthe de
la circulation parisienne. Il me reste un peu d'encens, heureusement, car même la
bagnole sent la porcherie ! Quand je pense, j'ai dû nettoyer hier sa place au
réfectoire de la chorégraphie à la spatule ! Vite, sa caravelle part dans une heure,
Ah si j'étais une mésange, on y serait ! Tiens, ce traînard devant moi s'est évaporé,
quelle idée, promener sa caravane en pleine heure de pointe. Merde, on n'a même
pas dépassé le Quai de Javel !... M.L.
session 3
Les mozins : syphilis, aspic, pustule, gastéropode, conchoïdal, debris, chien,
plante, pied, renard, allemand, Noel, vestiges, craquellement, apotheose, Pharaon,
Moustique, Emphysème, Médusé, Teinter, oulipo, internet, lecher, mariage,
dalmatien
Georges-Louis etait en train de repeter la variation du Pharaon dans "La princesse
d'Egypte", ballet de Marius Petipa cree en 1897 pour le mariage morganatique du
grand-duc Andre et tombe depuis lors en desuetude, lorsque son atrabilaire
colocataire, veritable debris humain a la vivacite de gasteropode somnolent, rentra
sur la pointe des pieds dans le studio.
-"Dis, Jojo..."
Jojo, qui detestait qu'on l'appelle ainsi depuis qu'il avait 4 ans, fit la sourde oreille,
et admira dans le miroir sa belle arabesque penchee, tout en ecoutant d'une oreille
melomane la gavotte allemande qui concluait la variation.
-"Dis Jojo... Finalement ce n'est pas l'elephantiasis que j'ai"...
-"Ah bon?", fit Georges-Louis, essayant de prendre un air meduse' (tout en restant
persuade' que tout ca etait la consequence d'un abus de javel).
-"Eh ben non... Tu vois, je croyais que c'etait un moustique qui me l'avait refile'e.
Mais le dernier specialiste que j'ai consulte' est formel: c'est la syphilis."
-"Pas possible...", emit Georges-Louis avec une ironie non dissimulee, tout en
s'exercant a prendre l'air tragique du Pharaon decouvrant le cadavre de Cleopatre,
un aspic sur la poitrine. ("Voila a quoi ca mene de rencontrer des gens sur Internet",
se dit-il a part lui...)
-"Nonnonnon, ce n'est pas ce que tu crois... Tu te rappelles le chien de la concierge,
cet affreux dalmatien?"
-"Ah oui, la sale bete qui avait devore' mes beaux chaussons en satin, ceux que je
venais juste de teinter en rose, et qui a ose' en ramener les vestiges en remuant la
queue d'un air be'at et en voulant me le'cher les pieds?"
-"Oui, c'est ca, Voyl". (La concierge aurait-elle eu un faible pour l'oulipo?) "Eh
bien, un jour que je revenais de chez le pharmacien, il m'avait mordu la jambe..."
("Dommage qu'il ne se soit pas empoisonne', marmonna Georges-Louis entre ses
dents...).
"Et c'est la qu'est apparue la premiere pustule, puis le craquellement cutane'..."
Georges-Louis leva la jambe d'un air majestueux, et tenta d'effectuer un
mouvement conchoidal de la pointe du pied, dans une gargouillade peu orthodoxe
mais acrobatique...
"Et juste apres j'ai eu mon premier emphyseme, tu te rappelles... Eh bien d'apres le
docteur, cette sale bestiole serait atteinte de syphilis vulpine (la concierge m'a dit
qu'il avait ete mordu par un renard dans le Jardin des Plantes) et me l'aurait
refilee..."
"Je me disais bien que cette sale bete avait un air malsain", grogna Georges-Louis,
terminant son manege de grands jetes en apotheose. Faudra lui acheter de la mort-
aux-rats pour Noel"...E.S.
Le Pere Noel est fatigue. Son palais est plein du silence de son atelier deserte. Les
gnomes l'ont quitte apres 12 semaines de greve, revendiquant d'obscurs avantages
(un pied de hash par gnome! le droit de se teinter la barbe en vert!) qui le laissaient
meduse et perplexe. Il y avait bien des signes de craquellement dans le systeme
mais la, ce fut l'apotheose. Les gnomes sont partis bosser chez Jack-o-Lantern pour
Halloween. "Mieux paye et recentre sur le marche Nord Americain" qu'ils lui ont
dit en embarquant ses plantes vertes... De toute facon, ils n'arrivaient plus a tenir
face a la concurence Coreenne...
"Tout fout l'camp!" se dit le Pere Noel. Meme son chien, un improbable batard,
resultat du mariage d'un dalmatien et d'un berger allemand, a perdu sa superbe. Il a
attrape la syphilis en fricotant avec le renard du Pere Fouettard . Il passe maintenant
des journees entieres a se lecher les pustules qui couvrent les vestiges de ce qui fut
un fier mandrin... un debris...
Avec la defection des gnomes, il a bien fallu qu'il automatise. Alors il est passe sur
internet (<pere_noel@pole_nord.org>) et ne reponds plus qu'aux commandes faites
par ce biais. Ca lui evite au moins d'eplucher la montagne de cartes mievres que
tous les morveux de la terre s'obstinent a lui assener, annee apres annee...
L'inconvenient c'est la nature etrange des demandes de la faune des internautes. Un
biologiste vaseux essaya de l'utiliser pour completer sa collection d'aspics et autres
gasteropodes en demandant un rare organisme conchoidal, symbole du pouvoir du
Pharaon pendant la premiere dynastie. Plus recemment, un jeunot, blanc bec de
l'oulipo lui commanda un dictionnaire S+7. "Mais bougre d'emphyseme! Bulbe de
moustique! Un dictionnaire S+7 c'est un bete dictionnaire que tu colles la premiere
a la derniere page!"
Et c'est ainsi que dans son exil glace le Pere Noel se rechauffe en lancant des
flames dans le cyberspace...
Joyeux Noel! P.B.
AFP :
Les pharaons avaient tous la syphillis : c'est bien connu. Mais ce qui l'est moins,
c'est que ce sont les moustiques du lointain pays dalmatien qui leur avaient apporté
ce mal en leur piquant la plante des pieds pendant la nuit de Noel, vient d'annoncer
sur internet le Professeur Tartemolle, sur le site http://www.ou.li.po.a.bru.ti.com/.
Médusé, il a fait cette découverte dans les vestiges découverts par un couple de
touristes allemands qui s'apprètaient à fêter leurs cinquante ans de mariage avec
leur chien. D'après les débris retrouvés par le Professeur Tartemolle, les renards
auraient contribué largement à la diffusion de l'épidémie, à force de lècher les
pustules des souverains. Par une savante manipulation scientifique qui consiste à
teinter les restes avant leur observation au microscope, le Professeur Tartemolle a
déterminé que les lésions devaient ressembler au craquellement qu'on pourrait
observer sur un gastéropode conchoïdal qu'on laisserait sécher au soleil. Il
semblerait que les tentatives de traitement, à l'époque, à base d'élixir d'aspic (et
dont on trouve mention dans certains textes antiques de l'époque archaïque), n'aient
donné aucun résultat. "Dans les palais, ce devait être l'apothéose de l'emphysème" a
conclu le Professeur Tartemolle. M.D.
Morale élémentaire [attention au format !]
syphilis conchoïdale pustule gastéropode mariage allemand
emphysème médusé
Noël léché Pharaon léché Moustique léché
Apothéose léchée
Vestiges d'aspic vestiges de renard vestiges d'almatien
vestiges de chien
Comment teinter
l'oulipo d'internet
au craquellement
de
tous
ces
débris
Oulipo choir oulipo dologie oulipo étique
plante du pied M.L.
Ah Barbara ! Te souviens-tu de cet hiver 37 ? Où fatigué de lécher ton renard
frémissant, je me décidai à plonger mon aspic à tête sang dans tes profondeurs,
tandis que du poste, des geulantes de Wagner en allemand envahissaient la pièce
jusqu'à l'apothéose ? Te souviens-tu, Barbara, de cette syphilis carabinée que tu me
refilas ce jour-là ? J'en pissais, médusé, des morves gastéropodes des mois durant,
teintées de sang et pleines de débris concoïdaux. Et mon corps couvert de
pustules ? Et ma bite comme un chien gémissant, grélée comme dalmatien, et
percées de mille craquellements ? Et l'emphysème comme ultime vestige, après le
pied enflé qu'un moustique m'infligea au sortir de tes bras ? Ah Barbara, tu peux te
la garder ta plante vorace qui m'a ainsi contraint à me terrer, tel Pharaon en son
tombeau, jouant, solitaire, à l'oulipo ou l'internet. Quant au mariage ... J.C.L.
- Si ! Phyllis a s'pique !
- No, elle plante mes douze pieds ou lippe au crack...
- Eh ?
- Le mental, le mana, pote est aux amphés, sème pus. Tu le lèche et :
mousse, tic interne et gaz, tes rôts, peaux d'renard, débris d'alma !
- Si un con...
- Coït d'almas ! Ris ! Ah je... Pharaon ! Chuis investi ! Je tinte et...
(syphilis aspic Noel plante médusé pied oulipo craquellement allemand apotheose
emphysème pustule lecher moustique internet gastéropode renard debris dalmatien
conchoïdal mariage chien vestiges teinter) J.B.
session 4
Les mozins : Chou, tournevis, mohair, electrique, abonder, Gravière, Sourire,
Minimal, Garage, Khéops, girouette, entrechat, jardin, fontaine, horizon, Cochise,
mercurochrome, minière, revenants, strangulation.
Sans meme un preavis, tu m'as largue mon chou.
L'avenir est obscur: Suicide au tournevis?
Empoisonnement? Etouffement au mohair?
Usage raffine d'un gadget electrique?
L'horreur n'empeche pas les idees d'abonder...
J'attend l'inspiration couche sur la graviere
J'ai laisse sur mes levres s'epanouir un sourire
Trace ultime, impossible d'un bonheur minimal
Je vois sur l'autre rive l'entree de ton garage
Comme le Sphynx au Nil garde un oeil sur Kheops
Deja l'esprit se pame, pauvre girouette
Au souvenir de tes seins, de ton entrechat
Tendre que j'appelais mon odorant jardin
Et d'une langue aimable je changeais en fontaine
Un paradis rose, c'etait mon horizon.
Mais je ne resterai blesse comme Cochise
Je vais panser mon coeur au mercurochrome
En fermer le battant a la misere miniere
Claquer sa lourde porte aux tendres revenants
Au serpent du regret une strangulation
A l'entrechat et sourire minimal
Mon ange électrique
Mon chou, ma lumière
Ma girouette à l'horizon magique,
Revenante opale,
Ma statue de pierre.
Vêtue d'une simple lampe minière,
Au jardin, vestale,
Descends du portique,
O ma fontaine. Ton rayon vespéral
Abonde et tout l'air
Paraît un cantique.
Combien je t'aime, ô ma sculpture antique.
Des tâches (mercurochrome tragique)
Au cou virginal
Maculent ta chair.
La strangulation de rouille est fatale
Ton calcaire se pique :
Echarpe en mohair
Rouge, vieux reflet qui te rend mécanique.
Au garage, Omphale,
Le mal fatidique
Disparaitra au tournevis à pierre.
Cochise est trop pâle,
Khéops cylindrique ;
Ils iront au garage cet hiver.
-- Tu veux aller te baigner à la Gravière ? La girouette nous promet un ciel sans
nuages...
Je lâchai mon tournevis, et offris à Sylvie mon plus électrique sourire. Après tout,
mon salaire minimal au Garage Khéops me permettait un petit entrechat de temps
en temps ! Et Sylvie était si radieuse, dans son mohair sans épaules.
-- T'as raison mon chou, "let's go !" lançai-je, heureux de ce divertissement
inattendu.
Faisant un rapide tour d'horizon, j'aperçus Cochise au fond de l'atelier : "Eh Coche,
on s'tire ! Si jamais le patron me demande, dis-lui que j'avais ‘meilleure minière' ! Il
pigera !"
Sans lui laisser le temps de comprendre ce message que seul le patron
comprendrait, Sylvie et moi sautâmes dans le jardin où les fontaines abondent. En
quelques dix minutes, nous étions à la plage, nos vêtements s'envolirent et nous
sauternes dans l'eau. Nous naja jusqu'à l'autre rive, pour tomber, à notre grande
dégoûtation, sur un cadavre en état de strangulation avancée.
-- Merde !, éructâmes-nous, de concert.
-- Regarde ! Le cou est badigeonné de mercurochrome !
Sylvie tremblait tandis que je frissonnais, nous étions pâles comme des revenants,
et notre nudité devait être effrayante de sincérité. Nous nous immobilisimes jusqu'à
plus soif, et c'est deux heures après que le cadavre émit un son étrangement humain
(à suivre). M.L.
Georges-Louis se demandait ce qu'il avait fait pour se mettre dans une telle galere:
se retrouver en compagnie de son syphilitique colocataire Adolphe, plus mort que
vif, dans un jardin public a 5 heures du matin, avec un cadavre de chien en etat de
decomposition avancee sur les bras...
Tout ca parce que cet imbecile avait pris au serieux ses commentaires de l'autre fois
sur la mort-aux-rats! Et en plus, il avait trouve moyen de degringoler dans les
escaliers, ce qui expliquait l'epaisse couche de mercurochrome qui le recouvrait et
le faisait ressembler a un descendant de Cochise recouvert de ses peintures de
guerre. Apres une vague tentative de strangulation au moyen de collants 100%
lycra, Georges-Louis avait decide de se debarasser du cadavre du chien. "Pourquoi
pas dans le garage?", avait suggere Adolphe entre deux crachotements. "Et tu vas
creuser ca comment, tu as un marteau-piqueur electrique sous la main?", avait rugi
Georges-Louis, exaspere de devoir renoncer a ses entrechats pour jouer les pompes
funebres.
C'est ainsi qu'il se retrouverent en pleine nuit dans le square le plus proche, pres
d'une fontaine inesthetique, d'une girouette rouillee et de bacs a sable a l'hygiene
douteuse, tels deux revenants desoeuvres. On commencait a entrevoir une lueur
blafarde a l'horizon.
-"Passe-moi la pelle", ordonna Georges-Louis.
-"Euh, quelle pelle?"
"Celle pour planter des choux", persifla Georges-Louis. "A ton avis, on est ici pour
quoi faire, andouille?"
-"Euh voui, Voyl... Ben, euh, j'ai oublie la pelle... Mais si tu veux, j'ai un
tournevis."
Apres une deuxieme tentative de strangulation, a l'aide d'un pull en mohair cette
fois-ci, Georges-Louis se rappela qu'il se connaissait l'entree d'une ancienne
concession miniere (une graviere) non loin de la.
Deux heures et un tas de cailloux plus tard, Georges-Louis regardait d'un sourire
satisfait le mausolee du malheureux canide'. "Du beau travail, non?"
"Oh oui", abonda Adolphe. "Mais c'est quand meme un peu trop sobre, trop
minimal..."
"Tu ne voudrais pas qu'on aille lui reconstruire la pyramide de Kheops, non?" E.S.
session 5
Les mozins : repasser, chaussure, ciseler, voiture, recommandations, magistere,
verdure, rouillé, bug, Athena, sari, perruche, tenancière, fougueux, Zorro,
somnanbule, orgie, reminiscence, perforateur
La verdure poussait dans mes chaussures a force d'attendre dans la voiture la sortie
de la tenancière de "L'Athena Niquée". J'avais bien suivi les recommandations de
Tony, un vrai magistère ... En fait, y'avais un bug : notre Zorro n'était toujours pas
passé au bercail, et ça m'inquiétait ... Malgré la présence de mon perforateur 38.30,
je me sentais aussi fougueux qu'un somnambule ; vidé, claqué, rouillé ...
Heureusement, des réminiscences de Max, repassé par les autres branques, la
gueule délicatement ciselée au bec-de-perruche ... Fallait se reprendre ... Dedans
l'orgie battait son plein ; un sari - incongru - parut au coin de la rue ...J.C.V.
Recommandations
La tenancière ôte ses chaussures,
Vraie perruche, somnambule rouillée.
Ton perforateur te dit "en voiture !"
Fougueux Zorro, tu vas la ciseler.
Las des fesses, nos ébats ont tari
Réminiscence des nuits d'ordure
Et des orgies aux attirails bugués.
La magie se terre dans la verdure,
Pour Athena tu pourras repasser :
La déesse n'ôte pas son sari
<<Mon aspirateur Brandt, mon fer a repasser,
Mon robot mixer, mon necessaire a chaussure,
Mon couteau de boucher, ma pierre a ciseler,
Jamais tout cela ne tiendra dans ma voiture.
Je suivrai neanmoins tes recommandations.>>
Et le brave etudiant quitta son magistere
Pour sa dulcinee et son ilot de verdure,
Au volant d'une Golf au pare-chocs rouille.
Au premier carrefour survint un premier bug:
Une publicite pour les slips Athena.
Un ephebe vetu d'un pagne et d'un sari
Semblait conter fleurette a sa blonde perruche.
Plus tard dans un bistrot, ce fut la tenanciere
Qui decontenanca notre etudiant fougueux
(Elle etait menacee par un ivre Zorro).
Pour s'enfuir, notre ami joua le somnambule
Et evita ainsi une sanglante orgie.
Enfin sa fiancee lui fit reminiscence:
Il avait oublie son gros perforateur!
- Repasser ma chaussure? Mais t'es complètement cisélé, mon pauvre ! C'est
comme avec la voiture, et tes recommandations. Un vrai magistère ! C'est de la
verdure rouillée, ton truc, un vrai bug. On dirait une Athéna en sari qui
ressemblerait à une perruche. Ou la tenancière du bistrot avec son fougueux zorro
somnanbule. Les orgies qu'ils se payent, ceux-là, ca doit leur donner la
réminiscence des plus rudes perforateurs ! Des perforateurs ! Oui ca doit être ca,
leur réminiscence. Quelle orgie! Plus moyen d'être somnambule après ca. Trop
crevé. C'est pas un Zorro, le mec, finalement. Non, je crois pas qu'il soit fougueux.
Mais sa tenancière, c'est une vraie perruche. Ca, oui! Manquerait plus qu'elle se
mette un sari, elle en aurait aussi les couleurs. Mais c'est pas pour ca qu'elle
ressemblerait à une Athéna. Non, elle a pas le chic pour ça ! Ca ferait comme un
vilain bug. Elle est trop rouillée pour se déguiser comme ca. J'imagine sa verdure !
Depuis le temps, elle a du en pratiquer, des magistères. Avec toutes les
recommandations possibles... Bon, ben, c'est pas tout ca, mais on n'a toujours pas
règlé le problème de la voiture que t'as ciselée. Maintenant, va falloir s'acheter des
bonnes chaussures. Et pour partir en week-end, on pourra repasser ! (furieux, il
quitte la pièce en claquant la porte). M.D.
Recommandations (mini-sonnet)
Le fougueux Zorro devrait repasser
sa cape et ses gants, cirer ses chaussures,
au moins se coiffer, raser, ciseler...
Son cheval se prend pour une voiture
grinçant comme un perforateur rouillé
imitant la perruche Laverdure.
Pourquoi ? Boule de gomme et magistère.
Bug, ou réminiscence d'un sari ?
De chez Athéna, belle tenancière,
Zorro somnambule revient d'orgie !
[Second épisode des aventures de Sylvie et Sylvain]
-- Où suis-je ? Demanda faiblement notre somnambule allongé dans la verdure, qui
ne semblait pas à l'orgie !
Sylvie répondit la première.
-- Mais qui êtes-vous ?
L'homme, sans être fougueux, semblait reconstruire quelque réminiscence.
-- Je m'appelle Frank Athena, madame, et il y a trois heures à peu près, je repassai à
la Gravière chercher une chaussure oubliée après notre baignade...
-- Vous n'étiez donc pas seul ici, monsieur Athena ? Interrompit Sylvie, le regard
plus perforateur que Zorro.
-- C'est que, continua l'homme, qui farfouillait à présent dans un sari chiffonné,
nous étions quatre...
L'homme s'interrompit, puis, satisfait, exhiba une fiole finement ciselée, contenant
un liquide ambre.
-- Aaaahhh, mon magistère, ça me retapera.
Et il but.
-- Que vous est-il arrivé au cou ? Lui demandai-je à mon tour.
-- Eh bien voyez-vous, ma voiture est un peu rouillée, c'est une vieille "bug" de
1955, et avant-hier, en enfonçant ma tête dans le coffre pour retrouver ma petite
perruche qui s'y cachait, je me suis copieusement entaillé le cou, et sur les
recommandations expresses de la tenancière du café d'en face, j'ai mis du
mercurochrome... (à suivre) M.L.
session 6
Les mozins : lapin, mangeur, Bernard, sexuel, harpie, patin, ampoule, jonquille,
ciel, emeraude, chapelle, champagne, saleté, parachute, adiabatique, blague,
démantibuler, erreur, série, accordé, paradoxe, sourire, quatorze, contrepoint,
hypallage.
[Suite et fin des aventures de Sylvain et Sylvie]
Malgré les protestations du sieur Athena, nous le transportâmes au plus vite à
l'hosto. Pavillon Claude Bernard : les grands coupés. En franchissant le porche, on
peut lire cette inscription sur l'adiabatique : "À nous les malades bienheureux". Je
songeai tout à coup que j'avais oublié de changer les patins de freins ET l'ampoule
du plafonnier de la bagnole à Chapelle. Saleté de boulot... Un réceptionniste en
chemisette jonquille, yeux émeraude, genre gros mangeur sexuel, ou lapin en série,
nous accueillit d'un beau sourire.
-- Eh bien, le voilà encore bien démantibulé !
-- Sans blague, vous le connaissez ? Demandai-je, tombant du ciel.
-- Et comment que je le connais, ça fait quatorze ans qu'il fait du commerce de
parachutes, il retape des harpies quoi, lui et moi on s'est connus en Champagne, on
s'est appris des choses mutuellement, si vous voyez ce que je veux dire... Bon, vous
me le laissez, je m'en occupe, depuis le temps qu'il se fait des bobos, on a accordé
nos violons vous savez...
Quelques instants plus tard, nous repassions le porche en sens inverse, vers la
sortie. Peut-être à cause des violons, je pensai musique, contrepoint. Je levai encore
les yeux vers l'inscription frontale, et dis à Sylvie qui avait pris un peu d'avance,
-- Ça c'est un paradoxe, non ?
-- Erreur Sylvain, c'est une hypallage !
Le garage me semblait plus loin que jamais... M.L.
- "Hypallage" : ...
- "Allume l'ampoule, tu verra mieux..."
- "Hypallage" : procédé par lequel on attribue à un mot de la phrase ce qui
convenait à un autre mot de la même phrase.
- "C'est pas sexuel, alors ?" Désappointit Bernard qui se démantibulait déjà la lance
à champagne.
- "Ah non, ya erreur", répondit le lapin, tout sourire - comme tracé au patin dans les
dents. "D'ailleurs peu de chance que ce le fut, la carte du cap'tain Paradoxe disait :
"Après le bouquet de jonquilles, creusez sous l'hypallage et exhumez le parachute
préservé de St-Ex' "".
- "C'est de la blague tout ça... Comme le manuscrit de Richard Contrepoint et les
quatorze faux monnayeurs du Pont aux Nains ou l'émeraude de Vishnou et la harpie
dans la chapelle gothique... De la kouille en série... Accordés sur la Fontaine aux
Kons, voilà ce qu'on est."
L'humble mangeur de crudités, imperturbable, fixait le ciel...
- "Saleté de saleté (le premier larron en ostinato), puis : "c'est quoi le prochain
mot ?"
- "Adiabatique..." J.C.V.
Bernard et les musiciens.
<<Un petit sourire!>>
Bernard actionna le flash, mais les quelque quatorze musicologues qui se
partageaient la dernière bouteille de Champagne ne lui prêtèrent pas attention.
Bernard leur lança la blague du lapin mangeur d'ours, et ne rencontra pas plus de
succès. Dans le ciel, un parachute parvint à détourner l'attention de quelques-uns de
ces messieurs. Bernard me confia que ce congrès sur le sérialisme l'amusait
beaucoup. Chacun des spécialistes défendait sa chapelle avec une ardeur touchante.
L'un d'eux ayant tenté de réconcilier la série avec le contrepoint, son voisin lui avait
rétorqué que sa théorie négligeait le cas d'un instrument non accordé. Là-dessus,
une harpie s'était mise à qualifier Schönberg de pervers sexuel, pour se faire illico
traiter de saleté par un inconditionnel du vieil autrichien, qui menaça par la suite de
démantibuler le violon de l'impudente. Plus loin, deux jeunes érudits s'arrachaient
les cheveux, débattant sur le rapport entre le paradoxe du barbier et "Les Noces de
Figaro".
<<Pardonnez-moi cet hypallage, mais Bertrand Russel a induit une erreur en
vous!>>
Les exposés ne manquaient pas de charme non plus. Pour commencer, un
compositeur oumupien présenta une oeuvre inspirée d'une célèbre comptine
oulipienne:
Au pré de la jonquille, le soleil, lui aussi
Le soleil luit, auprès de l'ajonc qui oscille.
Mais le sommet du délire fut atteint lorsqu'un épigone de Xenakis promit que le
vingt-et-unième siècle serait l'ère de l'harmonie adiabatique. Pendant cette
conférence, Bernard avait préféré visionner "La forêt d'émeraude" sur son écran de
contrôle. Plus tard, en changeant l'ampoule du projecteur de diapositives, il me
confia:
<<Le prochain congrès, c'est des sportifs. Y aura la noire, là, qui fait du patin à
glace.
-Suria Bonaly?
-Ouais, c'est ça, Suria Bonaly. Tu trouves pas qu'elle est bonnasse?>> ED.L
session 7
Les mozins : Suze, fourniture, sphère, harmoniser, débrancher, Maréchal,
Dessouder, Reprise, Encapsulé, Cartonné, vampire, cachet, pelure, best of,
fièrement.
-- À vous Madame Suze !
-- Consonne, voyelle, consonne, voyelle ...
La fourniture des dix lettres plongea les deux candidats dans la haute sphère de la
réflexion.
-- J'ai huit lettres, dit la dame au nom apéritif...
-- Dix lettres, rétorqua l'autre, fièrement.
-- Nous vous écoutons, Monsieur Maréchal :
-- "harmoniser"...
-- Bravo !, interjeta l'organisateur, en veste pelure d'oignon, vous avez cartonné !
Quelques applaudissements, mais avant la reprise des jeux, l'hôte, après avoir
débranché son micro attaché à sa cravate, s'approcha de la dame Suze, et à
l'ébahissement de tous exhiba un cachet rouge encapsulé, dont il tendit le goulot à
la Suze, qui, tendant une bouche de vampire, s'en lampa une bonne rasade !
-- C'est pas du best of, mon gros Lou, mais ça descend bien ! Gémit-elle, en
s'essuyant le bec.
-- Ah Suzon, dans mes bras ma belle, fi des caméras !
Une légère gêne se fit sentir dans le public, qui commença à s'égayer. On raconte
qu'il fallut plus d'heure à dessouder les deux adeptes du goulot, tant leur soif était
grande ! M.L.
Maréchal ! Vous voilà ! Enfin ! Et les pruskos qui ne sont plus qu'à 10 lieues ! Eux
qui ne rêvent que de vous dessouder en 3 reprises et d'arborer fièrement vos sphères
au bout d'un étendard ! Le best of pour ces vampires de l'Est au cortex cartonné ...
Allez, enlevez moi cette pelure, débranchez vos médailles, donnez moi votre
bicorne à la con ; on a tout le matos pour passer en Suisse, fournitures diverses et
lettres de cachet. Vous allez voir : encapsulé dans cette lampe d'Aladin, harmonisé
sur les Djinns et leurs facéties, ça va être super-izi !Une petite Suze avant d'y
aller ? J.C.V.
Sphère - cachet de jouissance
Sphère - spoutnik encapsulé dans une menace sur New-York
Sphère - orange mangée dont il ne reste que pelures
Sphère - étoiles débranchées, dessoudées
Sphère - logo stupide d'un chanteur niais en mal de best of
Sphère - fourniture nécessaire mais qui méritent l'acier
Sphère - ridicule comme la reprise d'une vieille peau customisée exhibant fièrement
sa chirurgie plastique
Sphère - comme le dernier verre du maréchal dictateur et vampire ayant eu le
mauvais goût de choisir de la Suze avant le peloton d'exécution
Sphère - comme l'harmonie des contraires visant la totalité par la 3D. S.B.
Le maréchal s'envoya une lampée de Suze à dessouder un mort. Il s'essuya la
bouche au revers de sa vareuse. Quelques secondes encore et, comme de juste, vint
le rot retentissant qu'il savait si bien harmoniser avec son humeur du moment : bref
et pétant les jours d'enthousiasme, plus long et modulé aux heures de raffinement,
doux comme une sphère ou aiguisée comme une dent de vampire, le rot du militaire
n'oubliait jamais de se mettre à la page. Il attendit encore dans l'incertitude la plus
boueuse; mais ce soir là, décidément, méritait de figurer au best of des créations ex
nihilo de rots fabuleux. "Une reprise !", se dit le maréchal avec gourmandise. Des
profondeurs borborygmiques de son abdomen dilaté, enfin libéré des sangles et
autres fournitures martiales dont on encombrait à l'envi les uniformes, montait une
nouvelle offrande au dieu Eole, pour l'heure encore timidement encapsulée dans un
oesophage protecteur mais qui, à n'en pas douter, allait surgir d'un moment à l'autre
au grand jour, aussi nu et redoutable qu'un oignon sans pelures : un nouveau rot, un
petit cadet de derrières les fagots, s'annonçait gaillardement. Le maréchal éructa
donc. "Pour sur", se dit-il fièrement, "c'est ce qui s'appelle avoir bien cartonné !".
Et, heureux de ce beau labeur accompli, il songea qu'il était grand temps de
débrancher et s'en fut au dodo. M.B.
session 8
Les mozins : Monde, Racorni, Fluidité, Tartine, Statuette, Aspartane,
Grenouillages, Attablé, Montmorency, Stylite, popeline, tarlatane, djinn, zibeline,
etincelle, commutatif, prosopopée, éplucher, convoler, maïzena.
PLAT DE RÉSISTANCE : VOUS ETES FRITES ! Premier épisode.
"Et je vous propose pour terminer, une prosopopée A CONTRARIO !"
Dans le grand amphi de la Sorbonne, par un grand principe commutatif, tout le
monde dormait. Le prof, statuette lointaine, engoncé dans son vieux frac en
tarlatane, col en popeline légèrement racorni sur les bords, pérorait ses
grenouillages...
"Ce grand stylite -- nous l'imaginons sans peine dans sa cape de zibeline, l'aube se
levant sur Guernesey -- parlait ainsi d'un monde qui se mourait dans la fluidité
d'une maïzena qui ne prend pas. Et voici ce qu'il écrivit, attablé à son pupitre
géant :
‘Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d'étincelles'
Il vous souvient que c'est un passage des "Djinns", et point n'est besoin d'éplucher
ce chef-d'oeuvre davantage. De nos jours où, si l'on peut dire, la tartine a convolé
avec l'aspartane..."
Je reçus une violente bourrade dans les côtes. C'était Jean-Luc, tout à fait réveillé,
et qui m'avait saisie par le bras :
"Viens Rochelle, on rentre à Montmorency..." M.L
Apres quelques semaines d'absence, passees a soigner des crampes aux mollets
dues a des brises-voles trop vigoureux, et a reparer les consequences des
grenouillages crapuleux d'Adolphe, Georges-Louis etait en train de se remettre a la
danse avec enthousiasme lorsque la concierge sonna a la porte.
-"Oui?", grogna Georges-Louis, a peu pres aussi aimable qu'un stylite defiant les
pigeons du haut de sa colonne, ou qu'Henri de Montmorency apprenant que son
frere Francois allait convoler sous peu (a en croire Zevaco) "Keskispass? C'est pour
m'apporter le Monde?"
-"Euh non, c'etait pour savoir si vous aviez pas un peu de Maizena... J'ai epluche un
tas de pommes pour faire un gateau a Conson mais je me suis rendue compte que je
n'avais plus de farine..."
-"On peut dire que vous le gatez, ce chien", maugrea Georges-Louis. "Vous lui
faites aussi des tartines pour le petit dejeuner?"
-"Est-ce que je vous demande si votre grand-mere portait des jupons en popeline ou
en tarlatane sous un manteau de zibeline?", s'enerva la concierge.
-"Bon, bon... Ca vous va ca?", fit-il en exhibant un sachet racorni de fecule de
pomme de terre a la fluidite douteuse, et sans doute aussi fade qu'un anneau
commutatif.
-"Mouais... Avec un peu d'Aspartame, ca devrait passer. Bon, je me depeche, ce
pauvre Conson doit deja etre attable et se demander "mais qu'est-ce qu'elle fait?"",
conclut la concierge en une prosopopee douteuse avant de s'esquiver.
Georges-Louis retourna a ses gargouillades et ses attitudes, telle une statuette pur
toc d'Hermes Trimegiste: le lendemain, il interpretait un djinn dans une version
revisee de "Scheherazade", et il fallait que ca fasse des etincelles! E.S.
" C't' un monde quand meme ! On s'imagine les stylites ascètiques, tous racornis,
maig' à force de repousser les djinns tentateurs et à se nourrir de sable ... Ben
padutoudutou ... Voilatipa que paplutarkière qui je vois attablé en terrasse de la
"Prosopopée" ? St Siméon itself, s'enfilant des tartines de maïzena au saindoux et
s'épluchant des montmorency (je vous demande un peu ...). Avec un p'tit café a
l'aspartane, tant il était gras, façon statuette d'un Boudha (bien finie l'impalpable
fluidité de l'anachorète ...). Et pas sapé comme un clodo, hein ! Pas de vieil imper
en tarlatane ou en popeline ; mais de la zibeline, ma chère, avec des bagouzes
comaques, qui jetaient des étincelles de 14 juillet ... Et voila qu'il me raconte son
prochain convolage avec la baronne de X ou la duchesse de Y (commutatif, le
bonhomme !) ... Komdeurondflan que j'etais ... Alors, moi, je vou'l'dis : les saints
hommes, eh ben, c'est grenouillages et compagnie !"J.C.V.
session 9
Les mozins : idiomatique, incruster, à hue et à dia, phimosis, Marchais, martre,
satin, escarboucle, shabbat, mediterraneen, Stégausaure, Semi-remorque, Brunir,
Briqueterie, Parkinson.
PLAT DE RÉSISTANCE : VOUS ETES FRITES ! Second épisode
Nous avions juste chopé un RER à temps. La rame était quasi vide. Devant nous,
un jeune méditerranéen entonnait un vieil air de la shabbat, et Jean-Luc avait
incrusté sa tête à la base de mon cou, alors que le train passait la briqueterie
d'Aubervilliers. Je repensais au cours sur Hugo, "tiens, sa cape de zibeline, ce
n'était pas plutôt de la martre ? (vague souvenir des fusains de Lepage). Et puis
qu'est-ce que ça pouvait bien faire, hein ? Ça aurait pu aussi bien être du
stégosaure !" Station. Une grande affiche à moitié déchirée laisse entrevoir une
moitié de visage de Georges Marchais. Une grande fille élancée, en chemisier de
satin, rentre dans la voiture et s'assoit à côté d'un petit vieux aux doigts brunis par
la cigarette, en diagonale par rapport à nous. Son regard croise le mien. "Ses yeux
brillent comme des escarboucles" pensai-je aussitôt, conscient du caractère
idiomatique de cet énoncé. Jean-Pierre semblait dormir profondément, et c'est
pourtant lui qui m'avait réveillé tout à l'heure... Un semi-remorque roulait à la
même vitesse que nous, le long du Boulevard Parkinson, frayant son chemin à hue
et à dia, tandis que je me remis à m'inquiéter pour le phimosis de Jean-Pierre :
l'opération était pour demain. (À suivre.) M.L.
C'aurait du être une bonne journée : j'avais la martre mutine et bien joufflue, le petit
Lucien tel un stégausaure à plaques satin ; un vrai semi-remorque à pleine charge,
raide comme le camarade Marchais face à la momie de papy Lenine. Normalement,
j'aurais du m'incruster dans la chérie à grands coups de Parkinson, la visiter à hue et
à dia in extenso, me le brunir dans sa briqueterie odorante ; bref me faire péter la
tête et le reste à dégorger des escarboucles par tous les orifices ... J'avais même
acheté tout l'attirail du méditerranéen moyen pour me mettre en condition : lunettes
mercurisées, chaines en or, locutions idiomatiques niveau bassin, etc ... Et ben
Macache ! Le médecin m'a diagnostiqué un phimosis des familles à lire "Modes et
Travaux" jusqu'à la fin des temps. A défaut de bacchanales, ce sera
shabbat ... J.C.V.
Georges caressa son faux col de martre soyeuse. Les bonnes femmes se roulent
bien dans le satin, pensa-t-il avec défi, pourquoi ne m’octroierai-je pas le droit de
goûter à mes délices de Capoue à moi ? Pourquoi un homme tel que moi, connu
pour son militan tisme viril et sa femme soumise par tant de mâle superbe, ne se
caresserait pas parfois de l’aumône d’une petite fantaisie ? Le semi-remorque
s’enfonçait dans la nuit noire avec un bruit effroyable; la vieille mécanique
semblait tirer à hue et à dia, comme un cheval réfractaire aux ordres de son maître -
mais Georges n’en avait cure : il avait rendez-vous avec son destin. Le bon air
méditerranéen commençait d’affluer par la vitre grand-ouverte, qui dérangeait un
peu le bel ordonnancement de sa savante mise-en-plis. Je dois avoir l’air d’une
juive emperruquée un soir de shabbat, se dit-il un peu contrarié. Mais il se rappela
combien toutes ces heures à braver l’atmosphère confinée de la cabine d’U.V.,
entre panique claustrophobe et désir de brunir, l’avaient nanti d’un teint de brugnon
à se permettre toutes les négligences capillaires. Un sourire ineffable vint tendre ses
lèvres desséchées. Quand je pense que tout le monde, en France, me croit à l’article
de la mort, dans je ne sais quel mouroir pour vieil homme public en fin de course,
et que je suis là, enfin maître de ma destinée, roulant vers un Sud mythique qui
emportera mes dernières vicissitudes ! Un stégosaure ! Voilà comment me voyaient
même mes amis les plus chers ! C’est tout juste si on ne m’a pas collé sur le dos un
Parkinson carabiné ou bien un Alzheimer de derrière les fagots ou pire encore, un
phimosis infamant qui aurait plongé ma chère et tendre dans la frustration sexuelle
la plus éplorée.... Mais moi, je suis l’escarboucle flamboyant des périples
aventureux ! Rien ne m’arrête ni ne me retient ! Dans toute la vigueur de l’âge, me
voici à l’assaut des plaisirs les plus fous ! Je suis le diamant qui scintille dans la
nuit ! Tiens, se dit-il avec satisfaction, j’ai du style tout de même ! Comment
appelle-t-on ça, déjà ? Une litote ? Une métaphore ? Une expression idiomatique ?
Je devrais savoir ça, tout de même, moi qui ait ma vie durant mis ma faconde au
service du Parti... Et il partit d’un grand éclat de rire. Ah ! Ah ! Moi je vous le dis !
Après toutes ces années à taper l’incruste au Comité Central, je vais m’incruster
ailleurs maintenant ! Ah ah ah ! Les murs sombres de la briqueterie se profilaient
déjà dans les ténèbres de minuit. Il prit le petit chemin, à droite de la bâtisse et le
descendit à tombeau ouvert. Elle était là, au bout de la route, droite et immobile
dans les halos de lumière (ça y est, je deviens poète, se rengorgea-t-il). Il descendit
promptement du camion.
« Salut, dit-il, je suis Georges Marchais ».
Suite au prochain mozin. M.B.
session 10
Les mozins : Henry IV, Liban, croissants, nénuphars, cake, Penderie, Bichonner,
Graphe, Limité, Excalibur, mousseline, idele, talisman, cristal, teleosteen, frites,
disquettes, dactylo, calamiteux, coussinets.
PLAT DE RÉSISTANCE : VOUS ETES FRITES ! Troisième épisode et fin
Nous nous retrouvâmes enfin dans un de ces grands cafés-restaurants qui font
toujours vis-à-vis avec l'Hôtel de ville. À côté de celui de Montmorency (18ème
siècle) se dresse un vénérable cèdre du Liban, planté, dit-on, par Jussieu. Mais trêve
de botanique, nous avions faim ! L'endroit semblait à la fête. Une scène avait été
improvisée dans un coin, et une troupe d'amateurs répétait une comédie ou un
vaudeville. Tout le monde riait, ce n'était pas très sérieux. Nous apprîmes par la
suite que c'était des élèves d'Henri IV qui préparaient leur spectacle de fin d'année :
"Le Bal des voleurs" de Jean Anouilh.
-- Peut-on se restaurer ?
-- croissants ? cake ? mousseline ? S'enquit l'aubergiste.
-- Euh, c'est un peu limité, pouvez-vous nous servir un repas complet ?
L'aubergiste reluqua Jean-Pierre, puis moi, de bas en haut (vieux cochon ! Tu
mériterais que d'Excalibur je te pourfende !)
-- Je peux bien encore vous faire une bonne fricassée de téléostéens...
-- !...
-- !...
(de notre côté : une pause, sur la scène : un chaos croissant)
-- Je vois que vous ne connaissez pas ce petit poisson de l'Oise qui devient très à la
mode par ici. C'est un animal à l'apparence assez calamiteuse, c'est vrai, qui se
niche sous les nénuphars avant la ponte, mais qui fournit une friture agréable au
goût. Je peux vous en bichonner une bonne poêlée, si vous voulez...
-- Va pour les téléostéens, murmurai-je (Jean-Pierre était maintenant absorbé par le
spectacle de le répétition).
On se posa devant un vieux carafon en cristal qui datait d'une époque où les
disquettes n'existaient pas encore, tandis qu'une dénommée "Idele" ne pouvait se
débarrasser d'un fou-rire inextinguible (comme eût dit Claudel). Jean-Pierre avait
ramassé quelques coussinets pour se faire sa couche. Lui au moins appréciait ce qui
se passait. La jeune Idele, décidément homérique, continuait, mais cette fois le
corps plié en deux devant la penderie improvisée, de s'esclaffer. D'ailleurs, elle
n'était pas la seule.
-- C'est pas dans la copie dactylo ! Hurla un acteur plus vieux que les autres,
brandissant un revolver comme un talisman.
-- Ta gueule Graphe, t'es juste bon à jouer les vieux schnocks de toute façon !
Rétorquaient les autres, dans un choeur vaguement anachronique. Et ils répétaient
tous en choeur la repartie de Dupont-Dufort au Troisième Tableau, scène 1 : "Pas
de résistance, vous êtes frits !", sauf que c'était devenu, à la faveur du bistro :
PLAT DE RÉSISTANCE : VOUS ETES FRITES !
- "Alors tu vois, ça commence comme ça : Y'a l'extra-terrestre de Vega qu'on dirait
un croisement entre un cornet de frites et un téléosteen qui prend l'apparence de
Lee Oswald. Y prend le flingue dans la penderie et se bichonne 2, 3 nénuphars
rouges dans Kennedy alors que sa dactylo lui dressait le croissant dans la caisse.
Jackie, elle regardait ailleurs, dans sa boule de cristal où elle voit les douilles en
temps réel. Mais elle est pas touchée grâce au talisman d'Amenophis VII, çuila que
Nostradamus a trouvé dans le cake de Marie de Bourgogne et qui a été transmis à
Henri IV quand il s'est mis en tête de reforger Excalibur en suivant le graphe de
Gilgamesh, la découverte de Henri de Monfort dans une ancienne crypte
mazdéenne du Liban ... Tu te souviens de l'épisode ? Bon, une fois qu'il a flingué a
tout va, le Vegan se téléporte dans le chat de la maison et s'enfuit par les toits à
grands coups de coussinets. Le pov' Oswald qu'entrave que dalle reste là, tout
calamiteux, la cervelle façon purée Mousseline, La cible mobile parfaite pour
Ruby, quoi ..." C'est le mec flic, là, je sais plus son nom, le schyzo un peu limité,
qui se rend compte de ça en puisant dans de vieilles disquettes ..."
- "Et Idele ?"
- "Idele ?"
- "Ouais, y'avait marqué "c'était sans compter la présence de Idele" dans "Si vous
avez manqué le début ..."
session 11
Les mozin : Rasoir, Fenouil, Saint-sulpicien, Estourbir, Monotrème, Saint-Lazare,
Cou, Bousculer, Monter, Cacochyme, Catastrophe, Jouir, Chenil, Estafette,
Lumineuse, Tatouat, Marqueur, Kilo, Graphologue, Matin.
EXERCICE DE STYLE
En cette lumineuse matinée d'octobre, un jeune saint-sulpicien monta dans
l'estafette S (aujourd'hui 84), et se planta sur la plate-forme arrière, animée comme
un chenil le jour de la distribution des os. Il possédait un cou démesuré (on eût dit
une tige de fenouil), qui se terminait sur un visage dont les joues trahissaient le
passage récent du rasoir, tandis que l'ensemble était surmonté d'un drôle de chapeau
entouré d'une sorte de tresse. Derrière lui, un vieillard cacochyme semblait jouir à
le bousculer, tout en grommelant des mots sans suite. L'homme au long cou
semblait s'apprêter à l'estourbir, mais la catastrophe fut évitée car une place se
libéra, dont il s'empara aussi sec. À la fin du même matin, devant la gare Saint-
Lazare, ne revois-je pas cette espèce de monotrème au long col, un kilo d'asperges
dans son cabas, se faisant haranguer par une sorte de graphologue qui semblait lui
fournir à la pointe d'un épais marqueur des conseils vestimentaires autour d'un
bouton de son pardessus. J'eus encore le temps d'observer le saint-sulpicien reculer
d'un pas, de peur que l'autre ne lui tatouât son imper. M.L.
Comme disait O'Connors : "Quand on encule un monotreme, ben on en est jamais
sûr !". Il avait bien raison : J'y étais jusqu'au cou ... Placé comme marqueur dans le
chenil de Saint-Lazare, je m'étais fait monter par tous les clebs peine-à-jouir. Ca
suffisait bien ! Alors plutôt que d'estourbir le gardien des lieux - un petit vieux tout
cacochyme, j'y ai fait un joli tatouat au rasoir tout autour de la pomme d'adam ... 80
kilos de viande molle sur le plancher. "Fenouil aux tisons, Saint-sulpicien au
placard" : tel était le mot de passe ... Pourtant on ne se bousculait pas ce matin là
dans l'estafette du graphologue itinérant - ou prétendu tel. Quand même 2 ou 3
blaireaux ; de trop ... Il fallait que je lui parle de la catastrophe à venir, tellement
flagrante qu'elle en devenait lumineuse ... J.C.V.
Il faisait salement froid ce soir la pres de la gare Saint-Lazare, et Georges-Louis
commencait a avoir une serieuse envie d'estourbir son colocataire et neanmoins
souffre-douleur Adolphe, voire de lui tordre le cou. Il etait trois heures du matin,
les enseignes lumineuses clignotaient sans grace, et il commencait a trouver tout ca
tres rasoir.
-"Alors, espece de monotreme, tu crois qu'elle va vraiment venir? Ca n'a pas l'air de
se bousculer ici!"
-"Mais pourtant, elle avait dit que..."
-"Si tu te mets a avaler tout ce que te disent les gens sur Internet, bonjour les
catastrophes!"
-"Oui mais elle avait l'air si..."
-"Avec un peu de chances, tu es encore tombe un vieux pervers cacochyme,
estafette a la manque!"
-"Mais non, elle est astronome et graphologue amateur, elle habite sur une peniche,
et..."
-"Il suffit que n'importe quel abruti echappe d'un chenil t'ecrive des mots doux, et tu
te mets a prendre des airs saint-sulpiciens! Faudrait arreter le fenouil!"
-"Oh toi, tu es toujours si..."
-"Je suis deja bien brave de t'avoir accompagne! Tu crois que je suis ici pour jouir
du paysage? A ton age, tu devrais pouvoir te debrouiller sans chaperon, non?"
Pendant ce temps, Adolphe, le coeur battant, regardait l'etrange creature couverte
de tatouages exotiques au marquer noir qui montait les escaliers... E.S.
CONTRIBUTEURS
B.A. Bill Allombert
M.B. Muriel Bertin
S.B. Stéphane Barbery
D.B. Didier Bergeret
P.B. Philippe Bizard
J.B. Jacques Boissarie
P.B. Philippe Bossut
C.Bx. Christiane Bouyssoux
G.B. Gérard Bouyssoux
L.B. Louis Bouyssoux
M.D. Michel Davidov
P.D. Pascal Duval
G.E.F. Gilles Esposito-Farèse
P.F. Patrick Flandrin
N.G. Nicolas Graner
ED.L. Edouard Lebeau
M.L. Marc Lapprand
E.L. Eric Lewin
B.M.F. B.M.F.
D.M. David Monniaux
C.R. Christian Rousseau
Samo Samo
E.S. Estelle Souche
S.S. Stéphane Susana
J.C.V. Jean-Charles Vidal
SABIRS
(1999-2002)
LISTE DES SABIRS
1. ABECEPREUMS Rédiger un texte dont chaque mot commence par une lettre de
l'alphabet, dans l'ordre de l'alphabet (le premier mot commence par A, le second
par B, le troisième par C et ainsi de suite jusqu'à Z) [Proposé par Paul Coudret ]
2. ABECEDERCHE L'inverse d'Abécépreums : rédiger un texte dont chaque mot
commence par une lettre de l'alphabet, dans l'ordre inverse de l'alphabet
3. ABREVES Rédiger un texte composé le plus exclusivement possible d'abréviations
(Sabirs tiré de 50 jeux de langue pour l'Ecole d'Henry Landroit)
4. ACCROC A NIMES Inventer à partir des lettres d'un acronyme, une série
thématique de solutions possibles
5. ADMINIJUPE Proposer de nouvelles formulations pour les formulaires ou écrits
administratifs
6. ALPHABERICKSON Sabir qui demande d'aller chez son épicier acheter un paquet
de pâtes alphabets. Prendre une poignée de pâtes, la verser sur la table et laisser
se former le message inconscient, chaleureux, que l'on a envie de partager avec
les autres (formes versifiées possibles).
7. ALPHABETISES Trouver des justifications thématiques à l'ordre des lettres de
l'alphabet.
8. ASSOMMANCE Rédiger un texte en s'efforçant de placer le plus grand nombre
d'assonnances (son imposé) .
9. AVE L'ASSENT A la manière d'un lipogramme, réécrire un texte sans utiliser de
lettres accentuées.
10. BALLOON Transformer un texte en ajoutant des mots ou des passages nouveaux
(Option : décrire une scène en 15, 50 et 300 mots
11. BIOZINZIN Sabir décliné de Dico et de Mozin à la sauce propre : il s'agit de
réécrire une notice biographique en réutilisant le plus possible de ses éléments
(c'est l'aspect Mozin) mais surtout en les détournant, les transformant, les
déplaçant chronologiquement, en insérant éventuellement des anecdotes, etc.
(aspect Dico).
12. BONNIE MENTEUSE Bonnie est une menteuse. Une vraie. Une bonne. Une
bonimenteuse. Sur le petit marché de la langue, elle essaye de vous vendre de
l'invendable. Et le temps du jeu, Bonnie, c'est vous.
13. CAVIAR D'AGE Biffer, éliminer les mots d'un texte pour aboutir à un autre texte.
14. COMICES-ARIA Rédiger un rapport de police en choisissant le temps, le lieu, les
personnages.
15. CONDO Imaginer le contenu d'un registre de condoléances d'un personnage
imaginaire...
16. CRABBLES Détournement façon Dico, Lipo & Co, d'un jeu de lettres célèbre.
17. CRITICTRE Rédiger la critique d'un livre dont vous n'avez lu que le titre en y
incluant le résumé de l'histoire
18. DIAGOLES Imaginer ou modifier la partie manquante d'un dialogue célèbre
19. DICO Invention de fausses définitions à partir de mots rares avec fausse
étymologie, fausse(s) citation(s), etc.
20. DOCDOC Sabir où il s'agit d'imaginer ce que pourrait être un symptôme médical
au nom rigolo, ainsi que la thérapie à appliquer pour le guérir. Anatomie
imaginaire bienvenue.
21. E-RABIA A partir d'un titre d'article paru dans la presse informatique, décrire ce
dont il s'agit à un enfant de 5 ans (réponse farfelue vivement encouragée)
22. FAIRE GENRE Ecrire un texte en n'employant que des noms du genre masculin,
puis réécrire le même texte au féminin (sabir proposé par Armel Bazin).
23. FEUILLETHON Rédiger un mini-feuilleton en deux ou trois épisodes maxi.
24. FISC Emploi imposé d'une ou plusieurs lettres dans tous les mots d'un texte à
écrire.
25. FLAMMES Sur internet, les "flames" sont les propos publics violents que
s'échangent des protagonistes sur les newsgroups et les listes de discussion. Ici, il
s'agit de flammer un interlocuteur imaginaire avec ou sans contrainte.
26. FODERCHE Ecriture de textes hypocrites.
27. GRAND COUIC Un texte est découpé verticalement par la moitié. Après
soustraction d'un des morceaux, réécriture du texte à partir de la moitié restante.
28. GO-ET-MES-MOTS Invention de recettes culinaires impossibles.
29. HAÏKUYE Concours de HaÏkus libertins, érotiques ou obscènes. Rappel , le haÏku
c'est trois vers, dix-sept syllabes (cinq, sept et cinq).
30. HSCL (Histoire et Sexualité des Chiffres et des Lettres) : Sabir en hommage aux
jeunes patients de Mélanie Klein (Essais de Psychanalyse, Payot) et au livre de
Marc-Alain Ouaknin, Les Mystères de l'Alphabet (Editions Assouline 1997) afin
d'en finir définitivement avec les voyelles rimbaldesques. Il s'agira de façon
encyclopédique d'être les Thucydide, les Levi-Strauss, les Desmond Morris de
l'Histoire et de la Sexualité des Chiffres et des Lettres. Autrement dit, écrire un
texte présentant la généalogie, la spéciation, la sexualité, les modes alimentaires
et défacatoires, les mythes de chaque lettre, de chaque chiffre, l'impact de leurs
graphies sur leur caractère, etc. Bien entendu les chiffres et les lettres pourront
avoir des rapports entre eux mais chaque session de HSCL devra se centrer sur le
chiffre ou la lettre proposé(e).
31. IDEES AU GRAMME Sabir inspiré par le superbe livre de Marc-Alain Ouaknin,
Les Mystères de l'Alphabet, où l'auteur retrace l'origine idéogrammique des lettres
de notre alphabet. Ecrire une histoire à partir de la paléosignification de tout ou
partie des lettres :
A, Tête de taureau; B, Maison; C, Chameau; D, porte; E, Homme en prière; F,
Clou, porte-mât, porte-nuque (oreiller); G, Deux épées qui se croisent; H, barrière,
envlos; I, Main; J, Main; K, Paume de la main; L, Aiguillon du boeuf, aiguillon du
désir; M, Eau, courant d'eau, rivière, vagues; N, Poisson, gibier d'eau, serpent; O,
Oeil; P, Bouche; Q, Masse, hachoir, couperet; R, tête; S, Dent; T, croix, bouclier;
U, V, W, Clou, porte-mât, porte-nuque (oreiller); X, Echelle, arbre, arête de
poisson, squelette; Y, Main (pointée); Z, Epées qui se croisent
32. IMPRO-VERBE Inventer des proverbes (en justifier éventuellement l'origine, la
portée).
33. JETAGE DE PONT Ecrire un texte dont on ne possède que le début et la fin.
34. JEU-DIS Inventer de nouvelles règles et l'historique d'un jeu ou d'un sport.
35. KENCRE Irrespect jouissif mais calculé de la loi orthographique.
36. LA LEFFE Texte dont tous les mots commencent par une même lettre
37. LIQUIDITES Inventer à partir d'un paragraphe extrait aléatoirement du Quid,
une reconstitution, par des historiens extra-terrestres qui ne posséderaient que
cet extrait, de ce qu'a pu être l'humanité.
38. LANGUE DE BOA (Proposé par Pierre-Olivier Fineltin) Discourir sur n'importe
quel sujet avec des séries de 2 noms accompagnés de 2 adjectifs et d'adverbes (les
mots de 3 syllabes ou plus et les clichés sont des must).
39. LATINADE Rédiger un texte contenant le plus d'expressions latines possible
40. LIPO Réécriture de textes célèbres sans une ou plusieurs lettres de l'alphabet (à
la façon de Perec dans La Disparition).
41. MAIS T'Y ES Ecrire une anecdote (drôle, à contrainte, émouvante ou consternante)
illustrant un métier ou qui ne pourrait avoir lieu que dans le cadre d'une activité
professionnelle déterminée
42. MANCHOT : il y avait des concertos pour la main gauche : il y aura des oulipos
pour la même main. But : écrire un texte avec uniquement les caractères
disponibles sur la moitié gauche d'un clavier "ergonomique" à savoir :
123456
é"'(-
azert
qsdfg
wxcvb
43. MATHERATURE Ecriture d'un texte à partir d'une contrainte mathématique
(chiffre, formule, géométrie, etc).
44. METAFORT Définir un mot ou une expression uniquement par métaphores et
allégories.
45. MOT-EUR Associer les lettres d'un mot imposé à d'autres mots ou idées. Ecrire
une histoire à partir de ces associations.
46. MOTRIMONIALE écrire les textes de petites annonces matrimoniales pour mot
célibataire à la recherche du mot conjoint idéal. Surcontraintes (lipo, fisc, etc.)
possibles. Possibilité de décliner l'annonce à partir du même mot mais à des âges
différents. Possibilité de décliner la même annonce pour des journaux différents.
Possibilité d'entamer un début de dialogue amoureux par annonces interposées,
and so on...
47. MOZIN Ecriture de petits textes avec des mots imposés (les mozins).
48. PANSCRABBLOGRAMME Ecrire un texte avec toutes les lettres que l'on trouve
dans le jeu du scrabble sans les lettres joker, soit A(9), B(2), C(2), D(3),E(15), F(2),
G(2), H(2), I(8), J(1), K(1), L(5), M(3),N(6), O(6), P(2), Q(1), R(6), S(6), T(6), U(6),
V(2),W(1), X(1), Y(1), Z(1). [Sabir proposé par Johan Desgrouas]
49. PARI DANS LA BOUTEILLE Description des conséquences d'hypothèses
impossibles.
50. PARODIES Réécriture d'un texte célèbre en le caricaturant.
51. PLAMOS écrire un texte en n'utilisant que des lettres plates c'est-à-dire ne tenant
que sur la première ligne d'un cahier d'écriture (a, c, e, m, n, o, r, s , u, v, w, x).
Les lettres "hautes" (b, d, f, g, h, i, j, k, l, p, q, t, y, z) pourront constituer un autre
jeu sabir (Modul'haut) a priori plus difficile.
52. PRERIME Juste des antérimes, c'est-à-dire des vers qui riment par le début et non
par la fin (mais ça peut aussi)
53. PRIMèRE Inventions et Variations poétiques, loufoques, contraintes, caricaturales
ou pseudo-scientifiques sur des intitulés d'école primaire.
54. PROPP'OSITIONS Ecriture d'un conte à partir des éléments constitutifs formalisés
par Propp.
55. SAB-RIME Ecrire un texte avec des rimes imposées.
56. SM'S Ecrire un SMS (message alphanumérique pour téléphone portable) si
possible loufoque, avec les contraintes liées à cette technologie :
a) pas plus de 160 caractères (norme GSM)
b) contrainte possible en touche bloquée (façon lipo)
c) contrainte possible dans le nombre de pressions autorisées sur le clavier du
téléphone.
d) contrainte possible en arithmétique : pair/impair, nombre premier, formule,
etc. Rappel du clavier : A (touche 2, 1 pression), B (touche 2, 2 pressions), C
(touche 2, 3 pressions), D (touche 3, 1 pression), E (touche 3, 2 pressions), F
(touche 3, 3 pressions), G (touche 4, 1 pressions), H (touche 4, 2 pressions), I
(touche 4, 3 pressions), J (touche 5, 1 pression), K (touche 5, 2 pressions), L
(touche 5, 3 pressions), M (touche 6, 1 pression), N (touche 6, 2 pressions), O
(touche 6, 3 pressions), P (touche 7, 1 pression), Q (touche 7, 2 pressions), R
(touche 7, 3 pressions), S (touche 7, 4 pressions), T (touche 8, 1 pression), U
(touche 8, 2 pressions), V (touche 8, 3 pressions), W (touche 9, 1 pression), X
(touche 9, 2 pressions), Y (touche 9, 3 pressions), Z (touche 9, 4 pressions), espace
(touche 1, 1 pression)
57. SOIPE Soipe do swap ! Modifier un texte en déplaçant simplement certains mots
ou groupe de mots.
58. STYLE O'CAP' Exercices de Style façon Queneau.
59. SYNOCNYMIE A la manière du traditionnel S+7 oulipien (prendre un texte
célèbre et remplacer chaque substantif par le 7ème substantif qui le suit dans un
dictionnaire), utilisez ici un dictionnaire des synonymes (la touche shift+F7 dans
Word est vivement recommandée !] et pas de contrainte d'itération (vous pouvez
faire tourner le dictionnaire autant que vous le souhaitez.
60. TABLEAU-IDE Explication farfelue d'un tableau célèbre.
61. TRADDITORE Traduire-trahir-adapter un texte dans une autre "langue".
62. TRALALA Grimer une chanson sur la base d'un thème imposé.
63. TRANSE-PAR-ANSE Prendre un poème célèbre. Poser une feuille calque
imaginaire dessus et remplacer les mots par d'autres mots à la sonorité proche
pour conserver rythme et rime (proposé par Ed. R)
64. UN-VENT-TERRE Inventaires poet-hic.
65. ZEUCRAILLE Poussez votre cri. Ca fait du bien. (Suggéré par MG)
66. ZOZZO Ecrire un texte dont tous les mots se terminent par la même lettre.