MALLARME, SONNET EN X
Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L'Angoisse, ce minuit, soutient lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore
Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx,
Aboli bibelot d'inanité sonore,
(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s'honore.)
Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,
Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l'oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.
Lipo en x et o Quatrains et tercets sans risque et sans dignité
De ses griffes tranchantes élevant la francisque
La Peur, en cette nuit, à sa flamme restaure
Maint rêve vespéral brûlé par l'astral disque <BR
lipo
Réécriture de textes célèbres sans une ou plusieurs lettres de l'alphabet (à la façon de Perec dans La Disparition).
PAS DE TITRE
Le drapeau digital des rêves défunts s'érige, défiant l'altitude,
face au rapace qui ne fait rien qu'à ressusciter de ses cendres,
parce qu'il sait que ça va gâcher sa sieste (il ne fume pas).
Sur l'autel, il faut se passer de vase virtuellement muet,
car l'instituteur sait s'inviter à l'Élysée, ce mythique
vendeur de larmes.
Ça bifurque à la fenêtre des Chtimis : Midas se meurt sur sa jument
blanche ubuesque qui abuse du feu avec une nageuse est-allemande
lesbienne.
Cette dernière périt en baisant avec sa jumelle,
perpétuellement amnésique (pauvre ingénieur !), et rivalise
de brillance avec sept musiciens d'avant-garde.
Le célèbre truc de Mallarmé en hics mais sans ycelui et sans eau.
JACKYS LIED
Les griffes et le vit, linguame, pierre levée
La chaude-pisse qui fait brûler verge et gland
Phantasmes si tardifs, demain bite bandée
Pas de préservatif, sperme épars dans le vent.
Vacuité du vagin, de son chibre amputé
Artinien gadget en plastique brûlant
(Le Marquis de Sade n'était pas député
Habitant la Bastille, sans cesse se branlant.)
À la fenêtre arctique s'alanguit un acné
Qui expire enfin, l'ambiance est à l'acmé
Une vache hémiplégique, un nénuphar sanglant
Dans la glace, le squelette va se mirant
Même si l'énurésie sur la table est sanglée
Par les sept suceuses de liqueur rassasiées.
Chant IV
L'émeraude très haut ses lunules restaure;
La terreur, ce minuit, épaule d'un ménisque
Maint rêve vespéral crevé par le Centaure
Qu'aucune urne funèbre à recueillir ne risque
Sur les vides buffets du hall : nulle pliaure,
Beau bidule biffé d'un taciturne disque,
(Car le Maître a puisé des pleurs auprès d'un Maure
Avec ce seul dessin que le Néant ne bisque.)
Mais près de l'embrasure au pur sud, une brisque
Passe alliée du tableau d'un ardent damalisque
Ruant sur la naÏade amie du hareng saure,
Elle, défunte nue en cette psyché, puisque,
Dans l'amnésie fermée par le cadre, s'instaure
En scintillants éclats brusquement l'astérisque.
Sam, l'éléphant amer_
(Plan : thème à larmes)
Paumes et mains de neige affectant de leur jeu
Panique du matin garnissant d'interstices,
Maint rêve vespéral brûlé par le saint Feu
Que ne recueille pas de ténêbreux calices
Sur les crédences, ni aiguillères ni gentil Tanagra,
Evitent les visées d'avisés insipides,
(Car le Maître est allé puiser des pleurs dans l'Aa
Avec l'unique engin du Néant impavide.)
Par delà la fenêtre en un levant éclair
Se déchirent sans fin ni aucun détracteur
Des Vestales ruant semblables à des Chimères,
Elle, défunte nue, pareille aux réflecteurs
Que, dans son manquement sublime et réducteur
Chaque large zébrure transmutent en viscères.
Transcription
Frayeur emphatique indicible et brûlante
Sans aucun pleur d'amante sans larme salvatrice
Peut-être un éléphant aspirant l'eau d'un ru
Afin de bien calmer sept musiciens brulés
De limpides griffes, hautes levées, telles présents
Ici, l'Angst, vil érèbe, aide, ami, ses lanternes par-dessus millescrânes,
Ces rêves crépusculaires incendiés par le rapace au temps vide,
Et nulle urne ne vient téter ces cendres.
Sur l'autel, en la salle déserte : aucune Gnegne,
Fragments vains de silence insipide
(Puisque le Capitan est au puits des larmes de Géhenne
Avec celui qui n'habite nulle phrase)
Mais si près des sentes emmêlées, dans l'arctique inusé, quelque Gulden
Se meurt lent, il se peut, suivant les paravents
De vierges juments au carnage unifié piétinant de braises une nympheaquatique,
La décédée, sans habits dans le tain, répétée,
Que la fin de regrets encerclée en rectangle, se fige
D'étincelles, les sept murmures tus.
Thrène en vers
Les serres élevées se présentent en gemmes :
Des ténèbres, le Stress défend, en réverbère,
Les rêves desséchés, cendres des vêprées blêmes
rejetées de Cerbère et des stèles de terre
Cette terne crédence est sevrée de ses schèmes,
Secrets sèvres de vent, emblèmes d'éphémère
(En effet le Régent cherche en Enfer ses thèmes
Et se sert d'éléments pêchés en ce Désert)
Près de cette fenêtre et près de l'est, le fer
En cette scène tend de prestes bêtes vers
Les déesses des mers, des perches et des brèmes
Décédées en ce verre, elles restent légères;
En même temps l'ensemble en sept reflets se sème
Et l'ébène s'enferme en cette perte d'erres.
Emmêlant la phrase_
(Pharèse : mal mental)
"Moi je suis maitre-aux
c'est d'ça que je vis
et sur ma Xerox
je biffe des copies
Je bois mon viandox
(la vie dans les plis)
je traque l'ox-
ymore and more if affinity
autour, c'est Fort Knox :
les lingots alanguis
de mes glaçons on the rocks
quand parfois je li-
vre un match de boxe
c'est encore au lit."
L'art de la métrique [c'
est trés rigolo
on chasse l'onyx
pour le populo
Avec forces : hic ! [c'est
nos alccolos
qui brandissent leurs piques [sciées
au garrot
la rue et la rixe
c'est mon fandango
j'amuse Béatrix
avec mes boyaux
pour la nique, c'est nix !
me dit Môsieur Poe....
tzara, manifeste dada
Manifeste DADA [sans a]
« Manifeste de monsieur Antipyrine
DADA est notre intensité : qui érige les baïonnettes sans conséquence la tête
sumatrale du bébé allemand ; Dada est la vie sans pantoufles ni parallèles ; qui
est contre et pour l'unité et décidément contre le futur ; nous savons sagement
que nos cerveaux deviendront des coussins douillets, que notre antidogmatisme
est aussi exclusiviste que le fonctionnaire et que nous ne sommes pas libres et
crions liberté ; nécessité sévère sans discipline ni morale et crachons sur
l'humanité.
DADA reste dans le cadre européen des faiblesses, c'est tout de même de la
merde, mais nous voulons dorénavant chier en couleurs diverses pour orner le
jardin zoologique de l'art de tous les drapeaux des consulats.
Nous sommes directeurs de cirque et sifflons parmi les vents des foires, parmi les
couvents, prostitutions, théâtres, réalités, sentiments, restaurants, ohi, hoho,
bang, bang. [...] »
Extrait du Premier Manifeste Dada de Tristan Tzara
Sabirateur
Lipo en a et l
« Profession de foi mutine
de Monsieur Contrepyrine
HOBBY est notre turbine :
qui s'érige et qui surine
inconséquemment pour toi,
front réduit du bébé boche;
Hobby, c'est vivre ce choix
de se priver de brioches
et de soie,
d'origines,
d'uniformité crétine;
contre et pour toute union,
c'est décidément sùr,
voyons,
soyons
contre un futur;
nous sommes bien informés
que nos méninges brimées
deviendront de renommés
coussins mous pour nos mémés;
notre rejet des doctrines
est méthodique, entêté
comme un greffier de routine;
en prison sommes restés,
et devine :
nous crions
permission et rédemption;
dure nécessité
ni stricte ni éthique,
je tique
et chique
nos sociétés.
Certes HOBBY reste ceint
du terroir européen
des déficiences, dessein
merdique et même mesquin;
nous désirons toutefois
dès cette minute chier
en des teintes qui ondoient
des pennons du monde entier
pour que soit
esthétique
notre zoo poétique.
Nous sommes directeurs
de cirque et serinons
un son
du fond
du choeur moqueur,
en même temps que ces vents
des foires, que ces couvents,
scènes et déguisements,
prostitutions, sentiments,
vérités, rôtisseries,
ohi, hoho, bing, bing, toc. »
Portion du Premier édit
Hobbiste d'S. Rosenstock.
Je finis
ce poème
et j'indique son système :
ici fut reproduit
un tempo et un schème
d'un thème
du même
pionnier Hobby.
Discours de Mister no-fièvres
BOURIN est énergie : érection de pointes peu sérieuses (sur) occiputindonésien
du gosse teuton ; BOURIN est cette existence hors tiédeurpédestre et presque
identiques ; pour et contre fusions et in finecontre ces espoirs de futur ; stoïciens,
nous n'ignorons guère que noscortex seront bien vite des poufs tout confort, que
sous notre refus desgenres se découpent cent ronds-de-cuir et, qu'emprisonnés,
nous crionsnos odes vers dix infinis ; knout féroce qui ignore, ordre, éthique
etméthode, nous conchions de bouche notre espèce.
BOURIN est, reste en cet orbe de non-force européenne, c'est du bonétron, soyons
justes. Toutefois, nous déféquerons dès ce jour en teintesinouïes et nombreuses
pour orner ces zoos dont regorgent vergers etbosquets des usines qui visent pour
des joies hors-frontières. Noussommes comme des big boss de cirque et, en ch
"Profession de foi de monsieur Pyridine
Le Mouvement M est notre intensité : qui érige les pics peu conséquents detêtes
sumériennes de bébés prussiens ; le Mouvement M est une vie exemptede mules
ni lignes directrices ; qui est contre et pour l'unité etdécidément contre le futur ;
nous excipions prudemment que nos cervellesdeviendront des coussins douillets,
que notre non conformisme est plusexclusiviste que l'employé et que nous ne
sommes ni libres ni libertins etcrions liberté ; nécessité sévère qui nie discipline
et vertu et exigemépris et refus de l'ensemble des hommes.
Le Mouvement M reste centré sur l' Europe des infirmités, ce qui est toutde même
une merde, et nous voulons dès ce jour chier en couleurs diversespour orner
l'enclos zoologique des poêtes, sculpteurs et peintres de tousles emblèmes des
consuls.
Nous sommes directeurs de cirque et sifflons près des vents de foires,en plein
couvents, prostitutions, endroits discursifs, évidences, sentiments,resto, ohi, hoho,
bing, bing. [...]"
Extirpé d'une "Première Profession de foi du Mouvement M" de Triston Tzoro(qui
est venu u u ).
"Fondements du mouvement, de Monsieur Procuprite.
Pinpin est notre intensité : qui dresse ses brownings inoffensifssur un citron de
bébé boche ; Pinpin est une existence qui sepromène nu-pieds sur un chemin
tordu ; qui refuse et supported'être unie, et est contre tout futur ; doctes, nous
sommesconscients du devenir de coussin mou du contenu de nos têtes,du
protectionnisme contre toute doctrine (comme une personnequi sert son
gouvernement), de notre emprisonnement, que nousdésirons briser ; rude besoin
dépourvu de principes de conduiteet d'éthiques et déféquons sur ce monde.
Pinpin demeure européen et peu fort, reste une merde. Toutefois,nous
nourrissons une envie que nos merdes, en un futur prochemontrent un spectre
divers, comme ces bouts de tissus qui pendentdes frontons des demeures des
présidents, pour orner notre zoo desoeuvres des hommes.
Nous sommes un Pinder-Zéphyr qui s'immisce en une foire, entrejusque chez une
nonne ou une pute, sur une scène ou sur du concret,entre intuitions et zincs de
bistrots, ohi, oho, poum, poum.
[...]"
Copie d'un bout des Textes de Fondement du Pinpin d'Isidore Dumont.
Gueuloir de Monsieur Contrepyrine.
DOUDOU est notre intensité : qui érige les clous sur le chemin du oin-oin teuton;
DOUDOU est l'existence privée de confort, sevrée de rectitudes complices; qui est
contre et pour l'unité et décidément contre le futur; sereins, nous devinons que
nos circuits imprimés supérieurs deviendront des coussins douillets, que notre
fureur non conformiste est kif kif tout est pour moi que le gros qui fout rien et que
nous ne sommes point libres et crions liberté; nécessité sévère, fi de l'idée de
discipline et de répression et éructons sur le Singe nu.
DOUDOU reste lové contre l'entropie vieillotte, c'est tout de même merdique
quoique nous voulions sofort chier en couleurs diverses pour orner les longueurs
herbues et zoologiques de l'esthétique des chiffons symboliques.
Nous sommes directeurs de cirque et sifflons entre les pets des foires, chez
nonnes, putes, scènes, chosités, sentiments, buvettes, ohi, hoho, poum, poum. [
Dada sans A = dodo
rimbaud, le bateau ivre
Lipo en e
LE BATEAU IVRE (e)
Un marin saoul
Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.
Ainsi tu naviguais en nos marais profonds
Ahanant d'un trop chaud azur
L'anus au vif sous ton fin pantalon
Souffrant plus d'un maringouin sans ton chandail.
J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.
Tu chassais d'un coup un vilain, sitôt la soif du sang
Voyait nos lascars sortir du cocon par millions
Vrillant l'air à l'assaut d'un bout intact sur ta chair
Qu'un bon coton n'aurait mis à nu.
Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.
Dansant sur un courant furibond
Toi, par un matin gris, plus sourd qu'un pot
Tu frappas sans raison par bâbord
Un roc pointu au nord du Lac Diamant.
La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'œil niais des falots !
L'ouragan t'a pris, mais à califourchon
Plus saoul sur ton skiff qu'un cochon, tu rotait tout azimut
Chassant vils taons d'un mauvais houblon bu
Dix nuits, sans qu'il y ait mis un bouchon à son carafon !
Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.
Plus doux qu'au castrat la chair d'un fruit mûr
Un chant d'ortolan surgit d'un grand if
Qui nous surpris tout câlins, amants du faubourg
Nos corps nus, sans attirails, gras du raisin.
Et, dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend;
Dors moussaillon, où tu iras nul poisson
N'envahira ta nuit sinon un infini clapotis
Titillant l'azur d'un profond roupillon
Jouis marin d'occasion car parfois l'instant fuit;
Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !
Où, surgissant tout à coup, sous un drap
Sans habit, papillon du couchant
Plus nu qu'un gland, plus froid qu'un vagin à l'abandon
Un amant tout alangui cri son vain amour !
Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs, et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !
Tu tais son nom, finissant ton bock, fixant l'horizon
Tu sors sous l'Arc, un courant d'air, lait du soir
Coulant sur ton corps, papillon captif
J'ai cru voir ta mort au fond d'un miroir
J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très-antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets!
J'ai vu vils maris, cocus impunis, l'iris mou,
Braillant sans passion au hasard d'un bar
Ainsi un garçon qu'on privât d'un suçon
Lâchant un gros mot, ainsi un rôt du palais !
Saoûl, mon yacht (rond, gris et noir)
Ainsi Rimbaud ramait sur l'Inini passif,
Subissant l'abandon du joug du primitif:
Un Iroquois criard tirait sur son youyou
Clouant l'humain tout nu au long pilori roux.
Sans nul souci aucun pour yacht ou brigantin,
Portant coton anglais ou riz brun basmati .
Quand nos bons primitifs ont clos tout hourvari
L'Inini nous fit choir sur un bord au matin.
Dans maints clapotis lourds du flux ou du jusant,
Moi, jadis raisonnant à l'instar d'un marmot,
J'accourus ! Au lointain nos atolls, nos Îlots
N'ont pas subi tohu-bohu plus triomphants.
Ouragan qui a oint mon affût du marin,
Plus câlin qu'un mouton j'ai conquis tout ton flot
Roulant à tout jamais nos disparus salins,
Dix nuits, sans la vision d'un bouillonnant falot
Plus plaisant qu'aux marmots la chair du bon fruit mûr,
Un flux noir infiltrant mon canot d'if ou pin
Tachant par un vin gris nos vomis mous ou durs
Lava, puis dissipa nos timons, nos grappins.
Alors, j'allais baignant dans mon doux madrigal
Du flux mauvais, du flot rayonnant d'or astral
Mordillant l'azur nuit; où par hasard, flottait
Un mort au corps blafard qui parfois apparaît ;
A finir un jour
Lipo en x et o
Lipo en kiwi
Houlà ! la lettre i
Pouvez vous m'annoncer
Au passage notez :
Ce bateau sans « kiwi »
Allant tout à mon gré
N'étant plus remorqué,
Des Apaches ont versé
Sur mes matelots noués
Toujours je fus moqueur
Halant vers les chaleurs
Mes hommes envolés
Les cours d'eau m'ont lâché,
Au centre du raffut
À l'automne éperdu,
Avec fougue, et pas un
N'a entendu aucun
L'ouragan acclama
Je fus de ce temps-là
Où nombre sont noyés
Des journées sans penser
Agréable comme sont
L'océan sans façon
Et nettoya mes flancs
D'un même coup jetant
fut perdue sur la route !
l'amende qu'elle m'en coûte ?
sans k, sans w,
peut cependant flotter.
sur des flots au cours doux
je fus comme amarré :
leurs chants et leur courroux
aux totems chamarrés.
des boscos et des mousses
tout le frêt de la terre.
le vacarme s'émousse,
je descends vers les mers.
tumultueux des ondes
nonchalamment je roule
des caps de ce grand monde
son plus fort dans la houle.
mon entrée sur la mer,
acrobate des eaux
au grand dam de leurs frères,
au regard des fanaux !
bonbons et sucres d'orge
entra dedans ma cale,
sales jusqu'à la gorge
par dessus bord les malles.
Lipo en a
Le Voilier Ivre.
Un jour, occupé de voguer sur d'immobiles fleuves,
Je me sentis délié lorsque les hommes de l'escorte
Devinrent le point le mire d'Indiens hurleurs,
Et furent cloués nus sur des gibets de couleurs.
Je devins insoucieux de toutes les équipes
Porteuses de blé de Bruges ou de coton de Londres,
Et lorsque mon escorte eut été décimée,
Les fleuves me donnèrent de voguer, permission illimitée.
Les grondements furieux des flots me submergèrent.
Devenu un hiver diffèrent, plus sourd que l'esprit d'un gosse,
Je courus ! Et les Péninsules qui se créent,
Ne subirent point, tohu-bohus plus victorieux.
Les typhons bénissent mes éveils benthiques,
Plus léger qu'un bouchon, je gigue sur les flots
Qu'on nomme rouleurs éternels de victimes
Dix nuits dénué du regret de l'oeil idiot des feux côtiers.
Lipo ultraparesseux mais monosyllabique
ship : "hic !"
sonnet du trou du cul (verlaine et rimbaud)
Sonnet du Trou du Cul de Verlaine et Rimbaud
fecit Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d'amour qui suit la pente douce
Des fesses blanches jusqu'au bord de son ourlet
Des f
Sabirateur
Si l'U est vert, quelles couleurs donner aux autres voyeuses ?
Tendre songe en ce sein, des sens en abandon
Des perles en perdition inondent à dessein
Halètement sans fin des lèvres en conversion
Terrible pâmoison de ces sexes félins
Semence éclatante sans remords rejetée
Sans relâche appelée elle se fraie très ardente
Narcisse transcendante en ces flots contrariés
Elle glisse et disparaît captée par la sente
Allons voir Mignonne si la rose en ce matin câline
Se doit dès à présent gloser à pleine dent
Et contraindre tes sens à pareil larmoiement
En belle ribambelle étancher les collines
Transcender l'alcaline, fêter la sibylline
Et se répandre enfin en amollissement
Cul Cul bitacée
Fait d'ombre et de plis pivoine sang bel atoll
Il repose, lové à même le gazon
Ivre des pâmoisons caline inclinaison
Vers ces blancs destriers encadrant l'aréole
Des morves semblant de blancs sanglots en rigoles
Ont glissé, par le cers amer à l'abandon
Laissé parmi d'infimes graviers vermillons
Dévalant d'infinis lacets sans gloriole
Mon songe s'accola si tant à son méat
Mon fort *, de tangibles saillies qu'il envia,
En fit son lacrymoire son chialé calice
C'est l'airelle enivrée et la badine amène
Grotte dont l'amande sidérale s'amène
Gynécée paradis immergé dans l'abysse
Pétale cyclopéen, irisé et violet
Il respire tendrement tapi sans son gazon
Perlé d'épanchements ayant franchi les monts
Des fesses blanches et venant y rêver
Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont tissé, malgré la brise qui les frise
A travers de petits caillots de marne grise,
Des chemins dans la pente qui les appelait
Mes lèvres abordèrent longtemps dans ses ravines
Mon âme du coït matériel orpheline
En fit son larmier noir et son nid de sanglots
C'est l'olive pâmée et la tige câline
Le puits sombre dont sort la céleste praline
Chanaan féminin dans les moiteurs enclos
Le problème de cette semaine est bien difficile : Parler de cet orifice sansavoir le
droit de faire apparaître la lettre centrale de sa dénomination
Néanmoins, je vais tenter de le faire :
Il s'agit de l'objet placé entre les fesses. Verlaine et son ami A.R. en ontfait des
alexandrins.
Cette lettre centrale, A.R. en disait la teinte (verte) dans le célèbresonnet des
voyelles. (à lire dans « Poésies »).
Voilà, j'ai déjà été très loin dans l'effort.
Mais ne me croyez pas constipé !
La Fosse des Fesses
Ni prosélytisme homo. Ni scatoporno.
Mais angoise irridante.
Son origine : mythe cloacal
de la naissance.
Par là je viens.
recette de crepes sans e
Produit pour biscuits plats, fins ronds, mous du pays nantais
Sarrazin moulu dans un gros bol, formons y un puits, où nous cassons 3 produits
du nid du coq . Ajoutons corps gras issu du colza, produit salin, puis du lait (pas
trop). Acharnons-nous, touillons fort tous produits conjoints, poids aquilin aurons.
Puis lait joignons, pour, coulant, avoir un ruban. Parfumons, chacun son goût :
rhum, kirsch, grains du fruit du pays Bourbon, boutons floraux agrumaux, au
choix.
Laissons un laps, puis graissons, chauffons un plat muni d'un bout qu'on pourra
saisir par la main.
Laissons-y choir la potion, tournons sans à-coups d'un air vif : il faut tout couvrir.
Cuit, tournons un coup. Poudrons du produit sucrin, ou tartinons, au choix, du
fruit confit dans son jus : abricots, fruits incarnats du bois, fruits du buisson
piquant.
Au corps gras bovin, ils sont plus fins qu'au gras du colza.
MAXI-BLINIS FINS GARNIS
Dans un grand bol, unir lait, cristaux sucrants, sarrasin moulu, corpsgras fondant
puis cognac (un soupçon) dans un tout indistinct.
À l'abandon jusqu'à tantôt.
Sur un gaz vif, couvrir du pâton un plat cuisant.
Sou à la main, agir d'un poing vif pour accomplir la rotation dumaxi-blinis fin.
Finir la cuisson pour distribution.
Garnir au choix du gourmand.
(à vomir : il n'y a pas d'e...)
I. Tortillas pour mardi gras
Composition:
Proportions pour dix tortillas*
-trois gros cocos crus
-gruau moulu (maïs, sarrasin... au choix), un grand bol
-lait plus aqua, un bol plus ou moins
Façon:
incorporons la boisson au gruau. Touillons à fond. Ajoutons du lait s'il faut car ça
doit avoir l'air coulant mais pas trop. Supprimons tout caillot.
Cuisson:
Par tortilla, coulons un quantum suffisant dans un plat rond sans bord, au
minimum gras. Sur un gaz pas trop doux ni trop fort, cuisinons à point un flanc
puis tournons la tortilla. Finissons sa cuisson.
Conclusion:
Garnissons d'un sirop au citron, d'un chocolat ramoli ou d'un coulis d'ananas.
Flambons au Cognac ou au Calva. Savourons.
* Pour trois galapiats gourmands, il faut au moins dix-huit tortillas, adaptons
donc nos proportions.
Au plaisir!
II. Percée des E
Exercez cette recette:
-prenez le temps de fêter, même l'éphémère.
-mettez trente dés de tendresse, cent de respect des rêves.
-séchez les détresses, devenez esthète, restez décent.
-épelez "Ge t'ème" tel. Prenez-en le sens et le sel, jetez les règles.
-mêlez serrements et échecs et dépecez des restes de regret.
-sentez l'ensemble: c'est exempt de renfermement et de réserve.
L'excédent est excellent et sert le temps.
Blinis aplatis ( donc français, si non bigoudins )
Achats :
Blinis au Mammouth ou Auchan du coin.
Fort laminoir à main.
Sirop d'acacia ( voir FAUCHON ).
Façon d'agir :
Avoir un plan plan sans virus ni staphyllo. Sortir cinq ou six blinis par morfal au
minimum. Aplatir au laminoir jusqu'au micron voulu . Puis garnir du sirop
d'accacia sus-dit. Cinq morfals ça soustrait au moins trois-quarts d'un kilo du
sirop acquis.
Notons ! Tout abus conduit à un pathos fatal.
Bon... pour un plat du midi, soir tard, nuit ou alors à la saint Glinglin. Mais
pourrions-nous par imagination, voir dans un futur aussi lointain?
Pas si sûr!
On dit donc pour midi.
Alors, pour six gus gras du bidon, gargouillant du boyau; assis sur strapontins
dans un salon:
Choisir frais, vingt trucs ou machins ronds issus du trou du cul chaud d'animaux
idiots qui font du boucan dans un nid ou parfois dans la cour.
Aplatir au sol à grands pas, sans sabots, pour avoir du jus.
On a donc du jus, mais il faut plus, sinon on a faim la nuit, on dort mal jusqu'au
brunch du lundi suivant.
Sortir d'un tiroir à fond plat, moult grains croquants, qui font aplatis à grands
coups au nutchaku, un blanc talc à l'instar d'un clown pas trop gai.
Important!
Pas d'omission du lait, tout droit sorti du pis branlant d'un gros animal ruminant
cornu marron-blanc ou, noir-blanc portant sabots, avachi sur flanc, lorgnant
toujours train bruyant, ou auto, ou quidam d'un air bovin.
Ajout d'alcool si on boit : vin, whisky, porto, vodka ou flacons apportant plaisir
absolu, si pris sans tabous aucun, conduisant à vomir au final.
Alors, disposons jus, lait plus grains dans un grand chaudron, puis, par pulsions
du popotin, courir trois jours puis trois nuits par monts abrupts, pour avoir un
liant coulant, sinon goût pas bon.
Sur dispositif chauffant au gaz, on cuit un instant mais pas trop dans rond dur
muni d'un bout à saisir mais qui fond pas à la cuisson.
N'oublions pas, louis d'or dans la main pour conjuration du mauvais sort.
Moult fois, au son du cri du cuisto, bondir façon kangourou puis lançons produit
du chaudron dans local pour cuisson mais pas jusqu'au plafond.
On a du fion si on a pas l'air con!
Pour huit Blinis du pays Gallo, à la façon d’antan.
Tout d’abord, du consistant : du grain moulu plutôt fin, un bon quart, soit 250 g.
Du sarrasin, non pas du pur grain blanc. Hop, tout ça mis dans un grand bol, pas
au hasard, mais pour bâtir un puits. Du cristal marin, un soupçon, du lait ( 1/2l. ),
six futurs poussins toujours pas sortis du cocon. Tout ça mis, on bat, non sans
tonus. Ah, j’oubliais ; nous savons, nous, Armoricains, qu’il faut aussi un subtil
flot d’armagnac, ou alors du calva, pourquoi pas. Finir l’incorporation du tout,
pour avoir un pâton consistant, mais aussi constant dans son air brillant. Oh !
fatal oubli qu’on fait toujours … un bon pâton doit avoir dormi au moins durant la
nuit avant sa cuisson, qui doit a priori s’accomplir au matin. Pour la cuisson,
fourbir dans un trou huit tisons chauds, quasi rougis. A mi cuisson surgit
l’instant du bond, du salto, qu’il faut accomplir sans faiblir, un louis d’or dans la
main, pour avoir du plaisir durant tout l’an prochain. La continuation, jusqu’à la
fin, contraint à un grand soin, à tous instants, pour qu’aucun blini soit rôti, ni
bouilli ni trop frit.
Trichons :
Chloc, chloc, chloc, chloc
Swizzz
frout, frout, frout
Hop, Hop
Miam
manifeste du pc
Avant tu bossais pour un duc, un roi ou un cardinal, aujourd'hui pour unpatron.
Mais l'pognon va toujours dans son sac. Toi, t'as qu'la vodka àl'assommoir.
Autobus au matin, sandwich à midi, cong'pay' (huit jours) aumois d'août. Au boss,
la fructification du capital, à toi, la productiontrois-huit. Du travail, ça ? Pas
coton, la plantation !
Il y a pas mal d'amis dans ton cas. Si aucun d'nous va au boulot, l'patronl'aura
dans l'os, profond. On a ni ronds, ni fusil ni doctorat mais, à noustous, on paraîtra
plus fort. On ira jusqu'au bout. C'qu'on a pas, onl'saisira à qui l'a. Sinon, on
l'occira. Puis on aura tout pouvoir pour ladistribution à nos compagnons. Voilà !
Toi, d'où qu'tu sois, unis-toi !
Karl Marx un jour, ou ça caillait fort, a dit à trois ricains :
"Jadis ça craignait au pays popov.mais ça craint plus du tout car, komsomols, j'ai
pondu un truc barjot : Sovkoz,Soyouz, Goulag, Sous marins pourris, SS20 clandos,
Andropauff, NKVD, SALT, Mur, Kalashnikov, Stasi, Chars du 28 août,Gasoil sur
la puszta, Obus sur la fac, Stalingrad, Molotov, Partisan, Marchais, Duclos,
Cachin, MIR, Antonov, Gogol(non, pas Gogol), Mongols*, Don, Volga, Dniopr,
Oural, Saliout., Spaskaïa, Kalin-kakalin-kakalin-kamaïan, Kamchatka,Samovar,
Mafia, Talons hauts, Uzi + Hugo Boss, Grozny, Poignard, Spätznaz...
Finito los topos, ça fond t'y dans vos circonvolutions, Comrads !!!
Quant à toi, Castro, bat la Laïka,
Vodka, bistro !!!"
Nos trois ricains ont pas compris Marx, ni Trotski... qui valait pas plus.
"Tapons sur trois boutons noirs du QG profond" fut l'ignition password.
OK for Tomawak and Scuds launching.
Boum !
A plus popov ,
Pôv Marx mignon
qui fit 80 millions
fort morts !!!
Dur mais Stop, j'ai du boulot !!!
*Je laisse les Mongols à Denise
Marx a tout dit dans son bouquin.
Soyons donc concis :
Non au pouvoir du grand capital.
Voilà.
Nul n'aurait plus à voir son patronat assis sur unprofit d'autant plus grand qu'il
aurait fait la mortabrutir son corps, travail sans fin qu'on payait mal.
Chacun imaginait à jamais disparu son dû au boss, oncroyait plus qu'un mal sans
solution bouchait toutfutur aux prolos qu'on spoliait sans soucis.
Ainsi voilà Karl Marx, plus son ami, tous, unis par unchant plus grand qu'un
chant national : "luttons,luttons toujours car, quand croitront nos bataillons,nos
actifs partisans partiront pour plus qu'unpugilat, la confrontation qui clora la
classificationqu'on voit sur tout humain, du plus bas au plus hautqui a tout
pouvoir."
Tout ça pouvait-il mal finir, au moins finir pis qu'àl'instant où tout trouva son
point original? à voir,car si d'aucuns ont dit ouïr l'original propos produitpar nos
cocos fondant un parti, ils l'ont tant torduqu'à la fin on n'y a vu plus qu'un grand
drap imbu dusang qu'il voulait circonscrir.
Snif!
(en ce sens, espérer, est-ce l'essentiel? désespérern'est en effet que perdre
quelques temps, que l'espècene cesse de perdre et reprendre - et Fred Engels etses
mecs en rêvent p't-être en quelque éphémère Eden ?)
P. COMMUN
RICHARDS & PROLOS.
Ca faisait un bail qu'on s'châtaignait dans la cour, cours finis.
Humains look Hugo Boss s'opposant aux humains bossants.
Du romain jusqu'à Colomb, kif kif, toujours un corps social pyramidal.
Au jour d'aujourd'hui, plus d'Bourbon, mais du Pinault.
Il y a un camp pour richard, un camping pour prolo.
Quand on connut tout l'atlas, il fallut qu'on poussât à fond la production ruinant
l'artisanat local.
Finis corporations, travaux d'avant, bonjour la division du boulot dans l'hangar
du patron.
Mais plus fort, Watt accroît la production, trains plus outils toujours plus
puissants fournissant moult capitaux aux frais richards.
Du pognon au pouvoir, il n'y qu'un pas à franchir, allant du pouvoir communal au
joli palais national pris par l'populo.
Plus dur qu'avant, nos not'maît du jour ôtant aux organisations illusions,
frissons, brisant tous rapports familiaux colonisant au total tout pour unir
introduisant la mort ou la production façon Taylor.
Quant aux paysans, quittant nos sillons, ils vont grossir la conurbation
s'agglutinant sitôt dix dans d'impurs taudis. Finis pays, droits, lois inconnus, un
sol sans octroi pour avoir toujours plus d'avoirs.
Mais la surproduction fait surgir la toux asphyxiant l'occupation, tous au
chomdu..
A travail dur, gain succinct, tchao ! L'amour du bon boulot.
Promu soldat chair à outils, sous un joug mis par l'adjudant tatillon soumis aux
arrogants dominants, l'O.S. trimant sans distinction pour un SMIC qui nourrira
du proprio aux marchands, copains du patron.
On voit paysans, artisans tombant sur un bas tas banni du gratin.
D'abord un, puis plus, unis, on voit l'association cassant outils broyant produits
lointains, mais aussi malin qu'un diablotin tapi dans un carton, un patron choisit
sacrifiant au clan, du proprio corrompu accompagnant maints aristos pourris.
Pourtant plus ça produit, plus il faut d'prolos, ça conduit à un pugilat où parfois
un bill fait qu'ils finiront plus tôt un turbin tant haï.
Mais un prolo qui a appris offrira son savoir.
Imaginant son futur, d'aucun du top vont s'alliant au populo, culbutant amis du
club.
Quant aux artisans, paysans, ils sont toujours luttant pour ravoir l'acquis
d'antan.
Passif, un faux caviar-prolo ira plutôt trahissant pour trois picaillons, à la maison
du richard.
Tout nu un prolo n'a ni toit ni confort, ni pays, alors pourquoi la loi ou la foi,
masquant un carcan.
Jadis au pouvoir, on piquait sans conditions du mistral gagnant au roudoudou.
Aujourd'hui ou plus tard, tous prolos nationalisant tout, tout individu n'aura plus
à soi qu'un lui.
Mis si bas, la plupart droits mais unis abattront la stratification composant la
socialisation à la noix qu'on connut.
A tout pays son boxon, un conflit civil pourra un jour voir au pouvoir un prolo
sans qu'auparavant du sang coulât.
Alors qu'avant on pouvait partant du ras parfois finir roi, on inscrit aujourd'hui
un contrat sans illusions sur un futur noir. Toujours plus bas, tous sont O.S., puis
vagabonds, tandis qu'au Crillon plus d'un richard fait la nouba.
Stop, sans salariat, qu'un capital capitulât sans conditions, OK ! , mais à la fin
nous finirons champions, klaxon, tuttttttt.
PROLOS & COCOS.
Ronronronronronron.
Un travail surgit pour nous ici, aujourd'hui, il y aura bris contraint du produit
rond par l'animal cotcotant pondu ! Brisons illico O vous Prolos français, anglais,
irichs, scotichs, russkofs, bochs, ritals, hollandais, vous prolos mondiaux brisons
partout l'iritant joibourg, son air couillon, lui qui glapit, sournois ainsi qu'un
bouc, moults laius à sa façon: j'ai tout, produit ou machin fabricant, par droit
divin. Non, amis ! Jamais on va avoir mal au dos, jamais on vamourir pour ça !
Mourrons pour un vrai droit social !
Pourquoi un joibourg, aussi racorni soit il, finit par avoir un jour son pouvoir à la
con, pourquoi finit il par un rôt grandiloquant, fait dans un tissu mauvais, son
ingurgitation du lundi ou tout jour suivant ? Nous souffrons pour vous, prolos,
tandis qu'on vous voit, du haut d'infinis pics anti capital, grimaçant sous
l'antiquisant joug, rachat à coup sur - faut il choisir "crachat" par surcroit ? - du
joibourg jadis.
Grand capital tu roidis tout amour famillial, gout du social commun, car tu vois
nos prolos bon pour l'utilisation sans plus, bon pour un grand mouroir à
survivants, bon pour tout mini boulot. Sais tu qu'il y a du futur pour nos mutins
quand il auront compris qu'ils pourront toujours ourdir l'abolition du tyran, du
patron, du turbin contraint avant la saint GlinGlin. Tous sur son vingt cinq plus
six ! Marx vaincra !
Avant 1848, il y avait un stock d'or, haut d'au moins six ou huit maisons, au profit
d'un tas d'richman souriants, fumant du tabac blond, l'air rigolard, voyant
narquois, la fin du mois d'un bon milliard d'individus claquant la tong dans moult
couloirs d'HLM crados, aux murs farcis d'inscriptions, qu'on dit aussi tags !
Bon, Karl Marx, un rigolo barbu au look Santa-Claus, l'air d'avoir faim du pouvoir
au prolo, pond un soir dans son bain moussant, un truc anti-quidam full aux as !
Mort au pognon ! Qu'il fait d'un cri, puis : Pouvoir aux cocos !
Puis : Au goulag illico, tas d'cons à sous !
Advint un stock d'assassinats commis au nom du Grand Soir pour quoi donc, s'il
vous plaît ?
À chacun sa part qu'il disait Karl Max.
Un maximum d'idiots sans l'rond a cru à ça.
Tous au taf, puis bouclons là un bon coup, a fait un grand pacha d'URSS vivant
alangui dans sa datcha, lissant d'un doigt son chat siamois Tolstoï, nourri au
caviar frais.
Durant 200 ans, manifs sur manifs. Nation-Stalingrad à gogo. Au moins 10 par
mois, pour nib, si on vit au cours du SMIG aujourd'hui !
" It is a scandal ! " a dit Marchais.
" Hin, hin ! " a fait Tonton, un collabo/socialo, au pouvoir fin 1981, qui fit un RMI
pour culs nus, sans jonc, ni fric.
Au jour d'aujourd'hui, si t'as ni SICAV, ni actions ou lingots, tu l'as dans l'baba.
À moins d'un coup fumant au Loto, toi, vrai prolo, tu auras un karma sans
biftons.
Alors, disparaît va voir au Paradis du CAC 40 ! Plains-toi donc du grand Capital à
Karl Marx ou alors à Groucho, un moustachu portant frac, connu pour son
humour à la con.
Salaud d'pauv'
PPP pou, pou, pidou !
le parfum de suskind
Sous Louis XIV, vivait un quidam dudit pays royal qui compta parmi maints
olibrius plus qu'adroits ou alors tout à fait coquins, mais tous issus d'un cru qui
pourtant surabondait d'adroits individus, tout à fait finauds. On va ouvrir ici son
curriculum (son CV, quoi). Il avait pour nom J. B. Grenouille ; si son nom, par
opposition au nom d'un grand filou insinuant, à savoir : soit un Marquis français
connu pour d'infinis plaisirs malsains (1740-1814), soit un Saint-Just, soit un flic
tout-puissant (1759-1820), soit un p'tit caporal sorti d'un triumvirat (1769-1821),
and so on, a disparu dans l'oubli, on n'induit pas aussitôt qu'il fùt moins bouffi
d'autosatisfaction, moins bourru ou chagrin, moins immoral, d'un mot moins
apostat qu'aucun rival malfaisant inscrit au gotha, mais moi, oui, j'induis qu'à
mon avis son art + son ambition sont circonscrits dans un champ d'action qui
n'aura fait voir aucun jalon garant dans l'Historia : au paradis fugitif du parfum..
Y'a 200 ans, dans l'pays voisin (chuis swiss...). L'gars, Johnny B. Frog, pourri
gravos, mais full fin du brain. Mais gravos pourri, man. Vais t'la sortir la story du
gars Johnny, moi. Y'avait aussi d'aut' batards, tu vois, l'marquis sado-maso, là,
pis Saint-Just, Fouchiard, Napo... z'ont pas fini dans l'oubli, mais l'gars Johnny,
lui, oui... Mais pas pask' moins tordu ou mal pondu ou chais pas quoi... non, l'truc
c'tait qu'c'qu'il branchait, lui, c'tait un truc plus furtif : tout c'qui a rapport à
l'odorat.
à la saison où l humain primitif lisait à foison bouquins ou publications d un clan
d imaginatifs artisans scrivains, où l on criait « Illumination, Lux, Photons ! »,
officiait au pays du bon Roi Louis un vil loustic qui fut à l abomination, à la
corruption ou au calcul aussi adroit qu un Scarlatti à l oratorio. Pourtant, parmi
la population, du dissolu pur jus, ça grouillait, oui, du salon à la cour, jusqu à plus
soif ! Mais lui fut un cas absolu, sans pair. Son fatal sort : voilà un motif à nos
propos.
On nommait un si charmant assassin Joan-Ablutif Frogman, nom - las ! - disparu.
Oubli un brin paradoxal car, si nous glorifions aujourd hui d inamicaux fripons,
cabotins brillants à souhait - citons l arrogant Marquis, l agitant Saint-Just, l
histrion châtiant à Lyon ou un nabot d Ajaccio adroit à l art martial - Frogman
fùt tout autant fat, bouffi du moi, hautain, impur, parpaillot qu un du lot susdit.
On disait l individu polisson, mauvais bouffon. Pourquoi donc l avoir omis dans
nos factums ? Car son ambition, son but final nichait dans un art dont nos jours
ont tari tout substrat : la stimulation du furtif odorat.
John-Baptist Frog vit jour au pays, dit-on, du droit,an dix-huit mil moins un brin.
Il fut tout aussicharmant qu’infini mauvais garçon. Tout prouva qu’ilfùt
marquant, nonobstant l’indivis illumination philod’alors qu’il n’ignorait point,
mais dont ils’abstint. Aussi Patrick S
A l
1700+x : dans la nation vivait un humain qui comptaparmi six (ou plus) individus
plus savants, plusmauvais aussi, qu’autrui, dans 20, 30 ou 40 ansformant un tout
qui pourtant manquait pas d’Attilas.On vous racontais sa bio ici (avant la
disparition dupapirus ). Il s'nommait Gonz’ du crapaud, mais si sonnom, (pas id. à
Attilas : Saint-Just ou p’titNap),aujourd'hui paraît dans l'oubli , C pas carGonz’
de Crapaud fùt moins vantard, moins salaud ,moins immoral, ou un mot : moins
impie qu’Saint-Justou p’tit Nap, malfaisants plus connus, mais C car sondon, son
ambition fut dans un rayon qui apparaît pasdans la bio d’la nation : au rayon
odorant du parfum.
Non loin d'ici lors d'un matin rayonnant, naquit un animal aussibrillant
qu'inhumain, rivalisant d'abomination parmi la populationd'alors, qui comptait
pourtant maints grands rois, puissantsmandarinsdu savoir maudit ...
Il nous faut ici vous fournir son parcours saisissant.
Son nom ? Papillon, Aaron Papillon. S'il a aujourd'hui disparu dujargon commun -
anormal au vu d'un amas d'animaux malfaisants ;ainsil'impur substantif du
cochon, ou tout autrui, jacobin, anti-louis(mort au roi !) ou soldat souffrant d'un
ulcus au thorax ... tousmalfrats hors pair - Papillon à l'instar du bouillon
malodorant futlui-aussi plus immondain qu'on put l'avoir cru. Immoral,
incroyant,rival hautain, truand sans distinction ni pardon, si son nom
futpartidans l'oubli, la raison apparait à l'instant. Là. Car tout a
finiDANSl'instant non saisi ... transport charmantd'un parfum.
Sabirateur
Jadis, au pays français vivait un individu ayant pour nom Johan-Baptista
Ranucula, un manant au fond tout à fait horrifiant. Il fut tout à la fois adroit,
brillant, impur, mauvais : l
Jadis, dans mon pays, vivait un vilain corrompu qu'onnommait Crapaud. Voici
son almanach malsain.L'individu a chu dans l'oubli, à l'instar
d'abondantsassassins. Pourtant Crapaud fut plus arrogant, plusincroyant, plus
parano, plus sans-amour, sans foi,sans loi. Mais son goùt l'a contraint au carcan
d'unart qu'aucun savant n'archiva jamais : l'absolupouvoir fugitif d'un parfum
Jadis, 300 ans au minimum, vint à Paris un homo qui compta parmiplus d'un
anus ainsi un roi, un poilu du trou du cul, qui pourtant n'avait du roiqu'un anus.
Dans son karma il attrapa un virus du sida. Si son nom : YvanOuaouaron, au son,
suscitait la bandaison du commun goujat ainsi Sado,Saint-Macho, Foucra,
Bonami, homos aujourd'hui vaincus par l'oubli, ça n'a pasfait du Ouaouaron un
homo moins compromis jusqu'au sang dans son rapport auxhumains, moins
immoral, au bas du dos fini, qui bandant plus qu'un maris'ambitionna faisant don
d'un manoir du porno aux homos du futur, dont il futjadis roi au pays bandant du
phallus.
omajoparfin
Dans un lointain Paris, fùt un saligaud, humain pourtant, mais qui pluspouvait,
donc qui plus faisait, car il avait un pouvoir abstrait. Nousnarrons ici son
artisanat malfaisant. Son nom, Jan-Bat dit Frog, lui collaau cuir, à la façon d
Il connaît pas tout
Dans la cour aux coqs gaulois, quand Louis vingt moins cinq ou six dominait,
vivait un français qui compta parmi un gratin d'humains brillants ou puants,
nonobstant la profusion dans la rivalité durant la saison ou pourrit un pouvoir
royal alangui. Ayant sous la main son vrai faux journal, nous allons tout savoir
sur lui. Son surnom : Whisky crapaud, s'il paraît inconnu au jour d'aujourd'hui,
par rapport aux coquins si malins, allant du divin marquis, à Saint-Just, sans fuir
un montagnard flic puis duc, ni un caporal jamais roi ; fut non moins suffisant,
combattant un bloc d'individus unis, si immoral, donc aussi incroyant qu'un
Saint-Just. Son truc, sa mission, son but, son ambition, donc son Graal fut un art
laissant nuls Picasso ni Rodin, car au pays du parfum tout part. FIN.
"1700-1800, par là.Il vivait au pays français un gars fort malin mais fort salaud,
un championà sa façon, brillant parmi moult brillants salauds qu'on y connut
alors.On lira ici sa bio. Il avait un nom français qu'un Anglais aurait mot à
mottraduit par John Baptist Frog. Or pourquoi son nom par opposition aux
nomsd'ingrats plus connus (citons l'inhumain marquis, Saint-Just, Napo ou
Jojoson Grand Flic favori) a-t-il chu dans l'oubli ? N'imaginons pas dans
lacomparaison Froggy moins hautain, moins inhumain, moins immoral,
faisonscourt : moins incroyant. Non. Mais son art ( son ambition aussi)
futcirconscrit dans un champs subtil qui toujours s'auto-dissout, disparaîtau fil
du chrono, champs royal mais fugitif : l'olfaction."
Au pays, alors qu'on y voulait la mort du roi pour offrir Constitution aux français,
il fut un vrai champion au gratin du club pour brillants mais immoraux savants,
sachant qu'il y avait alors profusion d'humains imaginatifs mais malfaisants.
Nous allons voir ici son parcours... Son nom, trop long à son goùt, dut subir un
diminutif : JBG contractant "J'ai Bon Groin". Si, a contrario du marquis coquin,
du radical partisan du salut public, du duc montagnard, ou du Consul d'Ajaccio, il
disparut dans l'oubli, JBG scruta autant son nombril, porta autant tort à
l'humain, fut aussi malsain et mauvais croyant ainsi qu'on sait du nocif bataillon
susdit. Mais, pour lui, sa passion confinait, quand son don limitait, son action sur
un rayon aux pas sitôt faits sitôt dissous, au champ odorant mais diffus pour
composants fragrants.
Au XVIII siculo vocut in Francia un homo (ma no como Bartran Dolanoho à
Parigi) qui compta parmi los pirsonagios los plus ginius y los plus abominablos di
cual apoquo qui pourtant no manqua dos ginios abominablos. C'ist son historia
s'agira do racontar ici. S'appoloit Joan-Baptisto Gronouillo ma si son nom, con la
diffarincio dos autros scolorats di ginius como por ixamplo Sado, Saint-Just,
Foucho, Bonaparto, y tutti quanti, son aujourd'hui tombo dans l'oubli, n'ist
assurimanto pas qui Gronouillo fùt moins bouffi d'orguoil, moins innami do
l'humaniti, moins immoral, on un mot, moins impio quo los malfaisants plus
illustros, ma c'ist quo son giniu y son uniquo ambition si bornoront à un domainio
qui nunca laisso point di tracios dans l'historia : in royomo avaniscunti das
odoras.PPP pas foulaga el gaga, mais maous costo, caramba !
JBG fut trop tôt ou trop tard circonscrit au parfum ; on aurait sinon inscritson
nom au mémorial à l’instar d’arrogants faquins qui y sont. Sans plusd’oraison,
oyons son olfactif parcours.
Coa sniff gloup
meilleur souvenir de vacances
A toi.
Ton pays m’a connu
Aujourd’hui il fuit au loin.
Il avait pourtant tout vu : mon corps, ma chair, monsang
Mais un jour lointain, la faim, l’illusion finiront
par avoir raison d’ahurissants affronts
jaillissant sans fin, issus d’un corps blafard,
maladif.
Moi, dans la confusion, finirai donc ainsi : voir ici,
blotti mon amour, mais voir là finir ta passion,
Amour bâtard, lui s’affranchit, il part
Quant à moi, mon bambin, pour toujours adouciras-tumon mal ?
Oui, j’ai mal. Là, cuisant, git mon corps;
Agonisant, il subit affronts sur affronts, ahuri,
confus, mais à jamais insoumis.
Plus tard l’oubli ? non, jamais, plutôt la mort.
Ou languir, mirant photos sur nos draps, trains
infinis ornant l’album.
Sur mon lit, sur ton lit soudain à mon insu
m’assaillit trac, souci : Futur,
Savoir quoi, savoir quand, savoir où, vouloir
.Vouloir ?
Sabirateur
Il fut dit qu un jour, nous irions au Canada.
L occasion d y accomplir un circuit survint ; nous n avions jamais pris l avion ni
toi, ni moi.
Roissy, puis huit tours du cadran : nous y voilà.
Chantal nous guida, Paul au volant du car nous transporta.
Dans un journal, on nota pour plus tard un maximum d infos :
Toronto, au bord du lac Ontario ; la Tour CN, son panorama qu on photographia à
tout va.
Niagara Falls : son flot bouillonnant dans un fracas assourdissant.
Ottawa : la maison aux chats&
Non loin : Hull (qu on manqua, ainsi qu à tout coup &)
Puis on arriva là où on lit du français partout : salut, cousins !
Mont Royal by &non, pas by night, par ici on dira plutôt : la nuit.
On magasina, on gaspilla nos dollars.
Un dollar fait grosso modo dix-huit francs fois un quart (mais tantôt, on n aura
plus nos francs, alors&).
On partit pour Alma, puis Chicoutimi, autour d un grand lac du nom d un saint.
Iroquois, Hurons, Montagnais, natifs d ici sont toujours là, mais moins qu avant l
invasion du colon blanc&N oublions jamais qu ici, on spolia, on massacra, tribu
par tribu tout un tas d humains.
On visita un zoo : on put voir ours noirs, loups, wapitis, orignaux, bisons, lynx,
chacals, castors. (j aurais tant voulu voir un ouaouaron&plus la saison : tant pis !)
Un caribou nous offrit son sang qu on but jusqu à plus soif : un nom marrant pour
un cocktail !
A Tadoussac, on passa un fjord puis on admira dix à vingt rorquals communs
(mais on n y vit pas un cachalot).
On poussa jusqu au gros bourg qu un français, Champlain, fonda jadis.
Là, on nous conduisit aux Champs d Abraham, ou un truc approchant.
On dîna : homard, saumon qu on arrosa à la Molson (ça collait pas trop, mais
bon&)
Mais voilà qu arriva la fin du circuit : Dorval, un vol pour Paris&du sirop dans
nos cabas.
Salut, cousins !
L'été 1976 fùt dur pour la population du cap romain, mais si chaud, doux Jésus,
qu'il marqua à tout jamais ma chair, par la révélation du plaisir dans l'amour,
tandis qu'à la maison grand-maman nous donnait un tonton accusant trois kilos.
Après moult jours où la libido montait jusqu'aux pollutions obsédant la nuit, un
soir, alors qu'au bord du bourg, on pétaradait, fêtant la révolution, nous, soit X
plus moi, avions choisis un sofa ton azur royal pour nous offrir l'instant plaisant,
jusqu'ici inconnu.
Pour assouplir nos timidités, nous lapons la boisson du rémois qui agit à tout
coup.
Provoquant la libération d'un allant allié à un fort tonus, la pulsion occis la
raison.
Tout à fait arqués, roulant, nous nous soudons à nos corps nus, tôt liés par
l'onctuosité d'assauts sucrés, plus raffinés qu'à Bakou.
Un répit pour découvrir nos pilosités, puis d'un doigt on écarta, qui un capuchon
masquant un régal pour cochon, qui plus d'un vélum dissimulant l'accès à
l'inconnu.
A l'instar d'un conquistador assoiffé, ou d'Ali Baba, voir d'un Jason, mon groin
risqua dans sa toison, son dard papillonnant, d'abord au bord du puits, puis plus
loin, butinant un élixir doré, au goùt inédit.
La conclusion fut déjà au départ un délicat compromis démontrant la solidité
d'inhibitions, mais l'introduction apporta un lot d'approximations qui nous
conduisit à plus d'humilité dans la position à accomplir.
Guidé par la main, mon attribut viril crùt avoir pénétré dans un canal, mais
c'était illusion car coincé par son compas rabattu, mon pénis frottait un clitoris
surpris par un assaut incongru. Voulant accomplir la position sur mon dos, alors
qu'au loin l'air zébré par un éclair fracassant vibrait, nous constatons l'écart et on
connut un vrai départ dans l'application du Kama-sutra.
Un très gros pétard éblouissant nous accompagna, soulignant la vision du paradis
bio plus la fin d'us commémoratifs républicains consistant à garnir la nuit,
balançant du photon coloré pour ébaubir la population, qui du coup va au bal, boit
pour assouplir sa timidité, puis la pulsion.
Soudain, du gland ramolli, du sang coulant apparaît.
Paniqués nous bandons, puis garrottons, favorisant un afflux non désiré mais un
caillot tôt formé calma nos désarrois.
J'avais prouvé à ma façon à X ma virginité, sans avoir omis la Nation, laissant un
sofa à l'azur garni d'un mouchoir blanc rougi, orné du plan du pays.
A Sandra
La croisant par hasard sur un salon public, son alias trahissant son profil, j’initiai
la discussion. Goùts musicaux un brin ringards mais communs, airs sympas, nous
nous plaisons ainsi à nous savoir vivants via mots puis mails.
Maints mois plus tard, un souhait nous unit alors : nous voir, sans chat ni souris,
mais dans un zoo. Moi cabot ? Non, pas d’affabulations ! Sandra avait la voix qu’il
fallait pour mouvoir goupil : voix inspirant du plaisir auditif, qui tantôt conduit
tout au fond du soupir.
Quand vint au jour dit Sandra au zoo, j’y trônais à la tour, sur un banc : droit
idiot, illico ! Fin du roupillon, round d’intimidation : un pas sùr mais non hautain,
bisou bisous Initialisation d’instants promis puis promus. Scrutation : contours
attirants, charmant minois, iris brun clair si doux, cils attrayants, toison ton bois-
obscur, Sandra sans parfum irritant, Sandra aux attraits accommodants. Pas
fashion victim pour un sou, un sùr plus : à mon admiration, Sandra n’y pouvait
plus fuir.
Plantons la situation: An 1969, un tas d'gus baba-cool, chansons Pop à la radio,
haschich, LSD, opium, trichlo à fond, rabougris du ciboulot.
Moi, à l'instar d'un Rimbaud mais sans Illuminations, j'ai dit: "Tchao Papa, tchao
Maman!" J'pars solo au pays du grand Rosbif.
A l'instant où l'avion allait partir, mon cousin Gaston m'a pris à part. Il m'a dit:
"Tu vas voir, toi qui va à London, ton biscuit, il va voir du pays!"
Il causait trop Gaston. A London mon biscuit, il a pas du tout connu l'grand
frisson, alors au bout d'un mois, fissa à Paris, sans avoir mis popaul dans
l'pudding local.
Mon journal Playboy, compagnon loyal d'un infini masturbant d'ado à la " mano ",
trônait sous mon plumard!
PPP mon cul, le french kiss !
gahhh
carmagnole
Chapitre1/ Une vétérinaire prédit qu’elle fera trancher une multitude de têtes
dans une ville immense : la Capitale de la France ! Rien que ça ! Mais l’astuce
rate, grâce aux artilleurs privés du gouvernement. Refrain du traducteur à
insérer après chaque chapitre (faccultatif) : Ensemble, il faut sauter en
s’amusant ! Vive le bruit, vive les éclats ! Ensemble, il faut sauter en s’amusant !
Vive le bruit de l’artillerie ! Chap. 2/ Un vétérinaire (décidément) avait garanti
qu’il serait fidèle, indéniablement, au pays qui l’a vu naître mais en fait, c’est un
perdant. L’épargner devient irréalisable ! Chap. 3/ Lucette décide de fiche par
terre, fesses les premières, l’ensemble de ceux qui se fréquentent ici mais sa ruse
ne marche pas : elle se fêle le cartilage nasal. Chap. 4/ Le mari de Lucette
s’imaginant gagner, surestime gravement les qualités qui animent les gens ici
présents. Et Louis erre, affreux verrat, du temple dans le campanile... Chap. 5/
Une armée suisse avait juré qu’elle ferait feu sur les partenaires qui ressentent
de beaux sentiments à l’égard de la ligue rassemblée ici mais eux-mêmes pris au
piège - et à quel stade ! - se sentant nécessairement abusés, dansent sans arrêt.
Chap. 6/ Quand Ernestine avise le campanile, elle pense immédiatement qu’elle
ferait bien de revenir au bercail... Elle a la nausée parce qu’elle a perdu sa fierté.
Chap. 7/ Quand Luis réalise qu’il s’enterre tant de gens, dès qu’il marche près de
quelqu’un en plein travail, il lui dit qu’incessamment ce sera à lui d’y passer. A
suivre. Chap. 8/ Celui qui aime intensément le pays qui l’a vu naître y fréquente
avec plaisir les spécimens les plus agréables et bien élevés mais ce qui est plus
efficace, c’est l’appui qu’ils peuvent se garantir dans le futur en faisant des calculs
militaires. Chap. 9/ Un membre de la classe privilégié aime, et généralement est
aimé de ceux qui adulent ces pantins chapeautés de brillants, dans la Capitale.
Lui et ses amis risquent plus tard de les appuyer, acculés par la peur. Chap. 10/
La gendarmerie passe un marché avec les dirigeants mais ils se présentent, à
l’heure dite, dès les premiers vacarmes d’artillerie auprès du peuple. Chap. 11/
Amis, il est impératif de rester unis ad vitam aeternam. Il n’y a franchement rien
à craindre d’ennemis putatifs. S’ils viennent chercher bagarre ici, il est prévu par
l’équipe de les faire sauter. Carrément. Chap. 12/ Affirmatif, dit l’un : je suis fier
d’égarer mes braies régulièrement ! Malgré les amis du plus grand des pantins,
que vivent les gens de Marseille, ceux de Bretagne et les décrets authentifiés ici !
Chap. 13/ Affirmatif, dit l’autre : ce sera vital de la part du clan de se rappeler des
sans-braies des bas quartiers ! Il faut trinquer ensemble à leur santé ! Vive ces
francs gaillards !
La mère « J’veux pas » avait bien dit (bis) Qu’elle ferait massacrer Paris (bis)
Mais l’affaire est ratée Grâce aux beaux fusiliers. Refrain Dansez la tarentelle
Vive le bruit (bis) Dansez la tarentelle Vive le bruit du fusil ! Ah ! ça ira, ça ira, ça
ira Les ci-devant pendent à la lanterne Ah ! ça ira, ça ira, ça ira Les ci-devant ça
n’ se dépend pas. Le Père « J’veux pas » avait bien dit (bis) Qu’il serait fidèle au
pays (bis) Mais il y a manqué, Faut pas faire de quartier. L’Autrichienne avait
bien prévu (bis) Que le peup’ serait sur le cul (bis) mais ça n’a pas marché, Faut
pas faire de quartier. Amis, amis, faut être unis (bis) Il faut pas craindre les
ennemis (bis) S’ils reviennent attaquer, Faudra les faire sauter. Faudra se les
rappeler c’est sùr (bis) Les insurgés aux fières allures (bis) Je trinque à leur santé
Et à la Liberté
La java des p’tits plats. Madam
La Carnavale -1792 1.Madam' Censure avait juré {bis} D’étrangler le peuple à
Paris {bis} Mais ça n’a pas réussi Grâce à nos fusiliers {Refrain:} Dansez la
carnavale Vive le chant, vive le bruit ! Dansez la carnavale Vive le chant des
fusils ! Dansez la carnavale Vive le chant, vive le bruit ! Dansez la carnavale Vive
le bruit des fusils ! 2. Maître Censeur avait juré {bis} D'être fidèle à sa patrie {bis}
Mais il y a manqué Il n’y aura pas de quartier ! {au Refrain} 3. Marinette avait
décidé {bis} De les mettre sur le cul {bis} Mais l’affaire a manqué, Elle a le nez
cassé {au Refrain} 4. Le Sire s’imaginait vainqueur {bis} Il ne savait pas leur
valeur {bis} Va, Capet, pataud ventru Du temple en cage, nu {au Refrain} 5. Les
suisses avaient juré {bis} Qu'ils feraient feu sur mes amis {bis} Mais c’est eux qui
furent tués Qui furent dégustés {au Refrain} 6. Quand Marinette vit la cage {bis}
Elle pensa fuir à la nage {bis} Elle avait bien la nausée De s’être ridiculisée {au
Refrain} 7. Lorsque Capet vit enterrer {bis} Ceux qu'il regardait travailler {bis} Il
disait qu’en moins de deux Il serait dans ce lieu {au Refrain} 8. Le gars du peuple
a plein d’ amis {bis} C’est les braves gens du pays {bis} Mais ils s’épaulent ici Sur
le chant des fusils {au Refrain} 9. Le grand seigneur a peu d’ amis {bis} Sauf les
sang-bleu de Paris {bis} Ils risquent de s’épauler Ces lâches et ces pelés 10. La
gendarmerie avait juré {bis} Qu'elle épaulerait la patrie {bis} Mais elle n’a pas
tenu Avec le chant des fusils {au Refrain} 11. Amis, l’unité sauvera la vie {bis} Ne
craignez pas les ennemis {bis} S'ils viennent attaquer, Il faudra les buter ! {au
Refrain} 12. J’irai cul nu et fier {bis} En dépit des amis des Capet {bis} Vivent les
Marseillais Les chtimis et le pays {au Refrain} 13. Certes, demain je me
rappellerai Des républicains des quartiers {bis} A leur santé, buvez, gaillards
Vivent ces francs paillards {au Refrain} (enchaînement) Ah, ça ira, ça ira, ça ira
Les grands seigneurs à la lanterne Ah ça ira, ça ira, ça ira Les grands seigneurs
tu les pendras ! ADC (NB. ce n'est pas d'une rigueur absolue question rimes et
prosodie, mais l'original non plus !)
La Carma champ’ Mamie Chichi avait envie (bis) De bien régaler ses amis (bis)
Mais le pain a manqué Devant ses invités. Dansez petits billets Vive la fête (bis)
Dansez petits billets Vive la fête des tapés ! Ah ! ça ira, ça ira, ça ira Restent plein
de champ’ et de caviar Ah ! ça ira, ça ira, ça ira Et le cher foie gras ne manqu’ra
pas. Papi Chichi avait envie (bis) D’être fidèle à ses amis (bis) Mais il y a manqué,
C’est pas sa tasse de thé. Refrain Bernadett’avait décidé (bis) De faire la quête
avec simplet (bis) Et ça n’a pas manqué Les pièces sur le pavé. Refrain Amis,
amis restez unis (bis) Y’a du nanan à l’épicerie (bis) Si gueux prend au buffet,
Mamie le f’ra r’cracher. Refrain Levez les verres à ceux d’en bas (bis) Sans qui le
blé ne viendrait pas (bis) A leur santé trinquez, Vivent les dépités. Refrain A ne
pas chanter avec des voix flùtées si possible !
Madam'Cul-nu avait prévu, Madam'Cul-nu avait prévu, De faire décharger la
Patrie, De faire décharger la Patrie, Mais le cul a cédé, à cause des sans-papiers.
Dansez le sirtaki, Vive le cul, vive le vit, Dansez le sirtaki, Avec le prince des
keuflis! Le sieur Dumas avait prédit, Le sieur Dumas avait prédit, D'être fidèle à
sa patrie, D'être fidèle à sa patrie, Mais il y a manqué, Sirven l’a balancé. Dansez
le sirtaki, Vive le cul, vive le vit, Dansez le sirtaki, Avec l’PDG d’Vivendi! Les
Suisses pensaient gagner, Les Suisses pensaient gagner, Mais Ravussin a chaviré
Mais Ravussin a chaviré C’est vrai qu’un pur hélvète Sait faire que d’la raclette
Dansez le sirtaki, Vive le cul, vive le vit, Dansez le sirtaki, Avec un verre de raki!
Le milliardaire a des ennemis, Le milliardaire a des ennemis, Les cégétistes du
pays, Les cégétistes du pays, Une bande de salauds de pauvres, Qui ne lisent que
Gala. Dansez le sirtaki, Vive le cul, vive le vit, Dansez le sirtaki, Avec le chef du
Parti! Annie, suce vite ma branche d’anis, Annie, suce vite ma branche d’anis,
Puis tu m’tâteras les castagnettes , Puis tu m’tâteras les castagnettes , Si les flics
t’embarquaient, Dis-leurs que j’suis l’Préfet. Dansez le sirtaki, Vive le cul, vive le
vit, Dansez le sirtaki, Et faite valser les képis! PPP de la bucherie sans eau
Vive les caves de Paris Vive les caves de Paris Ses barriques de whisky Ses
barriques de whisky Le vieux père a bien bu Ne se déclare pas vaincu Danse le
Carme à gnaule Vive les ans, Vive les ans Danse le Carme à gnaule Vive les ans
du galant
l'invitation au voyage
Il y a un pays charmant, un pays profus, dit-on, dont j’ai grand souhait d’offrir la
visitation à l’amour d’il y a tant d’instants. Pays ahurissant, foui dans un
brouillard du Nord, & qu’on pourrait voir ainsi l’anti-ponant du ponant, ainsi
Shanghai, Taiwan, Canton ou Hong Kong sis au grand pays d’avant l’Oural, tant
l’inconstant & chaud galimatias fantasia , y a foutu son pas, tant il l’a, sans
irritation & mordicus, agoni d’illustrations montrant moult plants savants. Un
vrai pays profus, où tout paraît joli, cossu, passif, droit ; où l’apparat a plaisir à
voir son irisation dans l’organisation ; où l’air vital paraît gras & doux
d’inhalation ; d’où confusion, bruit & cas fortuit sont bannis ; où la satisfaction
s’unit au non-bruit ; où l’art du fooding lui aussi paraît touchant, gras & troublant
à la fois ; où tout vous paraît coÏncidant, mon doux putto. Tu connais l’agitation
un mal qui nous saisit dans un froid pastis, chagrin du pays qu’on connaît mal,
mal du souhait d’information ? Il y a un pays qui paraît toi, où tout paraît joli,
cossu, passif, droit, où un galimatias fantasia a bâti & mis d’apparat un pays
d’avant l’Oural montrant Shanghai ou Taiwan, où l’air vital apparaît doux
d’inhalation, où la satisfaction s’unit au non-bruit. Là-bas, vas-y, vis ; là-bas va
pour y mourir. Oui, va là-bas pour l’inhalation, l’imagination & pour
l’amplification du cours fini d’instants par l’infini d’intuitions. Un ami d’Antonio
Vivaldi a fait l’Invitation au bal ; qui produira l’Invitation au transport, qu’on soit
sùr d’offrir à l’amour point masculin, à la cooptation d’un duplicata non pas viril ?
Oui, audit climat on vivrait bon, là-bas, où un cours d’instants plus courts inclut
plus d’imagos, où la satisfaction s’ouit d’un carillon plus profond & plus
significatif dans sa componction. Sur la paroi qui luit, ou sur un cuir d’or & d’un
cossu obscur, vit sans bruit un panorama pictural ravi, dormant & profond, ainsi
du mana imparti aux artisans qui l’ont fait. Dix novas qui vont couchant, colorant
tant à foison dining room ou salon, sont au tamis d’arrogants tissus ou d’hauts
jours d’un travail si important qu’au plomb ils ont produit moult fractions.
Bahuts & abattants y sont grands, originaux, biscornus, ils sont profus d’abris &
condamnations, pairs aux subtils manas. Miroirs, ors, tissus, l’art du bijou & du
pot y ont distrait pour la vision un fracas tu & obscur ; & aux machins, aux coins,
aux tiroirs mal joints & aux plis aux tissus sort un parfum inouÏ, un « pars-y » à
Sumatra, qui paraît un mana du logis. Un vrai pays abondant, j’ai dit, où tout
apparaît cossu, pur & luisant, ainsi d’un bon front, ainsi d’un brillant bataillon
aux chaudrons, ainsi l’incarnat diamantin, la multi-coloration d’un bijou ! Y ont
accourus tous autant magots mondiaux, ainsi dans la maison d’un humain actif &
à qui on doit l’inclination du tout. Pays inouÏ, magistral à tous, qu’on voit ainsi
l’Art au Brut, où l’imagination fait un ajout, où du Brut on fait du plus droit, du
plus joli, par transformation. Approfondissons, approfondissons tout autant,
franchissons toujours la limitation du plaisir, gourous du jardin ! Proposons un
concours par six fois dix & dix fois dix mil florins pour qui aura la solution aux
oraisons d’ambition ! Moi, j’ai vu mon obscur bouton & mon dahlia azur ! Parfait
pistil, bouton conquis, dahlia symbolisant, là, non ? au pays captivant, si passif &
imaginatif, vis & mùris ! Vois ta comparaison t’iconifiant, vois, si mystifiant dùt-
on, ton aliquid coÏncidant. Imaginations ! Toujours imaginations : & plus
l’ambition, plus l’inclination a nourri la raison, plus l’imagination la traduit loin
du pouvoir. Tout humain a dans soi sa part d’opium brut, toujours produit & fait
par surcroît, &, du jour où l’on naquit à la mort, connaissons-nous l’absolu
quantum d’instants jouissifs positifs, d’instants garnis par l’agir triomphal &
hardi ? Vivrons-nous jamais, irons-nous jamais au panorama qu’a conçu ma
raison, panorama qui paraît toi ? Magots, bahuts, apparat, organisation, parfums,
boutons surnaturants sont toi. Sont toi aussi grands rus & canaux dormants.
Charriant aux gros chalands garnis d’or, & d’où va montant la chanson d’actions,
qui sont ma part d’imaginations dormant ou roulant sur ton poitrail. Qui sont
conduits par toi par un subtil motif au grand lac d’Infini, portrait du profond azur
dans l’illumination à ton joli mana ; & quand, abattu par l’ondulation & garnis
par la production d’anti-ponant, ils vont au port natal, ils sont toujours ma part
d’imaginations qui va d’Infini jusqu’à toi.
Mon faon, mon bichon, T’as quoi dans l’citron Allons là-bas, couchons-nous fissa
Pour jouir à loisir, Pour jouir puis mourir Au pays qu’on dirait toi! Climat chaud
puis crachin D’azurs plutôt suintants Pour mon ciboulot ont l’attrait Si obscur
D’un faux-cil, Brillant dans un sanglot. Là, tout fait diktat, ainsi qu’admiration,
Fric, aucun bruit, mon doigt dans ton con. Dix cosys luisants, Polis plus d’un an,
Font coquin ton nid d’amour ; Iris pourris Mixant parfums
Mon amour, mon sang, Crois aux doux instants, Filons loin là-bas, unis ! Pour
jouir à loisir, Pour jouir puis mourir Au pays qui t’assortit ! Tout brùlant crachin,
Horizon chafouin A pour ma raison l’attrait Si fort intrigant Du plus mauvais
plan Scintillant sur ton marais. Là, organisation, distinction, Confort, paix,
satisfaction. Formica luisant Poli pour vingt ans Rafraîchirait nos garnis ; Nana,
frais trottin Collant son parfum Aux puants soupirs du lit, Fascinants plafonds
Aux miroirs profonds, Chatoyant sud parcouru, Tout nous conduirait Aux bas-
fonds sans frais, Louant nos corps accourus. Là, organisation, distinction,
Confort, paix, satisfaction. Vois sur tous canaux Dormir maints rafiots Aux longs
parcours vagabonds ; Faits pour assouvir Ta soif, ton plaisir, Ils partiront loin du
pont. Aux traits du couchant, Baignant partout champs, Canaux, grand bourg au
total Roussis, pris par l’or, Tout s’assoupit, dort, Dans un rayon triomphal. Là,
organisation, distinction, Confort, paix, satisfaction.
Invitation à un trip Mon gniard, ma nana On vivra tout doux Quand on ira là-
bas! Aimant à loisir, Baisant à mourir Au pays kif-kif ton cul ! Un rayon gouttant
Au brouillard tombant Aura pour moi l’attrait si obscur du hashish Irradiant nos
calots Brillants ou chialants. Là-bas tout va droit, coolos, Cossu, jouissif, calmos.
Vois sur nos tarmacs Dormir tant d’avions Ils sont vagabonds ; Quand ils vont
partir Ils nous conduiront Au bout, là-bas, loin - où rayons couchants Couvriront
nos champs, Canaux, maisons, murs d’or pur ou citron; Tout ira dormant Dans un
chaud clair-obscur. Là-bas tout va droit, coolos, Cossu, jouissif, calmos. Trois tapis
d’antan, Salis par tant d’ans Garniront nos foutoirs. Un odorant jasmin Mixant
son parfum Aux tourbillons du shit, Nos plafonds comacs, Nos divans clic-clac,
Dans nos living-rooms, Tout y sourira à l’amant trop gras Bourré aux loukoums.
Là-bas tout ira droit, coolos, Pansu, jouissif, gravos. Charlot Baudugaz
L'INVITATION A PARTIR Bambina, soror, Connais mon doux souhait : Partons
là-bas, vivons-y ! S'unir à loisir S'unir, puis mourir Au pays, ton vrai miroir ! Ton
iris, judas parfait Brillant sous un sanglot, A pour moi un attrait aussi fascinant
Qu'un couchant confus, Qu'un cosmos fondu, Là où sont à l'unisson Goùt, plaisir,
paix, profusion. Bric-à-brac luisant Poli par nos ans Accomodant ton logis,
Floraison d'avril Alliant son parfum Au musc, au jasmin, Plafonds luxuriants,
Miroirs plus profonds, Scintillant saphir, Tout nous y dirait Dans un chuchotis
L'original sabir, Là où sont à l'unisson Goùt, plaisir, paix, profusion. Vois sur nos
canaux Dormir un cargo Aux airs vagabonds : Afin d'assouvir Ton instinct obscur
Il a franchi l'horizon. L'azur au couchant Couvrant canaux, champs, Tout inta-
muros D'un drap d'or roussi, L'univers s'assoupit Dans un chaud rayon, Là où
sont à l'unisson Goùt, plaisir, paix, profusion.