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latinade

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13 textes · sabirs, sur 00h00.com puis sabirs.net

session 1

Lors du gala du dernier symposium de l'Opus Dei, consacré à la mode au paradis, l'abus de Lacrima Christi et de spiritus avait conduit Monseigneur H., évêque in partibus de Kaboul, et son alter ego de Téhéran, à un état proche du delirium tremens. Un missi dominici papal leur conseilla, ex cathedra, d'effectuer incognito, le tour des tours de Notre-Dame pédibus jambus, au lieu de chanter : "au frontibus, au nasibus, au sexibus" ; Il ajouta en les sermonnant : "Souvenez- vous de ce que disaient les anciens : Mens sana in corpore sano, en plus pour votre mea culpa, vous réciterez trois pater, cinq ave et un credo". Nos deux compères, promirent de revenir vite, mais sous l'emprise de Bacchus se perdirent là, où la devise est fluctuat nec mergitur, alors que l'écho de l'angélus était déjà loin "Après avoir perdu Kaboul, voilà que je perds la boule" lança le religieux afghan, " et maintenant tu es comme moi t'es errant" répliqua spirituel le Perse."Où sommes nous et que faisons-nous ici ?" S'interrogea, jalonnant la Seine de son iris perçant, le pontife décoiffé d'Iran, avant de rendre la blanquette de veau sous forme d'ex-voto, en duo, du haut du pont Saint-Michel. "Comment retrouver l'auditorium ? Prions, invoquons les saints " Suggéra le prélat kabouli. "Alors," poursuivit-il, "primo suivons Saint-Michel, secundo Saint- Germain, tertio Ste Geneviève sur sa montagne, et voilà Saint-étienne, laissons Descartes avec son cogito, ego sum, car je vois Saint-Médard qui nous amène dans la rue gracieuse". "Puis, reposons-nous in situ, rue du puits de l'Ermite." "In vino veritas " rappelle Monseigneur O., " puisons-y un deus ex machina ou un modus vivendi pour retrouver notre chemin." "Tiens, nous sommes à côté de l'institut musulman, gagnons l'espèce de sanatorium de Geoffroy de Saint-Hilaire, sùrement un ancien templier." Au croisement de la rue Linné ils aperçurent les arènes et crurent entendre encore des morituri te salutant. Ils dissertèrent sur l'objectif fixé grosso modo, et ad vitam

YL

Annus horribilis Grosso modo, j'ai vécu une année de merde. Des soucis, j'en ai eu ad nauseam. Il y a de ça 6 mois, j'avais un modeste boulot de factotum dans un arboretum du Sud-Ouest. J'avais trouvé ce job plutôt cool par une boîte d' intérim. C'est vrai, je ne m'y voyais pas ad vitam aeternam, mais a priori pour un an ou deux ça m'irait. Le mercredi je faisais la visite pour les juniors, et les autres jours pour les séniors. C'était plutôt tranquille, et puis avec mon curriculum vitae presque vide et mon cursus qui finissait en 3ème, je ne pouvais pas avoir des desideratas trop ambitieux. Le modus operandi était des plus simples, j'accueillais le vulgus pecum qui arrivait par l' omnibus 78 bis. Je balladais mon petit groupe via un parcours fléché en donnant quelques vagues explications et je rammenais tout le monde au terminus en moins d'une demi-heure. Le summum de la visite était le baobab. Alors là chacun y allait de sa video ou de sa photo pour l' album souvenir. Quand sonnait l'Angelus au clocher du village, je mettais les retardataires dehors manu militari. Quand je repense à tout ça a posteriori, je me dis que ce modus vivendi me convenait parfaitement. Mon seul pensum c'était de faire les lavabos, mais je me consolais en chipant des Magnum ad libitum dans la réserve. Mais c'était sans compter avec les aleas de la vie, et il y a eu un hic. Un arbre est tombé sur un visiteur, l'expédiant illico ad patres. Sa femme s'est posée en mater dolorosa et a saisi le tribunal qui a ordonné un audit. Le patron a bien fait son mea culpa, mais rien n'y fit, ex abrupto, le parc fut fermé sine die. Mais quid du personnel ? Le consensus a été vite trouvé : exit tout le monde ! De facto je me suis retrouvé chômeur, avec juste le revenu d'insertion minimum pour vivre. Tous les matins j'avais beau me répéter : Carpe Diem, Carpe Diem, je me sentais salement persona non grata et tout était à refaire ex nihilo. Alors j'ai fait des petits boulots. J'ai nourris des requins dans un aquarium, fait le gladiateur dévoré par les lions dans un peplum minable, livré des produits dopant dans des critériums cyclistes, servis d' alibi à un gangster, tenu l'agenda d'une star du porno, restauré des ex-voto en Bretagne, distribué des prospectus pour Weight Watchers, dessiné des rébus pour Barbie Magazine, trafiqué des visas pour des sans-papiers, truqué un referendum en Corse, été traqueur de lapsus pour un politicien, fait des extras dans un club échangiste gauchiste, animé un forum sur l'élevage des castors sur Internet, et ceatera. Le nec plus ultra fut quand même ma participation à la recherche sur le virus du SIDA, et pourtant j'ai fait ça gratis. Faut dire que j'étais nourris et logé. J'ai bouffé un maximum de médicaments ou de placébos en un mois ! Ils en ont fait des expériences : in vivo, in vitro, que sais-je encore ! In fine, j'ai été fait Elève Honoris Causa de la faculté de médecine de Poitiers, j'ai même un fac similé de diplôme, moi qui ai à peine fini ma 3ème ! Je serais bien resté un peu plus, mais ils avaient leur quota de cobayes, alors je suis parti en m'autodécernant un satisfecit pour mon action héroÏque et quasi désinterressée pour la science. Tout héroÏque que je me sentais, je me retrouvais à la rue, et pas sous les vivats de la vox populi, hélas ! C'est alors que j'ai rencontré celui que j'appelle mon sponsor pour l'au-delà ! A l'époque, il m'apparut plutôt comme le Deus ex machina, mais aujourd'hui, je me rends bien compte de mon erreur.Une voix derrière moi se fit entendre ferme et profonde : Quo vadis ? Je me retournai et me trouvai nez à nez avec un quidam au facies de bébé joufflu. De visu il y avait un contraste saisissant entre la voix et le physique. Il s'agissait d'un certain Henri Trémard alias Riri de Nevers, une pointure dans le post-mortem tarifé. Mais moi je ne le connaissais pas alors. Il me dit, " File moi tes fringues, et prends les miennes " (sic). J'ai protesté, mais il a ajouté, : " T'as pas de droit de veto mon gars, c'est un ultimatum et la condition sine qua non pour que je ne t'expédie pas au museum des refroidis. Alors, bis repetita, mais je te préviens il n'y aura pas de ter : donne moi tes fringues, ". Il sembait y tenir mordicus et surtout il avait un gros revolver. On a fait l'échange. Je portais donc ses vêtements, et vice versa, il s'est aussitôt éloigné à grands pas et les balles ont commencé à siffler à mes oreilles. Ipso facto j'avais décroché un premier accessit pour les emmerdes. Je me suis planqué, mais la fusillade allait crescendo, alors j'ai couru et je l'ai rattrapé in extremis avant qu'il disparaisse dans le métro. J'avais compris qu'il voulait qu'on me prenne pour lui dans ses vêtements, j'en ai déduit que désormais on était ex aequo dans la cavale pour écahapper aux tueurs. " La chasse à l'homme, c'est pas mon credo, surtout quand c'est moi le gibier. Ton histoire ça sent le casus belli façon mafia alors tu vas me raconter tout ça in extenso . J'ai comme qui dirait un deficit de veine ces temps-ci, mais a fortiori depuis que je t'ai rencontré ça a plutôt tendance à se dégrader et je ne me sens pas trop d'être ton alter ego dans les emmerdes, mon gars" que je lui ai dit. Nous étions dissimulés dans l'encoignure d'une porte, ce n'était pas toutafait la cachette ad hoc mais il semblait y avoir comme un statu quo du côté des canardeurs. Il m'expliqua la situation. "Je suis en disgrâce chez mon ancien patron, César le Tonkinois, y a eu comme un erratum dans mon parcours, alors il m'a mis à l' index. Mais moi, je me suis rebiffé et je l'ai balancé aux médias sur ses magouilles pour que tout soit révélé urbi et orbi. Ils ont un memorandum épais comme ça sur un trafic sur les moto- crottes à Paris, Fluat Nec Mergitur, tu parles ! M'est avis que ça va faire un sacré tollé. Il va s'enfoncer dans la merde oui et au prorata de ce qu'il a distribué larga manu en pots de vins ! Minimum minimorum, il prend 15 ans ! Moi pour sauver ma peau, il ne me reste que ce petit memento plein d' items variés avec des noms et de jolies sommes en face, mais j'ai peu de chance. Toi a contrario, tu peux t'en tirer, ils ne te connaissent pas. Prend ça et porte le au Canard Enchaîné ca fera un bel addendum à leur premier article. Allez vas-y tout de suite avant que ça se gâte, alea jacta est. Dépêche-toi, il faut qu'on échange nos fringues à nouveau." On a commencé à se déshabiller dans notre planque mais les porte-flingues de César le Tonkinois nous avaient repérés. Et je me suis retrouvé en slip avec deux balles dans le ventre et du sang partout. Idem pour Riri de Nevers qui était encore plus salement touché. Il a ouvert un œil et balbutié Tu quoque, fili ! Vade in Pace que j'ai répliqué, et il est mort. La foule commençait à s'approcher et j'entendais les quolibets de ceux qui commentaient ma tenue. Hélas je n'étais pas d'humeur à goùter toute la vis comica de la situation. Merde, je me sens partir. La vie est entrain de me délivrer un quitus pour l'enfer, j'entends les diablotins entonner un chorus pour m'accueillir, j'ai beau crier Vade retro Satana, rien n'y fait, c'est la fin, je le sens bien. Je vois un gros avec un look de mafieux qui s'approche, ce doit être le pourri qui veut récupérer son Vade- mecum du parfait corrupteur. Je bredouille Ave Ceasar, morituri te salutant. Beati pauperes spiritu qu'il me réplique le salaud ! Et il disparaît dans la foule. C'est trop bête de mourir comme ça dans la rue, à l'instar du premier terroriste corse venu. Sur ma tombe, soyez gentil de faire graver : Romain Lelatin 1970 - 2001 Post Scriptum : Errare humanum est

GL

Incipit in medias res Tu voudrais pas un peu mon curriculum vitae?, s'enquit le quidam. Des foisque t'aurais besoin du nec plus ultra de ce qui se trouve dans le metier...Bien sur il yavait longtemps que Marius etait personna non grata au bar desgladiateurs, mais le vieux ne pouvait pas oublier la fois ou, in extremis,il lui avait servi d'alibi sans jamais faire son mea culpa (le vieux avaitete mele a l'affaire du fluctuat nec mergitur). Il faudrait bien justifier ce choix: Marius ne serait pas stricto sensu lefactotum ideal,mais il disposait a priori d'un agenda compose in extenso detous les docteurs honoris causa du Milieu que compte Paris intra muros.Unecondition sine qua non pour oublier leur numerus clausus. Le hic, lui retorquerait-on, c'est que ton Marius ca lui arrive de vouloirenvoyer ses associesau terminus, manu militari s'ilvous plait .De facto, ilaurait fallu avoir le memento amnesique pour ignorer les travers du gugus.Alea jacta est, lanca le vieux, sur de lire de visu la stupeur sur la faceréduite a quia de Marius. Rosa parut,ex abrupto, grosso modo fidele a elle meme (nota bene : ellen'avait pas oublie son vade mecum). Et, motus, cligna le vieux.Rosa rose âmerosace (ca faisait bis repetita dans le cerveau emeche de Marius):une bellepromesse d'accessit, cette Rosa, dixit ses formes de déesse. Le statu quo se maintint quelques heures entre les choppes. Infine,l'affaire était faite. Les histoires de reporter ca sine die, pour surc'etait pas des facons de le traiter, Marius.

CB

Ave Sabirator, sabituri te salutant. - Sab', c’est quoi ce nouveau sabir ? - [pas de réponse] - Sab', c’est quoi ce nouveau sabir ? - [pas de réponse] - Sab', comment on va à l’Oulipo ? - Tu vois MM, c’est une latinade, il faut que tu cases le plus possible d’expressions latines dans un texte. C’est un sabir qui conserve pleinement les qualités littéraires et élucubratoires des sabiracteurs, grâce à son intitulé novateur et son opercule spécialement étudié pour les maintenir à l’abri de l’air et de la lumière. Que répondre à cela ? Sniffffff, je dois être un des seuls sabiracteurs à ne pas avoir étudié le latin. Mon truc à moi, ça aurait plutôt été « ghnôti seauton », mais qu’y faire ? Quoique, même pas sùr « Ita est ». Je vais tout de même tenter de prendre ce sabir « ad litteram », mais de chez petit Larousse désarticulé : ouf, les pages roses sont encore là. « Fiat lux » ! Oh puis non, aucun intérêt de recopier des pages de latinismes ahurissantes pour mes yeux, de Bailly je n’apprécie que les grains. Je n’userai pas de « l’argumentum baculinum », mais le cœur y est : je ne pourrais pas faire ce sabir « ex professo », alors à quoi bon ? « Desinit in piscem », mais « non omnia possumus omnes », je n’y peux rien. Allez zou, tous aux pages centrales ! Et moi aussi, y’a pas d’raison

MM

Ave Sabirator (sic) magnus Mes vacances se passent bien : Un cave canem (en incipit de Gloria, nom dema villa) me protège, condition sine qua non pour que mon ego soit maximum.Mais a fortiori parce que : Primo mon agenda est grosso modo complet jusqu'au référendum qui sera soumisà la vox populi et qui devrait me consacrer doctor honoris causa. Secondo des missi dominici m'ont offert un specimen de lacrima christi (invino veritas) qui me conserve mens sana in corpore sano ; je partage avecdes persona grata , sans numerus clausus, ce nectar nec plus ultra. A posteriori je me rends compte de facto et le plus souvent de visu que mesa priori sur mes alter ego n'étaient pas fondés et qu'in fine une lecturein extenso des textes me sortait de mes analyses ex cathedra amenant à desjugements hic et nunc de jure. Tertio je sors manu militari les intrus à l'odeur sui generis et les renvoiepedibus cum jambis et sine die. Dura lex, sed lex. Ici on peut dire que mergitur nec fluctuat avec circa 33

AZ

Les non latinistes peuvent se reporter aux pages 990 et seq du PetitLarousse Illustré (1987) Testis unus, vae soli Ego tenebrentis, solus, inconsolem Aquitanum Principe abolitem Pisa Stella morituri, - per lyra instellem Ad majorem sole utque Melancolia Ad vitam aeternam, tu quoque me filii, Gratis Pausilipum, mare tirenneum Flores superbonum tristes corda mihi, Rosa rosis rosae, vinum et non pamprum. Ego sum Eros aut Phoebus ? Massilia ? Nicae ? Ut frontum carmine putum de Reginae; Omnia vincit amor Grota est in piscem... Aut Caesar secondum passum in Achero Credo quia absurdum ad buccinat Orpheo Sancta suspiramus, gementes virginem Ovide (L'art d'Aimer III, 697), édition princeps du sonnet de Nerval "ElDesdichado"

AZ

ô tempora ô mores dit le de cujus... Et il partit, pedibus cum jambis, comme on dit vulgairement, interpeller le quidam qui l'avait traité de minus à la lecture de son curriculum vitae. Ce dernier resta a quia et, voyant cela, notre héros s'écria: "Quantum mutatus ab illo!"... Il se décida néanmoins et, tout en se disant "alea jacta est!", l'envoya ad patres. (Quos vult perdere, Jovis dementat !) La victime, in articulo mortis, parvint à dire: "tu quoque..." car il le prenait pour son fils. Le corpus delicti ne fut jamais retrouvé, mais un avocat, commis pro Deo et plaidant le casus belli, ne put éviter une condamnation ad vitam. Sic transit gloria mundi ! Amen.

EdR

Oh Temps pourri, Oh ! Mauresques - J'ai envie d'aller à Jacta Est en train. - Je ne te trouve pas très maline, Vinoveritas. Il faut que je fasse chauffer la Loco Citato. - Allons y en Imrobus et on descend au Terminus Adquem - Ou à Alma Mater mais faudra que tu Sucetine et t'Abstine Cette trique tôt, sangsue. - Ou alors en Fiat Lux. - Et si tu te l'Avé César au rhum? J'aime bien Ces culs là, ces culs au rhum ! - Cochon !.ma Marguerite hante le Porc que tu es. Tant con niais, Mords ma Jorum. Comme ça Paulo Mâchera Qu'un anus. - Raide César Queue, Son César Voit des Raies (trop), Satan naze. O tempores O mores, Alea jacta est, In vino veritas, Loco citato, Imrobus, terminus adquem, Alma mater, Sustine et abstine, Stricto sensu, Fiat lux, Ave Caesar, Saecula saeculorum, Margaritas ante porcos, More majorum, Paulo majora canamus, Redde Caesari quae sunt Caesaris, Vade retro satanas. M "Stop ! le Gaffiot, c'est trop lourd d'une main" .G

MG

Extrait d une plaidoirie de Maître Renard, avocat au barreau de CHEZE, obtenue indùment par une indiscrétion de mademoiselle LEE, sténotypiste près le tribunal de grande instance du CID. " " " " - la parole est à la défense ! merci, monsieur le président ! Ecce homo, ecce homo, lui que vous accablez ; Ita deus placuit de porter devant cette juridiction cette bien triste affaire ; mais labor omnia vincit improbus. De tout ce qui fut évoqué ou énoncé dans le précédent réquisitoire de monsieur le procureur de la République, nul n a rien perçu et encore moins compris. Je serais tenté d opposer de virulents : quis, quid, ubi, quibus auxiliis, cur quomodo et quando ? Ab imo pectore et ad honores, aequo animo, credo quia absurdum. Deo gratias mon client dignus est intrare dans l oubli. Ecce homo, qui parti ex nihilo, horresco referens, paraît à vos yeux ce jour. In media res dont on l accuse, je pense qu ira furor brevis est et qu in medio stat virtus. Jus est ars boni et aequi et labor omnia vincit improbus ; je m y suis employé. Prolem sine matre creatam, s il plait à la Cour, qui habet aures audiendi, audiat. Prolem sine matre creatam, disais-je, petit rara avis in terris, et il s agit bien de res non verba - je vois monsieur le procureur froncer le sourcil, comme à son habitude, mais sapiens nihil affirmat quod non probet : mon client est désormais hors d état de nuire. L accusation est exagérée, oui, monsieur le procureur, oserais-je vous rappeler que res judicata pro veritate habetur ! Mon client a déjà payé une lourde dette à la société, n est-il pas ? Et n oublions pas que sublata causa, tollitum effectus ! Oui, mon client a en effet égorgé ses sept sSurs et fut condamné pour six d entre elles. Il ne lui en reste donc aucune, pas de risque qu il ne s implique dans une nouvelle récidive ! Sursum corda, sol lucet omnibus, et minima de malis mon client risque-t-il tout au plus aujourd hui d égorger un chat ! Ne condamnons non bis in idem. Non possumus encore affliger cet homme. Plaudite cives, paulo majora canamus. Vanitas vanitatum et omnia vanitas, volenti non fit injuria, et mon client consent, justement à ne plus recommencer . Nous nous en remettons à vous, monsieur le président, messieurs les assesseurs, mesdames et messieurs les jurés : vox populi, vox dei. " " " " " " " " " " Les indiscrétions de notre sténotypiste si peu délicate, ne m ont pas permis de savoir si le " client " avait pu bénéficier de l indulgence de la Cour. Toujours est-il que son conseil, s il n excellât pas dans l art de la plaidoirie, dùt quelques années auparavant remporter haut la main tous ses accessit en latin. Pour les moins latinisant d entre nous, et il y en a, relevez la tête, n ayez pas honte, je vous propose une version plus gauloise que latine de cet excellent mais non moins catastrophique discours : " " " " " &&.. le voilà, l homme, le voilà, lui que vous accablez. Il plùt aux Dieux de porter devant cette juridiction cette bien triste affaire. Mais un travail opiniâtre vient à bout de tout. De tout ce qui fut évoqué ou énoncé dans le précédent réquisitoire de monsieur le procureur de la République, nul n a rien perçu et encore moins compris. Je serai tenté d opposer de virulents : qui, quoi, où, par quels moyens, pourquoi, comment quand ? Du fond du cSur, sincèrement et d une âme égale, je le crois, car c est absurde. Grâce à Dieu, mon client est digne d entrer dans l oubli. Le voilà l homme, qui parti de rien, je frémis en le racontant, paraît à vos yeux ce jour. De toutes les choses dont on l accuse je pense que la colère est courte folie et que la vertu est au milieu. Le droit est l art du bien et du juste et le travail vient à bout de tout, je m y suis employé. Enfant né sans mère, s il plaît à la Cour, que celui qui a des oreilles entende, enfant né sans mère disais-je, petit oiseau rare sur la terre, et il s agit bien de réalités, non de mots je vois monsieur le procureur froncer le sourcil comme à son habitude, mais le sage n affirme rien qu il prouve : mon client est désormais hors d état de nuire. L accusation est exagérée, oui, monsieur le procureur, oserais-je vous rappeler que la chose jugée est tenue pour vertu ? Mon client a déjà payé une lourde dette à la société n est-il pas ? Et n oublions pas que la cause supprimée, l effet disparaît ! Oui mon client a en effet égorgé ses sept sSurs et fut condamné pour six d entre elles. Il ne lui en reste donc aucune, pas de risque qu il ne s implique dans une nouvelle récidive ! Haut les cSurs, le soleil luit pour tout le monde et des maux il faut choisir le moindre, mon client risque tout au plus aujourd hui d égorger un chat. Ne condamnons pas deux fois pour la même chose, nous ne pouvons pas affliger cet homme une fois encore. Citoyens applaudissez ! Chantons des choses un peu plus relevées. Vanité des vanités et tout est vanité ; on ne fait pas de tort à celui qui consent, et mon client consent, justement, à ne plus recommencer.. Nous nous en remettons à vous, monsieur le président, messieurs les assesseurs, mesdames et messieurs les jurés : voix du peuple, voix de Dieu ! " " " " " " " " ( j me laisserais bien tenter par une petite inscription au barreau, moi &&&.. )

PhM

Vero, c'est mon alter ego, enfin couci-couça! Moi, j'suis qu'un quidam, un pauvre gus : sur mon lavabo, les boîtes de Valium et de Lysanxia sont là pour me le rappeler. Tandis qu'elle, elle se la joue carpe diem dans son sauna. On peut être sùr que sa peau n'a connu que Bébé Cadum et savonnette Lux. Aujourd'hui, madame Da Silva fait le ménage dans mon studio où je vis en solo, comme dit l'autre socio. Enfin, elle passe son Ajax sur mon unique mini-vasistas. Dans mon frigo, pas même un nem et en plus j'ai des problèmes de delco sur ma Fiat. Donc, après Picpus-Opera à pattes, j'étais pas frais dans mes pataugas quand je suis arrivé dans son duplex ! Son chien Rex s'enfilait son César à grand bruit. Le placyterium dégoulinait sous le velux. Elle, plongée dans un capitaine Had Hock : motus! Et tout à coup, la goutte d'eau qui fait déborder l'aquarium : je vois mon Primo Levi tout froissé par terre sur le linoléum ; ça m'a fait un coup dans le plexus. - " Finito mon pénis de male bonum ad libitum", je lui lance ex abrupto, " tu vas connaître le post coÏtum" - "Homo!" qu'elle me fait "Vade retro! Ad Patres ! Recta! " - "... Gaffiot!... " : c'est tout ce que j'ai trouvé à lui répondre. Quel cave!

DD

la complainte du prof (La scène se déroule quelque part dans Paris intramuros) Vade retro satanas ! cria julius in extenso. Maudits élèves, ils sont possédés! Cogito ergo sum, une citation de César!! et Veni vidi vici, de Julio Iglesias! Le nec plus ultra des "apprenants" n'est certes pas dans cette classe. D'ailleurs je dirais grosso modo que la moyenne de leur QI ne dépasse pas les 50. Ils ont dù avoir un problem in utero, le développement de leur cerveau n'est de touteévidence pas achevé, et voilà le résultat in vivo!La reproduction in vitro aurait peut-être été plusefficace dans leur cas...qui sait! Pour autant dois-je faire mon mea culpa, moi leur prof? En tout cas, mon ego en prend un coup, et a fortiori s'ils ne réussissent pas ce foutu examen! Devrais-je revoir mon modus operandi, trouver un statu quo, ou une formation ad hoc? Comment leur faire comprendre la distinction évidente entre compétence ratione personae, ratione loci et ratione temporis*? (*Les juristes comprendront) Et le principe non bis in idem?* Resteront-ils des sots ad vitam aeternam, ou a contrario réussirai-je à leur inculquer quelque savoir? Et quid de leur curriculum vitae si ils n'ont pas ce diplôme... En plus leur philosophie c'est Carpe diem, prenons la vie comme elle vient, ne nous prenons pas la tête comme ils disent! Driiiing (la sonnerie retentit) Julius, déreminé : - je m'en vais illico presto essayer d'en tirer quelque chose.- Répétez après moi : Rosa Rosam rosae rosae rosa Maintenant les dés sont jetés, alea jacta est commedirait l'autre...

PPQ

Ave Sabirateur, In fine, mon but ètait de m'amuser autant que possible

LC

Hummm ! (réponse d'un sage latin contenant toute la sagesse latine)

SB