ZACORS
Imposer à la langue des règles, c'est pas propre, c'est un consensus à trouver,
réservé aux vampires pervers.
Essayons au moins d'assouplir les règles, faisons leur faire des exercices et
cherchons à simplifier en enrichissant.
JACTE DEMI MORT
Demi est invariable dans un nom composé avec un trait d'union qu'ielle perd avec
un adjectif, pour devenir alors variable selon l'élocution. De midi à minuit cela
peut prendre, c'est admis, les deux sexes.
Cela devient plus variable si on abuse à Miami, en compagnie d'une paire d'amis
demis d'une demi-douzaine de demis, et si on a demie à quatre heures, cela
laissant dans une demi-heure, une heure et demie de sommeil.
Sur proposition du service de la répression des fraudes et des poids et mesures, le
demi devra rester invariable.
MOTS DES TRAVELOS OU LES ENFANTS D'HERMANN ET APHRODITE.
Un après-midi, on trouve dans un alvéole un météorite, après bien des palabres
dans l'office de l'oasis, je l'échange contre cent perce-neige blancs et un réglisse
sans aucun enzyme.
Une après-midi, on trouve dans une alvéole une météorite, après bien des
palabres dans l'office de l'oasis, je l'échange contre cent perce-neige blanches et
une réglisse sans aucune enzyme.
J'ai en mémoire le manche d'une livre en sûr platine de la poêle à crêpes fourrées
avec les moules.
C'était la mode dans Blois quand on achetait une pendule ou une voile pour
claquer avec Dominique sa solde.
J'ai un mémoire, la manche, ce livre sur la platine près du poêle, est sous le crêpe
fourré avec le moule.
C'était le mode d'emploi quand on achetait un pendule ou un voile pour claquer
avec Dominique son solde.
Les mots qui à la queue ont un e possèdent les deux genres sans transformations.
Si on mettait un e au bout de chaque mot, ce serait la fin des genres.
Cette innovation androgyne engendrerait de nouveaux termes asexués propices à
des jeux pouvant faire l'objet d'un exercice oulipien paradoxal au vu de ses
origines.
Dans le langage parler, beaucoup de dialogues comportent déjà souvent des "
euh !" en fin de phrases.
VERBOIR
Le verbe s'accorde avec son sujet en nombre et en personne. Mais il se met
toujours au pluriel sauf passe-droit quand il y a plus plusieurs sujets, même si ces
derniers s'avèrent singuliers.
"Cela commence très bien, un accord fait par-dessus le marché en personne,
directement avec son sujet, qui demande ce qu'il veut. C'était trop beau, le
singulier attire les normaux qui groupés sont pluriels amenant la démagogie, et
ils disent ouvertement qu'il y aura des exceptions, et puis tout ce qu'on ne sait
pas.
Le verbe doit pouvoir rester neutre et faire fondre les groupes pour une fin
commune en oir."
Le sabirateure ignoroir les conjugaisone et les pluriele, ile êtroir une être
infinitife mais singulière.
Le sabirateure néanmoins sentoir devoir en plus protégoir les exceptione, par
exemple :
Complu qui avoir une participe toujours invariable.
Mépris en participe il s'accordoir toujours avec le sujete.
Quant à plu tout le tempse invariable.
Se ressembloir avoir une participe toujours invariable, par quele miracle ?
Le langage picarde dans son idiome méridionale marqué par un matriarcate
ancestrale pourroir conservoise pour les verbe la fine oise.
AVOIR OU ETRE PARU
Paraître s'emploie avec avoir mais si on vend des livres on peut utiliser deux
auxiliaires, être éditeur en ayant un libraire ou avoir un éditeur en étant libraire.
Auxiliaires appelés à disparaître comme l'armée de naguère avec l'apparition de
la parution en ligne.
MORALITE
La grand-mère Michel n'a plus de règles, " c'est la minou pause" comme dit pépé
en caressant son chat.
kencre
Irrespect jouissif mais calculé de la loi orthographique.
Pour tout vous dire, rien à foutre de l'exercice de la semaine.
M'inspire pas, m'inspire pas et c'est marre !
Et puis d'abord j'aime pas jouer, à rien.
Je suis de mauvais poil, et c'est pas le moment que le Sabir vienne me lustrer la
toison comme pour son chat. On est pas des bêtes.
Donc, puisque vous insistez, et que j'ai la fibre républicaine, je vais vous narrer
une anecdote, concernant le sujet du jour.
À partir de la classe de sixième, j'ai fait de gros progrès en orthographe, grâce à
un excellent professeur de français que je n'oublierai jamais, Monsieur Digard.
C'était un petit homme sec, nerveux, barbichu, portant lorgnon, qui ne payait pas
de mine, mais qui avait la main souple et leste, et qui vous la foutait sur la
gueule, à la virgule près.
Sa devise était : " 5 fautes l'hosto ! "
Dans la cour, pour nous mettre en rang par deux, il se plaçait à la hauteur de
l'élève placé en queue, puis il tendait le bras devant lui, poing fermé, et il
avançait à grands pas rageurs, droit devant toute.
Même topo pour l'autre rangée.
Ceux qui dépassaient, prenaient des gnons.
C'est donc édenté, et couvert de bleus, mais grâce à une excellente note en dictée.
que j'ai décroché mon BEPC.
C'était sa méthode à monsieur Digard.
On peut la contester, et finalement, on l'a fait, puisqu'en 68, moi et quelques
trublions à la conscience politique avoisinant le degré zéro (comme dit ce brave
Roland Barthes, dont les bouquins vous tombent des mains parce qu'on préfère se
masturber), avions mis le feu à son solex en face du collège. À cette époque
rebelle, et puisque les murs avaient soi-disant la parole, un des mes jeunes " con "
disciples à la ferveur rimbaldienne, mais au QI de caniche nain, avait cru
révolutionnaire, de bomber sur le mur : Digard ait un con.
Comme des héros, cachés derrière une camionnette, nous ricanions en épiant la
réaction de ce brave professeur, qui restait les bras ballants devant ce désastre,
mais qui dans mon souvenir, et avec le recul du temps, avait l'air bien plus
catastrophé par cette énorme faute d'orthographe, véritable insulte à la langue
française, que par la destruction de son précieux engin de locomotion.
Pauvre fait d'arme !
PPP c'est la faute à Pivot.
Alexandrin : Le sha K-ressai di crotte a seusse ki ceux moc