kuma

jeu-dis

Inventer de nouvelles règles et l'historique d'un jeu ou d'un sport.

11 textes · sabirs, sur 00h00.com puis sabirs.net

BOXE ET JEU DE DAMES Afin d'être courtois en amour, il convient pour l'homme de respecter les règles. Le jeu de dames est un art que celles-ci maîtrisent entre elles depuis qu'elles sont réglées comme du papier à musique. L'homme doit apprendre le solfège pour déchiffrer la partition complexe, et enfin pouvoir prétendre à jouer de l'instrument. Les joutes spirituelles, les traits d'humour, le respect et le désir seront autant d'atouts à savoir manier avec subtilité. La dame minaudera, feindra la fuite par pudeur ou plus par jeu, mais ne vous découragez pas, car elle attend de vous de la persévérance. Afin de ne jamais tomber dans l'ennui qui conduirait inévitablement à l'over du game, il conviendra de toujours attiser et de ne point céder. Un petit conseil : ne vous fiez pas aux apparences, ne prenez rien pour acquis. A vous de jouer!

JuS

Sport de combat australopithèque pratiqué en Afrique australe il y a trois millions d'années, dans lequel deux adversaires Hominidés s'affrontaient à coups de femmes avec des spécimens spéciaux (femelles à têtes larges et chevelure renforcée par adjonction d'os de mastodontes, car en période de glaciation G

DS

Histoire du jeu de dames L’on doit l’invention du jeu de dames à la prolifique imagination de Mademoiselle de Scudéry qui, entre deux tomes d’Artamène , voulut trouver un jeu capable d’occuper les longues soirées d’hiver. Le soir, en effet, elle ne savait trop que faire une fois le souper passé, et les quelques heures qui précédaient le coucher n’étaient que vague à l’âme et soliloques stériles auxquels la vouait le célibat, spleen trop peu souvent dissipé par la visite de son frère dont la postérité n’a pas retenu le sens de l’humour. Un soir, elle eut l’illumination en contemplant la nappe de velours à carreaux noirs et blancs sur laquelle reposait son assiette ainsi que des rondelles de saucisson. Elle se mit immédiatement au travail et rédigea fiévreusement les règles du jeu, qu’elle appela d’abord « Jeu des rondelles de saucisson » , en une nuit. Hélas, elle était consciente de ne pouvoir y jouer seule. Aussi entreprit-elle de populariser ce nouveau passe-temps en y faisant référence dans un de ses ouvrages. Artamène ayant été publié, elle y parvint à la faveur de la première édition de Clélie les éditions ultérieures ont supprimé le passage devenu inutile- et remporta un large succès. Le jeu devint très populaire dans les salons, et les dames du monde s’en entichèrent au point de délaisser toute autre occupation, c’est pourquoi on l’appelle depuis cette époque le jeu de dames. Cependant, les règles n’en étaient pas celles que nous connaissons : à vrai dire, le « jeu de dames » actuel ne mérite pas ce nom. A la fin du dix-septième siècle, deux joueuses s’affrontaient à ce jeu lorsqu’elles désiraient danser avec le même cavalier à un certain bal c’est-à-dire toujours. L’on tirait au sort pour savoir qui commencerait. Celle ainsi désignée posait un disque de papier, blanc ou noir, sur une des vingt-cinq cases du damier carré le saucisson avait été abandonné depuis longtemps pour des raisons évidentes-, et l’on tirait alors la question correspondant à cette case préalablement préparée par une tierce personne. Si le pion était blanc, la joueuse se devait d’y répondre, s’il était noir, elle avait rejeté cette tâche sur son adversaire. La première joueuse qui totalisait cinq bonnes réponses avait gagné, la première s’étant plus de trois fois trompé avait perdu. Ainsi, le jeu réunissait mondanité, suspense et goùt du risque : on comprend pourquoi il séduisit tant ces dames qui « trop élégantes pour faire la cuisine, trop futiles pour jouer aux échecs » (Voltaire), avaient acquis là une échappatoire à l’ennui dans lequel les jetait leur condition. La Révolution jeta à bas ce fantastique divertissement, symbole de la noblesse et de l’oppression. Ainsi, lors des défilés au cours desquels l’on brandissait des têtes au bout de piques, il n’était pas rare de voir, plus loin dans le cortège, du saucisson pareillement empalé.

JC

BOXE : Né des combats d’esclaves noirs du sud des Etats-Unis, ce sport est très à la mode depuis l’interdiction des combats de coqs. Il est en effet plaisant pour les spectateurs de voir le sang jaillir des arcades sourcilières, les lèvres se tuméfier et les nez s’écraser sous les chocs. La boxe se joue en principe à deux (minimum) depuis que la boxe-à-un ou monoboxe, moins meurtrière a été victime d’une certaine désaffection des spectateurs. Le jeu consiste à frapper violemment l’adversaire à l’aide de grosses moufles de plusieurs tailles au-dessus de la normale, confectionnées en peau de veau (box) d’où le nom de ce sport, appelé aussi noble art, mais ça on se demande bien pourquoi. Les puristes distinguent la boxe anglaise et la boxe française. La boxe française se caractérise par l’autorisation d’utiliser les pieds pour porter des coups, mais la difficulté d’enfiler des gants aux pieds a beaucoup freiné le développement de cette variante, pourtant assez intéressante, paraît-il. La fédération charentaise a essayé sans succès d’imposer la «savate», sorte de variante où les gants de pieds étaient remplacés par des pantoufles. Pierre Loti, lieutenant de vaisseau originaire de Rochefort, a introduit ce sport en Asie lors de la colonisation de la ThaÏlande, sous le nom de boxe ThaÏ, les charentaises étant remplacées par des tongues pour des raisons de respect des coutumes locales. La boxe ne demande pas un niveau d’études très poussées, seul l’arbitre doit nécessairement savoir compter jusqu’à 10. Le match de boxe se dispute sur un podium carré, de la forme d’une boîte d’allumettes qui serait carrée (en anglais matchbox). La partie commence et se termine par le tintement (ring) d’une cloche. Le verbe boxer accepte quelques expressions synonymes : foutre des pains dans la gueule, bourrer le pif, coller un marronqui ne sont pas à ce jour acceptées par la Fédération française. Pour quelques pédagogues et hommes politiques, l’apprentissage de la boxe dans les collèges pourrait être une solution à la recrudescence de la dépravation et des violences urbaines : «Contre l’envahissement de nos trottoirs, boxons !» Françoise de Panafieu.

GRR

D’abord, et d’une la boxe c’est pas un jeu de dames. C’est pas demain qu’on verra Mike Tyson en tutu devant un échiquier, en train d’essayer de saisir les pions avec des gants de boxe. La boxe est vieille comme les putes. Tout a commencé dans les écritures, le jour où Eve qui en avait marre de vivre d’amour et d’eau fraîche avec ce glandeur d’Adam, a décidé, sous les conseils sifflants d’un serpent, de se faire une pomme à l’heure du goùter. Dès la première bouchée, ce fut le désastre, et le couple quitta le Jardin d’Eden pour s’installer dans un F2 à Saint- Denis. Adam, qui ne savait rien faire s’adonna à la boisson au bistrot du coin et rentrait ivre à la maison pour avoiner sa femme, à cause qu’il voyait des serpents partout. Un beau jour, Eve qui avait pris 70kg à force de faire des régimes amincissants, osa se rebeller et colla un uppercut en pleine poire à l’autre naze qui vacilla sous le coup. Elle continua avec des jabs au nez, des crochets au foie de morue, des directs Paris-Lyon, des gauches plurielles, des droites au-dessus des parties comme disait le Général et Adam fut obligé de jeter l’éponge, mais de toute façon il faisait jamais la vaisselle. La boxe était née après il y a eu la bière, le pop-corn, les protège-slips, la colle à dentier, et la Renault Espace, pour promener la femme battue et les enfants drogués à l’arrière. PPP King Gong !

PPP

Un adolescent de la banlieue de Grwycz vient d’être arrêté par la police municipale à l’issue d’une course poursuite qui s’est terminée dans les combles du Palais de Justice de la ville. Le jeune Gaspard W. qui était en visite avec sa classe au tribunal correctionnel a agressé sauvagement quelques-uns des plus éminents représentants de la Justice de notre cité. Alors que dans la salle des Pas-perdus, Maîtres Smautf, le Juge Foulerot et le Greffier Plassaert aidaient le Procureur Valène à ramasser des feuillets tombés de sa serviette, le jeune Gaspard s’est précipité sur eux et les a enjambés successivement dans une sorte de « saute- moutons » pour terminer d’un bond sur les épaules du bâtonnier Gratiolet où il s’est écrié « Dame » ! Le bâtonnier, âgé de 74 ans, très choqué, a décidé de porter plainte. Interrogé dans les locaux de la police sur les motivations de son acte, le jeune Gaspard, âgé de 16 ans, issu d’une famille honorablement connue dans la cité a déclaré qu’il était un pion blanc et que la vie n’était qu’une partie de dames. Après avoir consigné cette déclaration surprenante dans le procès-verbal, les policiers ont confié le jeune homme, manifestement perturbé, à la cellule psychologique de la Préfecture. Il est certain que le carrelage noir et blanc de la salle des Pas-perdus a pu impressionner cet adolescent fragile qui passait, aux dires de ses parents, des soirées entières à jouer aux dames avec des camarades. Après l’agression commise sur un chinois de petite taille la semaine dernière, il serait souhaitable pour éviter d’autres drames de ce genre que les pouvoirs publics se décident enfin à retirer de la vente ces jeux de société qui enferment nos enfants dans un monde imaginaire et peuvent les conduire, comme aujourd’hui à Grwycz, aux pires excès.

GRR

Le jeu de dames, comment on joue aux dames, c’est pas facile à expliquer mon p’tit gars, déjà faut le matériel, le damier et les pions. Le damier c’est une planche carrée, mais bon sang, vous m’en posez des questions, qu’est-ce ça peut vous foutre, vous jouez qu’avec vos consoles et tous vos fourbis sur l’informatique. De mon temps quand j’étais gosse, on avait pas toutes ces conneries, on dessinait le damier sur un carton et on jouait avec des rondelles de carottes et de radis noir. C’était pareil au stalag, on gribouillait les cases par terre et on jouait avec des pierres de couleur. Bon, c’est pas ça qui vous dit comment on joue. T’as le damier, c’est un carré, de préférence, 10 cases sur 10, on joue sur les noires, les blanches servent à rien. Si tu pars en voyage tu peux faire un damier qu’avec les noires, ça gagne de la place. Après faut des pions noirs et des blancs, 10 aussi, autant des uns comme des autres, tu les alignes en quinconce et puis tu joues chacun ton tour, qu’est-ce que tu veux que j’te dise de plus, c’est pas sorcier, faut pas être sorti de Polytechnique. Les règles c’est comme au football, suffit de battre l’adversaire, mais c’est à 10 au lieu de 11, à cause du goal qu’on a pas le droit d’avoir, enfin dans la règle qu’ on joue ici, à Grwycz, ailleurs ils font bien comme ils veulent

GRR

Boxe : n.f. ; ang. box « 1 coup de pinceau ,2 coup de poing »- Pratique sportive inventée par Kevin Onon, peintre anglais en manque d’inspiration pour son sujet de prédilection, les visages défigurés : il demandait à ses modèles de se frapper au visage jusqu’à obtention d’un résultat suffisamment inspirateur. Leur ayant d’abord laissé la pleine et entière responsabilité des opérations, Kevin Onon créa ensuite des pauses pour admirer et diriger la progression des blessures infligées (d’où l’expression «round d’observation »). Quand l’un des combattants touchait le sol, il était dit K.O. du fait qu’il pouvait voir de près les initiales de Kevin Onon peintes sur le sol. Cet art dégénéra (ce fut l’acte fondateur de l’art dit «dégénéré » ) quand la famille de modèles décédés dans l’exercice de leurs fonctions vinrent lui demander des comptes, car, après s’être justifié d’exercer, lui, un «noble art » (expression qui est d’ailleurs restée pour désigner ce sport), Kevin Onon décida d’appliquer (ce fut aussi l’acte fondateur de l’art appliqué ) ses connaissances de spectateur. Aujourd’hui, au même titre que le patinage artistique, la boxe est une discipline sportive qui se déroule devant un jury : deux concurrents s’affrontent pour donner à leur adversaire un visage qui soit le plus méconnaissable possible. Les notes du jury tiennent autant compte du résultat que de la manière, sachant que tous les coups sont permis.

JA

Jeu inventé en 1923 par Robert Desnos lors d'un week-end chez le vicomte de Noailles. Il fut assidument pratiqué par le groupe surréaliste jusqu'en mars 1926, date à laquelle Tristan Tzara lui substitua le backgammon en baignoire. Règles : Elle sont celles du classique jeu de dames; simplement, les deux joueurs sont équipés de gants de boxe. La relative difficulté de prise et le maniement délicat des pions induisent assez rapidement chez les participants une certaine agacerie voire un réel énervement qui affecte l'évolution du jeu de dames lui-même et tend à métamorphoser la courtoise récréation en pugilat plus ou moins sévère. Anecdote : Fait peu connu (mais attesté par Benjamin Péret), c'est à l'issue d'une partie de dames à boxe que Philippe Soupault fut exclu du mouvement par André Breton, qui lui reprochait d'avoir triché en ôtant son gant et en lui pinçant le nez entre deux pions. Citation : « Rrose Sélavy prétend que les dames à boxe valent mieux que les hommes à basque. » Desnos, Poésies complètes Lisamon Lusdecq- Fukuyama, Encyclopédie Mondiale des Jeux et Divertissements Oubliés

JMPe

La tradition fait remonter au temps des chasseurs cueilleurs, les prémices de ces deux occupations ludiques. Tout commença quand les grands périgourdins voulurent ramasser les bogues au lieu de marcher dessus, ce qui tous les ans les forçaient de retour de la chasse à l’ours, à perdre des heures à s’ôter mutuellement de leurs sanguinolentes plantes des pieds, les fines échardes du cousin végétal de l’oursin. « Que sang de bogue devint gant de boxe », fùt une contre-pétrie que personne ne comprit à l’époque. Tandis que les mâles ramenaient les dites bogues, le sorcier du bois qui avait inventé, grâce à l’oubli d’une calebasse remplie de raisin dans un coin de son abri sous roche, un jus de fruit fermenté, futur vin des rochers, eut l’idée à l’aide d’un couteau en silex d’ouvrir les enveloppes piquantes et découvrit ce fruit qui désormais allait être la cause des veillées. Alors que les enfants déboguaient, les femmes les cousaient pour former des gants pour leurs hommes, qui bientôt pour des raisons éternelles de jalousie entamèrent des pugilats. Quant aux châtaignes, les femelles les coupaient en rondelles et les jetaient sur une grille grossière en vannerie bicolore pensant deviner l’avenir. Mais il arriva un combat opposant les grandes dames qui se termina au fond d’une grotte par la défaite de la plus lasse K.O.

YL

Boxdam Les origines sont confuses, elles remontent à la fin du XIXe siècle. Voici ce que dit la légende : Un boxeur frappait régulièrement sa femme lorsqu’ils jouaient aux dames , car il ne supportait pas qu’elle le regarde de travers alors qu’elle ne faisait que respecter les déplacements en diagonale. Dans la contrée, Il se disait du boxeur qu’il lui manquait une si ce n’est plusieurs cases. Et cela affectait cruellement sa perception du jeu. Par exemple, lorsqu’il allait en dame, il croyait avoir gagné le droit de monter aux putes dans la semaine. Il essayait abusivement de se justifier par sa tactique de jeu, pratique mais rudimentaire (il faut l’avouer) : « droit aux putes ». Il y croyait d’autant plus dur comme fer qu’aux dames, on prend en sautant. Mais on peut aussi être bloqué. Sa femme l’était. Et qu’elle joue avec les noirs ou les blancs n’y changeait rien. Un hiver, un de leurs amis, conscient que cette situation ne pouvait s’éterniser, proposa d’adapter boxe et jeu de dames. En quoi cela consiste-t-il ? Voici différentes pièces, forcément incomplètes, que nous pouvons communiquer. Les règles du jeu n’existent pas sous une forme fixe car le boxdam a la particularité de se négocier avant d’entamer la partie. L’histoire rapporte que la négociation tournait à l’avantage du boxeur dans 95% des cas, ce qui s’explique encore mal aujourd’hui. On se contentera donc de noter que c’est très physique. Inexistantes ou négociables, les règles ont cependant évolué. Les premières formes du jeu, non codifiées, permirent d’établir quelques points incontournables suite à des difficultés de mise en œuvre : ainsi le célèbre « souffler n’est pas jouer » vient d’une partie annulée par grand vent en février 1882. Bientôt, très précisément l’été suivant, ce qui n’était alors qu’un divertissement thérapeutique devint peu à peu un sport. Et le boxeur abandonna ses gants en forme de moufle, peu commodes pour les jetons. Il fallut également plusieurs jours d’explications acharnées pour lui faire comprendre qu’il n’avait pas le droit de poser son tabouret dans les cases de coin du damier. Quant à l’empêcher de tendre des cordes autour du damier, cela prit exactement deux mois et trois jours. Il y eut des allées et venues entre les deux activités et les pratiquants, ce qui popularisa le boxdam comme activité ludique très connotée sexuellement. Il est à noter que rien n’a transpiré sur le plan des pratiques durant cette période intense ( simple messieurs, simple dames, double-messieurs, double-dames, simple-mixte ou autre) Diverses tentatives ou propositions pour des rings à damiers furent rejetées, sans prendre de gants : certains participants se firent proprement casser la gueule. En conclusion , aucun élément à verser au dossier à propos de l’amateurisme ou du professionnalisme, beaucoup de zones d’ombre sur l’organisation de championnats ou tournois, on ne s’étonnera guère qu’ au final ce sport soit resté aussi confidentiel que les règles qui le régissent.

JMR