(Histoire et Sexualité des Chiffres et des Lettres) : Sabir en hommage aux jeunes patients de Mélanie Klein (Essais de Psychanalyse, Payot) et au livre de Marc-Alain Ouaknin, Les Mystères de l'Alphabet (Editions Assouline 1997) afin d'en finir définitivement avec les voyelles rimbaldesques. Il s'agira de façon encyclopédique d'être les Thucydide, les Levi-Strauss, les Desmond Morris de l'Histoire et de la Sexualité des Chiffres et des Lettres. Autrement dit, écrire un texte présentant la généalogie, la spéciation, la sexualité, les modes alimentaires et défacatoires, les mythes de chaque lettre, de chaque chiffre, l'impact de leurs graphies sur leur caractère, etc. Bien entendu les chiffres et les lettres pourront avoir des rapports entre eux mais chaque session de HSCL devra se centrer sur le chiffre ou la lettre proposé(e).
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texte présentant la généalogie, la spéciation, la sexualité, les modes alimentaires
et défacatoires, les mythes de chaque lettre, de chaque chiffre, l'impact de leurs
graphies sur leur caractère, etc. Bien entendu les chiffres et les lettres pourront
avoir des rapports entre eux mais chaque session de HSCL devra se centrer sur le
chiffre ou la lettre proposé(e)
LETTRE I
-- Episode I --
Hep, 'I' ! sot 'I'.
Et pis : saute 'I'
Et puis sautille
Epice au tea
Et Pise ote 'I'
'I' n'a pu ...
dommage
-- Episode II --
Cas 7 : mère 'I'
Qu'a cette mairie ?
('K' c'est t'manière 'I')
C
i et i font 2, 2 z'i droit et séparé, quelle solution pour que les grands (espr) i se
rencontrent, la fameuse petite barre trans-versal, et les z'i se réun i rent en un
seul organisme i-i et le H vit le jourHIHIHIHIHI........
Sabirateur
Donc après avoir tenté les deux points du i morse et du i braille, l'immanentet
l'inri et toutes références à l'Italie, je jette mes brouillons aux orties,les voue aux
gémonies et livre ;-) ce seul constat :
L'ignore.
I est né des amours incestueuses d'un L mal dégrossi et d'un J étourdi qui
cherchait son chemin par une nuit sans lune au fond du Périgord. Ils ignoraient
leur parentèle, vu qu'à leur naissance des fées mal embouchées, avaient séparé
les jumeaux rien que pour embêter leurs parents.
L'avorton qui naquit des suites de leur étreinte furtive devint le souffre douleur
d'un gros H plein de suffisante qui tenta mille fois de l'écraser sous ses énormes
jambes et d'un vieux K vicieux qui essaya, en vain, de le sodomiser mais qui n'y
parvint pas car il bandait mou.
Toutes ces épreuves donnèrent à notre Ignare un tempérament d'Imbécile
heureux qui traversa le temps Impeccablement.
On a beau dire, beau faire, prendre la chose par tous les bouts, il faut se rendre à
l'évidence. Le " i " sert à tout (iseratu, en basque) voilà le hic ! Et ce depuis
l'invention de cette voyelle par le premier homme des cavernes qui se trompa de
grotte, un soir qu'il revenait soul d'une tombola, et qu'il se présenta le bazar à
l'air, dans le noir, devant une femelle ptérodactyle en chaleur, croyant se faire
faire une gâterie par Lucie, sa tendre et douce poilue !Rimbaud se servit de cette
anecdote dans son fameux poème Voyelles :
" I, le cri velu de la pipe manquée "
PPP Une saison en enfer (chez belle-mère !)
C'est Jo l'I des Halles.
Jo, l'I naît psy, l'I sue en sortant.
Nu l'I quête en couche, l'I tourne autour des pis des vaches et, I les trait.
Petit i, i'grand I. ( iI )
Après l'école l'I sait et l'I se tord rien qu'aux histoires carambar.
L'I risée de l'arc en ciel, rit gai car l'I rit des hommes arlequins
L'I nue main devient maçon, l'I meuble et pour manger l'I mit table comme les
autres.
L'I mature, l'I vit de pleins, saoul l'I grommelle, l'I grogne, l'I trop carbure, et I dit
haut ce qu'on lit tout bas;
et de litrons en litiges, l'I mobile poursuivi migrait
En hiver, l'I monte des plateaux et l'I berne en Suisse endormant le naÏf,
confondu au printemps, l'I se panique et s'isole au soleil d'Espagne.
L'I se bat en Russie pour un taudis, l'I bride sur le coup, abuse de fruits en Chine
et l'I te chie des fonds de riz, puis à Téhéran l'I rend avant de raquer à Bagdad,
alors que l'I radie.
On retrouve l'I sans cieux, et l'I bien, monte un tripot limite où en face l'I masse
seul.
Puis l'I mène une maison où l'I, bide haut, l'I deal de l'amour et l'I nique
l'illégitime puis l'I se tait alors.
Daisy l'I ôta et spirituelle lui ligota li cœur, l'I est sonné.
Alors l'I bêle et quand on ouÏt l'I braire, on approuva et l'I se fit génie et en tête de
lit l'I note et tait ses ratures.
Et lui, l'I manant, l'I matériel, l'I logique, l'I réel, l'I maculé conceptualisa, et
devint l'I sage.
L'I lut miné, et tout de suite l'I lit Caux, presse tôt, et l'I corne Tintin en secret.
L'I permit trop peu au regard de ce que l'I cite.
L'I tout connut deux fois et séparé l'I livrait le bon grain.
Mais dans cette atmosphère, l'I trop gêne, l'I nuit et l'I glousse au pôle ;
abandonné l'I rassis, bleu de froid.
L'I las meurt en Norvège mais l'I meurt alité.
Au vert "i" semant... Il n'y a dans ce récit aucun laisser-aller gore "i". Cependant,
ces images étant vulgaires, pour "i", la sabiractrice qui en est l'auteur tenait à en
avertir tout éventuel sabirlecteur.
Histoire et sexualité de "i" :
Parce qu' "i" naît fable, "i" naît narrable ce qui a toujours favorisé la production de
nombreux écrits, et notamment d'autobiographies car il y a beaucoup d"i" lettrés.
"i" est d'ailleurs aussi, lui qui s'aime, son plus fidèle lecteur : "i" lut, miné par ses
propres rêves, aujourd'hui encore "i" lit, cite, et crie parfois "scandaleux !".
Ce qu' "i" ne supporte pas, c'est qu'on se serve de sa mine ou de son histoire pour
dévoiler sa vie sexuelle... Remontons donc à ses orgines...
Nous voici dans les pays nordiques où vit le premier "i", lettre toute étriquée que
la pluie et le froid ont rendue raide. Il ne mange pas, il prend racine dans la terre
et la puise comme un brin d'herbe poussant en plein glacier et ne rejette rien
qu'un peu de gaz. Pas de place pour le coeur, "i" nique les lois. Il est perfide et l'"i"
vert de rage, "i" berne les ours pour avoir polaire à dos. "i" bout, c'est un véritable
oiseau de nuit. Avec les bêtes, dans les concours, "i" pique, "i" sue, sa marque sur
le front. Surtout, "i" fait des petits pour envahir d'autres pays. Il est goth, ses
méfaits sont connus au Sud... Quand il débarque avec sa famille, chaque veilleur
crie au tirailleur "Vise "i" goth". Ces barbares "i" ne font pas de sentiments, ils
versent leur venin sans souci de la vie. Ils en oublient de se reproduire. Peu à peu
les "i" se meurent perdent leur énergie car ils déciment ce que rien ne ranime, y
compris leurs propres troupes... Depuis cette époque, "i" se fait rare et celui qui
survit cherche désespérément à fonder une famille. C'est devenu tellement
obsessionnel pour lui, qu'il échoue gravement. D'où, chaque fois qu'on le voit, ce
genre de remarques désobligeantes...
Parce que les lettres en "i" phalliques, c'est évident vont vers l'avant et pointe
nord-est, nul doute que l'âme "i" soit masculine. Mais qu'est donc ce trou béant
dont il semble coiffé ? Il est vrai, "i" nait puisable. Oups! Mes excuses pour cet "i"
lustré. Un point me dit-on, ou plutôt une tâche car on sait l' "i" maculé.
Heureusement qu' "i" n'a qu'une jambe, cela fait ça de moins à repasser... "Passez
notre amour à la machine" (pardon Alain pour ce détournement). Elle n'est pas
fine, "i", la lettre. Pauvre "i"... En nu, "i" est agaçant car c'est un éjaculateur
précoce et les autres voyelles n'aime pas l'avoir devant : elles sont tout de suite
mouillées. Si "i" nait branlable, devant toutes, "i" lègue alité... De l' "i" grec, elles
se méfiaient davantage, mais même non grec, "i" devant "o" fait "yo" : de quoi a-t-
il l'air ensuite cet "o" majestueux ? Lui qui se voit cercle parfait et couronne de
roi, il n'aime que quand "i" le suit pour faire loi. Enfin, si "i" est ainsi, c'est parce
qu'il fut "i" bien avant les autres : peut-on l'en blâmer ? Quand on entend
certaines lettres, furies qui furent "i", le condamner, on ne peut que les trouver
bien injuste. Il ne fait que payer les crimes de ses ancêtres et, aujourd'hui, "i"
devant haine ne fait qu'un, innocent fragile . Mais, quand il deviendra grand,
majuscule, le petit, il sera comme "l" dans le vent, sans plus rien qui n'entachera
sa réputation... Et l'on finira par oublier son histoire.
On trouve le i dans son origine, vers la fin de jadis, ainsi qu'à la fin desjours, car
seul un de ces jours, celui du seigneur, l'accueillit dans sapremière syllabe. Il a pu
alors se perpétuer à travers les semaines, lesmois, les décennies, et doublement à
travers les millénaires. Jusqu'àaujourd'hui, ainsi utilisé comme finition de son
ouvrage de quatre motsaccolés.
On parle de lui au masculin, mais nombre d'entre eux s'aguichent du e qui
leféminise. Ceux la s'accouplent alors et donnent la vie, mais le i a besoindu jour
pour jouir. Dans le pire des k, cette féminisation leur apporte lamaladie, ou la
solitude quand il devient une île, et qu'ilne peut exister sans l. Il porte alors un
chapeau pour le paraître car le iest très soucieux de l'image qu'il engendre.
Plus généralement, pour être bien il se dresse jusqu'à un certain point.Mais au-
delà, il perd la tête en devenant majuscule, et perd ainsi égalementtoute
sensualité et tout sens de l'humour (ne dit-on pas "droit comme unI").
Pour rester en vie, le i a besoin de l'o pour boire, du a pour faire, d'uneurne pour
son urine et surtout besoin d'r pour rire.
Le i fait fi de sa célébrité sur le Mississippi et préfère se savoir honoréaux Fidji où
il peut croiser le j, ce qui n'est pas coutume. Il affectionneparticulièrement l'Italie,
seul endroit où il peut finir tout ses pluriels,mais ne se sent pas à l'aise en Chine
où on lui colle du x à tout va, alorsqu'il ne le supporte que dans un élixir. Quant à
la Grèce, où sesambassadeurs Guy et Yves le représentent, les moeurs locales lui
confèrentune calligraphie différente.
Malgré sa fréquence en idiotie et en imbécillité, sa plus grande fierté estd'être
l'éternel garde du corps d'Isabelle Adjani. Mais son premier métierc'est bien
entendu l'informatique, lorsqu'il initialise son IBM il n'estplus le même, et devant
son Mac se fait tout petit.
Pour finir de le décrire, on dit que le i finit dans un cri, qui se déclineà l'infini,
comme I Muvrini.
Enlacé dans les bras d’une cédille embarrassée, le C
réfléchissait.
Lassé, le C vaquait à ses pensées,
et ressassait, sa troisième place dans l’alphabet.
Délaissée, la cédille creva l’abcès,
et déchira l’ABC de son métier.
EnlaC dans les bras d’une cédille embaraC, le c
réfléchiC.
LaC , le C vaquait à C penC,
et ressaC , sa troisième place dans l’alphabet.
DélaiC, la cédille creva l’abC
et déchira l’ABC de son métier
Le C....
Lecteur, ne te méprends pas, les points de suspension ne veulent pasexprimer
qu'un sous-entendu serait ici nécessaire, l'auteur ayant souhaitééviter la citation
toute crue de quelque partie anatomique désignée commesale par une éducation
millénairement répressive ; non, il s'agit bien icide la troisième lettre (à partir du
début) de notre alphabet, le C(prononcez "sé").
Non. Ces points de suspension sont là pour exprimer la perplexité et
lacirconspection de l'auteur. Le C n'est pas simple à raconter, il ne sedévoile pas
facilement, il est presque quelconque pour celui qui ne saitpas lire entre les
lettres.
Et pourtant...
GENESE
Le C peut faire penser à un O pas fini ; peut-etre celui qui créa le Cavait-il
commencé à tracer un O avec sa plume, et peut-etre fut-il arrêtédans son élan
créatif par un incident (plus d'encre ? la plume qui se brise? papier soudain
déchiré ? panne de lumière ? agression par un cambrioleur? comment savoir ! ).
Lorsqu'il a repris plus tard son parchemin, il auraittrouvé avec surprise un
caractère nouveau, inconnu mais intéressant.Le C serait donc né par erreur,
comme un enfant non désiré ?
Cette théorie demande une réflexion plus aboutie, dans la mesure ou le Oest une
voyelle, et aurait été tracée en tant que telle, à un emplacementdu texte
réclamant une voyelle, et pas n'importe quelle voyelle s'il vousplait, un O. Or le C
est, comme chacun le sait, une consonne. Il est peuprobable alors que l'incident se
soit produit en milieu d'un mot, car iln'existe pas de mot dans lequel on puisse in
petto remplacer un O par un Cen conservant au dit mot, voire à la phrase, une
signification intelligible(lecteur, si tu as un exemple contraire à cette affirmation,
merci de me lecommuniquer).
Une alternative est que la lettre commençait un mot. La suite du mot auradonc
été complètement bouleversée, un nouveau mot remplacant le mot initial; dans ce
cas, il aura fallu trouver un mot qui conservât le sens généralde la phrase. Notre
illustre inconnu aura voulu dire par exemple : "J'aicueilli pour toi un oeillet."
mais il en aura donc été empêché et se serarattrapé avec : "J'ai cueilli pour toi un
camélia.".
Mais, lecteur sagace, tu me rétorqueras que le C venant d'être inventé, ilne
pouvait y avoir de mot commençant par cette même lettre ! Soit, mais lesobjets et
concepts que nous désignons aujourd'hui par C, eux, existaientbien ! N'avaient-ils
pas de nom ? Dans ce cas, aucun mot commençant par Cn'a pu être tracé par la
plume de notre écrivain inconnu, et notre deuxièmeidée ne tient plus !
Il y a là un grand mystère que je tenterais de lever un peu plus loin car,dans
l'immédiat, je souhaite proposer une troisième hypothèse expliquant endétail
l'apparition du C : si nous écartons l'apparition du C au sein d'unmot (car aucun
mot ne tient si on remplace son O par un C), puis en débutde mot (car le mot en
question ne pouvait exister commençant par une lettrepas encore née), alors le C
serait apparu en début de phrase, tout seul, sesuffisant à lui-même, et en
remplacement d'un O. Il y a peu de solutionspossibles à cette équation : la seule
qui me vient à l'esprit est leremplacement de "O ..." par "C'....", que j'illustrerais
par un exemple :l'écrivain aura voulu dire, exercant sa fibre poëtique : "O nuages
quipassez dans l'azur" mais l'incident fécond lui aura fait changer son projetvers
"C'est crevant de crawler à contre-courant" inventant du même soufflequatre
nouveaux mots commençant par le nouveau caractère.
Je conserverais cette hypothèse dans un premier temps, pour revenir auproblème
évoqué précédemment : quels mots existaient pour remplacer ceuxque nous
connaissons aujourd'hui mais commençant par la lettre C ? pluslargement :
contenant la lettre C ? La réponse est simple et cruelle : iln'y en avait pas.
Le ciel n'existait pas, les poëtes n'évoquaient que l'azur ; la carpen'ondulait pas
paresseusement dans le ruisseau, on ne pêchait que despoissons rouges ; on ne
parlait pas du charme d'une-telle ou du charismed'untel, mais de beauté et de
présence. Le cul était remplacé par lefondement, chatte par foufoune ou féline
femelle, suivant de quel animalexactement on parlait. Quand au con, il était
jusqu'alors évoqué bienpauvrement par des euphémismes tel que idiot, sot, fat,
tous petits motsévocateurs mais bien insuffisamment écrasants pour la cible vers
laquelleils étaient décochés ; le con eut la carrière que l'on sait.
Quel manque ! Quels vides ! Il était temps que le C arrivât !
ASCENSION ET CHUTE
On tient là l'explication de la vitesse foudroyante avec laquelle le C serépandit
dans toutes les couches de la société d'alors, en faisant une deslettres les plus
démocratiques qui soit. Beaucoup de choses mal désignéesfurent enfin nommées,
la porte de la connaissance s'ouvrit un petit peuplus grand à partir de ce jour-là.
Dire que le C en retira du prestige, puis de la fierté, et même del'orgueil est une
évidence. La lettre connut un succés tel que desflatteurs lui prédirent un avenir
de tout premier plan.
Au tout début, des intellectuels se faisaient fort de ne parler qu'avec desmots
contenant cette lettre magique, comprise comme un symbole de lamodernité ; il
était du plus grand chic de s'exclamer "Cà !" ou "Con !" entoute occasion,
détronant les "Foutre !" et autres "Palsambleu !". Trésvite, les couches populaires
s'en emparant, la lettre fut vulgarisée, etrentra dans une consommation normale,
fut même petit à petit snobée par lesélites : son succès trop rapide fut la cause
même de sa décrépitude.Une des conséquences les plus dramatiques fut son rang
dans l'alphabet. Lalettre C put prétendre à un certain moment à la première
place dans cetordonnancement prestigieux, repoussant le A et le B vers des
rangsinférieurs, mais elle n'y parvint pas. Le A et le B étaient trop
anciens,établis, respectables et respectés, en même temps que modestes et
vertueux.Les sages virent d'un mauvais oeil cette ambition maladive et, après
unebataille intellectuelle restée dans toutes les mémoires, attribuèrent à lalettre
le rang que nous lui connaissons maintenant.
Ce ne fut qu'un compromis. Les plus durs voulaient la placer derrière le E,tenant
que le E était tout de même plus employé ; la faction des amoureuxdu C
souhaitait la deuxième place voire même donc, pour certainsfanatiques, la
première. Pour ne pas semer une discorde dangereuse dans lafourmilière
intellectuelle, on décida qu'il fallait tout de même une placesur le podium à la
lettre C, mais tout juste : la troisième.
RIPOSTE
Le C en a concu de la rancoeur. La lettre passe pour être une des plusagressives,
et il ne fait pas bon s'y frotter.
Pour tenter d'augmenter sa renommée, elle a multiplié les astuces.
Tout d'abord, elle réussit à se faire prononcer de deux façons : le C de"canon" lui
permettait d'affirmer qu'elle remplaçait parfaitement parfoisle K, pauvre lettre
boiteuse et discrète, peu usitée et perdue en pleinmilieu de l'alphabet ; le K ne sut
guère se défendre et, encoreaujourd'hui, il est pas autant utilisé dans nos régions
qu'il aurait pul'être ; le C de "celui" remplace le S dans certaines circonstances,
maisn'est qu'une demi-réussite - le S est une fichue lettre, ondulante,
maline,roublarde, en même temps que discrète, qui s'est tellement glissée
partoutqu'elle est devenue une des lettres les plus utilisées (on la trouve mêmeau
pluriel, ou on ne la prononce même pas, sacré tour de force !) ; bref,c'est une lettre
qui a regardé les efforts du C avec amusement et même unpeu de mépris -
cependant, on voit qu'elle a du lui céder un peu deterrain.
Mais notre lettre n'en est pas restée là ! La bougresse est même parvenue àse
dédoubler dans certains mots (par exemple "accent") à seule fin deproduire un son
sifflant, agressif, voulant imiter voire remplacer le X quia bien du mal à résister
du fin fond de l'alphabet.
SEXUALITE
Le C, lettre mâle incontestablement, possède une libido extraordinairementforte.
Elle est bien sur obligée de la cacher, la rentrer, mais de temps àautre celle-ci doit
tout de même s'exprimer pour éviter une dépression quiserait malgré tout
préjudiciable à l'alphabet, celui-ci ne pouvant sepermettre de perdre ne serait-ce
qu'un seul élément, car cela entraineraitla disparition des mots contenant celui-
ci.
La lettre C exprime son défoulement de plusieurs manieres. D'abord, le Cest tres
utilisé dans le domaine de la sexualité jusque dans ces plusordurières perversions
(citons crùment : caca, con, cul, crotte,cunnilingus, connard, chatte, enculer, j'en
passe et des bons !).Hélas pour lui il n'a pu ravir au Q, lettre avec laquelle elle a
denombreux points communs, le joli "Queue". Cet échec semble l'avoirtellement
marquée, qu'elle a développé une tactique toute particulière pouren quelque sorte
narguer le Q : son arme a été la cédille.La cédille est apparue beaucoup plus tard,
utilise par le C comme unsymbole sexuel visible, voire exhibitionniste, et utilisé
partout où cela aété possible. Le C, quand il n'en peut plus de sexualité refoulée,
sortainsi sa petite queue au nez des autres lettres souvent offusquées.
ET DEMAIN ?
Le C a cependant mangé son pain blanc, comme on dit. Il n'évoluera
guèremaintenant et ne changera sans doute pas de place dans l'alphabet. Les
motssont maintenant tous pourvus d'une existence et d'une orthographe
précise(certes le langage évolue mais très lentement), et toutes les lettres
sebattent âprement pour conserver leur statut et leurs mots. Le C trouve doncà
qui parler et on peut affirmer qu'il est "rentré dans le rang".Les amateurs
d'émotion littéraire forte devront donc attendre l'inventiond'une nouvelle lettre
pour se régaler d'une nouvelle bataille de lettres !
PS : n'oublions pas lecteur de remercier même de manière posthume le
génialcréateur de la lettre C, inventeur qui je le crains restera à jamaisinconnu.
Certes, d'aucuns me diront, plus savants, que le C serait venud'un obscur
alphabet gréco-latin et que son origine serait scientifiquementconnue. Je
m'esclaffe et me moque de ces jean-foutres qui ne savent pasvoir au-delà des
expériences pseudo-scientifiques et qui tiennent laréalite sordide et la raison
étouffante pour seules explications etjustifications de ce bas-monde.
Doctor Al Fabet
Au début était le serpent, et tout allait bien tant que le reptile se contentait de
zigzaguer dans les herbes enchanteresses de l'éden. Il s'ennuyait ferme à vrai dire
et il lorgnait de temps en temps sur ève (la première femme Lorealkilvobien)
quand elle prenait son bain.
Adam le chassait alors à coups de bâton et la pauvre bête allait se faire reluire
devant une pomme solitaire qui avait les courbures du corps de son égérie. Au
moment de l'orgasme elle chuintait son plaisir avec de longs sifflements du
genre : " Ccccccccccccce, cccccccccccce "
Un jour ève, entendant ce chant bizarre, s'approcha et glissa sur le reptile qui
s'était caché dans un fourré. Elle perdit l'équilibre et se rattrapa à la pomme
qu'elle arracha net. Comme il était l'heure du goùter, la belle croqua le fruit à
pleines dents, et tout le monde connait la suite.
Tout ça pour se retrouver le dimanche soir devant la télé, à regarder en solo le
film érotique sur M6, parce que je suis trop pauvre pour avoir Canal +. Et bien
croyez-moi, c'est pas souvent que j'arrive à me faire chuinter.
PPP " ça va zouker ! Allez, tous en choeur : C, C, C, C'est l'hymen ! "
C'est l'histoire d'une lettre, C, qui partit en voyage. Le soir du premierjour de son
voyage, elle arriva dans une petite ville des bords de la Mer duNord. Elle s'y
chercha une auberge pour la nuit, et en trouva une sur laplace principale :
Auberge "L'Alphabet"
26 chambres tout confort
Petit déjeuner inclus.
"J'espère qu'il y a une chambre libre", se dit-elle, et elle entra dansl'auberge.
1- Fruit des amours défendues du O et du G, le C symbolise d'abord
l'affranchissement reussi de la cloture du O et du verrou qui scelle le g. Ouvert
sur l'avenir, comme l'indique l'espace à droite, le c est un crochet toujours
dependant, une machoire vorace mais que rien ne vient jamais combler. Le c
menace, certes mais l'absence de dentition le rend inoffensif et l'humain
alphabetise ne le craint pas : creature faible comme nous le developperons plus
loin, le C a un passé numéraire, majuscule, independant dans les chiffres de la
Rome antique. Position elue du doigt charge de gratter, le C a toujours ete
present sur la planete comme l'attestent les innombrables traces fossilisées dans
les couches de C dimentations. Ongle coupé, croissant de lune, crabe, les
reincarnations du c recensées par la ligue de protection calligraphique sont
innombrables, mais un recent rapport precise que l'espece n'est guere menacee
dans les langues indo-europeennes.
2- a Le c n'est pas depourvu d'un petit organe erectile bien utile pour s'unir aux
lettres a, o, u qui le transforme en sifflante. Car si le c siffle alors, il crisse parfois
et se se complait surtout a essouffler ses semblables a qui il s'accouple :
aCCentuant l'aCCeleration de l'action On parle parfois de nature hermaphrodite
mais certains travaux ont démontré une nature schizophrene . La theorie la plus
plausible est celle qui place son etiologie au centre du débat. Sur le plan
comportemental, il a ete demontre que la lettre C en tant que son, se modifie
selon l'influence directe de son environnement immediat selon qu'il presente un
terrain aCide ou Consonnatique.
Son aCCouplement tranquille peut l'associer a plusieurs partenaires au cours
d'une meme étreinte : il choisit alors de maniere privilégiée une position mediane
entre deux voyellesoffrant la cuillere à l'un, la croupe a l'autre . Le sabirlecteur
est invite a regarder d'un oeil neuf les mots oCCiput, biCoque, apopleCtique dans
lesquels le C s'en donne a coeur joie.
-b Son recroquevillement en fait un intraverti; on parle parfois de regression
foetale, et de crainte du monde exterieur : le le c est exposé a tous les courants
d'air et souffre d'un grand complexe d'inachevement. L'hiver, il eternue une
apostrophe. Le c se courbe devant l'adversité il prefere se croire a l abri du danger
en lui opposant souvent vainement sa frele carapace. Ennemi du conflit, il
arrondit les angles et se montre souvent fusionnel avec les membres de son
entourage immediat.
Les historiens affirment que son union avec le l dit d'imprimerie remonte au
temps de Gutenberg. Accolés le c suivi du l produit un d duquel il ne se descelle
pas. Devenu adulte, plus majuscule et plus reflechi le D cache un C maternel quel
le miroir revelera et qui trahit le gout de l ambiguite de la dissimulation et du
double herites du C (N'avons nous pas deja releve l'importance du double et de
l'ambiguite de l'etre C?).
3- Souple, le c souffre rapidement de syphose et autre douleur articulatoire.
Devenu adulte, le C majuscule de condition calligraphiée se singularise par une
contorsion du haut du corps sans gravite qui pourra etre vaincue par une
transcription chirurgicale en caractere d'imprimerie. L'opération n'est pas
douloureuse et l'usage de la plume et de l'encrier tendant a etre eradique, la
pathologie se rarefie sous nos lattitudesPure graphie le c est en soi inutile
puisque les lettres s, k et q se chargent d'assumer chacune ses options
phonetiques. Son existence repond donc a des criteres purement esthetiques, le c
est un dandy frileux, un poseur oCCasionnel.
4-Le c est surtout un sujet sensible aux effets de la toxicomanie : des qu'il touche
au h, le c chuinte.
5-Il fallut attendre paradoxalement l'existence de la censure pour que le c se
libere de la necessite permanente de s'allier a d'autres lettres "espece de c...",
"quel beau c...". la projection des points de suspension montre toutefois que
l'isolement absolu lui reste etranger.Le C a horreur du vide.
6- Cercle dun o, il indique l'instinct de propriete du createur dont sont denues les
sabirateurs qui se contentent de cercler le @ en guise d'exigence de publication, et
militent ainsi pour la liberationde l etre c.
CCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCC
CCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCCC
CB copie-raÏt
HISTOIRE D'UN PETIT C...
Le c résulte d'une mauvaise division cellulaire du o, qui passe normalement par
l'étape "8" pour finalement engendrer oo. Au c ainsi apparu correspond le ),
premier élément d'une sous-espèce composée de deux représentants : ) et (. On
ignore quand est apparu (, mais on peut supposer qu'il résulte d'un incident de
même nature. La forme particulière et la grande taille de ) et ( , marques de leur
origine accidentelle et de leur dégénérescence, les ont empêché de rejoindre le
monde alphabétique primaire, et l'espèce n'a pu survivre qu'en s'intégrant à la
ponctuation, où les deux spécimens apparaissent associés sous la forme ( ).
Toutefois, leurs tares originelles entraînant des difficultés de coordination
peuvent expliquer l'absence fréquente de l'un des deux éléménts, surtout le ).
Le c a tout de suite eu des fonctions propres dans l'alphabet, mais ses affinités
avec le o rappellent leur origine commune : colle, coexistence, cofinancement, la
marque la plus forte et la plus évidente étant cocorico. Cette caractéristique est
encore plus nette dans l'association coo : coopération, coordination...
La mauvaise naissance du c lui a cependant valu pendant un temps une
utilisation peu élégante, dans des mots vulgaires ou obscènes (con, cul, couilles...)
Lorsque deux c se suivent, ils émettent soit successivement les deux sons propres
au c : [k] et [s], comme dans accident ou accès, soit le seul son [k], comme dans
accolade, accord ou accroc, mais jamais le son [s] tout seul. Cette particularité
permet de rejeter définitivement la théorie selon laquelle c représenterait la
partie supérieure du s, séparée de sa partie inférieure d'une façon qui n'a de toute
manière jamais été décrite de manière précise et satisfaisante.
Cette particularité du c d'émettre selon les cas deux sonsorités différentes n'a pas
d'origine ou d'explication précises, malgré de nombreuses recherches, menées
depuis fort longtemps, puisque Hippocrate lui-même s'était sans succès penché
sur le cas du C.
Le C mythique est né d'une césarienne de l'O. Alors le C dit m'mam.
Le C naît galet, et l'abbé déjà là, le ramasse tout minuscule entre deux coquilles.
Le C chez lui croît et le C sage quitte élevé la cure sans sébacée.
Le père C est reconnaissable à sa cédille, organe perforateur ; il se lie avec
certaines voyelles se faisant passer, envieux de son son, pour un S.
La C laissée en fit grand cas.
En amour le C c'est le feu, il se grime c'est le C rusé.
Les C peuvent s'accoupler sous un acacia ou le C lit bas car le C lecteur.
Des C ont besoin d'un pilote pour avancer.
A la fin, lassé des C, le C recueille la mort.
C clair ?
J'ai une fuite d'huit à mon cul las.
Adjectif numéral cardinal, invariable devant un nom, commençant par une
consonne.
Sept plus un ou neuf moins un.
Ne veut plus rien dire en heures depuis la RTT.
Hmmm !!!! les huit cylindres de ma Cadillac
Qui monte à l'octave, clic clac !
De huit en huit notes de beurre
Tandis que par le trou du rétroviseur,
Dans le huis clos du cabinet arrière,
Je mate le plus beau huit de la terre.
Un beau rond brun, perché
Sur un joli rond rose, nacré.
Ce huitain commis, voyageur je reste.
Tel Oreste gros connard manifeste
Je grossis sous l'émoi et me gonfle
Mes feux se forcent et ronflent
Dis moi, belle tankiste de Tsahal
Si mon 105 sans recul va te faire mal.
Je balance tout sur Rahmollah
Et j'offre la prime au Lévy, attends !
Tout cela n'est pas bien fameux, plutôt fumeux mais la rouille est là qui me
guette la machoire.
Le huit est une création très ancienne qui remonte au 6e jour et à l'invention du
serpent et du lézard.
Ces bestilles dont la langue est fourchue peuvent en fourer les deux moitiés dans
les deux trous du huit qunad elles sont très excitées ou amoureuses. Alors que
nous, pauvres Princes Monolingués, faut que nous ramions de l'un à l'autre en
interrompant chez l'Autre cette sensation si particulière et qui fait qu'on dit
quand même du bien de moi dans certains cercles fermés.
Le huit est sexuel ou ne sera pas.
Depuis qu'il est né, je suis entré dans la folie, dira Duras dans un spasme de mère
enragée plus que de femme.
Elle parlait du huit, de ce huit rejeté et déni, de ce huit infiniment couché qui sent
la mer, l'huître par phonémétonymie, la moule, la vase, la palourde, le couteau.
Le huit de Duras sent la marée, elle le livre à notre regard comme la porteuse du
fucus interne qu'elle est pour son chauffeur.
Duras et ma psy ont en commun que je leur voue une puissante envie de les soder
sévère sur la banquette arrière de leur Mercedés blanches. Mais elle sont mortes
l'une et l'autre ne vaut pas mieux.
Le petit rond du huit est en haut et il est plus sombre ce qui indique que le sujet
est sur le ventre sauf dans certains cas de jeunes filles voulant arriver vierges du
devant au mariage. Dans ce cas, le rond du haut est plus grand, si elles sont sur
le ventre évidemment ce qui est assez pratique et évite au garçon, à l'âne ou à ce
qui doit, d'avoir à sourire pendant ce temps là.
De là, alors que ce lundi noir Le Pen sera élu Président et que la France se
prépare à retouner en Algérie ou ça va être quand même plus calme, je tiens à
rappeller que le 8 sur lequel je déconne (le mot est faible et si vrai pourtant) est
un chiffre arabe.
Les romains se la pétaient plutôt genre ambiance VIII.
Ca me souvient d'une ébouriffante au nom kabyle et au con habile, humide et
nubile qui vomissais sur moi qu'elle était la dernière des salopes, ces injures auto-
disqualifiantes la mettant dans un drôle d'état, et à qui je hurlais dans sa transe
que ce type d'acting out devait s'accompagner d'un coup de fil à sa mère,
paradoxalement juive.
Car il y a des juives kabyles, j'en ai connu, et adeptes du huit par tous les moyens.
Des vraies gibiers de psy, des rentes à vie !
Faisait-elle de la culpabilité un moyen de chantage comme d'autres peuplades le
font avec des ceintures de Boeing ?
Je l'ignore, signor, mais elle me faisait faire le grand Huit, je terminais en huit
aussi, sur les jantes.
Je suis devenu avec elle un expert du huit barré, un virtuose du super huit.
Ce qui me fait souvenir qu'on a eu de la "ite" ya pas longtemps et que "ite", "huit",
le sabirateur ferait il une fixette.
Faut que j'appelle PiPiPi et Voyelle pour élaborer une statégie.
Le huit, à force d'être sur le ventre, ses suints suintent et si on laisse traîner, t'es
bon pour l'infection de ce coin là, comme quand les vieilles se torchent par l'avant
à cause de l'arthrite de l'épaule.
Ca plombe la Sécu et je te dis pas le sacerdoce quand t'es infirmier gériatre-
vénérien.
Bon on se revoit en huit, bien qu'elle n'ait que sept jours et on se fait les trois-huit
de la moquette tout le week end ?
M "Huit-Reflets" G
Bientôt la fin de novembre arriva. A la pension Sebald, les hôtes sortaient de plus
en plus rarement en ville après le dîner. Nous nous retrouvions donc
fréquemment deux ou trois à discuter près de la petite cheminée de marbre rouge
du salon madame Sebald à la nuit tombée.
C'est ainsi que j'eus droit un soir à une petite conférence de mon colocataire
préféré, un érudit bon vivant, dont j'ai oublié le nom bien qu'il m'en ait donné la
signification en gaëlique, " haute pierre dressée ".
Il me fit remarquer cette passionnante coÏncidence que dans la plupart des
langues, le mot NUIT était fait du chiffre HUIT précédé de la négation : ainsi nuit
pour ne-huit en français, night pour n-eight en anglais, nacht pour n-acht en
allemand, notche en espagnol, notte en italien, oito et noite en portugais, etc.
Nous rapprochâmes ensuite nos connaissances en grec, yiddish, hébreu et basque.
Rapprochâmes d'autant plus volontiers ces évocations de toutes les nuits du
monde que sa nonchalance lascive me portait à prolonger cette conversation en
duo. Ses yeux brillaient dans l'obscurité qui gagnait et les verres de sherry nous
rendaient de plus en plus alanguis. Il entama un nouveau chapitre des qualités
ésotériques du chiffre huit avec le fait remarquable que 8 représentait l'infini une
fois qu'on l'avait couché!.... et nous étions alors presqu'allongés nous-mêmes sur
les bras de velours grenat des deux fauteuils rapprochés.... obtenir l'infini en
couchant la nuit à laquelle on a enlevé sa négation!!!!...... deux fois deux fois
deux..... nos yeux se fermaient, .... la nuit sans sa négation..... nos mains
amollies, ... les braises rougeoyantes,... la nuit couchée,... l'infini....
D’où vient le chiffre 8 ? Personne ne le sait avec certitude. Il y a plusieurs
légendes qui circulent à son sujet. Il y en a une qui a percolé à travers les
millénaires pour arriver jusqu’à nous; la voici.
Oisif depuis la nuit des temps, dans un moment de grande mélancolie, Dieu
décida de travailler à créer un univers pour se divertir. Il se mit à l’ouvrage et il
compta jusqu’à six, en jours de travail. Fatigué, il s’arrêta pour se reposer, créant
ainsi la toute première sieste. Mais celle-ci, se poursuivant toute la journée, se
transforma en tout premier jour de congé. Ce fameux jour fut nommé le septième.
Admirant son œuvre, Dieu reconnut qu’il avait fait là le tour de son imagination.
Ainsi, il convint de prendre sa retraite même s’il n’avait pas atteint l’âge légal de
celle-ci : au Diable les pénalités actuarielles.
Il fit venir à lui sa plus charmante créature, l’homme. L’ayant fait à son image, il
le trouva fort beau. « Adam, mon bon ami, je te nomme gérant de mon univers. »
Adam, qui avait déjà le sens des affaires et des négociations syndicales, répondit :
« Seigneur, je veux bien à la condition que tu me donnes des compagnes : une
brune, une rousse et une blonde (Raël n’a rien inventé). De plus, je veux vivre
longtemps, mais l’éternité me fait peur, alors je désire me perpétuer à travers
mes enfants. »
Dieu acquiesça à la demande d’Adam, mais le trouvant trop futé et afin de
contrôler son pouvoir, il obligea celui-ci à s’accommoder d’un alter ego répondant
au nom de Mada. Pour dorer la pilule, il offrit quatre femmes à chacun. De cette
manière, il réglait, croyait-il, le litigieux problème de l’inceste. Le contrat fut
signé et depuis, il est conservé sous clef dans les voùtes du Ciel.
Pendant la première année, tout se déroula pour le mieux. Adam chassa, mangea,
ch, baisa beaucoup et dormit peu. Mada, chassa peu, mangea beaucoup, chtout
autant, ne baisa guère et dormit longtemps. Un beau jour, Mada qui avait
développé une affection particulière pour ses chèvres, ne revint plus. Ses femmes,
fort éplorées et en chaleur, demandèrent à Adam de partager sa couche. Homme à
femmes, celui-ci accepta avec empressement. Mais un problème de dénombrement
survint : Dieu avait créé des chiffres, mais rien au-delà du chiffre sept. Et lui qui
avait une femme de plus ! Que faire ?
Les plaçant toutes nues devant lui, il les dénomma selon le nom d’un symbole,
associé à leur forme et attitude, qu’il grava sur les murs de la grotte. Celle qui
était mince et allongée comme une brindille reçut le chiffre 1; le chiffre 2 fut
attribué à la plus pieuse, aux airs de Madone; quant au chiffre 3, il fut donné à
celle dont le corps était le plus galbé et ainsi de suite pour les chiffres 4, 5, 6 et 7.
Arrivé à la dernière de ses femmes, il lui manqua un chiffre, car jusqu’à
maintenant, il n’avait fait que compter à la manière de son maître, Dieu.
S’approchant de la femme, il la regarda droit dans les yeux et il vit qu’elle avait
de beaux seins. « Toi, tu seras mon chiffre 8 parce que ta poitrine est magnifique
et qu’elle m’inspire cette forme. »
Si en ce temps-là, le chiffre 8 était dessiné à l’horizontale, comme une jolie paire
de mamelles, aujourd’hui, on préfère le tracer à la verticale par économie
d’espace. Cette mère engendra et nourrit beaucoup d’enfants qu’on nomma :
Octavie, Octante, Octane, Octobre, Octet, ou encore (elle aura un deuxième mari)
Huitain, Huitante, Huitième, etc. Mais Adam n’en resta pas là. Accablé par une
libido délirante, il devint un peu fou, pour ainsi dire lubrique. Confiant la chasse
à ses fils, il passait la majeure partie de son temps au lit. Contrairement aux
souhaits du Maître, il épousa une des filles de 6, sa propre fille qu’il appela, par
une incestueuse rotation, 9. Sa femme 8, qui avait été jusque-là sa préférée,
jalouse du pouvoir de l’ingénue, prévint Dieu, qui, furieux, fit venir Adam à son
logis, lui colla un 0 de conduite et l’exila pour toujours. C’est ainsi que furent mis
en présence tous les ingrédients pour la création de notre génial système de
numération : malheureusement, l’histoire n’a pas retenu le nom de son inventeur.
De même, elle oublia à dessein le nom de celui qui fut créé par Dieu (sorti
temporairement de sa retraite) pour remplacer Adam. Quant à ce dernier, il
continua de vivre dans le péché pour le reste de ses jours avec une des filles de
Mada qui se nommait ève. Ils furent malheureux et eurent beaucoup d’enfants.
Voilà pourquoi aujourd’hui, il y a ceux qui proviennent de la lignée du malheur et
ceux qui proviennent de la lignée du bonheur.
« Huiiiit » , hurla le huitième jour, c’était un vivendi je crois, la cochonne céleste
offrant couchée son double orifice pour un big gang bang.
Ainsi lorsque l’infini se releva, le sablier du temps apparut et les 3x8
multiplièrent les 4x4.
Le zéro élevé au carré tenta de l’imiter mais fùt démasqué par les docteurs es
vide.
Une date : 8.08.888, un lieu Worms : signature d’un traité d’amitié entre les rois
francs de l’est et ceux de l’ouest.
Les bivalves ouverts demeurent ses meilleurs sectateurs dont l’huître et la
coquille Saint-Jacques ; cette dernière fait l’objet d’un curieux manège, amenant
des marcheurs impénitents à faire des kilomètres en s’arrêtant à chaque station
shell, munis d’une moitié de coquille à la recherche de l’autre.
Les cristaux liquides ont montré que le 8 contient tous les chiffres, dont leur total
fait 45.
Dimanche 8H :
Quelle suite , quelle conduite : la fuite chez les Inuits ? le grand huit sur une
truite ? Une cuite qui court-circuite. ?
Pfuiiiit, en avant.
chambre 1, le huit s’prend une cuite.
« jamais deux sans trois »,il imagine la suite
quatre bouteilles, son esprit prend la fuite
reçu cinq sur cinq, le message de Marguerite
six fois cocu à cause d’une truite
fini les cinq à sept, envolé, pffit