kuma

foderche

Ecriture de textes hypocrites.

24 textes · sabirs, sur 00h00.com puis sabirs.net

voeux hypocrites

gentimentvous vous rappelez à mon souvenir Chaque trimestremon cœur tressaille d'allégresse lorsque, dans maboîte aux lettres, je trouve votre gentil courrier. Etdire que dans un avenir qui ne saurait qu'être proche,nous communiquerons électroniquement. Je suis trèsimpatiente de pouvoir ajouter votre e-mail dans maliste de diffusion. Monsieur le receveur des contributions directes ettrès cher ami, j'ai été ravie d'apprendre que votresystème a passé haut la main les rudes épreuves del'an 2000. Quel talent Vous pourrez, et vous le savez, toujours compter surmoi, jusqu'à ce que la mort nous sépare. Je vous prie de recevoir mes IRPP les plus sincères. MC2
66 Interview: dialogue parfois naïf et basé sur un ensemblede questions-réponses sur la notion que recouvre l'expression "voeuxde nouvel an". -Que voulez-vous? -Je voudrais vous souhaiter quelque chose. -Quoi? -Une bonne année. -A quelle occasion? -Celle de la nouvelle année. -Pourquoi? -Parce que c'est d'usage de célébrer son commencement. -Qui a fixé cet usage? -Je ne sais pas. -Où cela se pratique-t-il? -Dans le monde entier. -Vraiment? -Je crois, oui. -Depuis quand? -Je ne pourrais vous dire exactement, mais au maximum deux millénaires. -Comment procède-t-on? -Par échange de courrier en général ou encoreen face à face en s'embrassant, en se serrant la main, sous uneboule de gui dans certaines régions... -Sous une boule de gui? -Il paraît que cela porte bonheur. -...? -Oui. Une vieille croyance qui remonte au temps des druides. -A qui cela s'adresse-t-il? -Aux gens avec lesquels on entretient un lien d'amitié, d'amour,d'intérêt, de sympathie, d'obligation, de respect... A desinconnus aussi. -A tout le monde alors? -Pour peu qu'on le rencontre à cet instant, oui. -Quel instant? -Oh, il s'agit plutôt d'une période. Une périodes'étalant du trente et un décembre minuit aux quelques premiersjours de janvier, et jusqu'à la fin du mois de janvier pour leséchanges épistolaires. -Qu'apporte cela? -Probablement rien, sinon le respect d'une tradition, éventuellement le fait de souligner une euphorie passagère; le maintient d'un vaguecontact avec des personnes qu'on perdrait de vue autrement; plus rarementun petit cadeau en retour... -L'intérêt n'en est donc pas la raison réelle? -Non, probablement pas. -Etonnant! 69 Présidentiels: où, chers compatriotes, ce quitenait à coeur aux présidents de la Cinquième République,nous apparaît en condensé. Général De Gaulle pour 1965: Françaises! Français! en exprimant en votre nom à tous nos meilleurs voeux au pays,c'est à vous que je les adresse et, en souhaitant à chacuneet à chacun de vous une bonne et heureuse année, je la souhaiteà la France. Vive la République! Vive la France! Général De Gaulle pour 1968: Françaises! Français! De tout mon coeur, je souhaite une bonne année à la France.Par la même, mes voeux vont à chacune et à chacun devous. Car, quand la France est malheureuse, il n'y a pas de bonheur pourles Français dignes de ce nom. Mais, quand la France réussit,tous ses enfants voient grandir leurs chances. Oui, tous! .../... Françaises! Français! voilà le cadre humain actif et pacifique que 1968 paraîtoffrir à la nation. Ce cadre-là, vous toutes, vous tous,et moi aussi, puissions-nous le remplir de telle façon que l'annéesoit bonne et qu'elle fasse honneur à la France! Vive la République! Vive la France! Général De Gaulle pour 1969: Françaises, Français, mes meilleurs voeux de nouvelleannée, je vous les offre de tout mon coeur. Un coeur que, depuis longtemps,permettez-moi de le dire, n'épargnent pas les soucis au sujet dusort de la France, mais qui, je vous l'affirme, est aujourd'hui remplid'espoir. .../... Portons donc en terre les diables qui nous ont tourmentés pendantl'année qui s'achève. .../... Françaises! Français! Au début de l'année, pour la réussite de la France,je vous souhaite à tous, en son nom, la foi et l'espérancenationales! Vive la République! Vive la France! Georges Pompidou pour 1970: Rien ne se gagne que dans l'effort, rien ne vaut d'être gagnéque dans la fraternité. Françaises, Français, ayonsconfiance! Que l'an nouveau soit celui de l'espérance. Bonne année! Georges Pompidou pour 1974: Françaises, Français, du fond de mon coeur, je souhaite que l'année 1974, malgréquelques bourrasques, vous apporte à chacune et à chacun de lajoie dans votre vie personnelle, familiale, dans vos projets. Bonne année, Françaises, Français, bonne annéeet vive notre France! Valéry Giscard D'Estaing pour 1975: Adieu donc, 1974, et salut à toi, 1975! Je souhaite que tu sois une année accueillante pour les Français, que tu répondes à leur attente, à l'attente dechacune et de chacun d'entre vous, à ses espoirs, à ses voeux, à ses désirs,à son coeur. Bonne année, Françaises et Français, et bonneannée à la France! Valéry Giscard D'Estaing pour 1977: Je vous adresse tous mes voeux. Comme un peuple sceptique, vous ne croyez pas beaucoup à lasincérité des hommes politiques. Pourtant, mes voeux sontamicaux et sincères. Je souhaite que vous soyez heureux, chez vousavec ceux que vous aimez, ce qui est le bonheur le plus important. Je souhaiteque vous gardiez la santé et la sécurité, je souhaiteque vous puissiez travailler en paix à améliorer votre sort. .../... Adieu 1976, nous ne t'oublierons pas, avec tes saisons, tes joies ettes peines, et bonne année 1977, pour la France et pour vous tous! Valéry Giscard D'Estaing pour 1979: Voilà donc mes voeux pour 1979: que les Français soient heureux et qu'ils soient heureux d'être français. Bonne année à chacune et à chacun de vous. Valéry Giscard D'Estaing pour 1981: Et maintenant, ce n'est plus le président qui vous parle. C'est votre compatriote qui vous souhaite de tout coeur, à vousFrançaises, à vous Français, une année quisatisfasse vos espoirs et vos ambitions, une année heureuse pourvos enfants, avec leur joli sourire innocent, une année oùla solitude soit moins glacée pour les isolés, oùla maladie soit moins cruelle pour les malades, où les difficultésde tous les jours soient moins lourdes pour les plus démunis, une année de paix, et, tout simplement, si la Providence le veut bien, une année de bonheur. Bonsoir et bonne année! François Mitterrand pour 1982: Françaises, Français, avant de vous quitter, je penseà celles et à ceux d'entre vous qui connaissent le deuil,le poids de la maladie et de la solitude, aussi à celles et àceux qui souffrent du chômage. Je pense, bien entendu, aussi àcelles et à ceux qui vont fêter joyeusement le Nouvel An encercle de famille. Tous ensemble, vous êtes la France et je vous redis bonne année. Que l'espoir et la volonté inspirent notre action! Vive la République! Vive la France! François Mitterrand pour 1988: Mes chers compatriotes, j'ai voulu depuis bientôt sept ans que la France fût défendue,écoutée, respectée. Elle l'est. C'était mondevoir aussi que de la prémunir contre ses divisions, que de témoignerpour l'unité profonde de son peuple sans jamais souscrire àl'abandon de ses principes, sans jamais renier mes propres convictions.Pendant les mois qui viennent et dont on peut prévoir qu'ils connaîtrontdes turbulences, votre confiance m'aidera. Bonne année àtous. Bonne année à 1988, vive la République, vive laFrance. François Mitterrand pour 1995: Mes chers compatriotes, je n'apprendrai rien à personne en rappelant que, dans quatremois, aura lieu l'élection présidentielle. C'est un rendez-vousimportant que la France se donne à elle-même. Je souhaite vivement que ce soit l'occasiond'un vrai, d'un grand débat et sur tous les sujets, y compris lesrègles morales de notre vie publique et le rôle et les limites des divers pouvoirs. Les problèmesque nous connaissons ne disparaîtront pas pour autant, mais la Francey trouvera un nouvel élan. L'an prochain, ce sera mon successeur qui vous exprimera ses voeux.Là où je serai, je l'écouterai le coeur plein de reconnaissancepour le peuple français qui m'aura si longtemps confié sondestin et plein d'espoir en vous. Je crois aux forces de l'esprit et jene vous quitterai pas. Je forme ce soir des voeux pour vous tous en m'adressant d'abord à ceux qui souffrent, àceux qui sont seuls, à ceux qui sont loin de chez eux. Bonne année, mes chers compatriotes. Bonne année et longuevie. Vive la République! Vive la France! Jacques Chirac pour 1996: Mes chers compatriotes, je vous souhaite, simplement et chaleureusement, une bonne année, une année sereine, une annéeheureuse. Nous sommes au début du chemin, mais nous sommes sur le bon chemin. Jacques Chirac pour 1999: Mes Chers compatriotes, Je suis heureux de vous retrouver ce soir, et de vous dire les voeuxtrès chaleureux que je forme pour vous, pour les vôtres etpour notre pays, à l'occasion exceptionnelle de cette dernièreannée avant un nouveau millénaire. / Préparer l'avenir, c'est le premier devoir de tout responsable.C'est vous donner la parole, c'est être à l'écoutede vos aspirations et de vos préoccupations. C'est proposer clairementun chemin pour vous permettre de donner le meilleur de vous- même,d'épanouir vos talents et de réaliser vos projets. / Enfin, je sais que vous aspirez à plus d'unité. Autantvous appréciez les vrais débats, autant vous êtes lassésdes vaines querelles. Je pense, comme vous, qu'il faut éviter cequi divise inutilement, ce qui blesse les gens dans leurs convictions.Il y a aujourd'hui bien d'autres priorités, bien d'autres enjeux. / Je souhaite à chacune et à chacun d'entre vous, àceux qui ont la chance d'être en famille, entourés de l'affection et de la solidarité des leurs,comme à ceux qui sont seuls ce soir, une bonne et heureuse année. Vive la République. Vive la France. Jacques Chirac pour 2000: Mes chers compatriotes, Je voudrais d'abord exprimer ma sympathie à toutes celles età tous ceux qui vivent ces derniers jours de1999 dans l'épreuve. / Mais ce soir, nous vivons ensemble un moment fort et singulier. Cequi paraissait très lointain et qui a longtemps symboliséle futur, l'an 2000, est devenu contemporain, immédiat. Je suissûr que beaucoup d'entre vous vont vivre ces instants avec un peud'émotion, un peu d'étonnement, une certaine appréhensionparfois, née du sentiment que s'achève une époquedont on possédait les clés, dont on maîtrisait lesrègles et les habitudes. Je comprends ces mouvements de l'âme. Pourtant, j'ai confiance.La France franchira les obstacles comme elle l'a toujours fait au longde son histoire pour peu qu'elle soit fidèle à elle-même. / A chacune et à chacun d'entre vous, Françaises et Françaisde métropole, d'Outre-mer, de l'étranger, je souhaite trèschaleureusement une bonne et une heureuse année 2000. 70 Sondage: où Française, Français, chacune,chacun peut participer à un questionnaire qui permettra d'en savoirplus sur les habitudes de nos compatriotes quant aux voeux de nouvel an. 1. Quels voeux estimez-vous être le plus à la hauteurde la fonction de président de la République? (numérotezpar ordre de préférence) -Général De Gaulle -Georges Pompidou -Valéry Giscard D'Estaing -François Mitterrand -Jacques Chirac -tous -aucun 2. Que préférez-vous recevoir pour nouvel an? -des voeux, tout simplement -les meilleurs voeux -pas de voeux -ne sait pas -autre (précisez!) . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3. Obligez-vous vos enfants à envoyer "leurs" voeux àla famille avec laquelle ils n'ont que peu de contacts? -oui, par principe -oui, par politesse -oui, par pitié pour la famille en question -oui, pour embêter mon (mes) enfant(s) -non, par souvenir du traumatisme que j'ai vécu moi-même -non, par manque d'autorité -non, par principe -non, pour embêter la famille en question 4. Comment jugez-vous les voeux que vous recevez habituellement? Excellentissimes Les meilleurs Bons Moyens Mauvais Perfides -de la famille -d'amis -de collègues -de supérieurs hiérarchiques 5. Faîtes-vous figurer le mot "Voeux" dans la formulation quevous employez? -oui toujours -pas toujours -certainement pas! 6. Accepteriez-vous de recevoir les voeux d'une personne publiqueinconnue de vous (président de la République, vedette decinéma... etc)? -volontiers -un peu -avec indifférence -non -pas du tout 7. Souhaiteriez-vous voir abolir la tradition des voeux? -oui -oui, par soucis écologique -oui, par anticonformisme -oui, pour changer de tradition (précisez la nouvelle). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . -non -non, c'est la seule fois où je reçois du courrierdans l'année -non, par soucis de faire marcher les finances des PTT -non, on n'a déjà plus trop de traditions (D'après Variations de la Saint-Sylvestre, ©Jigébé1999) Mes hommages les plus respectueux à tous.

JGB

Chers collègues, Tous mes voeux pour la nouvelle année depuis cette plage des Bahamas où je suisen séminaire 15 jours avec le patron (quelle chance nous avons eu dans leservice d'avoir quelqu'un, moi en l'occurrence, désigné par le tirage au sort !); j'espère que votre astreinte pour la nuit du 31 au 1 pour prévenir le bug del'an débile ne vous pèse pas trop... ; à ce propos, la prime que j'avais demandépour vous au patron, ca ne marchera pas, désolé ; et pourtant, le patron serévèle finalement un type très ouvert et je dirais même sympathique ! J'en profite pour plaider la cause de tout le service auprés de lui, et je peuxvous dire que ca va changer bientôt pour nous : vous avez le plaisir d'apprendreque je vais prendre du galon, et la direction du service par la même occasion,avec le salaire en rapport bien sûr. Paul, toi qui diriges actuellement le service d'une main de velours dans un gantde fer, j'ai la joie de t'annoncer que tu es muté au standard ; je te souhaitebeaucoup de réussite dans cette nouvelle fonction éminemment importante pour laqualité de la communication de notre entreprise. Je fais le voeu que tu puissesconserver ton salaire actuel à ce poste, et je me bagarres pour ça ici trésdurement avec le patron. Je fais également le voeu que les bureaux actuels déménagent versTrifouillis-les-Oies comme c'est envisagé, moi ça me rapprocherait. Peut-êtrepas tout le monde ? Un autre voeu : pour vous tous que les salaires augmentent sérieusement cetteannée ; je ne vous cache pas que c'est pas gagné étant donné les résultats duservice, mais vous viendrez me voir un par un dans mon nouveau bureau, jeverrais ce que je peux faire. Liliane, ma chère secretaire, je te souhaite de rencontrer enfin l'homme de tavie, à cinquante ans c'est toujours possible, tu sais. Demande des conseils àLouise notre petite nouvelle qui a l'air d'en savoir long sur les hommes ; enpassant je fais le voeu que tu t'entendes mieux avec elle. Jean-Paul, je te souhaite une meilleure santé ; à propos, je te réserve unbureau à l'écart, au sous-sol, tu y seras bien tu verras ; il n'y a pas defenêtre, pour que tu ne sois pas incommodé par la lumière du jour, je sais qu'àcause de ton sida, tu as les yeux sensibles. En plus tu seras tranquille, il n'ya personne d'autre. Quand à toi, Léon, notre doyen qui part en retraite anticipée, je te souhaiteune année ! Bonne année à tous !

SH

Pas l'habitude d'envoyer mes vœux de bonne année moi Mais bon, puisqu'on insiste, j'vais l'faire, et ça va chier ! Je la souhaite donc: Longue et heureuse pour les eunuques Bien noire pour les marées Interminable pour les condamnées à mort (faut être charitable) Courte pour les nains Sans vent pour les pétomanes Engluée pour les cormorans Arrosée pour les éjaculateurs précoces Enflammée dans les banlieues Maigre pour les gras du bide Sans fantasmes pour les onanistes Pleine de bogs pour les internautes Sans pinces pour les amateurs de crabes Avec acnée pour les jeunes cons A cornes pour les maris jaloux Sans clef pour l'amant dans le placard Echevelée pour les chauves Débridée pour les chinois Sombre pour les aveugles Irradiante pour les centrales nucléaires Tragique pour les clowns Foisonnante pour les touffues de tout poils Désertique pour le cinéma français Doppée pour ceux de la pédale Ruineuse pour les pingres A chier pour les constipés Pleine de moustiques pour les campeurs Barbante pour les glabres Grisante pour les alcooliques repentis Compacte pour ceux du métro A prion pour les vaches folles Gonflante pour les poitrinaires Glissante pour les cols du fémur Sans femmes pour les queutards Pluvieuse pour les chats Mélancolique pour les boute-en-train Glaciale pour les sans abris De crise pour les petits porteurs Empoisonnante pour les petits rats de l'Opéra Avec les boules pour ceux du Loto Embouteillée pour les pollueurs motorisés Pleine de monde pour les agoraphobes A forte teneur en sodium pour ceux au régime sans sel Pleine d'ozone pour ceux qu'en tiennent une couche Et pour finir, parce que j'en ai ma claque, tous mes souhaits aux enrhumés et meilleurs vieux à ceux de l'hospice ! PPP et avec ça ! J'vous l'fait en tranches fines ?

PPP

Anaphonie Aujourd'hui sur le (quai) de la gare Alors que (len)tement je suis sur le départ Je t'envoie pour l'année des voeux é(mer)veillés : Des splen(deur)s dévê(tu)es t'accordent leurs bien(fait)s Hypermadrigalique en chaud-froid Comment au départir bons voeux pourrais-je dire A toi mon seul souci qui tendrement me pâme A toi mon bel objet pour qui seul je soupire En ce déduit divin qui me glace et m'enflamme. Car tu me fais subir tant de tendres tourments Que Jean-Aymar, à bout, défi celle qui lui ment Et lui dit foin de mie, de madrigal courtois J'en ai plein l'dos Lulu, maintenant tire-toi. Contrapétique Puisque que tu aimes dessiner je te souhaite des nus et des pinceaux à poilsdurs Santon galant Madame je vous donne un oiseau pour estreine Du vin, des coussins et des fleurs Je ne me mets pas en peine Mais vous tremblez et ce Dieu vous fait peur Etendus sur l'herbe tendre Un oiseau peut se faire entendre D'un air placide et triomphant Entre un monde qui meurt et l'autre renaissant

AZ

Ode épique retrouvée sur un fragment de disquette datée des environs del'an 2000, periode trés troublée marquée par la peur du monstre BUG ,crainte savamment entretenue pour maintenir sous le joug les vassaux dutyran Bertrand de Guesclin. Certaines coutumes de l'époque ,dont l'origine difficile à élucider seperd dans la nuit des temps , consistait à envoyer , aprés force agapeset libations ,sur des cartons enluminés d'icones dont la significationnous echappe , les propos les plus délirants qui soient (compte tenu dela réalité sociale trés primitive de l'époque qui se résumait en 2maximes : pousse toi de là que j'mimette et t'ar tagueule à la récré) Certains historiens trés controversés pensent,et notamment dans lefragment sous cité, qu'il s'agissait d'un rite conjuratoire destiner àcalmer les coléres destyrans et tyranneaux de provinces , ogres etogresses de tout poils ,dynosaurus rex égarés en pleine chienlitdécadente de la fin du vingtiéme siécle et qui ,il faut bien lereconnaitre ,proliféraient à l'époque (comme la vérole sur le bas clergébreton aurait dit mon pére ): " Recevez ,o bienfaiteur de l'humanité sonnante et trébuchante , lesvoeux respectueux de qui ne manque pas d'air grace à vos fenétrestoujours ouvertes sur le vaste monde des enfoiratés du net , discipleszélés de la secte des nombrillistes entoilés Grasse à vos lumiéres desinteressées , l'homme enfin rit de se voir sicon et pensif en ce miroir lubrique et n'aura de cesse , aprés avoirtelechargés nuitamment vos misajours, de célébrer votre grandeur d'ameet votre desinteressement , de conter vos exploits et hauts faitsd'armes sur nos places financières ainsi que ceux de votre copain BCaupres des gentes dames de sa cour gloire à vous au plus haut du web etla pacs soit avec nous meilleurs voeux et bonjour à madame ( phrase non traduisible carn'exprimant aucun sentiment clairement identifiable ; certains parlentde "convention sociale ", terme vague recouvrant un ensemble deconduites rituelles scrupuleusement observées à cette époque et tout àfait denuées de sens: le comportement de notre ancétre homo sapienssapiens sapiens était encore, il faut hélas le reconnaitre , socialementtrés primitif)

MCB

En toute sincérité, mes voeux très sincères. [Voix off : et si tu savais quels voeux... eheheheheh....]

SB

st-valentin

Cher Jorg, Je te souhaite une merveilleuse Saint Valentin. Tu connais mes sentiments pour toi depuis toujours et la joie que je me fais chaque année de t'adresser ce petit mél d'amour. Je sais que tu as moins de temps maintenant et que tes services de sécurité liront ce message mais saches, cher Jorg, que je suis auprès de toi dans la joie comme dans la peine. Ici, tout va bien, nous organisons les sections pour la protection de ton ambassade. Nous avons recuté un spécialiste de la PAO pour toute l'activité d'édition. Comment fais - tu, amour, pour piloter 5 ministres à la fois de l'extérieur ? T'es tu inspiré de nos longues et vespérales conversations de la terrase du Nid d'aigle pour organiser tes phalanges et la garde rapprochée. L'algorythme de cryptage des portables que nous a envoyé le Groupe Argentine devrait être en service. Sais tu qu'ils l'ont "appris" d'un agent chinois intrépide et vénal ? Je t'entends rire comme si j'étais là. Ah, Jorg, quelle joie, quelle allégresse de te savoir aux affaires. Mon amour de toi se renforce à chaque heure. Je te laisse, Jorg chéri. Je baise tes douces lèvres de vainqueur. Ta dévouée Helga Braun PS : Notre dernière séance de spiritisme dans notre villa de Punte del Este nous ramené maman, ton père et le docteur Jung. Quelle merveilleuse rencontre ce fut. Eva était resplendissante. Ton père et Carl Gustav faisaient assaut d'une telle intelligence que les murs du Salon de Mithra - que tu connais si bien - dans lequel nous tenions la séance luisaient d'une sorte de phosphorescence magique. Notre Christ aryen nous à même adressé un geste amical. Je pensais si fort à toi que j'ai cru défaillir. Quand retournerons nous danser à Ascona ? H

MG

Le p'tit godet Fatiguée, fatiguée, tu l'es D'avoir avalé ce p'tit godet Qui t'a, tout en douceur Enveloppée d'un haut-le-cœur Et tes rêves en couleur Ne t'empêchent sur l'heure De t'échapper, de filer M'obligeant à regretter Ce foutu p'tit godet Qui, gredin, m'a volé Cet instant de p'tit bonheur.

JGB

A ma mie ; 5 = 1. Bonne fête à tes cheveux valant un turban de pierres fines ; Bonne fête à tes lèvres valant un gueuleton de silence ; Bonne fête à tes seins valant un festin de lutin mutin ; Bonne fête à tes reins valant un passage de dessous ; Bonne fête à tes fesses valant un faciès de déesse ; Bonne fête à tes fleurs valant un bonheur de toute heure ; Bonne fête à tes jambes valant un maintien de Miss Terre ; Pour finir à tes pieds tel un voyeur ; Au fait demain, c'est la Saint-Claude.

YL

Chère @mélie Ehcredof, ma dodof adorée. Comme un vol de gerfauts hors du grabat fatal, fauchés raides, nousfêterons la Saint Valentin sous la toile faute de crèche. Créchonsderechef dans ma deudoche car je suis fort en dèche. A défaut, chèredof, de frites chaudes, vivons d'amour et d'eau fraîche de Rochefort auxfrais des chefs ! De faire chaud ce ne peut, aussi ouvrons l' :-}arriveder ciao. Fred Erdefoch de FODERCH.

DL

Madame, Votre annonce parue dans le dernier "Chasseur", concernant le poste(évolutif) de compagnon tendre, sportif et attentionné m'a immédiatementintéressé. En effet, vous vous décrivez comme de société enrichissante,de bon renom, au premier rang des activités de plein air (golf,équitation, yachting) pour lesquelles vous excellez malgré votrepérennité remarquable, ayant réalisé au cours des quinze dernièresannées plusieurs divorces avantageux, à présent en quête d'unpartenariat durable et satisfaisant pour toutes les parties. Étantmoi-même pressé d'en conclure un, avec une nette préférence pour lesfemmes d'actions telles que vous, je me permets de déposer macandidature. Formé sur le tas, j'ai connu dans ma longue carrière de multiplescompagnies au sein desquelles j'ai tenu les positions les plus variées,dont vous voudrez bien trouver le détail dans mon cubiculum vitré (sixjoints). Toujours dynamique et insatiable malgré cela, je souhaite àprésent m'introduire durablement dans un parti stable, sécurisant etplein de ressources, que je saurai exploiter avec attention et aumeilleur de mes capacités, jusqu'à ce que la mort ou votre faillite noussépare. Je vous propose de vous contacter dès ce lundi afin que nous puissionsconvenir d'un rendez-vous, au cours duquel je pourrai vous exposer mamotivation de beaucoup plus près. Dans cette perspective, recevez, Madame, l'assurance de ma sincérité.

CAe

À ma regrettée Valentine. En ce jour béni des amoureux, je tiens à rendre hommage à celle qui fut la compagne de mes jours et dont je ne serai jamais assez reconnaissant au Tout-Puissant de m'en avoir délivré si vite. Encore que j'ai trouvé le temps long. Mon amour, quand je t'ai connu, je ne t'ai pas reconnu tout de suite. Il m'a fallu un certain temps pour m'habituer à ce visage ingrat qui ne manquait pourtant pas d'un certain cachet les soirs d'Halloween, quand pour une fois tu ne faisais plus peur aux enfants. Comment oublier ce corps qui a fait fuir plus d'un violeur ? Cette odeur entêtante, que tu laissais sur ma peau le matin ,et qui m'attirait les regards des éboueurs consciencieux du quartier. Cette gouaille de charretier, qui nous a fait renvoyer de nombre de cercles poétiques parisiens. Ta douceur légendaire, tes tendres caresses, qui me laissaient couvert de bleus chatoyants, pour lesquels je n'ai jamais porté plainte et ce contre l'avis de mes collègues, ces médisants. Ton intelligence acérée, qui te permettait de finir en 3 jours un puzzle de 12 pièces au rouleau à pâtisserie. Ta générosité, quand la larme à l'œil et en imitant ma voix, tu faisais des promesses de don d'un million de francs pour le téléthon, mais que tu n'honorais jamais. Quand on te rappelait pour confirmation, tu affirmais d'une voix larmoyante que je venais de décéder subitement. Ton humour aussi Ah, ton rire inoubliable ! Quand ton ami René, le pétomane amateur, débarquait à l'improviste pour nous donner un aperçu de ses talents, et que tu t'obstinais à refuser d'ouvrir les fenêtres alors que j'asphyxiais poliment devant tant de gaieté sonore et odorante. Tes talents culinaires confirmés qui m'ont fait découvrir les saveurs inconnues et surprenantes de mets sans conteste exotiques dont tu prononçais le nom la bouche pleine en faisant mine de lâcher Yago, notre pitbull enragé, si je ne finissais pas mon assiette, chose que je m'empressais de faire sous les aboiements furieux et incessants du fauve, qui résonnaient dans la cuisine. Ton instinct maternel développé qui te faisait oublier notre enfant dans les grands magasins à la période des soldes tandis que tu t'étripais avec les clientes pour ramener ses fameux strings affriolants en dentelle rouge dont tu m'assurais le soir même à grands coups de fouet qu'ils m'excitaient tant. Ta grande culture également, dont par modestie tu ne faisais pas commerce au fil de discussions oiseuses, durant les dîners mondains. Comment pouvait-on se douter, que tu connaissais les programmes télé sur le bout des doigts, et que tu possédais la collection complète des Télé Z depuis la mort de Joe Dassin ? Tu avais raison, les grands esprits sont muets, et, sourde aux digressions philosophiques qui enflammaient les convives, tu continuais à laper bruyamment ton assiette de consommé aux langoustines, sous le monocle interloqué du Marquis de la Touffe, ce pédant ! Enfin, ta sexualité débridée, que tu m'obligeais à assouvir dans divers clubs échangistes de la capitale et qui m'a fait terminer, contre mon gré, certaines nuits dans les bras d'hétérosexuels désenchantés qui t'avaient fuis un moment pour abuser de moi dans la mêlée des corps, tandis que tes partenaires épuisés gisaient dans les râles, alors que toi Ô Muse des Sens tu terminais à la main le doberman aux pattes entravées du Vicomte Enrique de Las Bolas, ce voyeur zoophile ! Ainsi, en cet instant funeste, une histoire d'amour se termine brutalement, et j'essayerai, avec bien du mal, de n'en garder que les bons souvenirs. " Pet à son âme ! " a lâché dans un chuintement prolongé ton ami René, le jour des obsèques. René le seul être que tu pouvais sentir en ce bas-monde. Pardonne-moi chérie, mais je dois avouer que j'ai dû quitter précipitamment la cérémonie pour aller ricaner tout mon soûl, avec des couinements de belette, dans une tombe fraîchement creusée. Il est con ce René ! Ton Valentin.

PPP

Déclaration d'amour à ma voisine du cinquième avec champ lexical floralimposé. Madame, Voilà maintenant quelques mois déjà que nous hantons les mêmes lieux. Quelques mois déjà que nos pas unanimes arpentent les mêmes couloirs,foulent jours après jours les sépales des mêmes marches. Hélas, si nospieds semblent avoir su rapidement trouver un terrain d'entente ets'accorder à suivre un même et droit chemin, aidés en cela par laconfiguration des murs formant le calice de la cage d'escalier del'immeuble, nos êtres en revanche, n'ont su jusqu'alors que se croiser,sans se rencontrer. Pourtant Madame, comment masquer plus longtemps encore le tourment que voussûtes faire éclore en moi, comment taire ce cri qui me ronge la gorge, telun suc d'églantier. Comment exprimer le sentiment troublant qui m'envahit,lorsque je vous aperçois, lys gracieux, descendre l'escalier de votre pasclaudiquant et mal assuré, presque timide. Vous, rayonnante en vrai bouquet de mille roses, de couperose, d'arthroseet de cirrhose. Vous, muse citadine de mon coeur, me précédant d'une étamine à peine, etrépandant dans l'air vos plus charmantes effluves, où se mêlent allègrementle jasmin et le maquereau sauce moutarde, la jacinthe et le fond d'un carréde vigne dionysiaque. Vous, toujours prête à porter crise en thème, à pousser l'hallali là oùd'autres ne voient qu'une bicyclette garée dans une cage d'escalier. Madame, je dois bien vous l'avouer, une sourde passion a pris racines enmoi, qui ne saurait rester plus longtemps secrète. Allons effeuiller la marguerite, quittons le ras des pâquerettes, rêvonsensemble d'un trois pièces meublé au sixième. O vous, ma pensée unique, le mot me brûle les lèvres mais je dois pourtantle prononcer, je vous aime. Puisse cet aveu ne point causer en vous trop de tourments, je sais bien quebeaucoup de choses, peut-être plus qu'un simple plafond, nous séparent,mais je crois en la possibilité de notre union, Madame, faisons fi à quimieux mieux et mêlons nos pollens ! Le jeune con du quatrième. PS : Je reçois quelques amis chez moi samedi, il y aura peut-être un peu debruit.

MH

- Ce que j'aime chez toi, c'est.....inexprimable. - Alors ferme-la !

SB

fete des m

FAITE D'M AIR Vous assumèrent les mérinos selon Homère quand ces mercenaires gommèrent Sumer. Vous écrémèrent tel Lemerre ; vous proclamèrent et ils nommèrent Mérimée à Jaisalmer. Vous calmèrent Guynemer ce pentamère et Messmer du steamer de Mers El Kébir. Vous écumèrent et ranimèrent en outremer les mérous au mercure qui merdoyaient. Vous n'estimèrent pas en brumaire ces Khmers qui s'armèrent infirmèrent et assommèrent Vous cramèrent le château de ma mère que ni Rohmer ni Kramer qui se camèrent, filmèrent. Vous vous pâmèrent sur le même air et slalomèrent avec ce merveilleux Balmer Vous vous costumèrent en Farmer mercerisée et grimèrent en Mortimer ou en mercanti. Vous aimèrent amères Omer et le humèrent puis l'embaumèrent dans la terre mère Vous n'affamèrent jamais, mammaires puis merguez, leerdamer et merluches. Vous brimèrent en primaire car la grammaire et le mérite primèrent puis diplômèrent. Vous blâmèrent telle la commère de Mamers quand ils fumèrent et Merckx mimèrent. Vous consommèrent quand d'autres trimèrent à Ifremer, ou ramèrent jusqu'à Gerardmer Vous semèrent, elles germèrent, et ils se déformèrent au mercurey d'Henri Maire. Vous fermèrent le sommaire et allumèrent ce qui bramèrent contre Golda Meir. Oui c'est le même texte que les autres années, quoi t'es guérie de ton Alzeimer ?

YL

A la plus belle maman du monde, Ma si belle maman, tu m'a appris la beauté d'une femme pour toujours. C'est ce qu' une petite fille peut espérer de mieux. Cette beauté, tu l'as déployée devant moi chaque jour, peignant tes longs cheveux roux, me disant, ils sont beaux, hein? Cette beauté, tu me l'as fait reconnaître dans les yeux des hommes que nous croisions le jeudi après-midi. Tu me faisais sécher le piano pour de longues promenades à pied sur les boulevards. J'étais si fière d'être avec une si belle maman . Plus rien ne semblait exister dans la rue pour les hommes et même pour les garçons de mon âge qui te regardaient, extasiés. Quelle complicité avec toi! Tu m'apprenais la vie, me disais-tu. Et tu me faisais respirer ta peau et toucher tes jambes, elles sont belles, hein? Ta beauté, qui faisait ma fierté devant mes camarades d'école, puis mes copains, puis quelques amis. Un vrai fortifiant ! oui, j'ai grandi dans ta beauté que je n'ai jamais vu faner, à peine devenir grave. Tu m'as acceptée dans ton sillage et ton parfum, et c'est grâce à toi que j'ai croisé des centaines de regards d'hommes désirants. Je te dois toute cette vie où je connais le prix d'être une femme belle. Mon souhait le plus cher, maman adorée : qu'il nous reste encore de nombreuses années ensemble, de matins, de soirs, d'après-midis où je pourrai te coiffer, te laver, t'habiller, te sortir, t'arrêter au soleil, dans le parc, là où passent ces hommes qui encore aujourd'hui te regardent, toi la plus belle, Ta fille qui t'aime

DD

A nos chers abonné(e)s, Parce que vous n'avez qu'une Mère, parce qu'une nouvelle ère vient decommencer, parce que votre soutien justifie l'amélioration perpétuelletant dans la qualité de nos services que dans le projet humain auquelnous croyons et parce qu'au final nous traçons résolument, ensemble,les linéaments d'un monde meilleur, toute l'équipe dewww.jaimtareum.com tient dors et déjà à vous remercier pour la confianceque vous nous accordez et vous prie d'accepter ci joint le cadeauprestige réservé à nos meilleurs clients: la réplique exacte ( sérielimitée ) du peigne qu'emporta Charles Lindbergh dans sa traversée del'Atlantiqueen 1927. La fête des Mères approche. Sans doute allez vous penser à Ellesbeaucoup beaucoup, aussi - comme le veut désormais la tradition-publions nous à votre intention sur www.jaimtareum.com le compte renducomplet de notre activité pour l'exercice. Nous espérons que nosrésultats- excellents - sauront motivervotre décision de renouveler votre abonnement et de bénéficier ainsi del'un de nos nombreux forfaits dont voici quelques exemples : forfait Hermès : Notre serveur « Heudipuce » puise dans son stockde 25 000 formules interactives et répond directement par e mail àl'auteur de vos jours, en fonction de la question éventuelle et de votre organiseur électronique. forfait Hermès Plus . Même service avec en prime l'envoi decadeaux personnalisés. Nouveau ! : Dérivation momentanée de Ses appels téléphoniques. Finis lesdécrochages de téléphone improvisés et les réponses vaseuses ! Nos opérateurs vouspréviennent juste à temps et vous fournissent un argumentaire personnalisé ( en fonction du dossier). forfait Hermès Class : Nous prenons en plus votre empreinte vocaleet Heudipuce envoie de doux messages personnalisés sur le répondeur de votre maman chérie forfait Pétain intégral. Vous ne trouvez pas les mots ? voussouffrez de ne pouvoir exprimer tout la profondeur de votre amour pour Elle ? Un acteur ou une actriceprofessionnel(le) s'en charge ! Il ou elle ira la voir jusqu'à trois fois par mois ! ( NB: ce service nécessiteune prise d'empreinte de votre visage, une étude phonologique et comportementale d'1 mois. ) Conscient du fait que toutes les mères de notre grande Nation ontégalement droit à l'amour filial, nousvous rappelons qu'un rabais exceptionnel de 20% est accordé d'officepour les malheureuses quisouffriraient de l'un des handicaps suivants : cécité, surdité,déficience intellectuelle. Au nom de toutes les mères de France, nous vous prions, Madame,Monsieur, de recevoir l'expression denos sentiments les meilleurs. Samir Hâteur ( Président de Jaimtareum.com ) PS : jaimtareum vient de s'agrandir ! Allez donc faire un tour surwww.jaimtabelreum.com !

FZ

Pas de demi mots amers. Voici deux mimosas, mère. Et ce disque de Philippe Léotard.

MG

Chère Maman, Comme, cette année encore, tu refuses d'aller à l'hospice pour déprimer etme laisser l'héritage rapidement, je suis bien obligé de te faire un cadeau.L'année dernière, je m'étais procuré de l'arsenic mais tu as renversé tonverre parce que je l'avais servi dans une coupe et non dans un gobelet. Jen'ose pas retourner à la pharmacie. Je t'ai donc acheté un paquet de boules puantes. J'ai scié la rambarde de tafenêtre préférée, celle par laquelle tu surveilles les voisins. Ca devraitmarcher cette fois. Je n'ai pas eu l'idée tout seul, Véronique m'a aidé.Contrairement à ce que tu penses, cette fille est très convenable. Elle al'esprit d'organisation qui me manque. Je vais très bien. Mon psy dit quemon complexe d'Oedipe s'améliore, je suis persuadé que la semaine prochainetout sera réglé. Pour la dernière fois, bonne fête Maman. Ton petit garçon chéri.

POF

Chère cloaque, Voici cet étron tout rond, cette partie de moi-même tout de même Goûtez la et vous verrez sans gêne qu'yapa que dans l'autisme qu'ya du bon.

SB

meilleur souvenir de vacances

Mon meilleur souvenir de vacances, c'est d'avoir enfin pu quitter mon mas hideux peu abrité d'un soleil cruel etomniprésent par des pins chétifs, des tilleuls mités, des marronniers exsangues et 100 espèces souffreteuses d'arbustescacochymes éructant à loisir des pollens dont les effluves combattent à peine la pestilence des lavandes, des figuesviolettes, des mûres noires, des coings dorés et bientôt des kakis orange ligués pour nous étouffer, ma famille et moi,haletant dans la poussière au milieu des chiens galeux qui se jettent sous les voitures, des chats hystériques quibectent des échassiers sous le lit conjugal, torride en la saison, des poissons dit rouges dont les voiles lacérés pard'incessantes rixes virent au gris rose vert parme selon la tension dans le fil qui alimente l'ampoule 25w éclairant lesabords. J'ai pu, dans une charrette ridicule et pas climatisée, fuir cet enfer en pleine pénurie de Pastis pour me jeter, genredébut août ,sur des nationales désertes sur lesquelles surnageaient quelques rares camions respectant les limitations(pour du gazole moins cher, siphonnez les camions), conscient du Don paisible que me fit Bison Flûté ce jour la, jepointais la calandre barrée de la hure chafouine de la 4e tire familiale (des fois que les autres tombent en panne sousl'effet conjugué de l'agent Scully qui ne croit à rien de ces évidences possibles) en direction du tonique blair de laPetite Bretagne au bord de la côte de laquelle, j'avions loué à prix d'or un clapier blanc comme ses voisins quelquesjours avant que l'amère Rika se vautre à un endroit en face ou y pas de l'eau jusqu'au fond, c'est sûr.Le voyage fut un surf d'une douzaine d'heures passées à voir gicler des cartes Pokémon affûtées que mon épousetouflantedû retirer à plusieurs reprises du lecteur de K7 passant en boucle alternante : la tour prend garde, cerf cerf cache toioù le chasseur te tuera, frère Jack, Allah claire fontaine (c'est qui Allah, Papa ?). Nous sommes passés devant plusieurs fabriques de nuages reconnaissables aux nuages qu'elles produisent en permanence età leur forme caractéristique en forme de Yo-Yo qu'on met dans les oreilles mais en plus petit et plus grillagé autour,que nous comparâmes aux châteaux dont la société d'autoroute nous montre les formes sur des panneaux maronnasses. Mais au terme d'un voyage somme toute relaxant, nous n'eûmes plus qu'à décharger le bestiau en commençant par le triplenoeud scellé à l'Araldite de la sangle qui empêcha la journée durant les quarante/douze vélos de se répandre sous lescarters d'huile des épisodiques Ford Escort tractant de lourdes caravanes (comment sont les gens quand même) cinglant àmoins d'un mètre de Ma boule de Ma remorque avec le side car dessus des fois qu'on tombe en panne avec le Diesel. Arrivés, ce fut l'éclate en comparaison de ce que vis à l'accoutumée, nous causâmes avec des gens dont le modèleethno-habitationnel ne structure pas du tout complètement l'inconscient culturel que t'as pas l'impression que quandt'as parlé à un du beau temps, il te reste le reste à convaincre qu'il fait beau, vu que tout le monde est d'accord partropisme comme les bancs de maquereaux qui, quand l'un vire à gauche, t'as 200 tonnes des poiscaille qui suivent,laissant rêveuse Muriel Hermine si elle rêvait. Les bretons sont paranoïaques avec la météo, faut pas parler de ça et pourtant elle est bien là quand même, quand on yest on le voit bien. Faut pas me prendre pour un dingue à la fin. Quel pied d'acier la Bretagne, pays où il fait un temps à chier plusieurs fois par jour mais si plein de ressourcesnaturelles comme les charters de joyeux touristes très à l'aise à 250 sur le pont inférieur de navettes ridicules, carpour bien préparer une éclaircie, rien de tel qu'une trombe de plusieurs jours qui permet de faire sécher le lingedehors et d'ainsi bien vérifier sa séchaison progressive alors que de là où je viens les femmes ont pas fini d'étendreles draps (faut dire que ça jacasse sévère aux draps, les hommes en prennent pour leur grade, tiens, comme ça moi je luiai dit, non, c'est pas possible, si si je te dis, il l'a pas volé) qu'il sont déja secs avec ses horribles odeurstenaces de lavande que j'ai planté au vent du fil à linge comme un con pensant pas que ça allait faire puer tout.Vivement l'année prochaine qu'on y retourne en Bretagne, car les huîtres y sont excellentes, pas trop laiteuses du toutcar la saison a été tiède et elle ont pu délaiter pas trop mais un peu quand même. On a même pu voir des pompiers sortirdes morts de l'eau sur notre plage de varech car les vieux qui veulent absolument gagner 6 sous en prétextant que c'esthors de prix les mareyeurs vont se suicider en masse et en tongs pour une étrille sur des rochers qui pourtantpermettent bien la prise grâce à leurs arêtes effilées. Les enfants ont bien aimé le coup du sac noir des pompiers comme dans l'agent Mulder quand il y a un mec qui se déguiseen steak haché sous l'effet d'un virus extraterrestre sauf que là les étrilles sont des minus suprameresques eu égard augrappes humaines qui se créent dès qu'un blafard immatriculé neuf/quatre identifie une moule fermée au milieu d'undésert de coquilles tranchantes. J'ai mangé une moule fermée et il s'est passé comme une inversion thymique en Moi qui m'a fait prendre conscience de monConscient, de mon Préconscient puis de mon Inconscient que j'ai enfin pu exprimer sous forme des nausées-écrans et derêves blancs et javelisés de pays de cocagne dans lesquelles les volants des véhicules futuristes sont en faïence etles essuie glace dans un curieux réservoir équipé d'une tirette à tirer qu'"ils" ont mis à la place du compteur. L'année prochaine je veux y retourner plus longtemps pour y faire de la plongée, car comme les plaisanteries, lesvacances les plus Koursk sont les meilleures. Quoique le dernier snobisme consiste à faire Paris Gonesse en Concorde, onreprendra la même voiture, si elle est pas tombée en panne entre temps mais on s'en fout, on a le side car.

MG

"ah, mon cher, me dit Arthur en sortant son agenda, voilàune excellente idée" Arthur est un gars sensass. Je le connais depuis H4. Pour les lecteurs de cette chronique qui par extraordinairen'auraient pas été mis au courant il est important de se souvenir qu'à cette époque bouillonnante nous rédigeâmes un traité de destabilisation politique généraliséequi pour de sombres raisons se vit interdire les délices de la mise sous presse mais en dépit de quoi il ne fut pas dit non plus par quelque tacite entente que nous ne l'appliquerions pas sitot nos supplices ergastuléens abolis. Arthur surtout est un révolté survoltant. Des clients de la Coupole tremblent encore au souvenir du discours qu'il fit un soir à propos des abyssales conséquences induites par l'action d'agraffer son chèque avec le borderau de paiement édité par madame France Telecom (ainsi qu'ilest précisé de ne faire pas ) Mais je m'éloigne, je m'éloigne. L'idée du commando de l'été était de moi, mais je dois admettre que cet été c'est lui qui a pris tous les risques. Connaissez vous le magasin Mammouth de Crécy en Boise?Un bien bel établissement. Achalandé en diable.Comme nous ne faisons pas les choses à la légère nous avonstout de même avalé 479 kms serrés dans la chmart pournous rendre sur le terrain des opérations. Par chance j'avais dégoté avant de partir un bon vieux disque de chants Bantou qui, passé en boucle, nous permit d'atteindre la transepolitique favorable. Connaissez vous les petits pois en boite Kasse Rhin ? Une boite ronde en fer avec un lapin blanc aveuglequi fait la gueule, vous ne pouvez pas le manquer.Dans le mammouth de Crécy en Boise on trouve une centaine de lapins qui font la gueule alignés à hauteur d'hommes. Je ne sais pas comment Arthur pouvait savoirque dans cet honnête établissement on pouvait voir unetelle concentration de lapins vindicatifs, sans doute avaitil des informateurs secrets. En tout cas à voir sa façon brusque de sortir le mini fusil pliant du mini coffre de la Chmart, je vis tout de suiteque sa détermination était à la hauteur de son accoutrement tout kaki. Il me dit les mains sur les hanches, relevant par pure arrogance ses grosses moustaches Nietzschéennes:" A l'action cher ami, tuons la peau de lapin avant qu'elle ne soit vendue". Et de nous diriger lestement vers le Mammouth. Je ne vous dis que ça. Comme prévu les lapins étaient au rendez vous, bien alignés,avec leur air précédemment décrits. Conformément à notre plan nous nous postâmes non loin, aux aguets derrièreune montagne de vieilles brioches en promotion. Au début, pas de mouvement.Il faut dire qu'il n'était que 10h30. Arthur se lissait la moustache avec cet air pincéque je me souviens lui avoir vu à l'oral de l'agreg. Soudain nous vîmes cette grosse femme s'avançer en hésitant dans le rayon, le regard perdu devant l'infinie abondance surgissant des entrailles du grand Mammouth.Au moment précis où sa petite main délicatement rougie etpotelée tout plein saisit la boite au lapin, Arthur bondiglissa au milieu de l'allée et , le thorax en avant, poussa un "Chère Madame" plein de rondeur digne d'un Jean Marais atterrissant sur le plumard rose de la princesse Nunuche. Elle tressaillit cette dame, au point de faire choir quelquesboites, ce qui eut pour résultat de faire passer en modehurlement automatique un mouflet jusqu'alors inaperçuau fond du caddie. Et Arthur de renchérir: " Chère, chère, madame n'entendez vous donc pas toute la porté de ce hurlement prophylactique. Songez madame, que ce petit être en développement que la providence et je l'espère, l'amour, vous a apporté et que vous amenez ainsi que je le constate avec émotion, faire l'expérience de toutes les sensations possibles de ce monde du fond de son charriot loué au magnanime Mammouth songez madame, quece petit parcourt pour le bénéfice de l'humanité future et cela au moment même où j'ai l'honneur de vous parler, toutesles étapes depuis le néant et notre passé caverneux jusques à cette intellection supérieure qui permet à notre monde contemporain de connaitre les plus immenses expressions du génie. Non seulement du Génie, cet air si rare qu'un coup devent le balaye sans merci, mais plus encore, Madame, le sentiment d'appartenance à la famille de l'Homme,humble sentiment, qui je le sens dans votre regard extatique, ne vous fait certainement pas défaut et qui nous tire tousautant que nous soyons vers les cimes du bien, soulève nos poitrines de sollicitude pour notre prochain et nous porteaux plus insignes actions. Par exemple, cette simple boitede pois qu'on dit petits et que vous que saisissâtes à l'instant en vue de nourir votre chair et la chair de votre chair, cette simple et modeste boite, dis je, toute historiéequ'elle soit d'un aimable lapin blanc, elle n'est pas gratuite n'est ce pas ? La femme et l'enfant, à demi hypnotisés par l'appartition, restait interdits comme ces chats qui ne savent plus de quel coté déguerpir. La femme fit non de la tête. Bien sûr que non, vous avez raison. Rien en ce monde n'est gratuit. Doit on s'en plaindre Madame, le doit on ? Jeme le demande. Car si cette boite vous coûte c'est parceque le monde, madame, le monde entier, des confins polynésiens au Mammouth de Crécy en Boise, est en état d'interaction perpétuelle et cet argent que vous allez donner à ces hommes invisibles qui à la sueur de leur front firent entrer un à un les pois qu'on dit petit danscette boite destinée à nourir la chair de votre chair, n'est que le signe de votre assentiment au monde tel qu'il est,par delà votre, notre, impérieuse tendance à la perennité.Voyez madame, cet enfant, l'avenir de ce monde, qui vous observe dans l'acte de choisir cette boite, qui sera t il demain si vous faites sourdre en lui l'idée que ce geste va de soi et que le monde par extention n'est qu'une surface plane que des êtres nus et seuls parcourent sans fin, sans jamais se connaitre ? La femme balbutia qu'elle n'en savait rien. Or cette boite, poursuivit il , cette humble boite que votreinnocence vous intima à l'instant de choisir, cette boitedis je pourrait en un instant faire perdre l'équilibre précairede tout l'édifice social patiemment construit au fil dessiècles pour que vous ayez ce pouvoir d'aller choisir le bien et le juste parmi les rayons du mammouth de Crécy en Boise. En réalité, ce lapin blanc que vous trouvez aimable, et que votre enfant est tenté de prendre virtuellement dansses jolis petit bras, ce lapin a peut être un fusil. Et oui madame, Chantal Goya, cette militante politique trop souvent ignorée, avait vu juste. Que savez vous vraiment de ces petits pois ? Rien ne vous dit que ce lapin enjôleur ne cache pas derrière ses lunettes noires des centaines d'hommes sans morale qui se moquent comme de leur dernière chaussette du sort de l'enfant que vous élevez à des hauteurs qui vous honorent. Tremblez Madame. Il se tut soudain en dodelinant du chef, les yeux écarquillé. Il me faisait un peu penser à Mussolini. "Symboliquement, et afin que cet exemple porte pour le restant de votre vie, je vais tirer de ce pantalon magique queje porte le fusil que voici..." Il eut juste le temps d'aggriper la femme en fuite. "Et tirer quelques balles, chère madame, sur ces funestes boites, signe d'incurie... Et une, pan ! et deux, pan! et trois, pan !." Arthur,c'est vraiment quelqu'un de bien. Un prédicateur comme on en fait plus. Mais bon pour le coup, on a faillit se faire serrer malgré la panique générale que les coups de feu provoquèrent ( les gens ne comprennent décidément rien à la politique ). IL a fallu qu'on abandonne nos costumes d'urgence dans un couloir d'issue de secours.Ca m'a fait beaucoup de peine. Si vous saviez combiença coute un costume de lapin rose....

FZ

Ah, les fameuses vacances que j'ai passées ! Inoubliables ! Toutes ces femmes qui s'évanouissaient sur les plages, en me voyant déambuler au bord de l'eau, avec ma démarche de star, et cette silhouette floue qui ressemble tant aux photos volées des paparazzi, dans certains magazines populaires [ pour " prolo satisfait ! ", s'était écrié, un matin, il y a moult années, un type au faciès de situationniste, qui envoya le Paris-Match qu'il feuilletait en ricanant, à travers la gueule du patron de la boîte d'intérim, qui lui proposait un déménagement chez des bourges de Neuilly, pour 5 francs de l'heure.] C'est vrai, de loin les gens me prennent pour un type connu, et j'ai toute une liste de noms de célébrités avec lesquelles, paraît-il, j'ai des points communs. Ça va de Sim à Robert Mitchum, car ma palette est large, et je peux ainsi jouer sur tous les registres du clavier luisant et bien lustré des fantasmes féminins. " J'ai tant fait l'amour qu'à la fin elle se brise ", dit le proverbe. Les dunes résonnent encore de certains hennissements orgasmiques, qui sont la musique de l'amour, et ce, dans toutes les langues, car la jouissance n'a qu'un langage, le cri. C'est donc titubant sur le sable brûlant, que je regagnais ma serviette pour y goûter un repos bien mérité, et m'assoupissais, bercé par le frissonnement des vagues et les soupirs d'aise de ces dames comblées alentours, bruissants sur la plage, telle une colonie d'oiseaux aux ailes froufroutantes de désir. Stéphane Mallarmé, ce peine à jouir, avait donc tort, dans son poème à la noix, car maintenant, je peux l'affirmer : " La chair est joyeuse et j'ai jamais rien lu ! " Le soir sur le port, les gens venaient me demander des autographes que je signais, d'un air blasé, du nom de la célébrité pour laquelle on me prenait. J'ai même, une fois, signé Sharon Stone. Les boîtes de nuit m'ouvraient leurs portes, et l'on m'offrait le champagne dès mon arrivée. Le patron mielleux, venait illico me proposer une démonstration complète de son savoir- faire dans l'art des courbettes. Le D.J décérébré arrêtait de scratcher sa musique de basketteur attardé, pour envoyer en grandes pompes, n'importe quelle ouverture d'un " best off " de Wagner. Les loufiats venaient me chouchouter de leurs bassesses diverses et variées, auxquelles je répondais, plein de dédain, mais à tour de bras et à coups de pourliches, comme on fouette un pur-sang à l'approche du poteau. Les femmes tendaient leur bras vers moi, m'offraient leurs corps bronzés en hurlant, se mettaient en ligne et exhibaient leurs poitrines, dont je faisais frémir les tétons à coups de langue en passant parmi elles, tandis que leurs mecs regagnaient leurs tables en rasant les murs avec le regard appeuré d'un chien battu voyant rugir un lion devant sa niche. Ensuite, je dansais seul sur la piste, jusqu'à l'aube, telle une troupe de chippendales sans me soucier des femmes qui tombaient une à une dans le coma, et de leurs mecs qui se suicidaient en se jetant des remparts. Dans le camping, chaque nuit, j'étais réveillé, par ce genre de rêve sulfureux, pendant que sous les autres tentes, de longs soupirs languissants se faisaient entendre comme un chant de grillons sous Viagra, et que les mobile-homes des plus riches d'entre-nous, tremblaient et couinaient sur leurs roues avec un bruit de chaîne à péage sans décodeur le premier samedi du mois. C'est le moment que je choisissais, pour m'extirper de mon sac de couchage, sortir comme un félon de ma canadienne (la tente, bande d'idiots !) et me fondre dans la nuit, afin de hurler intérieurement ma solitude, en allant compulser fiévreusement dans les toilettes à ciel ouvert du camping, un vieux LUI qui en avait vu d'autres. Seul bien sûr, mais avec le cosmos pour témoin ! Uniquement dérangé dans mes basses œuvres par cette maudite minuterie qui s'éteignait toutes les trente secondes, et c'est pas facile croyez-moi quand on a que deux mains ! PPP trois semaines comme ça !

PPP