gentimentvous vous rappelez à mon souvenir Chaque trimestremon cœur tressaille
d'allégresse lorsque, dans maboîte aux lettres, je trouve votre gentil courrier. Etdire que
dans un avenir qui ne saurait qu'être proche,nous communiquerons électroniquement. Je
suis trèsimpatiente de pouvoir ajouter votre e-mail dans maliste de diffusion.
Monsieur le receveur des contributions directes ettrès cher ami, j'ai été ravie d'apprendre
que votresystème a passé haut la main les rudes épreuves del'an 2000. Quel talent
Vous pourrez, et vous le savez, toujours compter surmoi, jusqu'à ce que la mort nous
sépare.
Je vous prie de recevoir mes IRPP les plus sincères.
MC2
Chers collègues,
Tous mes voeux pour la nouvelle année depuis cette plage des Bahamas où je suisen
séminaire 15 jours avec le patron (quelle chance nous avons eu dans leservice d'avoir
quelqu'un, moi en l'occurrence, désigné par le tirage au sort !); j'espère que votre
astreinte pour la nuit du 31 au 1 pour prévenir le bug del'an débile ne vous pèse pas
trop... ; à ce propos, la prime que j'avais demandépour vous au patron, ca ne marchera
pas, désolé ; et pourtant, le patron serévèle finalement un type très ouvert et je dirais
même sympathique !
J'en profite pour plaider la cause de tout le service auprés de lui, et je peuxvous dire que
ca va changer bientôt pour nous : vous avez le plaisir d'apprendreque je vais prendre du
galon, et la direction du service par la même occasion,avec le salaire en rapport bien sûr.
Paul, toi qui diriges actuellement le service d'une main de velours dans un gantde fer,
j'ai la joie de t'annoncer que tu es muté au standard ; je te souhaitebeaucoup de réussite
dans cette nouvelle fonction éminemment importante pour laqualité de la
communication de notre entreprise. Je fais le voeu que tu puissesconserver ton salaire
actuel à ce poste, et je me bagarres pour ça ici trésdurement avec le patron.
Je fais également le voeu que les bureaux actuels déménagent versTrifouillis-les-Oies
comme c'est envisagé, moi ça me rapprocherait. Peut-êtrepas tout le monde ?
Un autre voeu : pour vous tous que les salaires augmentent sérieusement cetteannée ; je
ne vous cache pas que c'est pas gagné étant donné les résultats duservice, mais vous
viendrez me voir un par un dans mon nouveau bureau, jeverrais ce que je peux faire.
Liliane, ma chère secretaire, je te souhaite de rencontrer enfin l'homme de tavie, à
cinquante ans c'est toujours possible, tu sais. Demande des conseils àLouise notre petite
nouvelle qui a l'air d'en savoir long sur les hommes ; enpassant je fais le voeu que tu
t'entendes mieux avec elle.
Jean-Paul, je te souhaite une meilleure santé ; à propos, je te réserve unbureau à l'écart,
au sous-sol, tu y seras bien tu verras ; il n'y a pas defenêtre, pour que tu ne sois pas
incommodé par la lumière du jour, je sais qu'àcause de ton sida, tu as les yeux sensibles.
En plus tu seras tranquille, il n'ya personne d'autre.
Quand à toi, Léon, notre doyen qui part en retraite anticipée, je te souhaiteune année !
Bonne année à tous !
Pas l'habitude d'envoyer mes vœux de bonne année moi Mais bon, puisqu'on insiste,
j'vais l'faire, et ça va chier !
Je la souhaite donc:
Longue et heureuse pour les eunuques
Bien noire pour les marées
Interminable pour les condamnées à mort (faut être charitable)
Courte pour les nains
Sans vent pour les pétomanes
Engluée pour les cormorans
Arrosée pour les éjaculateurs précoces
Enflammée dans les banlieues
Maigre pour les gras du bide
Sans fantasmes pour les onanistes
Pleine de bogs pour les internautes
Sans pinces pour les amateurs de crabes
Avec acnée pour les jeunes cons
A cornes pour les maris jaloux
Sans clef pour l'amant dans le placard
Echevelée pour les chauves
Débridée pour les chinois
Sombre pour les aveugles
Irradiante pour les centrales nucléaires
Tragique pour les clowns
Foisonnante pour les touffues de tout poils
Désertique pour le cinéma français
Doppée pour ceux de la pédale
Ruineuse pour les pingres
A chier pour les constipés
Pleine de moustiques pour les campeurs
Barbante pour les glabres
Grisante pour les alcooliques repentis
Compacte pour ceux du métro
A prion pour les vaches folles
Gonflante pour les poitrinaires
Glissante pour les cols du fémur
Sans femmes pour les queutards
Pluvieuse pour les chats
Mélancolique pour les boute-en-train
Glaciale pour les sans abris
De crise pour les petits porteurs
Empoisonnante pour les petits rats de l'Opéra
Avec les boules pour ceux du Loto
Embouteillée pour les pollueurs motorisés
Pleine de monde pour les agoraphobes
A forte teneur en sodium pour ceux au régime sans sel
Pleine d'ozone pour ceux qu'en tiennent une couche
Et pour finir, parce que j'en ai ma claque, tous mes souhaits aux enrhumés et
meilleurs vieux à ceux de l'hospice !
PPP et avec ça ! J'vous l'fait en tranches fines ?
Anaphonie
Aujourd'hui sur le (quai) de la gare
Alors que (len)tement je suis sur le départ
Je t'envoie pour l'année des voeux é(mer)veillés :
Des splen(deur)s dévê(tu)es t'accordent leurs bien(fait)s
Hypermadrigalique en chaud-froid
Comment au départir bons voeux pourrais-je dire
A toi mon seul souci qui tendrement me pâme
A toi mon bel objet pour qui seul je soupire
En ce déduit divin qui me glace et m'enflamme.
Car tu me fais subir tant de tendres tourments
Que Jean-Aymar, à bout, défi celle qui lui ment
Et lui dit foin de mie, de madrigal courtois
J'en ai plein l'dos Lulu, maintenant tire-toi.
Contrapétique
Puisque que tu aimes dessiner je te souhaite des nus et des pinceaux à poilsdurs
Santon galant
Madame je vous donne un oiseau pour estreine
Du vin, des coussins et des fleurs
Je ne me mets pas en peine
Mais vous tremblez et ce Dieu vous fait peur
Etendus sur l'herbe tendre
Un oiseau peut se faire entendre
D'un air placide et triomphant
Entre un monde qui meurt et l'autre renaissant
Ode épique retrouvée sur un fragment de disquette datée des environs del'an 2000,
periode trés troublée marquée par la peur du monstre BUG ,crainte savamment
entretenue pour maintenir sous le joug les vassaux dutyran Bertrand de Guesclin.
Certaines coutumes de l'époque ,dont l'origine difficile à élucider seperd dans la nuit des
temps , consistait à envoyer , aprés force agapeset libations ,sur des cartons enluminés
d'icones dont la significationnous echappe , les propos les plus délirants qui soient
(compte tenu dela réalité sociale trés primitive de l'époque qui se résumait en
2maximes : pousse toi de là que j'mimette et t'ar tagueule à la récré)
Certains historiens trés controversés pensent,et notamment dans lefragment sous cité,
qu'il s'agissait d'un rite conjuratoire destiner àcalmer les coléres destyrans et
tyranneaux de provinces , ogres etogresses de tout poils ,dynosaurus rex égarés en pleine
chienlitdécadente de la fin du vingtiéme siécle et qui ,il faut bien
lereconnaitre ,proliféraient à l'époque (comme la vérole sur le bas clergébreton aurait dit
mon pére ):
" Recevez ,o bienfaiteur de l'humanité sonnante et trébuchante , lesvoeux respectueux de
qui ne manque pas d'air grace à vos fenétrestoujours ouvertes sur le vaste monde des
enfoiratés du net , discipleszélés de la secte des nombrillistes entoilés
Grasse à vos lumiéres desinteressées , l'homme enfin rit de se voir sicon et pensif en ce
miroir lubrique et n'aura de cesse , aprés avoirtelechargés nuitamment vos misajours, de
célébrer votre grandeur d'ameet votre desinteressement , de conter vos exploits et hauts
faitsd'armes sur nos places financières ainsi que ceux de votre copain BCaupres des
gentes dames de sa cour
gloire à vous au plus haut du web
etla pacs soit avec nous
meilleurs voeux et bonjour à madame ( phrase non traduisible carn'exprimant aucun
sentiment clairement identifiable ; certains parlentde "convention sociale ", terme vague
recouvrant un ensemble deconduites rituelles scrupuleusement observées à cette époque
et tout àfait denuées de sens: le comportement de notre ancétre homo sapienssapiens
sapiens était encore, il faut hélas le reconnaitre , socialementtrés primitif)
Cher Jorg,
Je te souhaite une merveilleuse Saint Valentin.
Tu connais mes sentiments pour toi depuis toujours et la joie que je me fais chaque
année de t'adresser ce petit mél d'amour.
Je sais que tu as moins de temps maintenant et que tes services de sécurité liront ce
message mais saches, cher Jorg, que je suis auprès de toi dans la joie comme dans la
peine.
Ici, tout va bien, nous organisons les sections pour la protection de ton ambassade.
Nous avons recuté un spécialiste de la PAO pour toute l'activité d'édition.
Comment fais - tu, amour, pour piloter 5 ministres à la fois de l'extérieur ?
T'es tu inspiré de nos longues et vespérales conversations de la terrase du Nid d'aigle
pour organiser tes phalanges et la garde rapprochée.
L'algorythme de cryptage des portables que nous a envoyé le Groupe Argentine devrait
être en service.
Sais tu qu'ils l'ont "appris" d'un agent chinois intrépide et vénal ?
Je t'entends rire comme si j'étais là.
Ah, Jorg, quelle joie, quelle allégresse de te savoir aux affaires.
Mon amour de toi se renforce à chaque heure.
Je te laisse, Jorg chéri.
Je baise tes douces lèvres de vainqueur.
Ta dévouée
Helga Braun
PS : Notre dernière séance de spiritisme dans notre villa de Punte del Este nous ramené
maman, ton père et le docteur Jung.
Quelle merveilleuse rencontre ce fut.
Eva était resplendissante.
Ton père et Carl Gustav faisaient assaut d'une telle intelligence que les murs du Salon
de Mithra - que tu connais si bien - dans lequel nous tenions la séance luisaient d'une
sorte de phosphorescence magique.
Notre Christ aryen nous à même adressé un geste amical.
Je pensais si fort à toi que j'ai cru défaillir.
Quand retournerons nous danser à Ascona ?
H
Le p'tit godet
Fatiguée, fatiguée, tu l'es
D'avoir avalé ce p'tit godet
Qui t'a, tout en douceur
Enveloppée d'un haut-le-cœur
Et tes rêves en couleur
Ne t'empêchent sur l'heure
De t'échapper, de filer
M'obligeant à regretter
Ce foutu p'tit godet
Qui, gredin, m'a volé
Cet instant de p'tit bonheur.
A ma mie ; 5 = 1.
Bonne fête à tes cheveux valant un turban de pierres fines ;
Bonne fête à tes lèvres valant un gueuleton de silence ;
Bonne fête à tes seins valant un festin de lutin mutin ;
Bonne fête à tes reins valant un passage de dessous ;
Bonne fête à tes fesses valant un faciès de déesse ;
Bonne fête à tes fleurs valant un bonheur de toute heure ;
Bonne fête à tes jambes valant un maintien de Miss Terre ;
Pour finir à tes pieds tel un voyeur ;
Au fait demain, c'est la Saint-Claude.
Chère @mélie Ehcredof, ma dodof adorée.
Comme un vol de gerfauts hors du grabat fatal, fauchés raides, nousfêterons la Saint
Valentin sous la toile faute de crèche. Créchonsderechef dans ma deudoche car je suis
fort en dèche. A défaut, chèredof, de frites chaudes, vivons d'amour et d'eau fraîche de
Rochefort auxfrais des chefs !
De faire chaud ce ne peut, aussi ouvrons l' :-}arriveder ciao. Fred
Erdefoch de FODERCH.
Madame,
Votre annonce parue dans le dernier "Chasseur", concernant le poste(évolutif) de
compagnon tendre, sportif et attentionné m'a immédiatementintéressé. En effet, vous
vous décrivez comme de société enrichissante,de bon renom, au premier rang des
activités de plein air (golf,équitation, yachting) pour lesquelles vous excellez malgré
votrepérennité remarquable, ayant réalisé au cours des quinze dernièresannées
plusieurs divorces avantageux, à présent en quête d'unpartenariat durable et
satisfaisant pour toutes les parties. Étantmoi-même pressé d'en conclure un, avec une
nette préférence pour lesfemmes d'actions telles que vous, je me permets de déposer
macandidature.
Formé sur le tas, j'ai connu dans ma longue carrière de multiplescompagnies au sein
desquelles j'ai tenu les positions les plus variées,dont vous voudrez bien trouver le détail
dans mon cubiculum vitré (sixjoints). Toujours dynamique et insatiable malgré cela, je
souhaite àprésent m'introduire durablement dans un parti stable, sécurisant etplein de
ressources, que je saurai exploiter avec attention et aumeilleur de mes capacités, jusqu'à
ce que la mort ou votre faillite noussépare.
Je vous propose de vous contacter dès ce lundi afin que nous puissionsconvenir d'un
rendez-vous, au cours duquel je pourrai vous exposer mamotivation de beaucoup plus
près.
Dans cette perspective, recevez, Madame, l'assurance de ma sincérité.
À ma regrettée Valentine.
En ce jour béni des amoureux, je tiens à rendre hommage à celle qui fut la compagne de
mes jours et dont je ne serai jamais assez reconnaissant au Tout-Puissant de m'en avoir
délivré si vite. Encore que j'ai trouvé le temps long.
Mon amour, quand je t'ai connu, je ne t'ai pas reconnu tout de suite. Il m'a fallu un
certain temps pour m'habituer à ce visage ingrat qui ne manquait pourtant pas d'un
certain cachet les soirs d'Halloween, quand pour une fois tu ne faisais plus peur aux
enfants.
Comment oublier ce corps qui a fait fuir plus d'un violeur ?
Cette odeur entêtante, que tu laissais sur ma peau le matin ,et qui m'attirait les regards
des éboueurs consciencieux du quartier.
Cette gouaille de charretier, qui nous a fait renvoyer de nombre de cercles poétiques
parisiens.
Ta douceur légendaire, tes tendres caresses, qui me laissaient couvert de bleus
chatoyants, pour lesquels je n'ai jamais porté plainte et ce contre l'avis de mes collègues,
ces médisants.
Ton intelligence acérée, qui te permettait de finir en 3 jours un puzzle de 12 pièces au
rouleau à pâtisserie.
Ta générosité, quand la larme à l'œil et en imitant ma voix, tu faisais des promesses de
don d'un million de francs pour le téléthon, mais que tu n'honorais jamais. Quand on te
rappelait pour confirmation, tu affirmais d'une voix larmoyante que je venais de décéder
subitement.
Ton humour aussi Ah, ton rire inoubliable ! Quand ton ami René, le pétomane amateur,
débarquait à l'improviste pour nous donner un aperçu de ses talents, et que tu t'obstinais
à refuser d'ouvrir les fenêtres alors que j'asphyxiais poliment devant tant de gaieté
sonore et odorante.
Tes talents culinaires confirmés qui m'ont fait découvrir les saveurs inconnues et
surprenantes de mets sans conteste exotiques dont tu prononçais le nom la bouche pleine
en faisant mine de lâcher Yago, notre pitbull enragé, si je ne finissais pas mon assiette,
chose que je m'empressais de faire sous les aboiements furieux et incessants du fauve,
qui résonnaient dans la cuisine.
Ton instinct maternel développé qui te faisait oublier notre enfant dans les grands
magasins à la période des soldes tandis que tu t'étripais avec les clientes pour ramener
ses fameux strings affriolants en dentelle rouge dont tu m'assurais le soir même à
grands coups de fouet qu'ils m'excitaient tant.
Ta grande culture également, dont par modestie tu ne faisais pas commerce au fil de
discussions oiseuses, durant les dîners mondains. Comment pouvait-on se douter, que tu
connaissais les programmes télé sur le bout des doigts, et que tu possédais la collection
complète des Télé Z depuis la mort de Joe Dassin ? Tu avais raison, les grands esprits
sont muets, et, sourde aux digressions philosophiques qui enflammaient les convives, tu
continuais à laper bruyamment ton assiette de consommé aux langoustines, sous le
monocle interloqué du Marquis de la Touffe, ce pédant !
Enfin, ta sexualité débridée, que tu m'obligeais à assouvir dans divers clubs échangistes
de la capitale et qui m'a fait terminer, contre mon gré, certaines nuits dans les bras
d'hétérosexuels désenchantés qui t'avaient fuis un moment pour abuser de moi dans la
mêlée des corps, tandis que tes partenaires épuisés gisaient dans les râles, alors que toi
Ô Muse des Sens tu terminais à la main le doberman aux pattes entravées du Vicomte
Enrique de Las Bolas, ce voyeur zoophile !
Ainsi, en cet instant funeste, une histoire d'amour se termine brutalement, et j'essayerai,
avec bien du mal, de n'en garder que les bons souvenirs.
" Pet à son âme ! " a lâché dans un chuintement prolongé ton ami René, le jour des
obsèques. René le seul être que tu pouvais sentir en ce bas-monde. Pardonne-moi chérie,
mais je dois avouer que j'ai dû quitter précipitamment la cérémonie pour aller ricaner
tout mon soûl, avec des couinements de belette, dans une tombe fraîchement creusée.
Il est con ce René !
Ton Valentin.
Déclaration d'amour à ma voisine du cinquième avec champ lexical floralimposé.
Madame,
Voilà maintenant quelques mois déjà que nous hantons les mêmes lieux.
Quelques mois déjà que nos pas unanimes arpentent les mêmes couloirs,foulent jours
après jours les sépales des mêmes marches. Hélas, si nospieds semblent avoir su
rapidement trouver un terrain d'entente ets'accorder à suivre un même et droit chemin,
aidés en cela par laconfiguration des murs formant le calice de la cage d'escalier
del'immeuble, nos êtres en revanche, n'ont su jusqu'alors que se croiser,sans se
rencontrer.
Pourtant Madame, comment masquer plus longtemps encore le tourment que voussûtes
faire éclore en moi, comment taire ce cri qui me ronge la gorge, telun suc d'églantier.
Comment exprimer le sentiment troublant qui m'envahit,lorsque je vous aperçois, lys
gracieux, descendre l'escalier de votre pasclaudiquant et mal assuré, presque timide.
Vous, rayonnante en vrai bouquet de mille roses, de couperose, d'arthroseet de cirrhose.
Vous, muse citadine de mon coeur, me précédant d'une étamine à peine, etrépandant
dans l'air vos plus charmantes effluves, où se mêlent allègrementle jasmin et le
maquereau sauce moutarde, la jacinthe et le fond d'un carréde vigne dionysiaque.
Vous, toujours prête à porter crise en thème, à pousser l'hallali là oùd'autres ne voient
qu'une bicyclette garée dans une cage d'escalier. Madame, je dois bien vous l'avouer, une
sourde passion a pris racines enmoi, qui ne saurait rester plus longtemps secrète.
Allons effeuiller la marguerite, quittons le ras des pâquerettes, rêvonsensemble d'un
trois pièces meublé au sixième.
O vous, ma pensée unique, le mot me brûle les lèvres mais je dois pourtantle prononcer,
je vous aime.
Puisse cet aveu ne point causer en vous trop de tourments, je sais bien quebeaucoup de
choses, peut-être plus qu'un simple plafond, nous séparent,mais je crois en la possibilité
de notre union, Madame, faisons fi à quimieux mieux et mêlons nos pollens !
Le jeune con du quatrième.
PS : Je reçois quelques amis chez moi samedi, il y aura peut-être un peu debruit.
FAITE D'M AIR
Vous assumèrent les mérinos selon Homère quand ces mercenaires gommèrent Sumer.
Vous écrémèrent tel Lemerre ; vous proclamèrent et ils nommèrent Mérimée à
Jaisalmer.
Vous calmèrent Guynemer ce pentamère et Messmer du steamer de Mers El Kébir.
Vous écumèrent et ranimèrent en outremer les mérous au mercure qui merdoyaient.
Vous n'estimèrent pas en brumaire ces Khmers qui s'armèrent infirmèrent et
assommèrent
Vous cramèrent le château de ma mère que ni Rohmer ni Kramer qui se camèrent,
filmèrent.
Vous vous pâmèrent sur le même air et slalomèrent avec ce merveilleux Balmer
Vous vous costumèrent en Farmer mercerisée et grimèrent en Mortimer ou en mercanti.
Vous aimèrent amères Omer et le humèrent puis l'embaumèrent dans la terre mère
Vous n'affamèrent jamais, mammaires puis merguez, leerdamer et merluches.
Vous brimèrent en primaire car la grammaire et le mérite primèrent puis diplômèrent.
Vous blâmèrent telle la commère de Mamers quand ils fumèrent et Merckx mimèrent.
Vous consommèrent quand d'autres trimèrent à Ifremer, ou ramèrent jusqu'à Gerardmer
Vous semèrent, elles germèrent, et ils se déformèrent au mercurey d'Henri Maire.
Vous fermèrent le sommaire et allumèrent ce qui bramèrent contre Golda Meir.
Oui c'est le même texte que les autres années, quoi t'es guérie de ton Alzeimer ?
A la plus belle maman du monde,
Ma si belle maman, tu m'a appris la beauté d'une femme pour toujours. C'est ce qu' une
petite fille peut espérer de mieux. Cette beauté, tu l'as déployée devant moi chaque jour,
peignant tes longs cheveux roux, me disant, ils sont beaux, hein? Cette beauté, tu me l'as
fait reconnaître dans les yeux des hommes que nous croisions le jeudi après-midi. Tu me
faisais sécher le piano pour de longues promenades à pied sur les boulevards. J'étais si
fière d'être avec une si belle maman . Plus rien ne semblait exister dans la rue pour les
hommes et même pour les garçons de mon âge qui te regardaient, extasiés.
Quelle complicité avec toi! Tu m'apprenais la vie, me disais-tu. Et tu me faisais respirer
ta peau et toucher tes jambes, elles sont belles, hein?
Ta beauté, qui faisait ma fierté devant mes camarades d'école, puis mes copains, puis
quelques amis. Un vrai fortifiant ! oui, j'ai grandi dans ta beauté que je n'ai jamais vu
faner, à peine devenir grave. Tu m'as acceptée dans ton sillage et ton parfum, et c'est
grâce à toi que j'ai croisé des centaines de regards d'hommes désirants. Je te dois toute
cette vie où je connais le prix d'être une femme belle.
Mon souhait le plus cher, maman adorée : qu'il nous reste encore de nombreuses années
ensemble, de matins, de soirs, d'après-midis où je pourrai te coiffer, te laver, t'habiller, te
sortir, t'arrêter au soleil, dans le parc, là où passent ces hommes qui encore aujourd'hui
te regardent, toi la plus belle,
Ta fille qui t'aime
A nos chers abonné(e)s,
Parce que vous n'avez qu'une Mère, parce qu'une nouvelle ère vient decommencer, parce
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surdité,déficience intellectuelle.
Au nom de toutes les mères de France, nous vous prions, Madame,Monsieur, de recevoir
l'expression denos sentiments les meilleurs.
Samir Hâteur
( Président de Jaimtareum.com )
PS : jaimtareum vient de s'agrandir ! Allez donc faire un tour
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Chère Maman,
Comme, cette année encore, tu refuses d'aller à l'hospice pour déprimer etme laisser
l'héritage rapidement, je suis bien obligé de te faire un cadeau.L'année dernière, je
m'étais procuré de l'arsenic mais tu as renversé tonverre parce que je l'avais servi dans
une coupe et non dans un gobelet. Jen'ose pas retourner à la pharmacie.
Je t'ai donc acheté un paquet de boules puantes. J'ai scié la rambarde de tafenêtre
préférée, celle par laquelle tu surveilles les voisins. Ca devraitmarcher cette fois. Je n'ai
pas eu l'idée tout seul, Véronique m'a aidé.Contrairement à ce que tu penses, cette fille
est très convenable. Elle al'esprit d'organisation qui me manque. Je vais très bien. Mon
psy dit quemon complexe d'Oedipe s'améliore, je suis persuadé que la semaine
prochainetout sera réglé.
Pour la dernière fois, bonne fête Maman.
Ton petit garçon chéri.
Chère cloaque,
Voici cet étron tout rond,
cette partie de moi-même tout de même
Goûtez la et vous verrez sans gêne
qu'yapa que dans l'autisme qu'ya du bon.
Mon meilleur souvenir de vacances, c'est d'avoir enfin pu quitter mon mas hideux peu
abrité d'un soleil cruel etomniprésent par des pins chétifs, des tilleuls mités, des
marronniers exsangues et 100 espèces souffreteuses d'arbustescacochymes éructant à
loisir des pollens dont les effluves combattent à peine la pestilence des lavandes, des
figuesviolettes, des mûres noires, des coings dorés et bientôt des kakis orange ligués pour
nous étouffer, ma famille et moi,haletant dans la poussière au milieu des chiens galeux
qui se jettent sous les voitures, des chats hystériques quibectent des échassiers sous le lit
conjugal, torride en la saison, des poissons dit rouges dont les voiles lacérés
pard'incessantes rixes virent au gris rose vert parme selon la tension dans le fil qui
alimente l'ampoule 25w éclairant lesabords.
J'ai pu, dans une charrette ridicule et pas climatisée, fuir cet enfer en pleine pénurie de
Pastis pour me jeter, genredébut août ,sur des nationales désertes sur lesquelles
surnageaient quelques rares camions respectant les limitations(pour du gazole moins
cher, siphonnez les camions), conscient du Don paisible que me fit Bison Flûté ce jour la,
jepointais la calandre barrée de la hure chafouine de la 4e tire familiale (des fois que les
autres tombent en panne sousl'effet conjugué de l'agent Scully qui ne croit à rien de ces
évidences possibles) en direction du tonique blair de laPetite Bretagne au bord de la côte
de laquelle, j'avions loué à prix d'or un clapier blanc comme ses voisins quelquesjours
avant que l'amère Rika se vautre à un endroit en face ou y pas de l'eau jusqu'au fond,
c'est sûr.Le voyage fut un surf d'une douzaine d'heures passées à voir gicler des cartes
Pokémon affûtées que mon épousetouflantedû retirer à plusieurs reprises du lecteur de
K7 passant en boucle alternante : la tour prend garde, cerf cerf cache toioù le chasseur te
tuera, frère Jack, Allah claire fontaine (c'est qui Allah, Papa ?).
Nous sommes passés devant plusieurs fabriques de nuages reconnaissables aux nuages
qu'elles produisent en permanence età leur forme caractéristique en forme de Yo-Yo
qu'on met dans les oreilles mais en plus petit et plus grillagé autour,que nous
comparâmes aux châteaux dont la société d'autoroute nous montre les formes sur des
panneaux maronnasses.
Mais au terme d'un voyage somme toute relaxant, nous n'eûmes plus qu'à décharger le
bestiau en commençant par le triplenoeud scellé à l'Araldite de la sangle qui empêcha la
journée durant les quarante/douze vélos de se répandre sous lescarters d'huile des
épisodiques Ford Escort tractant de lourdes caravanes (comment sont les gens quand
même) cinglant àmoins d'un mètre de Ma boule de Ma remorque avec le side car dessus
des fois qu'on tombe en panne avec le Diesel.
Arrivés, ce fut l'éclate en comparaison de ce que vis à l'accoutumée, nous causâmes avec
des gens dont le modèleethno-habitationnel ne structure pas du tout complètement
l'inconscient culturel que t'as pas l'impression que quandt'as parlé à un du beau temps, il
te reste le reste à convaincre qu'il fait beau, vu que tout le monde est d'accord
partropisme comme les bancs de maquereaux qui, quand l'un vire à gauche, t'as 200
tonnes des poiscaille qui suivent,laissant rêveuse Muriel Hermine si elle rêvait.
Les bretons sont paranoïaques avec la météo, faut pas parler de ça et pourtant elle est
bien là quand même, quand on yest on le voit bien. Faut pas me prendre pour un dingue
à la fin.
Quel pied d'acier la Bretagne, pays où il fait un temps à chier plusieurs fois par jour
mais si plein de ressourcesnaturelles comme les charters de joyeux touristes très à l'aise
à 250 sur le pont inférieur de navettes ridicules, carpour bien préparer une éclaircie, rien
de tel qu'une trombe de plusieurs jours qui permet de faire sécher le lingedehors et
d'ainsi bien vérifier sa séchaison progressive alors que de là où je viens les femmes ont
pas fini d'étendreles draps (faut dire que ça jacasse sévère aux draps, les hommes en
prennent pour leur grade, tiens, comme ça moi je luiai dit, non, c'est pas possible, si si je
te dis, il l'a pas volé) qu'il sont déja secs avec ses horribles odeurstenaces de lavande que
j'ai planté au vent du fil à linge comme un con pensant pas que ça allait faire puer
tout.Vivement l'année prochaine qu'on y retourne en Bretagne, car les huîtres y sont
excellentes, pas trop laiteuses du toutcar la saison a été tiède et elle ont pu délaiter pas
trop mais un peu quand même. On a même pu voir des pompiers sortirdes morts de l'eau
sur notre plage de varech car les vieux qui veulent absolument gagner 6 sous en
prétextant que c'esthors de prix les mareyeurs vont se suicider en masse et en tongs pour
une étrille sur des rochers qui pourtantpermettent bien la prise grâce à leurs arêtes
effilées.
Les enfants ont bien aimé le coup du sac noir des pompiers comme dans l'agent Mulder
quand il y a un mec qui se déguiseen steak haché sous l'effet d'un virus extraterrestre
sauf que là les étrilles sont des minus suprameresques eu égard augrappes humaines qui
se créent dès qu'un blafard immatriculé neuf/quatre identifie une moule fermée au
milieu d'undésert de coquilles tranchantes.
J'ai mangé une moule fermée et il s'est passé comme une inversion thymique en Moi qui
m'a fait prendre conscience de monConscient, de mon Préconscient puis de mon
Inconscient que j'ai enfin pu exprimer sous forme des nausées-écrans et derêves blancs
et javelisés de pays de cocagne dans lesquelles les volants des véhicules futuristes sont
en faïence etles essuie glace dans un curieux réservoir équipé d'une tirette à tirer qu'"ils"
ont mis à la place du compteur.
L'année prochaine je veux y retourner plus longtemps pour y faire de la plongée, car
comme les plaisanteries, lesvacances les plus Koursk sont les meilleures. Quoique le
dernier snobisme consiste à faire Paris Gonesse en Concorde, onreprendra la même
voiture, si elle est pas tombée en panne entre temps mais on s'en fout, on a le side car.
"ah, mon cher, me dit Arthur en sortant son agenda, voilàune excellente idée"
Arthur est un gars sensass. Je le connais depuis H4.
Pour les lecteurs de cette chronique qui par extraordinairen'auraient pas été mis au
courant il est important de se souvenir qu'à cette époque bouillonnante nous rédigeâmes
un traité de destabilisation politique généraliséequi pour de sombres raisons se vit
interdire les délices de la mise sous presse mais en dépit de quoi il ne fut pas dit non plus
par quelque tacite entente que nous ne l'appliquerions pas sitot nos supplices
ergastuléens abolis.
Arthur surtout est un révolté survoltant. Des clients de la Coupole tremblent encore au
souvenir du discours qu'il fit un soir à propos des abyssales conséquences induites par
l'action d'agraffer son chèque avec le borderau de paiement édité par madame France
Telecom (ainsi qu'ilest précisé de ne faire pas )
Mais je m'éloigne, je m'éloigne.
L'idée du commando de l'été était de moi, mais je dois admettre que cet été c'est lui qui a
pris tous les risques.
Connaissez vous le magasin Mammouth de Crécy en Boise?Un bien bel établissement.
Achalandé en diable.Comme nous ne faisons pas les choses à la légère nous avonstout de
même avalé 479 kms serrés dans la chmart pournous rendre sur le terrain des
opérations. Par chance j'avais dégoté avant de partir un bon vieux disque de chants
Bantou qui, passé en boucle, nous permit d'atteindre la transepolitique favorable.
Connaissez vous les petits pois en boite Kasse Rhin ? Une boite ronde en fer avec un
lapin blanc aveuglequi fait la gueule, vous ne pouvez pas le manquer.Dans le mammouth
de Crécy en Boise on trouve une centaine de lapins qui font la gueule alignés à hauteur
d'hommes. Je ne sais pas comment Arthur pouvait savoirque dans cet honnête
établissement on pouvait voir unetelle concentration de lapins vindicatifs, sans doute
avaitil des informateurs secrets.
En tout cas à voir sa façon brusque de sortir le mini fusil pliant du mini coffre de la
Chmart, je vis tout de suiteque sa détermination était à la hauteur de son accoutrement
tout kaki. Il me dit les mains sur les hanches, relevant par pure arrogance ses grosses
moustaches Nietzschéennes:" A l'action cher ami, tuons la peau de lapin avant qu'elle ne
soit vendue". Et de nous diriger lestement vers le Mammouth. Je ne vous dis que ça.
Comme prévu les lapins étaient au rendez vous, bien alignés,avec leur air précédemment
décrits. Conformément à notre plan nous nous postâmes non loin, aux aguets
derrièreune montagne de vieilles brioches en promotion. Au début, pas de mouvement.Il
faut dire qu'il n'était que 10h30. Arthur se lissait la moustache avec cet air pincéque je
me souviens lui avoir vu à l'oral de l'agreg. Soudain nous vîmes cette grosse femme
s'avançer en hésitant dans le rayon, le regard perdu devant l'infinie abondance
surgissant des entrailles du grand Mammouth.Au moment précis où sa petite main
délicatement rougie etpotelée tout plein saisit la boite au lapin, Arthur bondiglissa au
milieu de l'allée et , le thorax en avant, poussa un "Chère Madame" plein de rondeur
digne d'un Jean Marais atterrissant sur le plumard rose de la princesse Nunuche.
Elle tressaillit cette dame, au point de faire choir quelquesboites, ce qui eut pour résultat
de faire passer en modehurlement automatique un mouflet jusqu'alors inaperçuau fond
du caddie.
Et Arthur de renchérir:
" Chère, chère, madame n'entendez vous donc pas toute la porté de ce hurlement
prophylactique. Songez madame, que ce petit être en développement que la providence et
je l'espère, l'amour, vous a apporté et que vous amenez ainsi que je le constate avec
émotion, faire l'expérience de toutes les sensations possibles de ce monde du fond de son
charriot loué au magnanime Mammouth songez madame, quece petit parcourt pour le
bénéfice de l'humanité future et cela au moment même où j'ai l'honneur de vous parler,
toutesles étapes depuis le néant et notre passé caverneux jusques à cette intellection
supérieure qui permet à notre monde contemporain de connaitre les plus immenses
expressions du génie. Non seulement du Génie, cet air si rare qu'un coup devent le
balaye sans merci, mais plus encore, Madame, le sentiment d'appartenance à la famille
de l'Homme,humble sentiment, qui je le sens dans votre regard extatique, ne vous fait
certainement pas défaut et qui nous tire tousautant que nous soyons vers les cimes du
bien, soulève nos poitrines de sollicitude pour notre prochain et nous porteaux plus
insignes actions. Par exemple, cette simple boitede pois qu'on dit petits et que vous que
saisissâtes à l'instant en vue de nourir votre chair et la chair de votre chair, cette simple
et modeste boite, dis je, toute historiéequ'elle soit d'un aimable lapin blanc, elle n'est pas
gratuite n'est ce pas ?
La femme et l'enfant, à demi hypnotisés par l'appartition, restait interdits comme ces
chats qui ne savent plus de quel coté déguerpir. La femme fit non de la tête.
Bien sûr que non, vous avez raison. Rien en ce monde n'est gratuit. Doit on s'en plaindre
Madame, le doit on ? Jeme le demande. Car si cette boite vous coûte c'est parceque le
monde, madame, le monde entier, des confins polynésiens au Mammouth de Crécy en
Boise, est en état d'interaction perpétuelle et cet argent que vous allez donner à ces
hommes invisibles qui à la sueur de leur front firent entrer un à un les pois qu'on dit
petit danscette boite destinée à nourir la chair de votre chair, n'est que le signe de votre
assentiment au monde tel qu'il est,par delà votre, notre, impérieuse tendance à la
perennité.Voyez madame, cet enfant, l'avenir de ce monde, qui vous observe dans l'acte
de choisir cette boite, qui sera t il demain si vous faites sourdre en lui l'idée que ce geste
va de soi et que le monde par extention n'est qu'une surface plane que des êtres nus et
seuls parcourent sans fin, sans jamais se connaitre ?
La femme balbutia qu'elle n'en savait rien.
Or cette boite, poursuivit il , cette humble boite que votreinnocence vous intima à
l'instant de choisir, cette boitedis je pourrait en un instant faire perdre l'équilibre
précairede tout l'édifice social patiemment construit au fil dessiècles pour que vous ayez
ce pouvoir d'aller choisir le bien et le juste parmi les rayons du mammouth de Crécy en
Boise. En réalité, ce lapin blanc que vous trouvez aimable, et que votre enfant est tenté
de prendre virtuellement dansses jolis petit bras, ce lapin a peut être un fusil. Et oui
madame, Chantal Goya, cette militante politique trop souvent ignorée, avait vu juste.
Que savez vous vraiment de ces petits pois ? Rien ne vous dit que ce lapin enjôleur ne
cache pas derrière ses lunettes noires des centaines d'hommes sans morale qui se
moquent comme de leur dernière chaussette du sort de l'enfant que vous élevez à des
hauteurs qui vous honorent. Tremblez Madame.
Il se tut soudain en dodelinant du chef, les yeux écarquillé. Il me faisait un peu penser à
Mussolini.
"Symboliquement, et afin que cet exemple porte pour le restant de votre vie, je vais tirer
de ce pantalon magique queje porte le fusil que voici..."
Il eut juste le temps d'aggriper la femme en fuite.
"Et tirer quelques balles, chère madame, sur ces funestes boites, signe d'incurie... Et une,
pan ! et deux, pan! et trois, pan !."
Arthur,c'est vraiment quelqu'un de bien. Un prédicateur comme on en fait plus. Mais
bon pour le coup, on a faillit se faire serrer malgré la panique générale que les coups de
feu provoquèrent ( les gens ne comprennent décidément rien à la politique ). IL a fallu
qu'on abandonne nos costumes d'urgence dans un couloir d'issue de secours.Ca m'a fait
beaucoup de peine. Si vous saviez combiença coute un costume de lapin rose....
Ah, les fameuses vacances que j'ai passées !
Inoubliables !
Toutes ces femmes qui s'évanouissaient sur les plages, en me voyant déambuler au bord
de l'eau, avec ma démarche de star, et cette silhouette floue qui ressemble tant aux
photos volées des paparazzi, dans certains magazines populaires [ pour " prolo satisfait !
", s'était écrié, un matin, il y a moult années, un type au faciès de situationniste, qui
envoya le Paris-Match qu'il feuilletait en ricanant, à travers la gueule du patron de la
boîte d'intérim, qui lui proposait un déménagement chez des bourges de Neuilly, pour 5
francs de l'heure.]
C'est vrai, de loin les gens me prennent pour un type connu, et j'ai toute une liste de
noms de célébrités avec lesquelles, paraît-il, j'ai des points communs. Ça va de Sim à
Robert Mitchum, car ma palette est large, et je peux ainsi jouer sur tous les registres du
clavier luisant et bien lustré des fantasmes féminins.
" J'ai tant fait l'amour qu'à la fin elle se brise ", dit le proverbe.
Les dunes résonnent encore de certains hennissements orgasmiques, qui sont la musique
de l'amour, et ce, dans toutes les langues, car la jouissance n'a qu'un langage, le cri.
C'est donc titubant sur le sable brûlant, que je regagnais ma serviette pour y goûter un
repos bien mérité, et m'assoupissais, bercé par le frissonnement des vagues et les soupirs
d'aise de ces dames comblées alentours, bruissants sur la plage, telle une colonie
d'oiseaux aux ailes froufroutantes de désir.
Stéphane Mallarmé, ce peine à jouir, avait donc tort, dans son poème à la noix, car
maintenant, je peux l'affirmer : " La chair est joyeuse et j'ai jamais rien lu ! "
Le soir sur le port, les gens venaient me demander des autographes que je signais, d'un
air blasé, du nom de la célébrité pour laquelle on me prenait.
J'ai même, une fois, signé Sharon Stone.
Les boîtes de nuit m'ouvraient leurs portes, et l'on m'offrait le champagne dès mon
arrivée.
Le patron mielleux, venait illico me proposer une démonstration complète de son savoir-
faire dans l'art des courbettes.
Le D.J décérébré arrêtait de scratcher sa musique de basketteur attardé, pour envoyer
en grandes pompes, n'importe quelle ouverture d'un " best off " de Wagner.
Les loufiats venaient me chouchouter de leurs bassesses diverses et variées, auxquelles
je répondais, plein de dédain, mais à tour de bras et à coups de pourliches, comme on
fouette un pur-sang à l'approche du poteau.
Les femmes tendaient leur bras vers moi, m'offraient leurs corps bronzés en hurlant, se
mettaient en ligne et exhibaient leurs poitrines, dont je faisais frémir les tétons à coups
de langue en passant parmi elles, tandis que leurs mecs regagnaient leurs tables en
rasant les murs avec le regard appeuré d'un chien battu voyant rugir un lion devant sa
niche.
Ensuite, je dansais seul sur la piste, jusqu'à l'aube, telle une troupe de chippendales sans
me soucier des femmes qui tombaient une à une dans le coma, et de leurs mecs qui se
suicidaient en se jetant des remparts.
Dans le camping, chaque nuit, j'étais réveillé, par ce genre de rêve sulfureux, pendant
que sous les autres tentes, de longs soupirs languissants se faisaient entendre comme un
chant de grillons sous Viagra, et que les mobile-homes des plus riches d'entre-nous,
tremblaient et couinaient sur leurs roues avec un bruit de chaîne à péage sans décodeur
le premier samedi du mois.
C'est le moment que je choisissais, pour m'extirper de mon sac de couchage, sortir comme
un félon de ma canadienne (la tente, bande d'idiots !) et me fondre dans la nuit, afin de
hurler intérieurement ma solitude, en allant compulser fiévreusement dans les toilettes
à ciel ouvert du camping, un vieux LUI qui en avait vu d'autres.
Seul bien sûr, mais avec le cosmos pour témoin ! Uniquement dérangé dans mes basses
œuvres par cette maudite minuterie qui s'éteignait toutes les trente secondes, et c'est
pas facile croyez-moi quand on a que deux mains !
PPP trois semaines comme ça !