kuma

critictre

Rédiger la critique d'un livre dont vous n'avez lu que le titre en y incluant le résumé de l'histoire

36 textes · sabirs, sur 00h00.com puis sabirs.net

memoires d'un elephant rose

Quel exploit ! Quelle aventure ! Quelle épopée ! Les mots manquent au lecteurqui tente de décrire au malchanceux qui n'a pas lu ce livre, le fameux périple qui y est décrit, à savoir la traversée des Alpes par l'arméed'Hannibal le Carthaginois, et surtout ses éléphants ! Vous rendez-vous compte !Des éléphants se hissant aux plus hauts cols pour traverser ces (à l'époque)infranchissables murailles de roc, neige et glace ! Tout cela pour arriver par surprise et prendre l'ennemi romain à revers et luidissimuler jusqu'au dernier moment la nature exacte de cette expédition. Mais ami, toi qui lis cette préface, ne te laisse pas emporter comme moi parl'histoire qui y est narrée, et considere plutot avec calme la qualité de cetteécriture,goute la musique de ce texte, apprécie comme il faut cette prose enflammée. Tune manqueras pas de relever, j'en suis sur, la bonne idée du narrateur qui, pourrendre vivant son récit, fait prendre la parole à l'un des pachydernes del'expedition. Des esprits chagrins diront que ca sent le procédé un peu facile,maisbalayons-les d'un revers de trompe : c'est une bonne idée, de faire racontercette aventure par l'un de ces acteurs éléphantesques, ca évite je pense lasécheresse de ce qui serait seulement la narration linéaire d'un épisodehistorique. Donc cet éléphant nous raconte son départ de Carthage, le voyage et sespéripéties pittoresques, il nous décrit les paysages traversés. Vient le morceaude bravoure : la traversée des Alpes et la ruse finale qui consista, nousraconte cet animal digne de confiance et qui pour ce qui est de la mémoire peutenremontrer à n'importe qui dit-on, qui consista donc à peindre les éléphants enrose au moment de l'arrivée dans la plaine du Po, pour faire croire à cesimbéciles de romains qu'il s'agissait de cochons géants ! La ruse fonctionnacomme l'on sait. Ah, quelle truculence dans ce récit, quelle verdeur dans ladescription de ces vrais-faux-cochons-éléphants roses et la surprise des romainsquand ils ont tenté de tailler des jambons dans ces énormes cochons ! Comme moi, lisez ce livre au sommet des Alpes en dégustant un jambon bien roseet vous ne le regretterez pas. Mont Blanc (plus qu'un éléphant) le 4 Décembre 2000

SH

MEMOIRES D'UN ELEPHANT ROSE Eros PHANETEL ? Editions du bois de rose. Ou comment un éditeur trompe un public sans défenses. Quand on lit le titre, d'aucun pense quinquin, mais point de Mauroy de Lille ; d'autres encore imaginent découvrir la vie d'une fleur pachydermique, avatar moderne des manipulations génétiques, et bien non. Quant à y voir un rapport avec les hallucinations générées par l'abus d'alcool bu, on tombe encore sur une fausse piste, en réalité l'auteur nous entraîne dans un récit surprenant qu'il a recueilli au chevet d'un des derniers proboscidiens agonisant authentiquement homosexuel du Cachemire. Le héros nommé Rabab est né bien après terme sans avoir connu son père Barba, employé dans un cirque en tournée dans le Pendjab. Son enfance se passa entre les quatre pattes maternelles et celles de sa tante. Pour s'amuser ses deux sœurs aînées l'aspergeaient de poussières multicolores formant un maquillage et des jupes ou des pantalons comme ceux des humains. Son âme sensible allait progressivement l'écarter du troupeau une fois sa mère morte et ses sœurs prises par les mâles du pays. Seul, il regardait sans cesse les échassiers le narguant en planant si légèrement au-dessus de son corps fort et un jour un flamand brave et culotté osa entamer une discussion. Usant d'une langue fleurie, le volatile lui indiqua une région élevée apte à mettre en œuvre ses pensées. Il partit pour un long voyage, durant lequel il croisa près de Pongolo un rassemblement de ses congénères attirés par les fruits de l'umganu. En leur compagnie, ayant abusé de ces baies fermentées, il commença à faire le clown, et à tituber en poussant des cris audibles au très loin, mais les plus belliqueux à l'alcool méchant le tabassèrent et le violèrent aussi sauvagement que des légionnaires. A bout de force il arriva dans le no man's land entre l'Inde et le Pakistan, dans les montagnes du Cachemire. C'était la fin du cauchemar, il croisa rapidement un semblable qui l'accueillit avec un collier de fleurs, puis l'enduisit d'un mélange parfumé d'argile et de safran, et le présenta à la communauté des babas roses. Repéré par le peintre du groupe qui le recueillit, il lui servit de modèle et de support, ses flancs peints formaient des tableaux vivants pour des expositions itinérantes. Ce qui devait arriver, arriva, un soir notre héros Rabab céda aux avances de son hôte et y trouva tant de plaisirs qu'il en snobait les fentes femelles. Ils vécurent heureux durant dix ans, entre art et plaisirs, mais l'artiste un soir revenant ivre après avoir englouti le contenu d'un camion de fruits tombé dans un ravin, s'égara et fut déchiqueté par la grenade d'un garde-frontière indien éméché. Son chagrin asséché, il se lança dans la culture du thé, mais spolié par une multinationale, il dut se replier sur le marché du lavage de véhicules. Arrivé au sommet de la réussite il fut écrasé par les nouveaux mammouths. Ruiné, il revint dans cette haute vallée pour mourir de cette terrible maladie, faute d'avoir trouvé un soir à Los Angeles un pneu de camion pour se protéger de ce si damné duo avec Dumbo.

YL

Mémoires d'un éléphant rose, Jean-Daniel DRARX, Plonk. --Prière d'insérer... 1970. Rémi Fassols entame sa carrière de professeur de musique dans uncollège de la banlieue parisienne. Son rêve : bouleverser l'enseignementtraditionnel en y apportant le vent contestataire qui se lève sur laFrance. Mais face à lui se dresseront successivement sa hiérarchie, sescollègues et ses élèves. Trente ans après, ruiné par l'alcool, ilrevient douloureusement sur sa carrière, ses espoirs et ses échecs,tentant de comprendre comment tout a basculé. Avec le même style époustouflant qui a fait sa renommée, Jean-DanielDrarx nous entraîne dans le sillage fascinant d'un homme victime de sonidéalisme et de ses ambitions. Lui seul pouvait ainsi recréer une vie etl'imposer avec autant de force au lecteur. Un livre nécessaire etindispensable. -- Le Nouveau Perspicace : Dans la lignée d'un Bertrand Tavernier, mais pour la littérature cettefois, Jean-Daniel Drarx livre un témoignage poignant sur l'Education destrente dernières années. Le portrait de ce jeune professeur, luttantenvers et contre tout pour ses idéaux de jeunesse, nous rappelle unefois de plus que derrière l'Institution se cache l'homme, fragile etsolitaire dans ses interrogations. La longue et pénible déchéance dansla spirale de l'alcoolisme est décrite avec un luxe de détails souventproches de l'insoutenable. Malgré tout, on ne peut qu'admirer lafidélité du personnage à ses convictions premières. Une belle leçond'humanité de la part d'un auteur encore neuf mais dont les mots portenttoute la force d'une révolte lucide. -- Le Barbier : Dans ses "Mémoires d'un éléphant rose", Jean-Daniel Drarx dresse untableau sans concession de trente ans d'élucubrationssoixante-huitardes, et leurs conséquences inéluctables. Car il seraitnaïf de ne voir en ce pachyderme à la robe incongrue que le seul clichéemblématique du délire éthylique vécu par Rémi, le personnage central del'histoire. Ce qui est évidemment dénoncé en sous-main est l'arrogancedes politiques successives de gauche en matière d'enseignement, et leuréchec patent. Dès lors, il est regrettable que l'auteur n'ait pasdavantage explicité sa position, préférant s'appesantir en naturalistesur les déboires alcooliques de son personnage. Il se pose ainsi enpseudo- Zola dans l'air du temps, qui aurait lâchement omis de joindre le"J'accuse" à l'Assommoir. -- Désincarcération : Dans la mare d'une fin de siècle morne et consensuelle, les "Mémoiresd'un éléphant rose" de Jean-Daniel Drarx auraient pu faire l'effet d'unpavé délicieusement dérangeant. Mais c'est à peine s'il engendreraquelques mols remous, à l'image de son héros, le pathétique Rémi, auquelon est bien en peine de s'identifier. L'auteur veut visiblement jouer lacarte du réalisme : il passe en revue les moindres événements de la viede son anti-héros, en rajoute dans la peinture des détails anecdotiqueset dissèque minutieusement ses états d'âme successifs. Mais au final, ceparcours ne se démarque guère de celui d'un adhérent aux "AlcooliquesAnonymes", singulièrement asexué de surcroît. Toute la virilité du pionmaladif est évacuée avec l'alcool dans la trompe tristement pendante dupachyderme hallucinatoire, et c'est en vain que l'on attend quelquesremontées de sang et de sperme chaudes et salutaires. Il est regrettablede la part d'un auteur ayant déjà prouvé la puissance de son écriture des'obstiner à produire de lourds pavés qu'on ne puisse lire d'une main. -- Catalogue France Divertissements : L'itinéraire de Rémi, un jeune professeur de collège depuis les années60 jusqu'à nos jours, qui noie ses désillusions dans l'alcoolisme.Bouleversant. 145 F. (Nota : toute allusion à des publications existantes ne saurait être quefortuite, étant donné que je ne suis abonné à aucune d'entre elles :) CAe (le surréalisme, y a que ça de vrai)

CAe

"C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit" ainsi commencerait,m'a-t-on rapporté, le dernier livre de Raymond B."Les mémoires d'unéléphant rose". Je n'ose imaginer la suite, sa mère Jésabel, son enfance àla Réunion, ce cauchemar politique enfin, gris souris changé en éléphantrose! Plutôt que de m'étendre sur ce livre dont la 4° de couv. nous prometla jouissance d'une structure narrative en forme d'oeuf au carré, mâtinéed'un zeste de cyber-récit à cliquements variables, je vous recommandeplutôt la lecture d'un bonvieux de la vieille: Ford Maddox Ford "Le bonsoldat" (10/18) récit tordu, délicieux, pervers, trop méconnu. Courez yvite, dans le pré, foin d'élaphant, cueillez les roses.

MC

Mémoires d'un éléphant rose Face aux échecs répétés dans la vie personnelle ou professionnelle, la tendance habituelle est d'en rechercher la cause : pourquoi ai-je échoué? pourquoi suis-je "condamné" à l'échec? A la suite de ce constat, le narrateur, Jacques Valéry Chiscar, président de la république au chômage, décide de partir pour les Indes en stop à la recherche du yeti. Il fait la rencontre porte d'Orléans de Gaby, une psychanalyste nymphomane, transsexuel freudien en cavale après avoir organisé un gang-bang avec les malades de son H.P. Gaby va initier Chiscar à la drogue au cours d'une nuit agitée dans un hôtel Formule 1, à Brou-en-Artois. Chiscar est un être taciturne et renfermé, abandonné par un père alcoolique et une mère absente. Arrivé en Inde, il devient très vite le dealer incontesté de la région. Quant à Gaby, elle aussi a déjà une existence mouvementée : trois enfants, nés de trois pères différents. D'une relation d'assistance naît une histoire d'amour hors normes entre deux êtres que 50 ans séparent. Dans cette relation bricolée, marginale et équivoque, l'un et l'autre ont paradoxalement puisé la force de surmonter leurs échecs et leur détresse. Le mythe du dealer " romanesque " reste bien vivace. Voilà sans doute pourquoi " Mémoires d'un éléphant rose " a battu tous les records de vente Gare de l'Est. Dans cet excitant livre d'aventure, l'auteur explore le mythe du yeti comme les signes tangibles de son existence. Et sa conclusion est catégorique : le yeti existe quand on prend du L.S.D, il l'a vu et photographié. Une trentaine de photos d'éléphants roses illustrent le livre et donnent son titre à l'ouvrage. Son auteur, Caïn Kéna, alias Jacques Valéry Chiscar, y raconte son itinéraire, où se retrouvent pêle-mêle hippies provos (dont le fameux joueur de flûtiau Tibéri), vaches folles, cassettes de Méry, faux électeurs et Bernadette, sa femme, une adepte du S.M, 100% pur porc. Ce septuagénaire beau gosse aurait pu être physicien ou prof de gym. Au début des années 2000, il est devenu un des plus gros mangeurs de tête de veau du monde. PPP sous ex-Stasi

PPP

"avec cet ouvrage nous entrons à pleines gorgées dans l'inconscientpochetronesque d'un auteur moderne et sans complexe.En effet Bou Ray, qui signe là sa première grande oeuvre, nous trimbale debistrots en caniveaux, de délire en delirium et, peu à peu, le héros prendla forme d'un gigantesque éléphant rose qui occupe tout l'espace.Prodigieuse transformation d'un cuistre en cuite, d'un muffle en muffée,d'un artiste en artilleur. A lire avec modération."

GML

Memoires d'un elephant rose, prix de la litterature des oublies 2000. Ce prix fut attribue par le jury "Sabirateur", valeur inestimable. L'auteur, un jeune, de la planete terre, publie son premier roman. "Memoires d'un elephant rose" raconte l'histoire d'un terrien oublie par sescomperes,abandonne a lui-meme a se souvenir de ses ancetres, de leur vie.Le heros,un homme dans la soixantaine,regarde sa bibliotheque,pleine delivres usages,cherche les livres qui l'on marque,cherche a reconnecter avecdes heros qui l'on accompagne depuis son enfance. Malheureusement a chaque fois qu'il prend un livre entre ses mains, le titredisparait et le nom du personnage principal devient invisible. Notre heros, doit re-inventer le personnage principal et donner un titre aulivre choisit, grace a ce processus, notre heros survit a l'oubli et seforge une toile d'ancetres. Le style de l'auteur est accessible a tous ou l'imaginaire est roi.Aspect inusite du roman, il n'y a aucun accent, sans doute ceux-ci ontdisparu a l'imprimerie! Je vous recommande "Memoires d'un elephant rose" pour son texte rare,sonprix abordable,son imaginaire sans frontieres,ses gravures colorees et unereliure de grande qualite. Bonne lecture

GS

C'est nul

SB

le coeur en quenouille

Le Cœur en Quenouille, ou l’itinéraire d’un célibat’Herr Un nième road-movie, à la sauce german hic, et teinté de philosophieorientale, « Le Cœur en Quenouille » retrace la vie de Ken, jeune teutonmalade dans sa tête de ne pouvoir trouver l’objet de son amour. Unedéception sentimentale l’amènera à accomplir un voyage avec un ami, pourexorciser ses blocages. Mais, plutôt que de m’étendre sur de longs discoursstériles, laissez-moi vous citer un passage de ce livre : vous vous ferezune opinion vous-mêmes, car subjectif est tout jugement relatif à unelecture. «Alors qu’il vadrouillait sur son scooter, Ken fùt séduit sans détour par lesatours de l’éclatante Sabine, typée Europe de l’Est, brune aux bouclessans retours. L’idylle dura pour l’idole et le roi de la rue, et puisque pie

MM

Sous un titre fleurant le contrepet, l'auteur dans un style sinueux livre une incroyable révélation sur le monde du vélo, au travers de la vie de Guy D., grimpeur breton. Guy, né s'une danseuse gitane et d'un guide basque en cavale, vécut sa prime jeunesse dans un village perché au sommet du massif armoricain. Avalant du soir au matin les côtes pour se délasser, il fut licencié à la Pédale des monts d'Arrée abandonnant sa formation de tourneur. Dépisté par un entraîneur égaré, il poursuivit une carrière d'équipier modèle, sachant se sacrifier dès que l'itinéraire s'élevait, préservant les dents de son leader des moustiques et le dos des bourrades des insupporters. Un écart dans une descente le jour de l'Ascension lui fut fatal. Voulant éviter une limace, sa roue mordit le bas côté et sans témoin chuta sans retour au fond d'une gorge. Le mystère de sa disparition fut résolu trois jours plus tard quand un promeneur égaré se retrouva face au mort. L'autopsie ordonnée pour comprendre l'origine de l'accident fut le point de départ d'une extraordinaire affaire. Quelle ne fut pas la surprise des chirurgiens quand il découvrirent, que la peau du décédé était entièrement synthétique, avec un astucieux système permettant de convertir le vent, la pluie ou le soleil en énergie. L'intérieur du corps entièrement creux abritait les batteries qui alimentaient les différents muscles et organes. Mais la cause réelle de la mort provenait d'un câble débranché du bloc cœur. Le médecin inexpérimenté tenta la réparation mais le bloc cerveau était trop endommagé, et en essayant de le rebrancher sur le secteur provoqua le pire, enflammant le cadavre qui disparut dans une lueur rouge, c'était un envahisseur.

YL

Norbert Robu, le célèbre cuisinier d'origine cantalaise, nous livre dans son dernier ouvrage Le Coeur en Quenouille (éd. Ecrevisse) une fantastique descente dans les enfers de la littérature gastronomico-policière. Sur le modèle de Bohumil Hrabald, l'auteur nous entraine dans la cuisine d'un grand hôtel du Cantal sous l'occupation allemande. Après la mort du Colonel Heimlich, l'hôtel est en émoi : on a retrouvé sur la poitrine du soldat un gâteau de quenouille au fromage en forme de coeur, piqué d'une flèche de menthe ; le cuisinier a disparu, et la femme du directeur vient d'être conduite à l'hôpital après une violente crise de nerfs. Michel, le fils du portier, dans lequel le lecteur avisé reconnaîtra la malice et le bon goùt de Norbert Robu, a quatorze ans et fréquente aussi assidùment les cuisines de l'hôtel que ses caves. Il décide de mener l'enquête, aidé des treize résistants qui se cachent dans les sous-sols et qui, ce soir-là, avaient largement abusé de leurs ressources vinicoles. Où est passé le cuisinier ? Pourquoi a-t-on trouvé un laxatif dans le lait du directeur ? Qui a volé les bouquets d'aromates du potager ? Pourquoi la recette du Lapin au Munster a-t-elle disparu ? Après le meurtre de la lingère Marguerite et la découverte sur son corps d'un coeur en quenouille de fromage piqué d'un brin de lavande, l'hôtel sera déserté. Au terme d'une enquête qui conduira Michel au fin fond du Cantal, on découvrira l'incroyable vérité dans une mystérieuse grotte où s'élaborent les plus anciens fromages du pays. Norbert Robu nous offre là une admirable peinture des moeurs de cette France de son enfance et des traditions : les portraits sont justes et drôles, le suspens haletant ; le lecteur se laissera charmer par l'évocation des parfums de cuisine, et s'ennivrera des mille et une recettes égrainées tout au long des quatre-cent trente et une pages, dont un incroyable faisan farçi aux escargots et arrosé de Xeres. Norbert Robu n'est pas seulement l'un de nos plus grands chefs : il révèle ici un formidable talent de romancier, gardien de nos plus anciennes traditions culinaires.

ISF

Avec ce dernier roman de Dieu-Donné Moisan, le lecteur ne sera pas laisséfenouil. Voici une prose intelligente qui va droit au cœur. Pas le cœurromanesque, celui de la vie, celui des racines et des pieds dans l’eau. Lerécit nous amène à suivre les ramifications des coÏncidences qui rassemblentdes gens. Se retrouvant liés par les travers de leur histoire et lessoubresauts de l’Histoire, se retrouvant dans la boue pour enfin unir bongré mal gré leur aventure. Un peu comme si la vie était une longueautoroute bordée de fossés qui ramasse la pluie, et dont la boue qui seforme au fond de ceux-ci crée la vie inattendue. Une vie qui pousse malgrétoutes les controverses et qui fini par fleurir et créer un monde, unenvironnement, un milieu pour s’épanouir.

RM

Dans ce livre, Maria, l'héroine, a le coeur brisé, un coeur sanguinolent, un coeur en quenouille. L'homme, qu'elle aime a prononcé une phrase fatale et de malentendus en malentendus s'est éloigné. Pourtant, leur amour flamboyant, dans ce cadre mystico- romantico pseudo religieux moyen-ageux, tel Tristan et Yseult, aurait dù avoir l'éternité devant lui. Ce livre poignant, aux accents sincères et déchirants est une oeuvre très réussie de cette femme aux mille best-sellers.

AnZ

Oublions le style bien trop mou, l'histoire pas assez cuite, et la narration qui sent vraiment le pâté. Ne parlons pas des dialogues qui semblent avoir été dictés par un autiste qui pensait la bouche pleine. Les scènes de sexe sont aussi excitantes qu'une interview de Roger Lemerre, et franchement, après lecture de ce roman, on se demande bien pourquoi l'auteur, Aldo Barilla, a abandonné la direction de l'usine familiale de pâtes alimentaires pour se lancer dans l'écriture. Quand on sait que son prochain livre en préparation a pour titre, " Passion al dente ", on en viendrait presque à regretter le défunt Paul Guth, que personne n'a jamais lu. Car chacun sait que pour écrire une œuvre mangeable, il faut faire bouillir l'eau avant de mettre les nouilles.Comme disait Oscar Wilde " That noodle at half-mast is, when the heart is not there. " Que nouille en berne soit, quand le cœur n'y est pas. PPP oui mais des Panzani !

PPP

C'est nul.

SB

il etait temps

Du rififi chez les momies Le nez collé à son miroir, Jeanne regarde son iris. Elle le regarde deux heures par jour. C'est dans cet iris qu'elle va voir passer sa vie, ses déboires amoureux, ses voyages au pays de Cocagne qu'elle invente pour elle dans sa chambre de célibataire sans enfants. Drôle et triste, puéril et cynique, Philibert Aurustain nous gâte une fois encore avec son dernier roman : Il était Temps. Moulin à vers récidiviste, Aurustain met le feu aux gorges cerclées d'écailles de l'Académie Française. Accusé de plaggiat par ses pairs, il se targue de rassembler les foules, et il est vrai qu'un à un ses romans on occupé les têtes de gondoles pour le plus grand plaisir de milliers de lecteurs avertis. Il est de son temps, un temps qui n'est pas le nôtre, mais que nous découvrons à chaque épisode avec un plaisir grandissant.

JE

Enfin... "Il était temps". Le dernier livre de Georges Brougnard vousprend littéralement aux tripes. D'une écriture hachée, percutante, l'auteur narre avec délectation les incroyablesaventures d'Antoinette de Gabolde d'Audan, successivement chatelaine, supportrice du PSG, call-girl, postière, championne de Go,remailleuse de chinchard, taupe infiltrée au RPR et exploratrice.Du confort douillet du chateau de Longe-Longe- Les-prés à la traversée de Madagascaren 4X4, Georges et Antoinette nous entrainent dans une débauche de péripéties toutes plushaletantes les unes que les autres. A ne manquer sous aucun prétexte : "Il était temps" de Georges Brougnard,aux Editions du Technicien de Surface.

JT

Il était temps .. Et même grand temps pour un des auteurs les plus prolifiques de sa génération de rencontrer enfin le grand public, qui plus est en nous révélant sa véritable identité. Car ce n’est pas à un ni à deux mais bien à trois scripteurs que nous avons à faire ici. Et l’on ne manquera bien sùr pas d’évoquer les hétéronymes pessoaiens. Honneur et préséance aux dames. Tous les amateurs de poésie libertine et d’envois sous pli discret auront savouré souvent d’une seule main les opuscules en vers ( très ) libres que livre à chaque printemps la Comtesse Sophie de la Mothe Hardante ( tous parus dans la collection « Rectum-Versum » aux éditions Niquepier), prétendant l’un après l’autre retranscrire les mémoires de quelque illustre ou méconnu, grand ou petit, personnage. Citons , parmi les titres encore disponibles : « Lié, têtant », donné comme le journal des années de s(é)m(inaire) du Cardinal Arlan-Mouy du Plexus, « Y l’étetant », manuel de taille du bonzaÏ d’après les estampes du maître Ti Jan Chou, « Lis et t’étends », mémoire de la star du film porno néo-luxembourgeois, Juliette-Edmonde Congour, ou encore l’énigmatique « Ilette et taon », signé d’une mystérieuse I.O., journal à quatre mains d’un jeune loup piqué et d’une chevrette nymphomane. L’autre face (sic) de notre Janus est moins confidentielle, puisqu’il ne s’agit de personne d ‘autre que de l’auteur de best-sellers historico-psycho-os-à-moellesques Marcel-Roger Trouillat, publié dans la série « Les belles histoires à Popaul » aux éditions France-Loisirs : « Il s’en est fallu d’un cheveu » ( qui nous conta les aventures décoiffantes du perruquier de Marie-Antoinette), « C’est pas passé Loing » (ou les angoisses d’un pêcheur à la ligne ichtyophobe et hydroproof ) « On a eu chaud » ( qui sort de l’ombre la vie d’Igni Amadou, tour à tour allumeur de réverbère à Versailles au temps du Roi-Soleil, récurreur de marmite chez Denis Papin, porteur de fardeau chez le citoyen Cuvier, aspirant-guide à la Montagne Pelée, et bien d’autres avatars encore avant de finir factotum au crématorium pour chiens de La-Chaux-de-Fonds ), enfin « L’Echappée belle » ( mémoires pelotonnantes, frotteuses et pédalantes d’une coureuse cycliste transsexuelle). Adonque, « Il était temps » que, dans le folio ainsi titré qui vient de paraître dans la prestigieuse collection « Planche » aux éditions Calibard, notre Janus dévoile enfin sa double face et son véritable nom : Louis Carlus, à qui aucun genre n’est décidément indifférent puisqu’il nous donne aujourd’hui une œuvre incontestablement majeure de la science-fiction de ce début de millénaire, mêlant avec une redoutable dextérité le thème des univers parallèles et celui du voyage dans l’étang. C’est en effet au bord d’un étang dans un paysage qui n’est pas sans évoqué celui de Vermillon Sand que son héroÏne( qui, pour cause de canicule et en digne émule de Barbarella, n’en porte guère sur elle ( des effets )), une petite fadée prénommée Célia, ouvre le premier chapitre. Alors qu’alanguie sur un tapis de mousse (emprunté à son jeune frère embarqué sur le Charles DG., dont il ne sera plus question par la suite ) la jeune fille parcourt l’œil humide un des ouvrages de la Comtesse S. de la M. H. tout en caressant d’un doigt taquin sa petite chatte ( une persanne nommée Moumoutte ), Célia est soudain bousculée par une tortue courant à reculons ( dont il s’avérera que la phobie est d’arriver en avance à ses rendez-vous ). Voulant suivre l’étrange animal, Célia bascule dans l’étang, en même temps que dans un monde plus étrange encore, où l’attendent moult rencontres fascinantes et toutes autant basculantes. Entre autres celles du Bachelier Flou ( on ne sait jamais très bien s’il entre ou s’il sort ), de la Souris du New Hampshire dont seul le c... demeure visible lorsqu’elle se retire de la conversation, des 2 jumelles hermaphrodites prénommées Cama et Soutra , ou bien celle d’un E.T. phallique à la tête en forme de sucre d’orge qui grossit lorsqu’on la suce ! Chacune de ces rencontres sera pour Célia l’occasion d’études linguo-logiques approfondies et d’expérimentations à la géométrie des plus variées ( par exemple avec un mémorable quadrille de lanciers déguisés en écrevisses !). Aussi bien nous garderons- nous de déflorer plus avant cette œuvre touffue et tropicale, dont l’intrigue tissée de main de maître conduira notre héroÏne jusqu’à la révélation époustourdissante délivrée par l’oracle de la Dive Fumette : « Si tu a bu le thym dans l’urne, tout est spermis ! » Il était temps.

JLPa

Un casse-tete, un labyrinthe qui mène le lecteur tout droit hors du temps par une voie étonnante: au coeur du livre, cryptique, la clef pour un temps futur; en filigrane, le temps de la fable comme un écran aménagé pour cacher les trous noirs du récit - autant de portes vers d'autres temps de lecture;au bout du livre, la conquete du temps présent, imparfait et pourtant vrai futur. Si lecteur non averti vous passiez à coté de ces délicatesses, vous pourriez toujours vous consoler avec la merveilleuse histoire d'amour entre Hellfut et Ilssrah qui fonctionne comme un attrape-nigaud, et qui est ce qu'il y a de mieux dans tout le livre, quoi qu'en disent les crictitres.

BW

Au début du roman, il fait beau, puis vers le milieu ça devient couvert, et à la fin il pleut des cordes. Bien sùr on peut regretter que l’anticyclone soit des Açores, que la dépression vienne de l’ouest, et que le vent soit du nord, mais il y a quelques belles plages de ciel bleu, hélas trop courtes, puisque l’action se déroule en Bretagne. Le narrateur, Aimé Théo, un abstentionniste de naissance qui fabrique des parapluies l’été et des parasols l’hiver, rencontre dans une cave lors d’un gang-bang raté, une inconnue surnommée La Grenouille, inscrite au PS, qui fait des prédictions sur le temps qu’il fera demain en lisant dans le sperme de banlieue. C’est le coup de foudre malgré l’heure tardive. Ils ne se quitteront plus jusqu’au dimanche 5 mai, date de leur rupture au moment fatidique du 2ème tour des élections. La Grenouille va s’apercevoir que Aimé Théo est un handicapé du bulletin de vote. Elle va être prise d’une crise de démence en se plaçant jambes écartées devant les membres du bureau qui vont s’empresser de vider leurs urnes dans la malheureuse qui en jouissant va s’écrier Mère agitée à peu agitée ! puis Ma mère a voté Mamère ! juste avant de tomber dans le coma. Un lacanien de passage, qui se déshabillait dans l’isoloir, aurait été victime, d’après des témoins, d’un début d’érection présidentielle. Evelyne Delhiat signe là un premier roman plein de foutre, qui en ces temps de sécheresse a le mérite de mouiller certains hommes politiques. Ce que résume bien la dédicace du livre : Le rhum ne s’est pas fait en un jour PPP Castor et Rama

PPP

Chaque jour apporte au critique littéraire son lot d'ouvrages à examiner dans des délais hélas trop courts pour que chacun puisse bénéficier de l'attention qu'il mérite. Bien sùr, pour certains d'entre eux un rapide coup d'oil permet de voir que son auteur n'a pas trouvé la voie qui lui convenait. Il n'est cependant pas toujours facile de dire à un jeune écrivain qu'il eut été préférable qu'il s'orientât vers l'étude de la muséographie dans le Poitou occidental à la fin du XIXe siècle, l'élevage du ver à soie dans le Larzac ou l'utilisation de tenseurs contravariants dans l'étude des trous noirs. Ces activités, citées seulement comme exemples, n'ont cependant, en soi, rien de déshonorant. Pourtant, de tels conseils sont souvent mal accueillis. Le métier de critique est parfois bien ingrat. Mais aujourd'hui, j'ai eu la grande joie d'avoir entre les mains, dès l'aurore, (merci, facteur!) un livre superbe. Il s'intitule: "Il était Temps" et j'en recommande l'achat à tous les bibliophiles. Je répète que ce livre est superbe: Reliure somptueuse, comme on n'en fait plus depuis les éditions Hetzel, caractères du titre particulièrement soignés. Il ne manque ni un accent ni une majuscule aux endroits adéquats. J'ai particulièrement apprécié la finesse des décorations à l'or fin qui ornent les couvertures et le dos de l'ouvrage. Le titre en lui-même est déjà tout un programme: "Il était Temps". Oui, mille fois oui, "Il était Temps" que l'édition renoue avec un passé prestigieux et trop souvent oublié. Si je n'ai pas lu "Il était Temps", c'est pour deux raisons que l'on comprendra aisément: Tout d'abord, je n'ai pas voulu déchirer l'emballage en plastique transparent qui protège ce bel objet des injures du temps et des détériorations inévitables si on le manipule sans précautions. Avez-vous remarqué à quel point un livre LU n'a plus cette allure de fraîcheur et de jeunesse qu'il avait au moment de sa sortie de presse? J'ai trop de respect pour le travail des imprimeurs, relieurs et autres ouvriers typographes pour vouloir porter atteinte au résultat de leur labeur. L'autre raison, que j'ai la faiblesse de croire tout aussi honorable que la première, est que j'ai fait mien le comportement défendu et adopté par un de mes maîtres en critique littéraire et dont je tairai le nom pour ne pas froisser sa modestie: "Ne jamais lire un livre que l'on critique, pour ne pas être influencé par cette lecture". Je sais toutefois qu'il y a une frange de lecteurs de cette chronique qui aime avoir une idée au moins sommaire du contenu du livre analysé. J'ai eu la chance de rencontrer le fiancé de la fille d'une amie de la concierge de l'immeuble où j'habite et qui a lu cet opuscule. Il me dit que le livre raconte l'histoire d'un critique littéraire qui est amené à rédiger un article à propos d'un livre qu'il n'a pas lu. Ce critique, après maintes pérégrinations, rencontre quelqu'un qui peut lui faire un compte rendu succinct du contenu. Il rédige donc son article critique et le dépose in extremis à la rédaction de la revue littéraire à laquelle il collabore. Son rédacteur en chef l'accueille par les mots qui donnent le titre: "Il était Temps"! Voilà donc un ouvrage qui mérite de figurer en bonne place dans votre bibliothèque, entre Marcel Proust et H. G. Wells.

EdR

De Gérard Témontrin (Aiguille de sable éditeur) La course contre la montre d’un présentateur météo dont les jours sont comptés. Narrées sur un tempo haletant, de courtes nouvelles s’enchaînent en ne laissant pas la moindre seconde de répit au lecteur. Le procédé fonctionne un temps, et peu à peu, se dérègle. Insensiblement le chaos du héros devient le malaise du lecteur car aucune anticipation n’est possible, la lecture se fait dans l’urgence avec le sentiment tenace d’avoir un temps de retard qu’on ne pourra rattraper. Cette loi du chronomètre, conjuguée au style imparfait de l’auteur, se révèle n’être en fin de compte qu’un gimmick pesant sur la durée. Entre autres exemples de la même eau, la succession d’orages hautement symboliques que nous assène Témontrin est trop répétitive pour convaincre. Si l’on ajoute que la vie antérieure du héros est occultée, on reste sceptique et indifférent devant ce présentateur de papier peu consistant, sans mémoire, dont on se détache insensiblement au fil des pages au point que lorsque le dénouement intervient, l’ouvrage justifie pleinement son titre.

JMR

Le présent ouvrage, sous un titre intemporel, décrit au travers des mémoires d’un chronométreur suisse natif de Montreux, la généologie qui est l’étude des pierres tombales en roche dure. Ses parents horlogers de génération en génération depuis la nuit des temps, l’initient très tôt, afin qu’il les seconde dans le nid familial, à la fabrication des coucous, comme les fait mère. En remontant aux sombres us révolus depuis des lustres, l’auteur nous ramène au fondement de la recherche du passé. On découvre ensuite les deux grandes passions du héros, Jonathan Souppeux : Le chronométrage et la quête d’antan. Durant sa vie, chaque jour de la semaine, chaque mois de l’année lui apportait son lot dru de laps qu’il archivait pour la postérité. Il se spécialisa dans les minutes de silence, instants volés dans les cimetières lui permettant d’inspecter simultanément les tombes. Son heure de gloire vint lors de la première olympiade moderne où l’usage du revolver révolutionna la captation du temps, remplaçant ainsi l’antique baisser de drapeau. A cette époque, son concurrent principal, le comte Was de Greenwich provoqua un tollé chez les conservateurs, en inventant à l’occasion d’un meeting de trotteuses le concept de course contre la montre, qui néanmoins eut un grand avenir. Il répliqua en prônant la mi puis le tiers temps, grande avancée socio-sportive. Afin d’élargir ces compétences, il tenta de mesurer par la méthode du carbone 14 le temps du soldat de Marathon mais échoua à construire une jauge pouvant donner la quatrième dimension, en raison d’un délai trop court. Il finança par la vente de calendriers la visite des cimetières lointains ; l’examen des mausolées, stèles et urnes lui permit d’établir les abaques de calcul résolvant le cas rare de l’amortissement perpétuel des caveaux en marbre. Pour son ami Marcel il fit des recherches mais perdit beaucoup de temps. Il ne se nourrit, été comme hiver, uniquement de pizzas quatre saisons surgelés (Vive Aldi ). Il fit voter la loi obligeant les automobilistes à passer au point mort le long des demeures des décédés. En Algérie, seule ombre, on lui demanda, pour connaître leur tactique, de faire parler des taupes en les électrifiant au moyen d’aiguilles spiralées. Il lutta lors de la mensualisation pour que les salariés soient toujours payés à l’heure. Il imposa au berger l’angélus en grégorien, à la loterie le dixième, à l’Eure dix verres et les menottes montres au quartier de sécurité. Toujours pressé, il mena sa vie de centenaire sur un rythme haletant et disparut tard dans son petit navire au fond de l’étang de Thau. Aujourd’hui, quand on ressort de la division 24 du Pére Lachaise, en remontant l’allée de droite après le cerisier, on découvre sa tombe en quartz, dont le cadran étanche et antichoc, comporte gravé en guise de chiffres, le nom de ses douze descendants, car il était aussi en vérité et en bracelet un absolu tombeur.

YL

Le dernier né du prolifique Ruppert Lacnée fera légende ou nous n’y connaissons rien en littérature. L’auteur nous brosse en près de 900 pages, dans une seule phrase non ponctuée et en un seul et magistral paragraphe, le périple, plus encore, l’odyssée singulière de l’unique personnage de son gargantuesque roman. Odyssée qui consiste en ce trajet que tout un chacun accomplissons des millions de fois dans une existence soit : se lever de table pour rincer son assiette après s’être copieusement sustenter. Mais, Lacnée, fidèle à son lui-même, ne fait pas dans la facilité. Ce simple geste de vie est ici le prétexte d’une longue dissertation sur le devenir de l’homme en ce début de millénaire. Onirique à souhait, le récit en est haletant, en dépit de certaines longueurs, notamment lorsque Narcisse éprouve non sans une certaine culpabilité, le début d’un orgasme en rotant ( nous sommes alors à la page 547, et il est à mi-chemin entre la table et l’évier de la cuisine). Mais on pardonnera cette encoche à son auteur, génie de son époque et très possiblement futur Nobel de littérature. Lacnée ne nous avait pas habitué a pareille faconde sinon dans le deuxième tome de sa triptyque : « Nombril ». Là, où il avait mis dix ans à l’écrire, ici, Lacnée n’y a mis que 18 mois. L’auteur est maintenant rendu à sa pleine maturité, c’est un grand crù qu’il nous sert ici dans une langue qu’il réinvente, comme à son habitude, ajoutant souvent une syllabe à certains mots afin de ne pas faire dans la redondance et ajouter une musicalité au texte qui s’écrit qui déroutera plus d’un. Ou encore il inverse certains mots, comme pour piéger le lecteur et l’obliger à plus de rigueur, entremêlant dans l’ordre et dans le désordre; usant de ces vieux temps de verbe révolus qui ont fait la gloire jadis de notre belle langue française. Lorsque l’on termine ce fastidieux roman, cette unique phrase, lorsqu’on arrive enfin à ce point final, on ne peut que se dire, soulagé : il était temps. Et c’est là, à ce moment précis, que le roman de Lacnée prend tout son sens, que le verbe se fait chair et que les frontières entre fiction et réel disparaissent afin de nous habiter, en permanence, jusque dans la fibre la plus intime de notre être. Merci monsieur Lacnée.

PCM

Que nous livre un texte écrit à l’imparfait ? « Il était temps », la fiction d’Aliette Pimst profile quelques réponses. Fiction autobiographique (le titre anagrammatique pourrait l’induire), le récit se conjugue de plusieurs voix. L’horloger Armel Procust, amoureux du lever du jour et de la tombée de la nuit n’oscille que dans ses pensées. Il déroule une vie ordinaire - minuscule écrirait Pierre Michon - aux heures bien réglées, aux mécanismes huilés entre ses deux femmes, l’une au teint d’albâtre, aux idées arrêtées, aux sentiments fuyants, la seconde au corps d’ébène l’auteur use parfois de poncifs mystérieuse et volage, douce et ensorceleuse. Et si Amour Prelecst, Tomas Purrcel ou un autre improbable Paul Cremrost s’échinent à nous distraire, c’est le temps retrouvé du héros, sa quête de minutes éternelles, ses recherches perpétuelles qui nous montrent la route. Un livre à découvrir. PS : « Il était temps » est également le titre d’un ouvrage paru hier, 5 mai 2002. Nous le chroniquerons dans notre politique rubrique dès la semaine prochaine.

CC

l'annuaire des marees

Passant mes vacances à proximité de la Grande Bleue, je n’ai pas eu à consulter l’annuaire des marées. Je loue chaque année un mobile-home en Camargue, car j’adore les moustiques et n’ayant pas encore trouvé la Maîtresse idéale, je pratique l’auto- soumission. La nuit venue sous l’assaut des insectes assoiffés et attirés par mon nouveau parfum « Effet Romone », je me délecte en me frappant le corps à l’aide de ma tapette spéciale cloutée, gagnée en participant au concours " Faites-vous mal tout seul , dont je n’ai eu hélas que le prix de consolation. C’est pas sur la côte Atlantique que je pourrais assouvir mon vice, et déjà que je ne connais personne dans le bottin téléphonique parisien, je ne vois pas qui je pourrais appeler dans l’annuaire des marées. PPP jouissez après le bip sonore !

PPP

Qui ne s'est jamais émerveillé, en portant un coquillage à son oreille, d'entendre la voix de la mer, comme par l'entremise d'un téléphone imaginaire? Cette expérience nous ramène tous aux souvenirs de nos tendres années, pleins des embruns iodés et vivifiants de la côte atlantique au mois d'aoùt. Mais hélas! Autre temps, autre mer... et il faut bien reconnaître que, de nos jours, même les recoins les plus sauvages de notre littoral souffrent d'une saturation croissante, due à la prolifération des coquillages portables. Il est devenu bien difficile d'obtenir du premier coup la communication avec l'océan, et combien de fois n'a-t-on entendu à la place du ressac espéré le cri déchirant d'un cormoran emmazouté, ou le moteur tonitruant d'un Zodiac chargé d'immigrants clandestins kosovars? Aussi, nous ne pouvons que saluer la publication de ce petit ouvrage très pratique qui permettra à chacun de déjouer toutes ces nuisances de la vie moderne, et qui sait? de retrouver un peu de son innocence perdue avec les années. [b]L'Annuaire des Marées[/b], de Gonzague Saint-Jacques avec des illustrations de Titouan Lamazoute Ed. du Bain de Minuit 196 pages, 16€

HCH

Le débat avait agité des générations d'hellenistes jusqu'à la publication des travaux du Dr Terranée, voici une dizaine d'années. Mais on sait aujourd'hui de façon certaine que L'Annuaire des Marées n'est pas le complément à "l'Iliade" et "l'Odyssée" que certains voulaient à toute force attribuer à Homère. Mais, dit Terranée, dans son brillant essai "La Trilogie d'Homère n'aura pas lieu", ces fragments, que publient les Editions L'Armateur dans une nouvelle traduction, sont en fait les témoignages d'une pratique populaire vivace chez les Anciens Grecs consistant à invoquer les dieux pour qu'ils favorisent le retour d'Ulysse au bercail. Du simple "graffiti" tracé sur un rocher à l'ode la plus élégante gravée sur le marbre le plus rare, ces vestiges révèlent un imaginaire très émouvant débouchant le plus souvent sur une touchante créativité. Ainsi, ce fragment demeuré célèbre: "Hélas Posidon Renonce à ton empire contre Ithaque Insiste et sois lucide, Ulysse Qui naguère des étoiles apprenait le chemin" On y décèle la grande confusion où le polythéisme jetait les Anciens, les forçant à établir un véritable annuaire des dieux marins, dans le but de toujours invoquer le plus propice à la circonstance du moment. [b]L'Annuaire des marées[/b], Trad. Melina Mercourrue, photos Georges Chakihis et O.Santiano Ed.L'Armateur 270 pages, 115€

HCH

Après un premier récit débridé écrit à la première personne sans construction véritable, relatant ses aventures sexuelles multiples, Kathleen C. nous livre pour cette rentrée littéraire un livre d’une construction plus classique. Alors que le premier récit nous menait de façon anonyme d’une partouze à l’autre sans jamais citer les noms et les lieux comme il est d’usage dans ce genre d’ouvrages, la narratrice se livre maintenant sans fard et livre par la même occasion et par ordre alphabétique, les noms et les adresses de ses partenaires, ainsi que leurs spécialités. A la suite des démêlés récents de quelques éditeurs avec le Ministère de l’Intérieur, le livre sera présent chez votre libraire sous le titre d’ [i] Annuaire des marées[/i], et non sous le titre initialement prévu d’[i] Annuaire de ma raie[/i], jugé un peu provocateur en ces temps d’ordre moral. [b] Annuaire des marées[/b], par Kathleen C. Editions Callidard. 853 pages. 21 euros.

GRR

Déjà parus en fascicules spécialisés et souvent repris dans la presse locale, ces petits récits ont été judicieusement rassemblés par l'amer Service Hydrographique et Océanique de la Marine en un seul recueil. " L'annuaire des marées ", du collectif d'auteurs du Réseau d'observateurs du niveau de la mer occasionnels et permanents, autrement nommé Rhomin, porte bien son titre. Il est en soi un petit bijou de fluctuations, d'attractions, d'atermoiements, de flux variés, de reflux imaginaires et de vague à l'âme. Si le collectif a choisi de s'en tenir à un plan fort linéaire où les horaires jouent une grande part dans un scénario renouvelé, les nouvelles qui se succèdent en un ordre quasi parfait, même si parfois lunaire, développent toutes les facettes d'une vie nocturne et diurne des peuplades des bords de séant. Sur quelques septante pages parfaitement structurées, le lecteur s'évade vers des temps bien déterminés sur des incidences multiples aux fantasques coefficients, tous efficients. Et quand José Saramago, dans " Tous les noms " a pu écrire " le sens de chaque mot ressemble à une étoile qui projette des marées vives dans tout l'espace, des vents cosmiques, des perturbations magnétiques, des malheurs ", Rhomin explore à loisir de vraies questions et défend dans son ouvrage le temps des valeurs pour notre plus grand bonheur. Le suspens est présent, il est aussi futur, il se joue dès les premières lignes, notamment en ce mois de janvier au Pornic. Jusqu'où ira-t-elle ? A quelle saison chavirera-t-elle ? Acceptera-t-elle de revenir encore et encore ? Comment la trouverons-nous l'an prochain ? Si le lecteur se saisit de " L'annuaire des marées ", aussitôt, tel le coquillage collé à son oreille, se diffuse la douce mélodie des ondes et la tendre ondulation des moutons, des histoires de pêches aux accents insensées, des barques bigarrées, des mouettes rieuses, des plongées en apnée. Un ouvrage si peu courant, si peu noir, qu'il nous semble parfois en décalage ; mais las, laissons nous emporter, et tel l'albatros, sur un pont, malhabile ou comme cestui là, acceptons les augures et naviguons sans crainte dans les lignes suivantes si pures, si incisives, ô combien indicatives : "84 - 85, 06.20 - 13.36, 00.04 - 12.19, 85 - 84, 06.51 - 19.07, 00.35 - 12.51, 83 - 82, 07.20 - 19.37, 01.05 - 13.21, 80 - 77, 07.48 - 20.06, 01.35 - 13.50, 73 - 69, 08.17 - 20.36, 02.03 - 14-19, 64 - 59, 08.50 - 21.13, 02.31 - 14.50." Saluons également l'initiative de l'éditeur qui bouleverse les réseaux de diffusion et ose une distribution lors des fêtes maritimes, dans les ports, sur les plages. Nous aurons grand plaisir à retrouver ses auteurs et Shom lors du prochain festival "Etonnants Voyageurs" de Saint-Malo. " L'annuaire des marées ", Rhomin aux éditions du Shom, 2002, 70 pages, hors loi Lang, le prix de ce livre fluctue.

CC

Qu’ils étaient beaux, en ce jour qui allait consacrer leur union ! Elle, Sidonie, de rose et vert vêtue, et ses yeux énamourés grâce auxquels on ne remarquait presque plus sa verrue, sa jambe de bois et le pelage brun qui recouvrait une bonne partie de son visage, lui, Arsène, dont l’élocution approximative témoignait d’une soirée active et qui émaillait les silences de la même phrase, sans se lasser : Y a rien à boire, ici ? Ils arrivèrent à la mairie, pourtant, entourés d’une joyeuse bande de noceurs (en situation), et prièrent l’adjoint au maire de procéder sans plus tarder au scellement de leurs destinées. Après les lectures d’usage, on leur demanda leur avis qu’ils exprimèrent incontinent et se retrouvèrent mari et femme. Alors, Arsène sortit de sa poche un mouchoir douteux qu’il déplia pour en extraire deux anneaux. Mais sa lucidité, quand il était passé le matin même chez le quincaillier, ne lui avait pas permis de sélectionner la taille idoine. Désespérément, ils glissaient des quatrièmes doigts et l’un comme l’autre durent les porter aux pouces - Quoi ? Qu’est-ce que vous racontez ? le thème de la composition n’est pas l’annulaire des mariés ? Vous rigolez, ou quoi ? Merla
Résumé : Nous sommes en 2002. Alors que le monde frappé par les malheurs que l'on sait menace de plonger dans l'anarchie la plus totale, impertubables, seules, les marées continuent de défier le chaos ambiant en tentant de respecter à la lettre des lois physiques absconses afin de montrer la voie de la sagesse et de la prévisibilité à une humanité fantasque. Aidées dans leur tâche par des personnalités de premier plan, le soleil et la lune, arriveront-elles à gagner leur pari insensé mais optimiste ? Critique : dans une tentative louable de répondre aux précédentes critiques sur son style littéraire, l'auteur du célèbre "Horaires des trains de la banlieue parisienne pour l'année 1998" fait appel dans son oeuvre à une distribution cette fois-ci grandiose : trois corps stellaires, tous les océans du globe, les lois physiques les plus célèbres... C'est donc avec empressement que le lecteur qui avait senti toute la portée philosophique du premier opus mais s'était légèrement endormi devant un style un peu trop prévisible, voire même mécanique, s'emparera de ce nouvel ouvrage, espérant y trouver une dimension un peu plus épique, une histoire un peu plus prenante, des protagonistes un peu moins banalement tristes. Et tous ces ingrédients y sont mais, et c'est tout à l'honneur de l'auteur, ils se méritent. Il faut s'armer de patience, de ténacité aussi, afin de dénicher toutes les pépites de ce livre. Ainsi l'intervention tant médiatisée du soleil et de la lune se fait en filigrane ; ils ne seront jamais nommés, et cependant leur trace se fait sentir lorsque l'on s'aperçoit que le rythme temporel que l'on croyait figé, proche de celui du RER A Cergy-Marne le Vallée, se voit tout à coup enfler, les dates s'affolent, les marées prennent une ampleur soudaine qu'on avait peine à imaginer et encore moins à prévoir et ce juste avant de retomber aussitôt dans le petit, le frileux, le banal, le triste. Certes, il faut prendre son temps avant de sentir la lente respiration de ces fameuses marées, comprendre leurs brusques états d'âme, sentir les liens qui les unissent au cosmos, mais la révélation vaut l'implication. Malheureusement, une fois ce mystère dévoilé, que reste t-il ? L'auteur retombe trop vite dans ses déboires habituels, utilisant les mêmes ficelles tout au long du roman, en boucle. Si l'on frémit en lisant le passage des Grandes Marées, qui devrait rester longtemps dans l'histoire de la littérature, on se lasse un peu trop vite de voir que tout n'est que répétitions à des échelles différentes. Et plus grave, alors que l'auteur voulait nous donner une leçon de stabilité et de régularité, nous n'en retirerons qu'un assènement brouillon du message que "tout est pareil en étant différent, et inversement". Un conseil : il est amplement suffisant de lire la moitié de l'oeuvre pour pouvoir briller en soirée.

JVR

[size=x-small][color=0000FF][font=Georgia] Le lecteur sensé s’épargnera une dépense inutile (47 euros en version brochée, 89 euros en version skivertex dorée à l’or fin) en évitant d’acheter le nouveau roman de France West, [i] Annuaire des marées[/i]. C’est une succession de dates, chiffres, horaires et noms de lieux souvent imprononçables. La critique avait unanimement déploré le nombre trop élevé de personnages dans le premier roman de France West, [i] Annuaire du téléphone[/i]. L’auteure tombe ici dans l’excès inverse : aucun personnage mais toujours pas d’intrigue. En revanche on retrouve une partie des noms de lieux qui faisaient le charme de son premier ouvrage. Le lecteur se perd en conjectures : que s’est-il passé à Bénodet le 15 septembre à 10h12 ? Le nombre 114 qui revient à plusieurs reprises a-t-il une importance ? Et pourquoi 112 seulement à Locmariaquer ? Non, décidément, Mesdames et Messieurs les oulipiens, tout le monde n’est pas Georges Perec ou Raymond Queneau, la contrainte ne fait pas tout et elle gâte un peu le plaisir quand elle reste trop apparente. Le préfacier annonce une suite à paraître l’année prochaine. Souhaitons que nos critiques permettent à l’auteure de recentrer son oeuvre vers un roman plus traditionnel. La recherche a fait son temps, revenons à l’efficacité. Aucun éditeur n’ayant voulu prendre le risque de publier ce roman expérimental, il est édité par l’auteur et n’est disponible que dans les Maisons de la presse du Morbihan et Finistère Sud. France West : Annuaire des marées. Ed. Ouest- France, 2002. [/font][/color] [/size]

GRR

L’âne nu erre Démarrez ! : Un roman qui va faire du foin ! Oui démarrez, traquez, serrez l’âne nu. Vous participerez à un jeu dont la règle ne vous paraîtra claire qu’à la fin Farce tragique où la cruauté domine ! âmes sensibles, ne lâchez pas ce livre, n’envoyez pas l’âne se rhabiller Il est peut-être VOUS ! L’âne nu erre Démarrez ! Troisième roman de Bourik. 845 pages. Aux édissons Bonédane. Prix : Trois euros six sous

CLO

L’annuaire des marées Après le foisonnant Larousse des noms communs, c’est peu dire que le nouvel opus de Louis-Marie Lafarge était attendu avec impatience. Hélas ! Si le coup d’essai était un coup de maître, l’auteur n’a pas su convaincre cette fois-ci, comme s’il s’était vidé de sa substantifique moëlle et avait épuisé toutes ses cartouches sans pouvoir recharger après une vigoureuse et séminale salve désespérée sans retour possible. En effet, ce qui aurait pu être, avec un peu de cette sincérité vis-à-vis de soi- même qui seule permet à une conscience originale de s’exprimer, un passionnant roman d’analyse aux thèses audacieuses, s’avère à l’arrivée n’être qu’un pontifiant traité des petites vertus morbihanes, un pensum vaguement structuraliste aux recettes éprouvées. LML a préféré bricoler paresseusement cette macédoine trop salée pour être honnête, insufflant sur une intrigue à la mords-moi-le nœud dont on se fout dès la première page, quelques saynètes de plage aux couleurs pastels, tombant par là dans tous les travers de la carte postale ringarde (mais n’est pas Perec qui veut). Se contentant pour tout style d’un sabir rappelant les pires brochures éditées par les administrations de collectivités territoriales, mais sans la distance critique qui sauve par exemple les notes de frais de Jonathan Franzen, LML ne parvient pas à se libérer de cette voix entêtante qui, après nous avoir séduits, égrène les poncifs au gré d’un catalogue complaisant qui risque de décevoir même les plus aguerris des aficionados. L’ auteur n’est donc pas invité à passer en classe supérieure, même en comptant les points en gym et en arts plastiques. ADC

ADC

[size=x-small][color=CC33FF][font=Georgia] Il faut saluer le courage des [i] éditions Padequoisse [/i] qui publient le premier annuaire des marées depuis les années du grand cataclysme. La fuite progressive des populations vers l’Ile centrale dans les premières décennies du troisième millénaire avait été un tel traumatisme que les côtes étaient devenues totalement désertes. L’arrêt de la fonte des glaces polaires depuis 2042 semble avoir stabilisé la ligne côtière et permet enfin l’édition de ce volume. Pour les plus âgés d’entre nous il semblera curieux de découvrir les horaires de la marée haute à Périgueux, Cahors ou Montauban mais les plus jeunes qui sont nés sous le climat tropical de notre Ile centrale n’y verront qu’un outil efficace pour un nouveau développement des loisirs maritimes. [i] [b] Annuaire des marées pour l’année 2043[/i] [/b]. En cyberlibrairie ou aux éditions Padequoisse, Secteur Padequoisse-Marées : Département de l’Aubrac, Tour 14523, New-Paris, (Ile Centrale). 964 pages. 128 new-euros. [/font][/color] [/size]

GRR