kuma

alphabetises

Trouver des justifications thématiques à l'ordre des lettres de l'alphabet.

33 textes · sabirs, sur 00h00.com puis sabirs.net

paranoia

Lettre du paranoïaque au Père Noël Un AB, parce qu'on ne sait jamais, Un CD, parce qu'on n'peut pas l'rayer Pas d'E, non! trop facile à casser Un p'tit z'F, pour bien tout aérer Un G d'eau, rafraîchissant l'été Une H, pour pouvoir riposter Un I glou, pour le confort douillet Une J rouette, pour voir le vent tourner Des fu K, si jamais j'suis coincé Un miss L, ça va plaire à l'abbé Des po M, pour ne pas déprimer Pas d'N mis qui pourrait m'embêter De l'O pure, pour garder la santé Du PQ, ça peut toujours m'aider Des R bags, comme ça c'est moins risqué De l'S prit, pour me faire rigoler Et du T, pour me désaltérer Pas d'UV, je ne veux pas bruler W, j'ai vraiment rien trouvé Aster X, pour me faire rigoler YZ, j'ai envie d'terminer Délire du paranoïacrosticheur Ah messieurs, laissez moi ! Baissez vos bras hostiles Cessez de me tourmenter ! Depuis que je suis là Ensemble vous me regardez Fatalement, vous m'en voulez Gardez donc votre haine Hâtez vous de partir Ignorez moi, je vous prie : Je tremble en vous voyant. Képis ! volez à mon secours Libérez-moi de mes tortionnaires Menez-moi en un lieu sûr Nettoyez cette racaille Organisez ma fuite Prévoyez un refuge Que ma personne soit sauve ! Regardez moi cette foule Stipendiée par mes ennemis Tournés vers un seul but ! Une fin atroce m'attend : laquelle ? Wagon ou camion, serai-je écrasé ? Xénophobes de tout poil sur moi déchaînés ? Yeux crevés, oreilles déchirées ? Zizi arraché, que va-t'il m'arriver ?

BC

C'est pas parce que t'es parano que t'as pas d'ennemis. En tant que parano majeur, je vous dis ce qui me fait mêmepas peur et vous explique pourquoi les lettres ne doivent absolumentpas être dans un autre ordre sinon ça veut plusrien dire. Collaboration Ah ! Barbie, Col Dressé sur Epaulettes, Fend des Gorges Humainesquand d'Ignobles et Joyeux Kapos, Louant un Mentor Nul et Obscène(Pétain), Queutent, Ramonent, Salissent, Tringlent, Utilisent àVichy les Walkyries Xénophobes qui Y Zonent. Participation Ah ! Barbie, Cul Dardé sur l'Edredon, Fellace (Gargarisme d'Hormones)d'Immenses et Jolis Kens Léchant ses Mamelles Nues et Offertes (Pétasse!). Quarante Rambos Suçotent ses Tétons, Usent sa Vulve. La Walkyrie X a les Yeux plus petits que les Zobs. Extrême onction Ah ! Barbus, Coran Dur sur l'Euphrate, Fathwa Gluantes d'Horreurs,Immanente Justice Kilim, Louent un Mahomet Ni Orthodoxe ni Paisible, QuêtentRushdie Sous laTerre, Urtiquent la Vie des Willayas. Xenia, Yasmina, Zohra, au secours !!!.

MG

Il vint un jour où les hommes inventèrent des mots. Il y en avait de toutes sortes, des mots: Il y avait "parapluie" Il y avait "table de dissection" Il y avait "machine à coudre" Et bien d'autres; des milliers et des milliers de mots, de quoi remplir undictionnaire. Vint bientôt un moment où de fins analystes voulurent étudier les mots dansleurs détails et ils s'aperçurent qu'il était possible de les construire àl'aide de 26 "briques élémentaires" qu'ils appelèrent des lettres. Il apparut comme utile de classer ces lettres dans un ordre déterminé et,pour étudier ce problème, on constitua une Grande Commission qu'on appela la"Grande Commission des Lettres" (G.C.L.) Mais les membres de la G.C.L. commencèrent leur travail dans des conditionsdéplorables: chacun avait son idée personnelle et ne voulait pas endémordre. L'un proposa de tirer au sort, mais on lui reprocha l'arbitraire de cettesolution. L'autre aurait voulu que l'on rangeât les lettres par affinité: les voyellesensemble et les consonnes d'autre part ou bien, puisqu'il y a 6 voyelles et20 consonnes, qu'une certaine harmonie régnât dans la séquence, par exemple,une voyelle suivie de quatre consonnes, cette série étant répétée cinq foiset clôturée par la dernière des six voyelles. Ou encore, les six voyellesprécédées et suivies de 10 consonnes... On fit remarquer à ces participants à la discussion que ces propositions nefaisaient guère avancer le problème puisque l'ordre, à l'intérieur de chaquegroupe, restait à définir. Quelqu'un proposa de les ranger dans un ordre où la longueur du trait iraitcroissant, commençant par I et se terminant par la lettre la plus complexequi pourrait être W ou R. Comme il y avait des ex-aequo, comme L et T ou comme N et Z on lui ditd'aller se faire voir par l'i grec. A partir d'un moment de la discussion, l'atmosphère devint insupportable,chacun, emporté par sa paranoïa, prétendant que SA solution était lameilleure. Le Président de séance allait abandonner la partie, lorsqu'un participant,que l'on remarquait à peine, parvint à demander la parole.C'était un petit bonhomme effacé, très poli, se contentant de dire doucementbonjour au début des séances et au revoir à la fin. Le président parvint à faire taire l'assemblée et lui accorda la parole.Le petit monsieur ouvrit la bouche, sans se douter qu'il allait fairel'unanimité sur la solution définitive que nous connaissons encore de nosjours, et sans se rendre compte qu'il faisait un alexandrin pas trop maltourné, il dit, d'une douce voix flûtée: "Et si on les mettait par ordre alphabétique?" Sabirateur
Les quelques pages que vous allez bientôt faire peut-être l'effort de lire, sont extraites du journal d'un certain "Agéocréas" (un pseudo peut-être ?). J'ai trouvé ce document par hasard : il est tombé des pages d'une thèse que je consultais à la bibliothèque, traitant de l'immigration des Suisses à Katmandou, mais c'est une autre histoire. Voici le document, je n'y ai apporté aucune modification. ******* 13 mars 19** Enfin ! Après des semaines de recherches, de traques, de déceptions, où il m'a filé entre les doigts en me narguant constamment, je l'ai... J'ai enfin devant devant moi, le premier, celui qui a vaincu tous les autres. Malgré sa faim, j'ai à peine réussi à le maîtriser. Je l'ai enfermé dans une cage de plexiglas. Il saute tout nu, de trapèze en trapèze (j'ai installé quelques accessoires dans sa prison pour essayer de lui redonner confiance). Il avait pris son bain juste avant, et ne s'est pas rhabillé. 15 mars 19** Quand je m'approche de lui, il a toujours tendance à aller se réfugier sous les journaux que je mets au fond de la cage. Quand il est dessous, on entend un léger chuchotement. J'ai tendu l'oreille : je crois qu'il parle tout seul. Je vais aller demander à mes collègues des renseignements, s'ils n'ont pas un micro, et un système d'amplification. 17 mars 19** Le micro est dans la cage, le magnétophone est branché. J'ai installé tout ça pendant qu'il dormait, il ne semble pas l'avoir remarqué. Il a l'air en confiance, je vais essayer de lui faire un peu peur, pour qu'il aille sous les feuilles. 25 mars 19** Bribe par bribe, j'ai tout recueilli, tout ré-enregistré. Je sais tout. C'est un monstre, un monstre malade, fou. Et je l'ai recueilli, je suis allé le chercher. Comment ma curiosité a- t-elle pu aboutir à ça ? J'ai la cassette là, à côté de moi. Je l'ai faite écouter à certains collègues. Ils ont pris l'air très étonné, et se sont éloignés, ostensiblement. Je crains que ça ne finisse mal pour moi. Je finis ces quelques mots, et je mets mon journal et la cassette dans une enveloppe. Je ne sais pas quoi en faire, pas plus que du monstre d'ailleurs. Du bruit ! J'entends du bruit dans le couloir ! A 6 heures du soir ? dans un ministère... c'est impossible ! C'est pour moi. Vite ! Vite ! ******* Le manuscrit cesse ici. J'ai cherché dans les archives du ministère, aucune trace d'Agéocréas. Voici la retranscription de la cassette. Vous en ferez ce que vous en voudrez. Je vous donne l'allumette, à vous de voir si vous voulez allumer un feu, ou une cigarette. ******* "Voyage ! Voyage ! qu'ils me disaient les autres fous... c'est bien fait pour eux. J'ai gagné. Je suis le premier. A... moi la victoire ! B... je l'ai écrasé le premier : il ne passait pas les portes. C... creux comme c'est pas permis, j'ai du mal à m'en souvenir. D... un gros dindon, je l'ai farci avec E... qui était d'accord pour tenter ça et F... qui n'a rien vu venir. G... le glouton les a bouffé, c'est bien fait. H... le lâche c'est enfui dès qu'il m'a vu. I... m'a bien fait rire, accroché à J... qui n'en demandait pas tant. Quand K... les a vu, il les a trucidé.Toujours ça de moins à faire. L... je l'aimais bien, elle. Tant pis ! M... aussi l'aimait bien, encore tant pis. N... aveuglé par sa haine, est attaché au bout d'une corde. O... horrifié par mes victoire, fait l'autruche depuis. P... perdu dans la bagarre, je ne sais pas où. Q... ridicule celui-là. C'est R... qui l'a tué. S... j'ai profité qu'il soufflait dans un coin ! T... je l'ai utilisé comme marteau-piqueur. Très efficace. U... avec lui, j'ai pu embrocher V... et W... en même temps, et sans qu'ils s'en rendent compte. X... hé hé... on passe sur X, je me suis bien amusé en tout cas. Y... est retourné chez les grecs. Z... m'a posé plus de problèmes. Comprenez bien : il lui suffisait de retourner la pile et hop ! il avait gagné... Il a lutté, mais je l'ai eu, lui aussi. Ca devait être écrit quelque part."

ML

L'abbé sait d&egraves Oeheffe : " j'ai hache Hijika, elle aime Hainault, paix , culs, h&egraveres, Hesse, th&eacutes, U.V, doux bleuet, X, iles grecques, et Z." Lieu-dit, d&eacuteformation locale de gueux d'elfe, clairi&egravere d&eacutebois&eacutee par les charbonniers de bois, fournisseur de goudron. Arme sacr&eacutee d'origine japonaise acheté en Chine par un n&eacutegociant turc, vol&eacutee par des pirates maures, revendué en Espagne à un armurier catalan qui l'offrit à l'abbé pour expier son sale m&eacutetier.

YL

Qu'est-ce-que c'est que ce nouveau jeu ?! Il va falloir justifier sa place maintenant ?Qu'est-ce-que la paranoïa vient faire là-dedans ? D'accord c'est moi le premier et alors ? Qu'y puis-je ?Les autres qu'ont-ils à me suivre à la queue leu leu chacun en ordre, je dirais militaire si j'étais un brin soupçonneux. Ils veulent ma place ou quoi ? Bon d'accord, va pour B, nous sommes proches, presque intimes, je lui fais confiance comme le calife à son vizir, mais les autres qu'attendent-ils ? Que je disparaisse, que je tombe dans les oubliettes. Je suis déjà tout au bord du néant, il s'en faudrait de peu. Ils ont même inventé un jeu du genre disparition comme si untel était exclu des phrases ( le E peuchère je le plains le petit). Vous verriez le résultat ! Minable ! Des circonlocutions à n'en plus finir, des jeux de mots douteux, ils vont même jusqu'à emprunter des mots étrangers!!!! Qui viennent remplacer les français!!!! Ah c'est sûr ils attendent leur heure chacun leur tour. Et l'autre tordu à l'autre bout qui s'y met et qui commence à se déguiser en justicier masqué, il peut toujours attendre celui-là. Quelle misère. Pourquoi ils font pas leur jeu avec le Z, hein bandes d'incapables, pourquoi pas des palindromes en Z, hein ?!.

DL

Les origines de l'alphabet (d'après La Jeune Naze, Livre I) Au commencement était le Verbe. Pressé de tester cette nouveauté, Dieu s'exclama, en un discours improvisé: "Abaissez des euh effet ? J'ai hachis ! J'y cale ! Elle aime haine, eau, pets, cul, air Est-ce ? T'es eu ! Vé ! Doux bleu, vé ! Hic ! Si Grecs aident" Soudain, Dieu s'interrompit: "Bon c'est marrant, comme instrument, mais à quoi ça sert ? C'est bête, ça J'aurais pu y penser avant J'ai l'air d'un fat, moi, avec mes paroles divines qui ne veulent rien dire !" Akad, le petit diablotin qui, tapi derrière un nuage, avait été le seul témoin du Discours Originel, ne pouvait laisser passer une si belle occasion: "Ah, le fat ! Bêêêê ! Ah, le fat ! Bêêêê ! Ah, le fat ! Bêêêê !", cria-t-il, harcelant le vieil homme. Celui-ci, malgré sa colère, ne put s'empêcher d'admirer la rapidité de compréhension d'Akad. Il lui administra une amende de 16.- pour le punir de son insolence (argent qu'Akad dut créer lui-même, puisqu'il n'avait pas encore été inventé), mais le nomma Premier Ministre de notre langue pour l'éternité. Epilogue: Akad émit francs 16, et devint le premier Immortel.

LR

A Ah! C'est encore lui le premier! B Bravo quand même C Comment a-t-il pu faire? D Dommage pour lui E Encore cet abruti F Fainéant G Galope, mais a son rythme H Hélas! I Indolent J Juste devant moi K K.O. L lamentable M Minable N Nul O Oh! qu'il est mauvais! P Peut vraiment mieux faire Q Quoi, cet enfoiré? R Rien à en tirer S Sabot, un sabot, je vous dis! T Traînard! U Usagé! V Vraiment affligeant! W Wouh! Wouh! Wouh X Pas sorti de polytechnique, celui là Y Y a qu'à courir plus vite Z zèbre qui veut rejoindre le peloton Et je vais faire un procès à celui qui a choisi A et B pour commencerl'alphabet: il aurait pu me demander l'autorisation avant de prendremes initiales . Non, mais des fois...

AB

A ! parce qu'enfin, il faut bien que quelqu'un se décide ! B... j'hésite, je ne sais pas par quoi commencer. C pas tout à fait ça, mais ça va venir... si je ne tombe pas sur un bec. D cide-toi, me dis-tu : oui, oui, un peu de patience ! E u... é bien... è minute ! Ya pas le feu, je prends mon chapeau (circonflexe) F fort, quel effort m'infliges-tu ? Te rends-tu compte ? G pas que ça à faire ! H moi le boulot, si tu veux activer les choses. I mmédiatement ! T'en as de bonnes... J vais ! Enfin... K dense, cadence, c'est de l'exclavagisme ! L , je voudrais bien en avoir ! Je pourrais ainsi survoler le tout ! M ? Oui, je t'aime, non, je n'ai pas de N vis à vis de toi, mais O que tu me casses les pieds ! P este soit ton agitation, t'as le feu au Q ou quoi ? R rreur, je ne suis pas de mauvaise volonté. T trop pressé, tu veux tout en même temps... U ntel t'a déjà répondu ? Parfait ! V a donc le voir s'il double : W Comme vitesse et vélocité : puisqu'il est si prol' X , va te faire cuire un oeuf brouillé chez les Y (mél-ange) grecs, peut-être que t'y trouveras les Z que tu cherches !

AMB

aeiouy

Démo L'A est Là L'E est Le L'I lie L'O en Pot L'U est lu. Nous pouvons donc construire en verlan mais dans l'ordre : Là Le Lie Pot Lu. Il est donc probable que le Sabirateur nous fourgue bientôt, sur ce site, un Lipo que nous aurons à écrire, puis à lire, puis interro surprise. Comme il est rebelle comme pas deux il va pas le faire, tu vas voir. Bref, si les voyelles étaient dans un autre sens, ça aurait un autre sens aussi, tu crois pas. Mais pour le moment c'est comme ça que ça veut se faire comprendre. C'est bien une preuve ça, merde ! Quand même !!!

MG

Mode parano mâle in montant (Y(v)es). Moi, ex-missionnaire dur à cuire, et rescapé de l'hupiniskanimède et du jacuzzi cannibale, je n'en peux plus d'être torturé par ces interrogatoires à distance quêtant mon immense connaissance en vue d'expliquer ces mystères à tous ces autres qui ne cherchent qu'à m'exploiter. Avocats consultés ; j'envoie le double de mon explication à plusieurs de mes notaires assermentés par voie d'huissiers certifiés en recommandé. Toute reproduction connaîtra la pilule amère des voies sans issue de la Justice. Compris. Pourquoi seulement six voyelles : A l'origine actuelle, il n'y avait plus de voyelles, le précédent cycle ayant comme d'habitude détruit l'ancienne Création. Ils ne restaient que les consonnes, diantre ! suffisant aux êtres animés pourvus de cordes vocales à nœud. Puis le Créateur repris le collier ne pouvant pas se passer de ces poupées humaines et souffla les couleurs des mots. Leur ordre suit la chronologie immuable conduisant à ce qu'on dit. Le A est le cri de l'orgasme céleste qu'on ouit lors de l'éjaculation de la vie en terre. Le E est le son du Créateur regrettant déjà ce que l'A a fait par devoir. Le I est la plainte de désolation du sus nommé en voyant le tableau. Le O est le résultat du Déluge engendré par le chagrin divin. Le U est l'ordre donné aux chevaux de Noé pour gagner le bateau commun. Le Y est le bout d'U sauvé des eaux, préparant l'âme ou l'arme d'un nouveau monde. Mode A Le nombre et l'ordre des voyelles résultent de la découverte de six morceaux de sceaux en jais gravé de Thonon au bas d'un parchemin enduit de bitume. En 6000 BP, à l'occasion du creusement d'une nouvelle rigole de rizière près de l'Euphrate, un terrassier manquant à l'appel, vit dans les seaux en les vidant ces sceaux. Cet unique objet en provenance d'un monde antébigbanguien a été reconstitué à Ur et traduit de la façon suivante : A Eu, Io eut tigre grec. Mode E Actuel A noir Eté E blanc I vert I rouge O tonne O bleu Ungaro U vert Yves Saint-Laurent Y rouge tyrien Mode I S'il voit six voyelles, voyons ses sons, si ceux-ci sont six, c'est en raison du nombre de cases de la déclaration des ondes à établir lors du lancement d'une nouvelle langue. L'imprimé n'en comportant que six il a fallu choisir celles que vous connaissez, mais en bon filou, le français en les accouplant et en les accentuant les multiplia. L'ordre établi correspond aux résultats d'une course regroupant tous les sons. A l'issue de l'audition des six ténors de Marseille, on dût recourir à l'enregistrement finish, et après réclamation de l'o, gêné par l'e qui lui était rentré dedans, le juge arbitre annonça les disqualifiés(*) et les six qualifiés. En cliquant sur l'icône veuve, après connexion de vos haut-parleurs vous pourrez entendre la bande historique ou lire très vite à haute voix ce mot dit " : aeiou Y ( ou i ôta.)" (*)Depuis hors la loi et nommés voyous. Les plus connus : £ € $. Mode O La grosse au dos à sciatique, dossard au dos rit fort ayant sur le dos les dossiers du domaine. Le dos que t'auras de la dodue endommagé a donné aussi à Alain Bagot des maux de dos. ( Crotte ). Hawaï eau bleue, huile grecque. Mode U Et bouche cousue. MODE Y = AX +E+I+O+U Soit A=1 E=5 I=9 O=15 U=21 Y= 25 X = ? X = 25-5-9-15-21= -25. M. le ModeY.

YL

Lettre de Madame de DDpentes à Monsieur de Son-Amant Puisqu'il faut vous prouver l'ordre naturel des voyelles, ces lettres féminines, regardez bien ma bouche : A quand vous vous approchez de moi E quand vos mains se posent là I quand elles y ont trouvé leur place O quand de par leurs effets, je me redécouvre U quand voulant me garder ainsi, je suis emmenée très loin Y quand de cet au-delà vous ne m'entendez plus. Mais suivez encore le dessin de mes lèvres : A quand je m'approche de vous E quand ma main vous cherche I quand elle vous a bien trouvé O quand renaît votre fidèle ardeur U quand j'exulte que vous exultiez Y quand serrées bien ensemble, vos cuisses et ma main sont en amitié coite. Maintenant, sans plus la voir, sentez bien cette bouche amoureuse : A quand elle effleure en la visitant votre poitrine mâle E quand du téton, elle s'éprend longuement I quand curieuse elle divague en riant O quand elle goûte au soyeux d'un doigt fort bien placé là U quand elle se fait fourreau gourmand de votre gourmandise Y quand entre vos jambes, elle fait silence sur la lettre sacrée. Là, non plus sans la voir, mais tentez d'imaginer : A quand derrière moi vous passez E quand je vous sens hésiter I quand vous vous êtes décidé O quand je ne sais plus si encore ou si trop U quand je suis sans regret Y lettre non-dite gardera son secret En bien d'autres façons, toujours ma bouche suivrait l'ordre de ces lettres que femme forma sur ses lèvres dès son premier ami....et que l'on dit voix-d'elle quand on l'a entendue! ou voies-d'elle quand on .... les a connues. Non vraiment ne mélangeons point cet ordre, il est très bien ainsi. Imaginez que vous me laissiez sur A! ou que je vous quitte en I !!!

DD

A la manière de Lewis Carroll "Savez-vous combien il y a de voyelles?" demanda brusquement Tweedledee àAlice. Tweedledum ajouta "Oui, le savez-vous?" Alice, sursauta, réfléchit un moment et dit: "je crois qu'il y en a six" "Vous croyez! s'exclama Tweedledee, et qu'est ce qui vous fait croire cela?" "En vérité", dit Alice, "je ne le crois pas, je le sais." "De mieux en mieux", dit Tweedledee sévèrement, "et comment le savez-vous," "Mais", dit Alice, toute désemparée, "je le sais parce qu'on me l'a dit!" "Et vous croyez tout ce qu'on vous dit?" dit Tweedledee d'un air méprisant. "Oh", dit Alice, qui commençait à en avoir assez, "cessez de m'ennuyer avecvos questions. Je sais qu'il y a six voyelles, un point c'est tout.D'ailleurs, je les connais." " Les connaissez-vous personnellement? demanda Tweedledee, d'une voixsoudain radoucie. "Qu'est-ce que ça veut dire, connaître personnellement une voyelle? C'eststupide, ce que vous dites. Personnellement ou pas, je les connais. C'est: A E I O U Y." dit Alice, dansl'espoir de terminer cette conversation absurde. "Nous y voilà" dit Tweedledee, "vous avez enfin dit quelque chose de sensé.Mais savez- vous pourquoi il y en a six ni plus ni moins?" Alice, qui croyait en avoir fini avec cet interrogatoire, soupira et dutreconnaître qu'elle ne le savait pas. "C"est pourtant simple" cria Tweedledee." Voulez-vous répondre à mesquestions? "Oui, oui, mais criez moins fort, s'il vous plaît" dit Alice, résignée. "Bien" dit Tweedledee."Y a-t-il zéro voyelles?" "Non" dit Alice "Bien" répéta Tweedledee, "Y a-t-il une seule voyelle?" "Non" répéta Alice Et Tweedledee lui posa alors la question pour 2, 3, 4, 5, 7, 8, 9, et continua de la sorte. Quand il arriva à 142 et qu'à chaque fois Alice eut répondu "Non!", de plusen plus fort, elle cria: "Assez! s'il vous plaît!, je répondrai "non" tantque vous continuerez". "Mais c'est parfait" dit Tweedledee, "j'ai presque terminé ma démonstration""Comment cela?" dit Alice. "Eh bien", dit Tweedledee, "vous m'avez dit qu'il n'y avait pas zérovoyelles, ni une, ni 2, ni 3, ni 4, ni 5, ni 7, ni aucun nombre plus grandque 7. Il ne reste plus qu'une seule possibilité: c'est qu'il y en ait six.Etes-vous convaincue maintenant ?" "Oui" dit Alice, qui, en réalité n'était pas du tout certaine de larigueur de la démonstration, mais préférait clore le débat. Elle se rappela soudain qu'elle n'avait rendez-vous avec le Lièvre de Marsqu'à la fin de la journée et se dit qu'elle aimerait bien à son tour agacerTweedledee et Tweedledum comme elle avait été agacée par eux.Elle dit donc, en prenant son air le plus candide: "Cependant..." "Cependant quoi?" demanda Tweedledum "Eh bien, je voudrais vous demander..." "Demander quoi?" dit Tweedledum avec impatience "C'est que", dit Alice, "je ne sais si je peux vous poser une question" "Quelle question?" demanda Tweedledum d'un air furieux. "Mais," dit Alice, "Je ne peux vous poser la question si vous ne me ditespas si je peux la poser" "Et moi," dit Tweedledum, je ne peux pas vous dire si vous pouvez la poser si vous ne me dites pas de quelle question il s'agit""On n'en sortira jamais," gémit Alice, qui se repentait déjà d'avoir relancéla conversation. "Qu'allons-nous faire? Avez- vous une solution?" "Evidemment, dit Tweedledum, d'un air suffisant. "J'ai toujours unesolution". "Laquelle? " dit Alice. "Rien de plus simple," dit Tweedledum "puisque c'est à moi que vousvoulez poser la question, demandez d'abord à mon frère si vous pouvez laposer. Ainsi, s'il vous dit oui, vous me la posez et s'il vous dit non, vousne me la posez pas." Bien," dit Alice et, s'adressant à Tweedledee elle dit:" Croyez-vous que jepuisse demander à votre frère pourquoi les voyelles sont dans l'ordre A E IO U Y et pas dans un autre?" "Evidemment," dit Tweedledee, vous pouvez lui poser la question. Alors Alice dit à Tweedledum: "Je vous pose donc la question" "Quelle question?" demanda Tweedledum? "Mais," dit Alice, "celle que je viens de poser à votre frère!" "Ah mais," dit Tweedledum, "vous l'avez posée à mon frère, pas à moi,donc je ne peux vous répondre" "Zut" dit Alice (et elle se repentit tout de suite d'avoir dit un gros mot), "je vous demande pourquoi les voyelles sont dans l'ordre que nousconnaissons et pas dans unautre". Elle avait à peine fermé la bouche que Tweedledee et Tweedledum se mirentà rire aux larmes en poussant des hoquets et en se frappant mutuellement surles épaules et dans le dos. "Qu'est-ce que j'ai dit de si drôle? " demanda Alice, vexée "puis-je avoirune explication, s'il vous plaît ?" Mais Tweedledee et Tweedledum riaient tellement fort qu'ils neparvenaient pas à reprendre leur souffle pour répondre. Au bord des larmes, et de plus en plus vexée, Alice tapa du pied et s'écria"Si vous ne me répondez pas tout de suite, je m'en vais rejoindre mon amile Lièvre de Mars" "Non! Non! dirent les frères qui avaient enfin repris leur respirationnormale, "nous allons tout vous expliquer" "Je vous écoute," dit Alice de l'air le plus supérieur qu'elle put prendre. "Voilà" dit Tweedledee, "si nous rions, c'est parce que votre question esttellement stupide..." "Disons plutôt interrompit Tweedledum "tellement facile..." "Eh bien," dit Alice" puisque c'est tellement facile" (elle préféra ignorerle mot stupide), "expliquez-le moi" "Bien," dit Tweedledum, puisque c'est à moi que vous posez la question,je vais vous répondre: voulez-vous me réciter les voyelles dans l'ordre quevous connaissez?" "A E I O U Y" dit Alice. "Encore une fois, plus vite", dit Tweedledum. "A E I O U Y" dit Alice, plus vite. "Maintenant", dit Tweedledum, récitez-les en ordre inverse. "Y U O I E A" dit Alice, en hésitant un peu. "Maintenant, les voyelles de rang impair, d'abord et les autres ensuite.Alice réfléchit et dit finalement "A I U E O Y" "Et enfin, ce que vous venez de dire mais en ordre inverse" "Y O E U I A" dit Alice, après beaucoup d'hésitation. "Quel était l'ordre qui vous a paru le plus facile? " demanda Tweedledum. ""A E I O U Y , évidemment," dit Alice. "Vous voyez, triompha Tweedledum, "c'est aussi simple que ça: on a choisil'ordre le plus facile à retenir. Etes-vous satisfaite?" Oh oui," dit Alice, "plus que satisfaite et je vous suis infinimentreconnaissante de m'avoir communiqué toute votre science, au revoir et àbientôt" Et elle s'en alla tristement en se disant:" j'ai commis plusieurs péchés,aujourd'hui: tout à l'heure, j'ai dit "zut" ce qu'une petite fille bienélevée ne devrait jamais dire, et maintenant j'ai fait un gros mensonge enleur disant "au revoir et à bientôt", alors que je pensais "adieu et à plusjamais". Il faudra que j'en parle avec le Lièvre de Mars et qu'il me donne son avis.

EdR

Un mardi de l'ére glaciaire, juste à côté du glacier, on était assis avec Fernand, un homme des Caves Ernes, à la terrasse du café La Massue, tenu par Alfred Crocsmoignon, dit le manchot, l'astiqueur, ou le zouave, à cause de ma sœur. On revenait de la chasse au ptérodactyle, près de chez Damart, et on en était au 51ème Pastis 51, histoire de tomber sur un chiffre rond, rond comme des queues de pelles. C'était pourtant l'été. " Brrrrrr ! " dit Fernand, pour la saison. " Frrrrrr ! " que je lui réponds du tac au tac, parce que la météo j'm'en fous comme du CAC 40, sauf que j'aimerai bien me taper Evelyne Délhiat, la présentatrice de la télé, même sous la pluie, sous le soleil, ou mieux encore, à l'arrière d'un taxi en marche pendant qu'j'aurai filé un gros bifton au chauffeur pour qu'il mate dans son rétro et qu'il roule sans demander d'adresse. " Brrrrrr ! " qu'il insiste l'Fernand, parce qu'il peut pas s'empêcher de la ramener et bien que né en Dertal, est frileux et grelottant comme une secrétaire qui ce serait collé un Kiss-Cool à la place du Tampax. Je lui ai répondu " Vrrrrr ! " pour dire quelque chose, sinon il croit que je lui fait la gueule. A l'époque, les dialogues étaient pas très riches, car on avait pas encore inventé les voyelles. Mais en gros, on se comprenait. C'est quand même pas Rimbaud qui va nous donner des leçons avec son sonnet à la noix, A noir, E blanc, I rouge, U vert, 0 bleu : voyelles et l'Y alors, c'est que pour les Grecs ? Sans parler de ses histoires à vomir debout, de mouches éclatantes, rire des lèvres belles, suprême Clairon, et l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux, et autres salades fumeuses qu'il devait concocter en carburant à l'absinthe tout en tripotant le chat de Verlaine. Donc, à l'époque dont je vous parle, y'avait pas de voyelles, et on s'en passait fort bien. Les femmes étaient moches et poilues et la mienne encore plus, car je n'ai jamais eu de chance, mais au moins, elles obéissaient, pas comme de nos jours où quand tu veux juste toucher la foune de la voisine quand elle se penche pour ramasser le billet que t'as laisser tomber, tu t'entends répondre : " Prrrrssss ! " C'est chiant les féministes, quoiqu'on fasse elles vous répondent : " Prrrrssss ! " Jamais elle change de CD! Donc les femmes étaient moches et poilues, alors de temps à autre, pour varier les plaisirs avec Fernand, on disait qu'on partait chasser le ptérodactyle, et on allait se taper un lémurien à poils ras, mais c'est dur à attraper comme bestiole, ça bouge tout le temps et ça donne des coups de griffes, qu'on revient le bas ventre tout zébré, et la bonne femme, quand elle voit ça, elle vous fait une scène de ménage, que ça résonne dans la grotte et même les tricératops au dehors en mènent pas large. Elle gueule : " Srrrrrr, srrrrrr !" et puis " Frrrrp, frrrrp ! " et bien évidemment " Prrrrssss, prrrrssss ! ", pour faire comme les copines féministes. J'ai laissé Fernand radoté ses " brrrrr, brrrr " un moment pour aller aux toilettes, à cause du Pastis qui fait aller, quand soudain, un cri retentit sur la terrasse, un cri effroyable, qui vous glaçait les cents, mais que j'avais jamais encore entendu : " AEIOUY ! AEIOUY ! " deux fois. J'ai sauté au plafond, et je m'en suis foutu plein partout la peau de bête, que ma femme, elle va encore gueuler que je suis un incapable, qui peux même pas s'la tenir droite ! Je l'entends d'ici : " Prrrrssss, prrrrssss ! " Je me rajuste prestement et je déboule sur la terrasse, pour voir mon Fernand en transe comme s'il avait vu un stégosaure en tutu. D'un air hagard et pas forcément de l'Est, il me montre du doigt, une table en bout de terrasse. Et là, croyez moi ou non, mais j'ai pas pu m'empêcher de gueuler à mon tour comme Fernand " AEIOUY ! AEIOUY ! " quand j'ai vu la meuf assise à une table près de l'entrée, un sacré canon, à peine velue, qu'on lui voyait les mamelles et tout le saint- frusquin quand elle décroisait les jambes! Elle était pas d'là région pour sûr ! J'ai laissé Fernand, avec son air de crétin, qui pouvait plus faire un geste et je me suis dirigé vers la table de la créature, en me lissant la banane, style Vince Taylor, avec une démarche à la Mitchum, et le sourire de John Wayne quand il sait qu'il y aura des putes et du scotch ! " C'est quoi votre petit nom ?' je dis à la d'moiselle. " Lucie ! " elle rétorque, avec une moue vicieuse de Lolita qui voit passer un car Suzanne, rempli de vieux célibataires en goguette. " AEIOUY ! " j'ai fait en lui tendant ma carte avec mon adresse électronique et les horaires où ma femme est au lavoir. " Pas mieux ! " elle a dit en souriant. C'était dans la poche. PPP con sonne

PPP

Le /y/ - qu'on dit "why" in english - est à la fin, parce qu'on garde toujours le meilleur pour la fin. Comprenne qui pourra.

SB

bac philo

A = ? J = ? S = ? B = ? K = ? T = ? C = ? L = ? U = ? D = ? M = ? V = ? E = ? N = ? W = ? F = ? O = ? X = ? G = ? P = ? Y = ? H = ? Q = ? Z = ? I = ? R = ? Illustration de l'ouvrage de Sartre : " Lettres et le Néant " PPP qui se moque du Kant dira-t-on !

PPP

Le bac à sable « A r eu, a r eu », je ne connais pas d’autres lettres. Le bac à puf (un Rocard sinon rien) A na ha l’phabêtisation gadapuf des voyelles qu’on sonne, revitalisation dutissu socio- alphabétique, petit Larousse si vous êtes là, frappez une fois.Muf ! Le bac en 50 secondes Laurent R. : Un dernier coup de lettres. Jean Duclos, c’est à vous. JD : Voyelle - Laurent R. : A. Béatrice Millet. BM : Consonne - Laurent R. : B [] JD : Voyelle

MM

Section S : De tous temps les hommes ont eu un alphabet dans le même ordre dans toutesles langues. C'est comme ça! En conclusion, je dirais que c'est mon opinion et qu'il y a du pour et ducontre. Section STI : C'est plus pratique a retenir et sa corespont bien par rapport au clavier. Section L : Je commencerais par le doute cartésien et aussi Freud, puis pour éviter lespièges du sollipsisme dénoncé par Hume et la théorie empirique, je parleraide la thèse de Rousseau qui a bien expliqué l'origine des langues ainsi quele transendentalisme de Witggenstein. Enfin, je me servirai de l'égophénoménologique de Heidegger que je réfuterai avec l'ontologie des noumènes de Husserl et je conclurait en criquant l'antithèse avec lesidées deMichel Honfret d'après mon prof de philo, en espérant n'avoir rien oublié. (Toute ressemblance avec des fautes d'orthographe ayant réellement existé oudes phrases réellement trouvées dans des copies ne saurait être qu'uneterrifiante coÏncidence)

DD

Je ne peux pas répondre à la question parce que cette année nous n'avons pas eu beaucoup de cours en philo : le prof a fait une dépression et personne ne l'a remplacé. Mais je crois que la raison de son départ est en relation avec votre question, parce que, quand il est parti, il criait : "- Arrière, les Lettres !" Moi je ne sais pas très bien pourquoi, mais je peux vous raconter ce qu'il s'est passé. Notre école porte le joli nom de République des Lettres. M. Dodo, notre professeur de philosophie, enseignait depuis quinze ans dans l'établissement d'à côté, le lycée Poincarré : il était très content de venir chez nous. Le premier jour, M. Dodo nous a demandé de nous installer en ordre. Mon copain Anathème, il a dit : "- Dans quel ordre, M'sieur ? " M. Dodo a longtemps réfléchi. Nous, on est resté debout. Au deuxième cours, M. Dodo nous a fait asseoir par terre (on n'était pas content, surtout les filles) et il nous a demandé de l'aider à trouver dans quel ordre on devait s'installer à nos tables. Il souriait, M. Dodo, parce qu'il croyait qu'on n'avait pas compris que c'était un vrai cours de philo, ça. Alors, ma copine, Versusilela, a dit : "- Puisque nous sommes dans la République des Lettres, je propose que nous nous installions par ordre alphabétique. Qu'en pensez-vous, M. Dodo ?" M. Dodo : "- Je pense que c'est bien. Mais l'ordre alphabétique est-il un ordre convenable ?" Alors nous avons discuté pendant tout le cours, à savoir si un ordre doit être convenable, ou pas. Au troisième cours, M. Dodo souriait parce qu'il avait vu qu'on avait compris ce que c'était, la philo : il nous a demandé de nous asseoir, et comme on faisait des gros yeux, il a dit : "- Dans l'ordre alphabétique, bien sùr." Mais Versusilela a dit : "- Monsieur, puisque nous sommes en République des Lettres, je demande que chacun puisse choisir sa place dans l'ordre alphabétique." M. Dodo (qui fait le malin) : "- Ne confondez-vous pas République et Démocratie ?" "- Non, Monsieur, fait Versusilela, qui ne rigole pas, elle. La république est une forme de gouvernement dans laquelle le peuple exerce la souveraineté ; nous, membres de la République des Lettres, demandons à examiner la pertinence de l'ordre auquel vous nous demandez de nous soumettre, à savoir l'ordre alphabétique, que certains d'entre nous ont, à bulletins secrets, jugé arbitraire. " M. Dodo a bégayé qu'on avait raison et on s'est assis de nouveau par terre, sauf Versusilela qui est restée debout, pour discuter de l'arbitraire de l'ordre auquel on nous demandait de nous soumettre. Au conseil de classe de décembre des parents sont venus protester que les élèves de la T... prenaient leurs cours par terre en classe de philo, et qu'on n'avait pas l'air d'avancer beaucoup dans le programme. M. Dodo a répondu qu'on était de très bons éléments (surtout Versusilela), et que si les parents n'étaient pas contents, ils n'avaient qu'à demander à l'inspecteur sa position sur l'ordre alphabétique dans la République des Lettres. Ca les a laissé pantois, les parents. (Il paraît que certains se sont plaints quand même, et que l'inspecteur a engagé une correspondance avec M. Dodo sur le thème de l'arbitraire des ordres ; mais ceci est une autre histoire.) Au deuxième trimestre on n'avait pas beaucoup avancé et les filles amenaient des coussins jaunes et roses pour s'asseoir par terre. Certains d'entre nous trouvaient que leur individualité était niée dans le procédé de M. Dodo (Anathème, surtout), et il faut admettre que M. Dodo, depuis le début de l'année, à cause de ce problème d'ordre alphabétique et de République des Lettres, n'avait toujours pas appris nos prénoms. Versusilela a proposé, pour plus de réalisme et d'implication dans les débats, que chacun d'entre nous devienne une lettre. Ca tombait bien, on était vingt-six. On a fait comme chez les Grecs, on est passé un à un pour piocher notre nouvelle identité parmi les petits papiers pliés dans la casquette anglaise de M. Dodo. Mais Anathème a protesté parce que, quand son tour était arrivé, il n'y avait plus qu'un papier dans le chapeau et qu'au fond ça voulait dire qu'il avait eu moins de choix (hasardeux) que les autres. M. Dodo a proposé qu'on garde quand même nos nouvelles identités et qu'on discute de ce problème aussi. Tout ça, ça nous a pris trois cours. Moi j'étais content : j'avais pioché le H. Il s'est passé beaucoup de choses après, ce serait trop long de tout vous raconter. Disons qu'avec nos nouvelles identités c'était plus simple de comprendre les théories de M. Dodo et les objections de Versusilela, parce qu'on pouvait les appliquer. Par exemple, j'ai adoré le jour où, pour démontrer qu'un ordre n'est pas immuable, on a tranché la tête de A. C'est moi qui l'ai fait, rapport à mon nom. Les autres, après ça, me regardaient de travers (surtout B) et même on ne me parlait plus beaucoup, sauf Anathème qui avait pioché le X et que tout le monde évitait, surtout les garçons (moi je m'en fiche, je n'ai pas de préférence). C'est là que M. Dodo a commencé à changer. Il s'est beaucoup fâché de la disparition de A, mais Anathème a ramené un livre de Georges Perec et on est tous tombé d'accord que ce n'était pas un drame, une lettre en moins, même M. Dodo. En tout cas c'est l'argument qu'il a utilisé quand on lui a demandé de prendre la place de A.Avec la police et le proviseur qui venaient sans arrêt dans notre classe, ça n'a pas été facile de poursuivre nos réflexions philosophiques. Alors on a décidé d'inventer notre propre langage. Enfin, pas tout à fait, on a juste décidé qu'on parlerait sans A, puisqu'il était mort, et qu'on n'avait le droit d'utiliser que des mots qui commençaient par notre lettre respective. J'en ai bavé, et je ne vous parle pas d'Anathème. Mais on a vite vu que ce n'était pas suffisant, alors on a décidé d'une autre règle : on s'installait en rond pour débattre, et on devait commencer le premier mot du discours par la lettre du premier voisin de droite, puis le deuxième mot par la lettre du deuxième voisin, etc. M. Dodo a appelé ça "la périphrase énigmatique". (Il était tout blanc, M. Dodo, quand il a vu qu'on y arrivait.) Bref, on a eu une paix royale. C'est au troisième trimestre que tout a basculé pour M. Dodo. C'est arrivé un peu bêtement, par orgueil. On avait été sympa, nous autres : comme il n'avait pas voulu prendre la place de A, il ne pouvait pas entrer dans le cercle, ni dans les discussions ; alors on avait décidé qu'il serait comme un archaÏsme parmi nous, une lettre double et redondante qu'on n'utilisait plus, sauf pour lui faire plaisir. M. Dodo trouvait que c'était injuste parce que c'était plus difficile pour lui de s'exprimer. D'ailleurs il trichait tout le temps. On en était justement à l'arbitraire de l'ordre dans l'éthique et à son application dans la justice des Lettres. Versusilela a dit que ça tombait bien, M. Dodo était un vrai cas d'école. On a fait son procès. Je ne peux pas tout vous raconter du procès. M. Dodo ne quittait plus le lycée, on l'avait placé en résidence surveillée. Il venait à chaque séance en traînant les pieds, blanc comme un linge, les yeux exorbités, mais dès que le procès commençait il entrait en rage, il trichait tout le temps, il envoyait balader Versusilela qu'on avait pourtant nommée procureur à l'unanimité. On a trouvé ça très déplacé de sa part. Il a bien fallu qu'on prenne des mesures, en attendant : il fallait lui couper la langue. C'est ce jour-là que M. Dodo est sorti en hurlant : "- Arrière, les Lettres !" , parce qu'Anathème et moi on accourait accomplir la décision de la justice. Après, tout est allé très vite : le proviseur nous a expliqué que notre professeur était un homme perturbé, et qu'il fallait qu'on oublie tout ce qu'il nous avait appris (on a préféré ne pas lui faire remarquer que notre mentor, c'était plutôt Versusilela ; vous me comprenez). M. Dodo n'a pas été remplacé. Et comme on nous a dit d'oublier, eh bien, moi, je ne peux pas dire grand-chose de philosophique sur l'ordre alphabétique.

ISF

Justifier un ordre c'est d'abord définir un cadre normatif ou se baser sur un dogme initial, que les archéologues, au prix d'intenses efforts, sous les déserts brùlants du Proche-Orient, mettent à jour chaque semaine modifiant la vérité tous les ans. L'ordre alphabétique hexagonal est pompé du latin, qui l'emprunta au phénicien, puis les avis divergent, Egypte ou Byblos ? Le tableau de l'évolution de l'alphabet, du musée du caractère de la police, permet de retrouver le signe premier et ainsi d'en mieux saisir la transformation. La lettre A provient de la tête du Minotaure, qu'Alain situe à propos au centre du soi et qu'Aristote logique place au jeune. Le B est un carré, et pour Bacon deux eux, Bergson préfère en rire. Le C est un angle droit, et au bout de la ligne du même bord et du compte, Camus Candide, chute vers la mort heureuse, le condor sait, le castor lui a dit. Le D dérive du poisson désir, Descartes, Diderot et d'Alembert puis Deleuze soutinrent que le maquereau nommé Dédé fùt le premier proxénète connu, représentant l'autre plus vieux métier ? du monde. Le E représente le prisonnier ou l'adorateur, avec les bras levés, Eliade y voit une antenne dressée vers les peurs originelles. Le F ne figure pas sur le tableau, mais sa fourche déformée évoque le blé, Foucault en fait le moteur de l'usage des plaisirs. Le G est un D inversé, Glucksmann développe le mythe la grenouille qui dort au fond de l'homme alors que Guitton soupçonne dans son essai sur l'amour humain que son point est plus en avant du vagin. Le H est le serpent à deux têtes, survivant des deux guerres, fruit des rixes, Hegel en toute logique coupe l'être en deux, montrant un corps insoumis et veule face à un esprit parasité par les frustrations du premier. Le I est un jeune épi dressé et découvert, c'est joli, mais éphémère et l'on s'en bat en dansant. Le J est une formation récente, inconnu des anciens, Jankélévitch jeune jubile car les 3 J arrivent. Le K est la main droite ouverte les doigts tendus vers le haut, Kant assoit sa critique de la raison pure sur ce symbole haltifère que Kierkegaard déleste en niant son contraire. Le L est le premier cheveu bouclé du nourrisson, Lanza del Vasto, Lévi-strauss et Leroi- Gourhan ( c'est curieux mon vérificateur d'orthographe ne connaît pas le premier et le souligne de rouge ! ) sont d'accord pour reconnaître dans la boucle la permanence de la racine. Le M est une onde, eau ou son ? Marcuse, Marx sans s'en servir surent deviner que le meilleur des mondes ne serait pas l'œil, heure des ondes. Le N est un arc s'envolant par-delà le bien et le mal, Nietzsche évoque l'affrontement entre la flèche et la cible, alors que la première s'en fiche. Le O est l'œil dans l'eau, opposé à celui du bouillon dans sa nature et sa fonction. Le P correspond au double chevron, pointes en bas. Du banquet de Platon et aux pensées de Pascal, la finalité génère la légèreté des asperges comme but de la double cuisson. Le Q est un bonhomme de neige, personnage légendaire du SinaÏ, aperçu par deux douaniers Nassermentés. Le R est un champignon de couche, Rousseau le découvrit à l'état naturel, lui inspirant tant d'air frais. Le S a une double interprétation soit c'est une moustache ou un décolleté vertigineux. Cette contradiction sera la base du travail sartrien, relayant les travaux pionniers de Sade. Le T est une simple croix, on doit à Taine d'y avoir reconnu le nombril de l'art, la graine de la folie mortelle. Le U a une origine qui dépasse l'humanité semblant être la seule lettre utilisée pour communiquer avec les équidés. Le V est un ballon qui s'envole avec sa ficelle pendante, Voltaire voyageant voulut voler vos veaux, mais les six V l'avaient lassés. Le W est d'origine flamande surenchérissant sur les Wallons appelés avant vallons qui en rient maintenant. L'X est inconnu. L'Y ( voir I public ) Le Z est au départ deux parallèles, ainsi parlait le serviteur de Zorro.

YL

Plutôt qu'une dissertation de philo pour laquelle je serais pitoyable jepréfère un message d'encouragement à tous les étudiants, même si c'est unpeu tard (vieux motard que j'aimais !) Tout commence par les annales, car c'est l'A où tout commence. Puis il nes'agit pas de BC sa garde, D que l'on révise et E c'est ce qu'ils font. Cademande des F or ils en manquent parfois, c'est ce que G a pris. Le H leurpermet-il de tenir ? Ce sont des I, des que l'on se fait. J crois encore,même s'il y a des K exceptionnels. L, par exemple, qui M enfumé quand N etdes goùts, l'O prime, ou quand sa mère l'envoie sous P dans sa chambre pourregarder des films de Q. Elle préfère prendre la fille de l'R. S bienraisonnable ? Alors elle T, ses U meurent. Elle écrit : Quand je V vers cedoux bleu V roue me dirige ? Le X m'insupporte, je dois donc finir mesétudes et toutes ces folles I, grec y compris.J'en conclurai pour les soutenir qu'au lieu d'un joint, un bon abécédaireles Z !

LC

" Que tout soit dépourvu de consistance, de fondement, de justification, j'ensuis d'ordinaire si assuré, que, celui qui oserait me contredire, fùt-ill'homme que j'estime le plus, m'apparaîtrait comme un charlatan ou un abruti". Si Emil Cioran a pu écrire cette sentence dans " De l'inconvénient d'êtrené ", la question de la justification de l’ordre des lettres de l’alphabets’impose comme le charlatanisme le plus absolument abrutissant. Voyonscependant si justifier est signifier et si l’ordre n’est point désordre. I - justifiant et signifié Lawrence Durrell pose une limite à l’idée de justification, : " La manie dela justification est commune à ceux qui n'ont pas la conscience tranquillecomme à ceux qui cherchent des raisons philosophiques à leurs actes ; dansles deux cas cela mène à une étrange forme de pensée. L'idée n'est passpontanée, mais voulue. " La question de la volonté est effectivementpremière en ces notions. Ainsi en mathématiques, Seymour Papert confirme lanécessité de ce déterminisme : " L'une des menus contributions del'informatique aux mathématiques est l'emploi de mots entiers, plutôt que desimples lettres, pour désigner une variable; ils restent mieux en mémoire. "Et la volonté rejoint la pensée, des hommes, des écrits et illustre àmerveille cette obligation de viser à la certitude, l’affirmation de JeanAnouilh, dans " les poissons rouges " éclaire aussi notre questionnement : "Il ne faut jamais dire la vérité : c'est elle le vrai désordre. " II - ordre et chaos L’ordre n’est pas plus aisé en musique, ainsi Joseph Joubert cherche-t-il ànous perdre en posant : " La musique a sept lettres, l'écriture a vingt-cinqnotes . " Les lettres interpellent de tous temps, on joue avec, on lesdétaille, on envisage même de les supprimer tel Hervé Bazin qui inscrit dans" Ce que je crois " : " Familles, je vous hais ! disait Gide. Disons plussimplement, à deux lettres près : Familles, je vous ai. " Et ce principe dujeu et de la reconnaissance correspond parfaitement à l’alphabet et à cesimagiers qui en ont découlé. Nous voudrions à l’instar de Paul Valéryrencontrer les mentors décrits : " Les maîtres sont ceux qui nous montrent cequi est possible dans l'ordre de l'impossible. " Ainsi s’ouvre l’alphabetréalisable, et les lettres nous offrent leur ritournelle habituelleillustrant les propos d’Heinz Pagels : " Le désordre au niveau individuelentraîne un déterminisme collectif. ". Les lettres sont donc bien classées, "mais l'ordre est là où est le désordre. " pouvons-nous reprendre en écho deThomas Bernhard. Et pour conclure, comme le signalait Jules Renard, à propos de l’auteur du "Gai Savoir " : " Nietzsche. Ce que j'en pense ? C'est qu'il y a bien deslettres inutiles dans son nom. ", peut-être pouvons nous poser qu’il y a biendes lettres inutiles dans l’alphabet latin et qu’un nouvel ordre pourraitêtre crée.

CC

Fuck l'alphabet. J'passerai pas mon bac d'abord.

SB

programme electoral

Monsieur le candidat du Parti de l’Ordre Alphabétique, le AOP, pensez-vous réellement avoir une chance de vous faire élire au premier tour ? « A ben ça, dame, évidemment ! » Quel message souhaitez-vous faire passer à vos adversaires ? « Faites gaffe, hypocrites idiots ! » Quel est votre idéal d’homme politique ? « John Kennedy, le meilleur, non ? Ou Paul Quillès » Derrière le candidat se cache l’homme. Quels sont vos activités favorites pendant vos loisirs ? « Rêver, sommeiller, têter un vieux whisky » Vos films préférés ? «XY, Z ». Monsieur le candidat du Parti de l’Ordre Alphabétique ou AOP, merci. PROGRAMME DU PARTI DE L’ORDRE ALPHABETIQUE (AOP) Le message de ce début de millénaire est clair : les français veulent plus de sécurité dans la grammaire, plus d’ordre dans les lettres, plus de valeurs dans son écriture. Le Parti de l’Ordre Alphabétique (AOP) l’a bien compris, qui milite ardemment pour redonner sa place au cœur de notre société à notre bon vieil alphabet, unique et légitime représentant d’un ordre millénaire, neutre et impartial. Face à l’anarchie alphabétique ambiante, une force se devait de se dresser pour crier haut et fort la volonté d’un peuple déboussolé par la perte de ses repères orthographiques. Préservons notre patrimoine ! Non aux

JVR

A, parce que abracadabrantesque, voyelle toujours première, très présente dans son énonciation et en couleurs : a noir, e blanc, i rouge. Comment ça, pas de i ? Bordel ambiant, le b est passé devant le a tant il est ambivalent qu’à la fin il se casse. Il n’obtient cependant que la deuxième position, la plus difficile certain dimanche du 5 mai 2002 à venir et à 20h00. Mais c’est aussi au second de ne pas organiser le BA. C comme Constitution, puisqu’elle est fondement, le c aurait dù être premier ; mais déjà âgée, son c s’est aussi fait doubler Démocratie libérale, un duel encore entre le d et le l, qui s’incline tant l’oxymore est consternant. Gardons le d de démocratie en bonne place, au quatrième rang après liberté, égalité, fraternité. Foire d’empoigne, quand le f prend le pouvoir, les d et e peuvent peu même s’ils se sont avant glissés et laissent la foire faire son bayrouf chez les politiciens, enfoirés aurait dit Coluche s’ils avaient été sympathiques. L’ordre est respecté, def, comme définitif, autre expédient des politiques qui toujours peut être inversé ! G comme gifle, à donner pour gagner quelques points dans les sondages le g s’impose et laisse sa marque dans les premières lettres, mais pas vraiment de noblesse. H comme homosexuel, pas de coming-out parmi les candidats mais un h aussi intéressant que l’herbe qu’ils désirent fumer ou ne souhaitent pas légaliser pour mesurer leur degré d’intolérance, parce que « La tolérance ? il y a des maisons pour ça ! » disait le diplomate et néanmoins écrivain Paul Claudel. Donc un h en bonne place, la huitième devant le i sans qui Paris serait épars mais la campagne cette fois, c’est pour la présidence, et là sans id, c’est tout juste une présence qui s’impose ! « Je vous ai compris », la dixième lettre débute une formule inaugurée par un général, tous devraient essayer. Karl Léon Marx, impossible de séparer ces klm, par ailleurs utilisés en aérien, navigation à vue pour les plus habiles, capitale mais peut-être de trop hautes sphères. N juste après, pour célébrer Nikita et bien sùr revenir au k de kafkaÏen. O, la quinzième lettre, symbole de l’oxygène qui manque tant dans ces programmes électoraux, dans lesquels les dames de gauche sont fort heureusement sans gène tandis que les aspirantes de droite sont plutôt d’x et d’y, inconnues incongrues. P comme pschitt ; en 1954, Jean Davray invente le libelle : « Pour vous, cher ange, Pschitt orange et pour moi, garçon, Pschitt citron ». En 2001, Jacques Chirac crée le "Pschitt amer", le p stagne donc entre l’eau et le cul, deux thèmes chers aux publicitaires. CRS, c’est dans l’ordre et c’est de l’ordre d’une république sécuritaire T U, et la faculté d’acronymer que c’est celui qui le dit qui l’est U encore, parce qu’il était important d’inscrire l’utopie, mais l’u rit noir d’être à cet endroit de l’alphabet, quand les mots sont déjà moins employés. Vingt deux, voilà la lettre v, comme vindicte ou bien plutôt comme victoire, elle se dessine avec les doigts, les bras, une lettre éminemment humaine. W, une double victoire dorénavant tant les épouses comptent en cette politique du spectacle, Sylvianne et Lionel et Bernadette et Jacques ? Quand les VW entrent à l’Elysée. X et Y demeureront inconnus en cet alphabet électoral dans une campagne où on est prié de faire choc plutôt que d'être xénophile ou yé-yé alors que se révèlent les xénophobes et yo-yo. et Z en dernier parce qu’on a toujours le secret espoir de voir arriver Zorro !

CC

Abrogation de l’armée, abolition de l’administration autoritaire. Basculement du budget vers la bourse pour brasser les bénéfices. Conversion de ce capital consolidé en cannabis commercialisé par les chômeurs. Droit aux dépenses domestiques démesurées. Eradication des emplois ennuyeux, élévation de l’éducation, étatisation de l’environnement. Financement des fractures familiales, fin de la fiscalité forte. Glorification des gerbes gouvernementales garantie. Harmonisation de l’humanité. Introduction d’impôts improductifs. Justice joyeuse et jovial, jouissance journalière pour la jeunesse. Kermesse avec Krivine en kilt kaki kidnappant un kyrie au kiosque. Légalisation de la liberté, licenciement du libéralisme, logement à louer ( bail honnête ). Mondialisation de la majorité des mouvements minoritaires. Naturalisation par naissance ou par nourrice nationale. Ouverture des opérations obligatoires aux organisations opposées. Promesse de pensions aux partants de la police. Quinquina pour quiconque. Régime de retraite par répartition renforcé. Recherche des remèdes reprise. Sécurité de la sexualité et santé syndicale. Tolérance totale pour les taxes sur les transactions. Urbanisme utopique unissant les unités à l’univers jusqu’aux urnes. Valorisation de la vocation vinicole. Wagon W-c Wentilé. Xénophilie X. Yacht pour Yves à ios. ( île grecque ) Zéro zoo.

YL

Du rififi chez l’alphabet L’assemblée se déroule dans l’apadana de l’arrogant roi A. Cet anguleux qui mène au pays de l’alphabet depuis que les hommes ont une mémoire, fait la lutte à un illustre inconnu, un quidam, un certain Z qui a toujours été le dernier de sa classe. L’accompagne sa jolie femme Y à la cuisse très longue, la fourche invitante et qui distribue les sourires incolores, les mots insipides et les gestes inodores : elle est imbuvable. Ils sont vingt-six ainsi réunis pour élire un nouveau président. Tout ce beau monde porte son habit du dimanche, la majuscule. S’y retrouvent en plus les signes de ponctuations solidement encadrés « {[(:,?.;...!)]} », ces esclaves non affranchis qui n’ont jamais leur mot à dire, juste assez bon pour marquer les rythmes, les émotions et les soupirs des temps qui passent : ce soir ils sont de service. Aussi, on a invité quelques observateurs grecs parmi les plus savants : a, b, c, j, l, p, y. En attendant les discours de présentation des programmes, c’est la fête et chacun y va d’un souhait pouvant influencer l’un ou l’autre des candidats : peu importe, on votera pour celui qui retiendra notre idée. Dans cette foule bigarrée, se trouvent de beaux spécimens. Tous et toutes ont la langue bien pendue. Il y a ce costaud H, gras motard en veste de cuir et fumeur invétéré de hachisch qui voudrait bien voir les drogues jamais légalisées. Il est fortement appuyé dans son vœu par cette fragile lune C, vendeuse richissime de coke qui a déjà sa dose et lance de joyeux cocoricos. Mais P la police philippine, de son gros œil exorbité, les mire depuis tantôt. Son souhait? Voir la peine de mort rétablie; ainsi ces deux lascars pourrait s’enfumer une dernière fois sur un bùcher. Mais quel est ce gueulard? Ah! C’est orifice O qui veut se faire entendre. Cet ostrogot, cette tête d’eau réclame une loi contre toute forme de discrimination : il jure devant dieu (il a bien d’autre chose à faire que lui servir de témoin) qu’il n’est pas un trou du cul, les apparences étant trompeuses. Puis voilà ce poisseux Q, cette quéquette, cette internationale queue pédophile qui affirme haut et fort, n’avoir jamais au grand jamais initié et enfilé le petit I, cette brindille infantile. Il exige une charte les protégeant lui et ses visqueux confrères des enfants, ces pervers. à ces propos, le kamikaze K toujours en mouvement, lui qui a passé la majeure partie de sa vie à l’ombre pour agressivité sonore, menace Q de son poing haut levé. « On devrait leur trancher la quille et la momifier; leur attacher autour du cou afin qu’au jugement dernier, Saint-Pierre les refoulent illico aux enfers! » Mais un noble lillois dont la libellule orne les armoiries, L, véritable angle droit, juge de son état, l’en dissuade d’un regard d’équerre. Lui par contre ne demande rien : il a déjà tout reçu, argent et pouvoir. D’autres encore revendiquent. C’est le cas de mademoiselle B, véritable baobab, toujours logée au même trottoir. Les regards de tous les mâles ou presque, ne peuvent résister à la force de gravitation de son immense poitrine. Elle réclame une kyrielle d’avantages sociaux pour elle et ses sœurs péripatéticiennes : des journées de maladie, des vacances payées, etc. Monsieur D, inventeur du système D et gros bourgeois aux très gros dividendes, l’écoute avec les yeux d’un enfant pour sa nourrice. Son épouse, madame V, tranchante de corps et d’esprit, vouivre confirmée, lui jette un regard torve de tueuse. Cette femme au foyer ne rêve que de veuvage. Depuis qu’elle sait que D a une maîtresse en la personne de cette W, véritable walkyrie, elle désire un arrêt de la cour pour qu’on puisse déporter cette traînée chez les Talibans; là, son compte est bon. Quant à D, il voudrait qu’on abroge la loi qui oblige le partage des biens lorsqu’on déchire un contrat de mariage. Mais on peut le dire, mademoiselle W, n’est pas une maîtresse fidèle, c’est un être compliqué qui a flirté avec plus d’un amant, dont X et Z, lors de son cours d’algèbre élémentaire. Voyant que Z a des chances de l’emporter lors de l’élection, elle zozote et caquette sans arrêt à son endroit ce qui lui vaut un nouveau sobriquet : wyandotte la poule pondeuse au lieu de williams la poire. Pour ce qui est de cet inconnu X, c’est un vieux garçon endurci et presque stérile (il y a peu de petits x dans sa lignée). Mathématicien chevronné, les seules courbes qu’il espère sont mathématiques. Il vit dans sa tour d’ivoire en s’éclairant avec une lampe au xénon, boit du xérès et devient de plus en plus xénophobe. Ce soir, il a fait un effort particulier pour venir appuyer, sans condition, son seul ami, Z. Et voici le galant, le séduisant G, toujours en chasse. Il collectionne les femmes comme d’autres les poupées gigognes. Il est groggy depuis que la jeune U refuse de le revoir et qu’elle l’envoie paître dans les gagnages. Cette lolita possède un creux à vous faire damner. Elle veut amener ce gaga, cet urubu en justice pour l’avoir déflorée trop jeune. Lui s’en défend en précisant qu’il ne lui a rien appris et qu’elle pouvait déjà savamment rouler la langue et les roustons. Elle, elle ne songe qu’à J junior, jésuite éphèbe, champion de jujitsu. Ce soir, il représente la morale divine et malgré son bas âge et son peu d’expérience, il sait que les règles de celle-ci s’appliquent surtout aux autres. Ce jacobite J ambitionne de devenir évêque et à la pensée d’être un jour crossé, cela le vire à l’envers. En attendant, il ne reste pas insensible aux œillades de la belle enfant. à l’heure du bilan, il a l’assurance que Dieu sera miséricordieux, donc autant en profiter. Il y a là T, profession ingénieur-géomètre, le corps bien droit et l’esprit tout autant. Chez lui, il n’y a que mesure. Des idées lui trottent dans la tête mais des idées chiffrées, énigmatiques, cryptées, sans fantaisie. Il a dessiné un plan et son vote ira à celui qui l’achètera. D’après ce plan, le chaos sera tétanisé et prévisible. Il fit la cour à E pendant des années et il exigeait qu’elle porte un accent chaque fois qu’ils sortaient en couple. Selon lui, ils formaient un bel instrument, un Té. Elle l’envoya se faire cuire un œuf le jour où elle se fit siffler par ce S en forme d’esse, l’antithèse de ce grand escogriffe bien coiffé et sans aucun fantasme. Dès le lendemain, cette ravissante écervelée cria haut et fort : « Sus au T! Suçoter S m’échevèle! » Depuis, ils sont en amour et ils le font de toutes les manières, SE et ES. Rien ne manque à leur bonheur, leurs votes ne sont pas à vendre. Le grammairien M est un parfait exemple de mimétisme à l’égard du mammouth : il en possède la carrure moins les poils. Le bonhomme est fort ennuyeux et sa devise est « mêmement ». Pour lui la langue est un musée. D’ailleurs, personne ne lui écrit jamais par peur d’être critiqué. Néanmoins, seul N qu’on a longtemps cru être son fils naturel, n’ose pas ne pas lui répondre lorsque ce dernier s’adresse à lui. L’incertitude de ses origines l’a rendu pusillanime. Tournez-le de 90 degrés dans un sens ou dans l’autre et vous verrez de qui il est le bâtard. Eh oui! C’est bien de Z, ce père absent, ce perdant. S’il gagne ce soir, il s’est juré de reconnaître publiquement ce fils illégitime qui est aussi celui d’une jeune nonnette, morte de honte. Le zip venait d’être inventé et la belle, qui n’avait pas quinze ans, était comme Dieu les aime, fort naÏve. Un soir, ce salaud de Z, oncle tuteur par surcroît, lui rendit visite au couvent de Saint-Zozimus. Il arriva en zigzaguant et tard en soirée, laissé seul un instant avec elle, feignant une crise aiguë d’arthrite, il lui demanda de zipper sa braguette de haut en bas. La curieuse n’ayant jamais vu de pareil mécanisme s’exécuta, ne vit pas venir le loup et reçu le coup. Quelle triste histoire! Un dernier couple s’avance : voici F, voilà R. Quelle femme superbe cette F! Oubliez-la messieurs, cette fofolle à froufrous est lesbienne. Quel homme magnifique ce charmant R! Oubliez-le mesdames, malgré son apparence virile et élégante, malgré son pas de marche militaire, ce type est un travesti. Son poste de colonel du régiment lui évite les douches communes; seule la cantinière désenchantée connaît son secret. Pour cause de prestance, ce sont eux qui présentent les candidats. à tout seigneur, tout honneur, A est invité le premier à s’adresser à ses congénères. « Mes chères lettres, je serai bref. Votez pour une stabilité renouvelée, votez pour le sens de l’histoire, votez pour moi, A! Il y a des siècles que les gens utilisent l’abécédaire tel que nous le connaissons, il y a des siècles que nous sommes appelés dans le même ordre, alors je vous en conjure, votez pour l’ORDRE. Merci! » C’est au tour de Z de prendre la parole. « Mes lettres chères, je ne serai pas long. Les prochains siècles doivent appartenir à ceux qui ont toujours attendu en derniers avant d’être appelés. Votez pour un renouvellement stable, votez pour une histoire sensée, votez pour moi, Z! Nous écrirons ensemble un nouveau zyéxéwaire, votez pour l’ERDRO. Merci! » Puis le vote est pris. Une fois, deux fois, trois fois Le résultat est toujours le même, treize contre treize. Quelle malchance! Alors, avant de reprendre la votation qui risque de mener de nouveau à l’impasse ou à un schisme, les observateurs grecs proposent dans leur grande sagesse d’inventer une nouvelle lettre. Ainsi, le vote sera obligatoirement départagé par un nombre impair. Elles seront vingt-sept. Ce nombre est un cube parfait qui fait trois fois trois fois la trinité, donc chargé de pouvoir surnaturel. De plus, il se termine par le chiffre sept qui est la combinaison la plus probable au lancer des dés : un gagnant quoi! Qu’ils sont érudits ces grecs! Ils annoncent les règles suivantes : « Vous devez inventer une nouvelle lettre dotée d’un symbole et d’un son qui n’existent nulle part ailleurs de part le monde. Tout plagiat sera sévèrement puni. » « Facile! » « Alors sortez vos encres, vos plumes et vos voix, le concours est ouvert! »

GG

Alphabêtise électorale du Rassemblement Pour la Rigolade "A Bon ça Démarre !? - Faut Gueuler des Formules Iconoclastes ! - Jaillir d’un Kouglof au Lait à Moitié Nu - Organiser des Partouses de Quatrains pour Résister aux Slogans - User de Vins, Whiskies, Xérès ! .Youpi !Zavamarchézézur."

GB

A bas les cadeaux, les mensonges, les privilèges Battons-nous jusqu'à la mort pour un avenir meilleur Chassons ensemble les pourris de leur siège Doucement berçons nos filles et nos soeurs Elisons des hommes fiers Fiers de leur patrie Guerriers, protégeons nos mères Honnis soient les nantis Imitons nos pères quand l'épée au flanc Jaillissant du maquis, le poignard avide, Kakis et pourpres de rage et de sang, Leur main brisa notre clepsydre Maudite soit cette galéjade de république Notre fantôme hantera leur oreiller Où notre pas sera sonneront les serments bibliques, Pantins et politiciens rendront ce qu'ils ont volé ! Que notre cri fédère les pauvres de la terre Répétons encore la foi qui nous anime Serinons à leur vieilles oreilles de fer Toute la haine que leur voue la rime Unissons-nous, nous autres, oubliés du pays Verrons-nous à nouveau le peuple sourire ? Wassingues de tous bords, votre hallali Xénogreffe notre avenir ! Yha ! Criez avec moi ! Zora la Rousse, Présidente !

JE

Tremblez car la vérité sera révélée aujourd'hui. Voici l'origine de l'alphabet, telle qu'elle a été révélée à Albert Muda, explorateur des plus noires origines de la race humaine et des races qui l'ont précédée. Albert a découvert après toute une vie de recherche le livre maudit, le fameux Necronomicon pressenti par de nombreux chercheurs avant lui (notamment HP Lovecraft)- cette découverte causa sa perte et la folie danslaquelle il est maintenant plongé. A Ah ! B Bordel ! C Ctulhu ! D Démon ! E Enfers ! F Fuyons ! G Gare, H Hommes, I Il arrive ! J J'ai peur ! K Kataclysm ! L Le M Monde sombre dans le N Néant ! O On ne P Pourra Q Que R Râler S Sans T Trêve ! U Une V Vague de W Wapitis X Xtremement dangereux Y Y surgira au Z Zenith !

SH

notice de montage

Serial kitter Attendre d’être en super forme. Balancer sa vieillerie par la fenêtre pour avoir de la place. Casser une petite croùte, un surcroît d’énergie ne nuit point. Démonter. Etaler les morceaux sur le sol. Faire des paquets (pas trop gros) Ficeler. Garder quelques bouts au congélateur (à virer plus tard) Hacher le reste. Avec du riz, les chats du jardin public apprécieront. Incinérer les vêtements. Jeter la cendre aux pieds des rosiers. Kit. Lire la notice du nouveau modèle. Maîtriser son impatience. Noter les défauts de fabrication. Opérer avec délicatesse. Objet fragile. Positionner les pièces dans l’ordre de montage. Quérir sa boite à outils. Rejeter les pièces en double Inutile Erreur sùrement Souffler. Tester. Unir. V dans C W sur A X en y Y contre C Zéro. Zut ! N’importe quoi ! Camelote ! Réclamations !

CLO

Attention aux assemblages apparemment aisés, aÏe ! Bricoleur bordélique basta ! Casse- tête chinois crypté, connerie ! Démontage des défauts difficile, débile ! Elaboration évidente évitée, entubé ! Faire facilement face, fuck ! Gare généralement gaffes, grand gouillon ! HaÏr hautement hot-line, hurluberlu ! Induire instructions incompréhensibles, imbécile ! Je jouis jurant. Kit kanak. Lire la longue liste, ladre ! Maintenir ma minutie, Merde ! Notice norvégienne nébuleuse, nomdedieu ! Oublier outillage organisé, oustachi ! Prendre patience, putain ! Question : qui quérir ? Queuemolle ! Réponse rarement reçue, ringard ! Suivre simplement ses solutions, saloperie ! Traduction tant tarabiscotée, trouduc ! Utilisation uniquement universelle, Ubu ! Vous vissez vainement, ventrebleu ! Week-end wagnérien, waltdisney! X inconnu. Yoga yankee, yaka ! Zen, zizanie, zut !

YL

« J'ai souvent comparé le langage à une caisse à outils contenant marteau, ciseau, allumettes, clous, vis et colle. » (Ludwig Wittgenstein, « Leçons sur l'Esthétique », in Leçons et conversations, trad. J. Fauve, Gallimard, 1992, p. 16) Il n'est aucune autre justification théorique à l'ordre des lettres de l'alphabet que la création par Dieu de la poupée à tête de noud, et du reste. A, B Pointe et barre horizontale assemblée, le A est la première lettre de l'alphabet, et également la première des voyelles. Il s'articule très naturellement au B, barre verticale chevillée à deux boucles par ses hanses : en effet le B semble à première vue un A ramolli, pointe turgescente et barre horizontale avachie qui s'est vrillée en boucle. Ainsi, A et B ont-il en commun de relier deux secteurs haut et bas par le pincement central marqué d'un trait, secteurs qui, en se croisant par la double articulation de leurs verticalités et de leurs horizontalités permettent de construire un ensemble harmonieux, dont les dimensions correspondent aux caractères fondamentaux du domaine vivant : spécularité, jointure, jonction dans les croisements de lignes, cruciformités dissimulées dans les motifs. Ici, le B a toute son importance : sa double rotondité ajoute à l'angularité du A un profil plus en rapport avec les formes trouvées dans la nature. On mettra le A sous le B en position inversée et on basculera le B en « horizontalisant » sa barre verticale. Ainsi apparaîtra immédiatement le visage de la poupée à tête de noeud. Pourquoi A d'abord ? Pyramidal, le D s'élève vers le Créateur en cône aspirateur de l'âme et le regard divin descend à lui comme un V qui est plus que sa contrepartie : sa véritable forme unie à lui dans l'étoile divine. Le A ne pouvait être présenté directement en lui-même car le Créateur marche sur la tête. Dans le A = A, c'est-à-dire l'absolu, il fallait bien qu'A soit", pour que s'ajoutant ensemble on ait en filigrane l'indication divine du Y, la pyramide envolée et unie à la Jérusalem céleste, mais aussi symbole de l'union du principe féminin au principe masculin. C'est cette union-là qui a laissé la barre horizontale du A dans le cône (cette barre est la base du cône inversé pénétrant le cône du D), marquant ainsi l'appariement chromosomique du spermatozoÏde et de l'ovule. Ensuite, le B devenait simplement nécessaire, comme un toit que la chevelure humaine constitue même si d'aucuns la comparent également à un chapeau. Point ici de béret ni de paire d'yeux : au A le B s'unit car il est le cerveau et ses deux hémisphères. Dans la pyramide inversée de la face apparaît immédiatement la graine active, l'encéphale coupé par un chiasme unificateur, ici aussi comme deux réflexions réciproque du même A = A. C, D, E Le C, le D et le E proposent des solutions tout aussi extraordinaires que A et B. C, renversé pointes en haut, ce sont les cornes du diable, présence nécessaire en temps d'adultère généralisé et de guerre mondialisée ; le D c'est de profil la panse, mais aussi, avec une rotation de 90

RB