kuma

an 1

009 - 18/06/17 : jizo, bol

ratée
lieu japon · kyotofour électriquetempératures 800°cuisson biscuitmatériaux chamotte · base C (the potter's palette : feldspath 50, dolomite 20, kaolin 20, cendre d'os 10) mentionné · feldspath mentionné · dolomite mentionné · kaolin mentionné · cendre d'os mentionné · pentoxyde de vanadium mentionné · rutile mentionné · ilménite mentionnépièces jizo, bol

Erreur de débutant : deux "gros" jizo ont explosé dans le four en cassant quelques pièces autour. Il aurait fallu les coucher pour que les trous sous leur base fassent leur office d'évacuation.

On ne trouve pas de terres chamottées au Japon et la chamotte calibrée est chère. Il me faut trouver une solution pour recycler les mauvais biscuits à cette fin.

Le nombre de pièces "à ne pas cuire" se réduit. J'ai réalisé quelques tests de mélanges de terre (et adjonction de chamotte). Aucun résultat à la couleur intéressante à 800°C.

Je n'ai pas encore trouvé de bonne technique pour la crête des bols (arrête interne trop vive après le trim). Le tour électrique est toujours frustrant, à chaque utilisation.

J'ai fait le voyage jusqu'à Matsumoto la semaine dernière pour rendre visite à Mamiko Wada dont j'admire les petits soliflores aux courbes bien plus élégantes que celles de Friberg. Elle a eu l'incroyable gentillesse de partager avec moi la source de ses émaux : la base C du livre (traduit en japonais) de Christine Constant et Steve Ogden, "The Potter's palette" paru en 1996 : Feldspar 50 / Dolomite 20 / Kaolin 20 / Cendre d'os 10. Elle cuit au gaz à 1240° (après un biscuit à l'électrique), en utilisant l'oxydoréduction. Le livre donne vraiment envie de tester le pentoxyde de Vanadium, mais ce que je lis de sa toxicité ne rend pas le produit sympathique. Rutile, Ilménite ne semblent pas accessibles non plus.

Quelques jours auparavant visite-sérendipité à Hiroyuki Mitsui qui a créé son four noborigama de 20 mètres pour sa production de Bizen. L'image du pin rouge comme élément de base d'une cuisson au bois aurait été construite pendant Edo. Auparavant, les matériaux (et donc leurs effets en terme de texture et de couleurs) étaient probablement plus divers (bambous recyclés, tous bois disponibles). Aujourd'hui, le bois requis pour une unique cuisson d'un four de ce type revient à 800 000 yens ! Un coût hors d'atteinte pour les jeunes céramistes et qui explique qu'on ne cuit en général qu'une fois par an en prenant un sérieux risque quand on ne fait pas partie des quelques noms (moins de 5) capables de vendre une pièce unique à ce prix.

précédentesuivante