216 - 23/01/25 : petit bol « cc», grand bol, cha-ire
réussiedeux échecs d'anthologie et une récupération de maestro
argile rouge ctr chamottée de vicente diez
de petits cc (cyrano-cléopatre) (dé)formés à coup de rouleaux à patisserie (5 coups à différents angles et espacement non symétrique : pétales d'ume)
je souhaitais créer des "sets" composés d'un petit cc placé à l'intérieur d'un plus grand bol neutre (façon ido-chawan quand ce dernier servait de kensui pour l'omo-chawan, le plus souvent un ten-moku). ces grands bols évasés manquent de caractère.
quelques cha-ire avec la même technique de rouleau
j'avais oublié que cette argile n'était pas compatible avec tous les émaux transparents (vague souvenir qu'il lui fallait du spectrum glaze ou de l'akaraku pour produire son rouge sombre tigré de bleu).
avec mon pr1000 (mixé avec d'autres, là aussi souvenir vague), résultat catastrophique : un marron uniforme pour la première strate mais surtout un horrible vert/noir pour les coulures de surcouches d'émail. le contraste est hideux. et la déprime immense à l'ouverture des deux fournées (l'une sortie à 500°, la seconde laissée la nuit : en gros pas de différence).
alors le lendemain, réémaillage avec du R11 "cuivre satiné" de céradel qui m'avait donné des couleurs psychédéliques en réduction longue.
et une stratégie : sortie les pièces à 950° et directement les plonger dans la neige
soulagement et sourire : l'essentiel des pièces est sauvée avec un beau rouge, trop sombre à mon goût, mais dont le multistrate tigré a de l'aji.
il restait des pièces biscuitées de la cuisson 215. je les ai habillées du même r11 et placées directement dans le four encore (trop) chaud : big pop corn ! tout a pêté, sauf 3 pièces qui avait déjà été cuites 2 fois...
le bolier est un yoyo
pour l'anecdote et après avoir vu un documentaire sur l'imperméabilisation des céramiques antiques par la poix, j'ai enduit, à la brosse à dent l'extérieur d'un bol biscuité avec de la poix (vendue pour les sabots de chevaux et de vaches ou pour attirer les sanglier). je m'attendais à une odeur "baume du tigre" ou "vicks" de résineux frais : pas du tout : ça fougne le fauve. et l'odeur reste sur les doigts même après 20 lavages de main. difficile d'imaginer que cette odeur n'imprègne pas le vin ou l'huile si elle sert à imperméabiliser l'intérieur des amphores. à moins qu'il ne faille attendre de long mois.
la cuisson à 1020° a complètement brûlé la poix sans laisser la moindre trace (y compris odorifère).














