148 - 21/04/21 : bol
Achat d'une grande saya pour caser le plus de bols possibles. Le problème consiste à l'insérer dans le four à ouverture verticale sans se casser le dos et sans avoir à se contorsionner pour appliquer de l'argile crue pour boucher les interstices du couvercle. Deux longues paracordes ont fait l'affaire.
Il n'y a strictement aucun risque d'incendie dans ce dispositif et le four lui-même est posé dans un espace entouré de béton dans le jardin. Mais l'odeur de goudron de nuka est présente autour de la maison. Et à Kyôto où toutes les maisons sont en bois, chacun est parano après avoir été témoin de la façon dont un bien peut partir en fumée en quelques minutes (deux maisons dans le quartier ces trois dernières années). Vais-je pouvoir continuer sans que plusieurs voisins me demandent à la kyôtoïte 「陶芸、いいですね」("la céramique, c'est chouette n'est-ce pas ?") me signifiant qu'il faut que j'arrête ?
Utilisation en sus du nuka, de feuilles de thé utilisées, séchées. Pour le symbole : produire des instruments de thé avec du thé.
Les bols cuits en saya sont ceux d'une précédente cuisson (145). Ils ont acquis quelque chose. Mais il manque une strate de patine. Je vais tenter le polissage à grains hyper fins. La tentative du polissage final à la cire d'abeille produit une sensation de collant qui ne va pas. Je me demande quelle cire (carnauba ?) à usage alimentaire pourrait éviter cela (pour ne pas évoquer la question de l'odeur et de l'impact sur le goût, cela va de soi).
La deuxième cuisson à 900 en saya à créer moins de points blancs qu'à 950°.

