kuma

an 8

280 - 25/01/30 : set pour puehr, tasses « mini-chawans», bol

lieu japon · mizuofour électrique nidec-shimpo dub-05températures 700° · 1250°cuisson biscuit puis émailmatériaux han-jiki 半磁器 (demi-porcelaine) · 一吾 ichigo, transparent haute température (maruni) · gosu 呉須 · funori (sirop d'algue) · oxyde de fer jaunetechniques galetage, calligraphie au gosu (茶, 花)pièces set pour puehr, tasses « mini-chawans», bol

argile : han-jiki (mi-porcelaine) de maruni. je voulais tester des sets puehr en "porcelaine blanche" depuis septembre dernier mais un des inconvénients avec cette terre quand on travaille surtout avec des argiles rouges, c'est qu'il faut laver très soigneusement tous les outils de son atelier afin qu'il n'y ait pas de mélange (contaminations dans la blanche). rétrécit énormément lors des deux cuissons.

formes : mes sets habituels avec juste une attention donnée aux tasses : "mini-chawans" (ume). plus deux bols. toute porcelaine ne se prête pas bien aux formes non lisses. les déformations faites au doigt à cuir créent des failles qui se montrent à la cuisson finale

émail : après galetage, du 一吾 (ichigo : transparent haute température) de maruni : il faut vraiment le diluer suffisamment et se méfier des bulles.
différents tests de "gosu" : un "ancien" gosu (bleu), un noir, un cobalt, un vieux pot de gosu, tous dilués avec une pointe de funori ("liant" à base d'algue bouillie) : cobalt laid, noir bof, seul les gosu "bleu" ont de l'aji.
plus de l'oxide de fer jaune sur les pieds (qui donne des tons bordeaux bleutés sans émail mais devient noir sous l'émail).
les deux bols avec dessins de souffleurs, le reste avec des calligraphies de 茶 (cha, thé) et 花 (hana, fleur) : pour être utilisé dans chabana sansô

cuissons : biscuit 700 et 1250 (on m'a expliqué que pousser le four à 1270 use vraiment les résistances) : 1250 suffit pour l'ichigo

réflexions : plusieurs motivations pour ce test :
- avoir un set "blanc" pour apprécier la couleur des liqueurs de thés chinois et taiwanais que j'apprécie actuellement.
- l'inspiration des céramiques mexicaines monochromes (réfléchir à trouver des motifs ayant le sens du 間-ma, mais sans être symétrique : doit demander des années).

la porcelaine peinte requiert une minutie, un tempo, une application, un temps lent qui ne correspond à ce que je suis pour le moment. trop de contrôle, de rigueur, de patience. un bucheron n'est pas horloger. le chemin de la porcelaine et de son décor au pinceau ultra fin, avec éventuellement un premier dessin au crayon, ne correspond pas à ce que je suis. c'est peut-être juste rationaliser ma paresse, mon manque de rigueur, mon amateurisme. mais c'est aussi une histoire "d'énergie" : une calligraphie en kana n'est pas un zengo du daitokuji.

deux surprises à l'utilisation :
- sur la base des mêmes formes et "becs", cette porcelaine émaillée "goutte" franchement au versement (nécessité d'un "bateau" pour recueillir le flow perdu)
- conduction thermique : la chaleur de l'eau à 100 degrés brûle les doigts au moment du versement (alors que ce n'est pas le cas pour les terres rouges non émaillées).

nouvelles diverses : toit terminé pour le four à bois mais impossible de déplacer les 1t du four à gaz qui prend trop de place dessous. je dois prendre une décision sur le montage provisoire d'un premier four test en m'adaptant à la place restante. l'enjeu concerne l'emplacement de la cheminée et le percement du toit qui ne peut se faire qu'une fois...
le vidage de toutes les choses à jeter dans chabana sansô est presque terminé. l'aménagement du kura en galerie (refaire les deux planchers, poser des étagères) est en cours.

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